Les complications de l’accouchement et les solutions pour soulager les douleurs

Accouchement

Quelquefois, il est possible de prévenir les complications lors de l’accouchement ; une césarienne peut aussi être envisagée à l'avance pour une présentation par le siège ou d'autres problèmes apparus pendant la grossesse. Parfois, lorsque le travail ne se déroule pas comme prévu ou bien s'il s'agit d'un accouchement par voie basse, il faut utiliser les forceps, pratiquer une extraction par ventouse ou une césarienne.

Les 4 complications les plus courantes

1. L'accouchement par forceps

Les deux principales raisons justifiant l'emploi des forceps sont des contractions insuffisantes au cours du deuxième stade du travail et un manque d'oxygène du fœtus (souffrance fœtale). En l'absence de péridurale, une anesthésie locale ou générale est pratiquée pour un accouchement simple par forceps, afin d'insensibiliser la région du vagin.

Les forceps, espèces de pinces en métal, très fines, ayant la forme de « couverts à salade », sont introduits de part et d'autre de la tête du bébé pour aider à l'accouchement, tandis que la mère pousse à chaque contraction. Une épisiotomie est effectuée juste avant la sortie de la tête du bébé. Les forceps sont parfaitement conçus et ne font aucun mal au bébé ; ils provoquent parfois des rougeurs et des contusions qui disparaissent quelques jours après l'accouchement.

2. L'extraction par ventouse

C'est une méthode équivalente aux forceps. Une ventouse est appliquée sur la tête du bébé afin de permettre au médecin de tirer pendant que vous poussez. Le bébé ne souffre nullement.

3. L'accouchement par le siège

Ceci veut dire que le bébé se présente par les fesses. Certains médecins pensent qu'il faut nécessairement pratiquer une césarienne. D'autres essaient de tourner le fœtus par manœuvre externe vers la 36 semaine, sous contrôle échographique.

Si l'essai n'est pas concluant, le médecin décide du mode d'accouchement en fonction de l'échographie renseignant sur la dimension de la tête et de l'examen clinique et radiologique du bassin. L'anesthésie péridurale est possible mais ne doit pas entraver les efforts de poussée qui devront être très importants. Une épisiotomie sera systématique pour aider au passage de la tête.

4. La césarienne

La césarienne a pour but de ne pas faire courir de risques inutiles au bébé et à la mère. Les raisons les plus courantes sont un bassin trop étroit, une souffrance fœtale, un risque d'hémorragie à cause d'un placenta praevia ou une précédente césarienne.

Le bébé est sorti à travers une ouverture transversale de l’utérus ; c'est une incision du ventre, également horizontale, qui est le plus souvent pratiquée actuellement, au ras du pubis.

La césarienne se passe sous anesthésie générale ou, de plus en plus souvent, sous anesthésie péridurale, permettant à la mère, et parfois au père, de participer à la naissance.

Femme Qui Accouche
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Comment soulager la douleur ? Les 4 méthodes les plus courantes

Beaucoup de femmes, surtout pour leur premier bébé, ont besoin d'être aidées à faire face à la douleur au premier stade de l'accouchement. Il serait bon de réfléchir aux possibilités qui vous sont offertes au cas où les exercices de relaxation et de respiration ne suffiraient pas avant d'arriver à la salle de travail. Surtout, ne considérez pas le travail comme un test de courage ou de lâcheté.

1. Oxygène et gaz anesthésiant

L'oxygène ou le protoxyde d'azote sont administrés à l'aide d'un masque que vous tenez vous-même. Dès que vous sentez arriver une contraction, couvrez-vous la bouche et le nez avec le masque et respirez profondément par la bouche.

Après un nombre suffisant d'inspirations, ôtez le masque, respirez normalement et laissez passer la contraction. Vous aurez peut-être des étourdissements ou des nausées, mais le bébé n'en sera pas gêné.

Ce n'est pas une solution de longue durée, car elle peut entraîner une sensation de confusion.

2. Acupuncture

Cette méthode tend à se répandre et est utilisée pour provoquer l'accouchement et supprimer la douleur. Bien qu'elle soit parfois employée lors de césariennes, l'acupuncture reste controversée.

3. Péridurale

La péridurale est une anesthésie loco-régionale obtenue par une injection faite en bas du dos. Elle agit sur les nerfs de la partie inférieure du corps. La plupart des femmes éprouvent une insensibilisation totale du bas du corps, qui leur permet de se détendre complètement.

La péridurale doit être pratiquée par un anesthésiste avant que la douleur s'installe. Dans la plupart des cliniques et des hôpitaux il y a toujours un anesthésiste de garde. Pour l'intervention, vous êtes allongée sur le côté ou assise, avec le dos rond.

L'endroit est d'abord insensibilisé par une anesthésie locale ; un tube fin est ensuite introduit à l'aide d'une aiguille entre les vertèbres. L'aiguille est enlevée mais le tube est laissé en place, afin de réinjecter du produit anesthésiant toutes les deux à quatre heures. Au bout d'un quart d'heure environ, vos jambes s'engourdissent, puis tout le bas du corps. Une fois la péridurale installée, vous ne pouvez plus bouger du lit, ce qui ne doit pas vous gêner étant donné la presque totale absence de douleur.

Parfois la péridurale n'est pas efficace à cent pour cent, un seul côté du corps peut être insensibilisé. Dans ce cas, on change l'aiguille de place, mais la douleur risque de persister légèrement. Avec cette technique, il est plus difficile de pousser au deuxième stade du travail, c'est pourquoi les forceps sont plus couramment utilisés.

Si vous le désirez, il est possible de laisser se dissiper les effets de la péridurale afin que vous ayez plus de sensations lors du deuxième stade et puissiez mieux pousser. La péridurale est également employée à la place de l'anesthésie générale pour une césarienne.

4. Anesthésie générale

L'anesthésie générale n'est utilisée que lorsque le travail est commencé et le col suffisamment dilaté (5 centimètres). Elle dure quelques heures au maximum.

Inconsciente au moment de l'expulsion, vous serez privée de la joie de la mise au monde. Il s'agit d'une méthode rarement utilisée à des fins antalgiques.

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