[Violences obstétricales] J’ai vraiment cru être en train de mourir …

témoignage violences obstétricales

Violences obstétricales – Enceinte de mon premier bébé, après quelques heures de contractions, nous nous sommes rendus à la maternité où j’ai été suivie. Nous sommes le 13 mai 2015, il est 12h il fait beau, les heures passent, je marche, j’essaie de supporter la douleur et ça se passe plutôt bien.

Arrive 19h, on me pose la péridurale, un peu forcée d’ailleurs car j’aurai bien attendu encore. J’étais à peine dilatée à 3cm et je pouvais encore tenir, mais on m’a dit que l’anesthésiste ne serait plus dispo donc c’était maintenant ou jamais…. bref, j’accepte. Le travail a donc continué sans douleur. J’avais le projet d’accoucher sur le côté donc au moment où la dilatation à été complète, nous avons commencé dans cette position. Tout se passait bien.

Nous en étions tout de même à près de 20h de travail donc je commençais à être fatiguée. Seulement la position sur le côté n’allait pas à mon bébé car les contractions s’arrêtaient et son coeur ralentissait. Nous sommes donc repassées en position gynécologique. J’ai commencé à pousser, pousser et pousser encore, mais il ne venait pas et son coeur était au plus bas avec 26 pulsations minute…. J’ai été mise sous oxygène et là tout a basculé ….. Mon enfer a commencé…

Il s’agit d’un hôpital donc il y a des internes qui s’exercent… je n’en ai pas été informée sur le coup. Un interne a essayé de sortir mon bébé à la ventouse sans même m’en informer et en s’y reprenant à 4 fois sans succès.

La situation est devenue tellement critique que la gynéco de garde a été appelée… Ils ont fait sortir mon mari, j’étais donc seule à complètement paniquer, personne ne me disait rien … Et là, la gynéco a pris les forceps et m’a arraché littéralement mon bébé… Sans rien me dire, sans me prévenir, j’ai vraiment cru être en train de mourir et qu’on m’arrachait les entrailles…. J’ai hurlé comme jamais je n’ai hurlé …… Tout ce que je répétais sans cesse, “son papa veut couper le cordon” !

J’ai fait une hémorragie à la suite de ça et j’ai perdu plus d’un litre de sang. C’est à ce moment-là qu’ils ont fait revenir mon mari qui perdait l’esprit à m’entendre hurler comme ça, ne sachant pas ce qui se passait dans la pièce. Il a vu le sang, l’épisio au max, bref, un souvenir dont il parle peu, mais qui l’a choqué.

Je n’ai pas pu m’occuper de mon bébé car je faisais malaise sur malaise, je ne me souviens pas de la première tétée… Encore une fois, un interne m’a recousu, mais l’a tellement mal fait que la gynéco a tout enlevé et refait. Puis elle est repartie comme elle est venue, sans dire bonjour, sans explications, sans un au revoir. Pour moi j’ai été volée de mon accouchement.

Aujourd’hui tout va bien, mais se souvenir n’est pas plaisant… Je sais qu’il en va de la vie des bébés et des mamans, mais on peut peut-être faire les choses autrement. Nous ne sommes pas des animaux, on peut parler !

Amandine


Vous aussi brisez le silence des violences obstétricales– gynécologiques en témoignant contre les horreurs qu’on vous a fait subir, levez le poing contre ces “professionnels” sans scrupules à qui l’empathie n’a pas de sens. Nous ne sommes pas des nombres, nous sommes des humains, des femmes, nous avons le droit d’être traitées avec dignité et compassion 

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« L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour »

A.S.Neill

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