Une maman pour deux (émouvantes) naissances naturelles

Une maman pour deux (émouvantes) naissances naturelles

Une maman pour deux (émouvantes) naissances naturelles

J’ai attendu mon grand garçon longtemps… Un parcours pma et au commencement de cette belle histoire, le coup de téléphone d’une infirmière m’annonçant que je suis enceinte. Je souhaite accoucher le plus naturellement possible, sans péri et avec un bon accompagnement. Je me dirige vers une sage-femme libérale. C’est décidé, j’accoucherai à l’hôpital mais à ma façon. On suit des cours d’haptonomie.

Le jour J est là, j’appelle ma sage-femme qui vient, fait un monitoring, un touché vaginal et me confirme que c’est le moment. Je souhaite aller à l’hôpital (j’ai peur de perdre les eaux dans la voiture). On m’installe dans ma chambre, puis quelques minutes après je pars en salle de travail où m’attend une baignoire. Je fais tout le travail dedans (avec l’aide de ma sage-femme qui m’encourage, me masse etc) et sort juste pour la poussée.

J’ai adoré mon accouchement qui s’est passé exactement comme dans mes rêves. Mais les réflexions de la gynécologue, les examens pendant l’hospitalisation ne m’ont pas plu. On réveillait mon bébé pour les examens, on me l’enlevait, j’ai détesté ça. Je suis sortie anticipativement.  Je me suis dit que si j’ai un deuxième enfant, il naîtra à la maison.

Mon grand a 3 ans fin du mois. Il est toujours allaité et même co allaité avec sa petite soeur de 5 mois et demi. Et ma puce est née à la maison avec ma super sage-femme qui m’a aidé à mettre au monde mon fils. Ma fille est donc arrivée sans se faire attendre, au premier essai naturel. Elle est née avec une semaine de retard.

La veille, j’allais chez mon gynécologue qui voulait me déclencher. Je téléphone à ma sage-femme en pleurs qui me rassure. Le lendemain, je la vois pour un monitoring. On parle longuement et elle m’a fait dessiner pour débloquer ce qui se passait en moi.

Le soir même je l’appelle car « c’est parti ». J’ai des contractions, ça avance doucement, je gère très bien. Je dis à ma sage-femme qu’il ne se passera rien avant 6h du matin, heure à laquelle mon grand se réveille. Car je veux être disponible pour lui la nuit s’il a besoin. D’ailleurs à 4h du matin mon fils a pleuré et je suis montée lui donner une tétée alors que j’étais en plein travail,  avec pas mal de grosses contractions …

Ma sage-femme monte se coucher et à 5h50 je perds les eaux. Mon homme va chercher ma sage-femme.  C’est très douloureux et très différent de mon 1er accouchement. Je ne suis « bien » que debout et reste pendue au coup de mon homme.

Après plus d’une heure debout, ma sage-femme me dit que je dois trouver une autre position, que je suis trop fatiguée. Je me couche sur le côté et fait tout le reste du travail ainsi.  Je garde précieusement le souvenir de sentir ma fille glisser, descendre à l’intérieur de moi. La poussée s’est faite en position dite gynécologique (c’est comme ça que j’étais le mieux)  quelques poussées et hop, à 8h48, je découvrais que mon bébé est une fille. Peau à peau et mise au sein directement comme pour mon grand.

J’ai l’impression d’avoir vécu 2 expériences complètement différentes bien que les protagonistes étaient les mêmes, que tous les désirs aient été respectés.

Justine

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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