Accouchement : stades, accélération et déclenchement du travail

Accouchement

Il est aussi important de préparer l'arrivée de votre bébé que de prendre soin de vous-même. Ne vous contentez pas des visites médicales obligatoires mais assistez aussi aux cours de préparation à l'accouchement qui vous aideront à mieux comprendre comment se déroule le travail et la mise au monde, ainsi que les premiers soins donnés au nouveau-né.

Plus vous serez consciente de ce qui se passe, mieux vous coopérerez pendant l'accouchement.

Qu'est-ce que le travail ?

Le travail est le processus de contractions de l'utérus qui pousse le bébé vers le bas et le fait sortir par le col de l'utérus. Le travail se compose de trois stades.

Le premier stade

Le premier stade du travail consiste en l'effacement et la dilatation progressive du col utérin sous l'effet des contractions utérines qui sont involontaires, régulières, progressives en durée, en intensité et en douleur. Entre les contractions, il y a un temps de repos où l'utérus se détend, en préparation pour la contraction suivante.

stade accouchement
© Pendant le premier stade du travail, le col devient moins épais et s'ouvre de 5 à 6 cm: vous êtes à la moitié de la dilatation. À 10 cm, le col est complètement ouvert

Ce premier stade est le plus long. Le col utérin — au départ allongé et épais — doit se raccourcir, se ramollir et se centrer. D'autre part il doit se dilater jusqu'à une ouverture de 9 à 10 centimètres régulièrement contrôlée par toucher vaginal.

Les contractions ont également pour effet la rupture des membranes, c'est-à-dire de la poche des eaux qui a un rôle de protection du fœtus contre les traumatismes et l'infection.

Le deuxième stade

Le deuxième stade est plus court : c'est l'expulsion du fœtus à travers le vagin et le périnée sous l'effet des contractions et des efforts de poussée.

Le troisième stade

Le troisième stade survient spontanément 15 à 20 minutes plus tard : c'est la délivrance ou expulsion du placenta. Le placenta n'est qu'une masse molle que la plupart des femmes, préoccupées par leur bébé, ne sentent pas sortir.

stade accouchement
© Une fois le col à dilatation complète, le bébé est poussé vers la sortie à chaque contraction. Le dernier stade, après la naissance du bébé, est l'expulsion du placenta ou délivrance.

Les cours d'accouchement « sans douleur »

Les cours varient légèrement d'une maternité à l'autre, mais ils ont pour but d'apprendre à maîtriser soi-même son accouchement, en contrôlant les contractions et en profitant, par la détente et la relaxation, des périodes de calme qui les séparent. Ils débutent généralement entre la 22e et la 25e semaine et sont composés de 6 à 8 heures, auxquelles il est recommandé que les pères assistent. Ces séances sont prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale dans le cadre de votre grossesse.

Les cours vous enseigneront les connaissances théoriques essentielles, les différentes étapes de l'accouchement, vous donneront des conseils d'hygiène et de diététique et, surtout, seront l'occasion d'exercices physiques destinés à contrôler votre accouchement : exercices de respiration, entraînement à maîtriser vos muscles ; détente et relaxation.

Les cours permettent également de poser les questions qui vous préoccupent et de rencontrer d'autres parents.

L'accouchement aujourd'hui

Les attitudes face à l'accouchement résultent de différentes recherches, quelquefois qualifiées de modes. Les mères, les médecins et les sages-femmes peuvent avoir des opinions légitimement divergentes face à telle ou telle méthode.

Cependant, les hôpitaux et leurs équipes sont en général très souples quant à vos désirs, dès lors qu'ils n'attentent pas à votre sécurité ou à celle de votre bébé.

On vous encourage maintenant à bouger et à chercher une position confortable pendant le premier stade du travail ; bien entendu dans la mesure où cela n'entrave pas le contrôle du monitoring, les perfusions ou les autres soins.

Trouvez la position qui vous convient le mieux ; mais il vous faudra sûrement en changer de temps en temps pendant le travail.

Au deuxième stade du travail, la plupart des médecins, des sages-femmes et certainement des femmes préfèrent une position semi-assise, soutenue par des oreillers. Pendant l'expulsion, il faut s'allonger un peu plus pour que l'équipe médicale contrôle bien t'accouchement et pour faciliter une épisiotomie si elle est nécessaire.

Des chaises et des tabourets d'accouchement sont proposés dans quelques hôpitaux et vous permettront d'accoucher assise, accroupie ou à genoux, mais cette pratique est encore peu répandue. La position véritablement accroupie est difficile à garder et peu pratique pour le médecin.

Certaines femmes ont essayé une position ou elles sont soutenues par-derrière, mais cela nécessite un soutien vigoureux et ne présente apparemment pas d'avantage. La position à moitié couchée est généralement utilisée pour les accouchements par forceps, par le siège, ou pour les naissances multiples ; vos jambes sont pliées et posées sur les étriers.

Déclenchement et accélération du travail

Le travail peut être déclenché artificiellement pour confort personnel, ou lorsque la grossesse doit être interrompue pour raison médicale concernant la mère ou l'enfant. On entend par «confort personnel» le choix de la date par la mère en fonction de ses impératifs de vie et par l'équipe médicale qui préfère travailler le jour dans les meilleures conditions de disponibilité du personnel et du matériel.

Cependant, le déclenchement ne se fait que selon des critères sérieux concernant la maturité de l'enfant, l'état du col de l'utérus, l'âge et la parité de la mère (nombre de grossesses antérieures). Une fois que le col utérin répond bien aux contractions utérines provoquées par des hormones, la poche des eaux est rompue en faisant un petit trou dans les membranes. Une anesthésie péridurale peut être pratiquée pour supprimer la douleur des contractions, faciliter et accélérer le premier stade du travail qui se déroulera normalement.

Perfusion

Une perfusion de glucose ou autre solution similaire peut être mise en place, au niveau. De l'avant-bras en général ; cette pose est parfois un peu douloureuse, mais une fois installée vous ne sentez plus rien. Cette perfusion permet de vous donner les produits destinés à accélérer ou régulariser les contractions. Elle est quasiment systématique si vous recevez une péridurale, ou si l'accouchement est déclenché, et dans tous les cas délicats : jumeaux, siège, etc.

Monitoring

Destiné à s'assurer, grâce à un appareil électronique, que l'accouchement se déroule correctement et que l'enfant ne souffre pas, le monitoring est utilisé couramment.

Le monitoring s'effectue à l'aide d'un équipement spécial qui enregistre les contractions et les battements du cœur fœtal. L'enregistrement du cœur fœtal permet de déterminer si la quantité d'oxygène fournie par le placenta est suffisante ou non. L'appareil est maintenu en place soitsur votre abdomen par une sangle, soit sur le crâne du bébé, par une minuscule attache.

Le monitoring peut vous assister pendant tout le travail, où bien n'être en fonction que pour des durées n'excédant pas une demi-heure. Lorsque vous êtes sous monitoring, vos mouvements sont très restreints, à moins qu'il ne s'agisse d'un système sans fil.

Si votre compagnon a assisté avec vous aux cours de préparation à l'accouchement, il pourra surveiller le monitoring et vous préviendra de l'arrivée d'une contraction.

Cela vous permettra d'établir un rythme de respiration avant le sommet de la contraction et de mieux vous détendre entre chacune d'elles.

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