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[Témoignage] La solitude maternelle

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Oui, avoir un bébé c’est magique, oui c’est le plus beau des cadeaux, mais c’est aussi épuisant

Au manque de sommeil s’ajoute… le manque de sommeil. La fatigue. On a besoin de dormir, mais on ne peut pas… Enfin, je vais parler pour moi ! J’ai besoin de dormir, une bonne nuit, une nuit complète, de 3 heures voir 4.

J’ai besoin, besoin de parler sans qu’on me juge, sans qu’on me dise que je devrai faire les choses autrement. Juste que l’on m’écoute. Qu’on me comprenne, qu’on accepte mes choix.

J’ai envie de crier, de secouer les préjugés, de frapper les pieds par terre, plier les genoux, agiter les bras; avoir un BON- GROS « tantrum » comme on dit en anglais.

Je veux avoir le droit d’être en colère sans entendre « Ça ne te ressemble tellement pas » – « Je ne t’imagine pas fâchée » ou que l’on se tourne vers mon mari pour lui dire « Tu savais qu’elle était comme ça? » Oui il sait, j’ai des sentiments, je suis un être humain. On ne m’imagine pas hors de moi…

Et pourtant si. J’en ai marre de devoir faire bonne figure!

l'épuisement maternel et burnout

De croiser des gens qui savent tout mieux que tout le monde et surtout mieux que moi au sujet de l’éducation de mon enfant. Ceux, que tu vois une fois tous les deux mois et qui ont des conseils à te donner, un avis sur ce que tu fais. Alors, je me demande, je dois faire quoi? Mettre ma vie sur pause et attendre ces fameuses rencontres pour avoir des conseils et savoir si je dois mettre du beurre ou de l’huile dans la purée de bébé. Et qu’en plus on me dise que j’ai l’air fa-ti-guée …

Oui je suis fatiguée, je suis en colère, je suis seule.

Seule face à mes angoisses, face à mon bébé, à mon couple, à la maison, à nos factures. J’ai découvert la solitude, l’isolement. Personne pour prendre la relève, une heure ou deux … Pas d’attention particulière, pas d’appel, pas de visite. Plus rien. Le néant.

Sous les pleurs de bébé: le silence.

Au début, on regrette de ne voir personne. On est épuisé, inquiet, mais on fait sans. On regrette son enfance, ces moments en famille où nous n’étions jamais seul. Puis, on se dit qu’on a besoin de personne de toute façon. On y arrive. On ne dort plus, on mange mal, la maison est sale, les cheveux sont crasseux, mais la machine continue. Et un jour, on ne veut plus voir personne, les rares fois où le téléphone sonne, on ne répond pas,. Parce qu’en plus, la seule fois où ça sonne, ton bébé dort.

J’ai écrit ceci (sauf les deux derniers paragraphes) en mai dernier. Aujourd’hui, en cette fin d’année, ces fêtes m’épuisent, elles m’angoissent, me stressent. Le bruit me crispe, les repas de famille m’étouffent. C’est certainement de la rancune, qui me bouffe. Mon silence est perturbé, je n’entends plus, je suis perdue. Les voix qui se mélangent sont inaudibles, j’essaie de disparaître, de me fondre dans le décor. Puis on me parle. On rigole. Je ne rigole pas. Je veux rentrer chez moi.

Elodie –  Naturellement Happy


** Elodie est la maman d’un bébé de 18 mois. Il y a un peu plus d’un mois elle a découvert qu’elle souffre en réalité d’une dépression post-partum grâce à une femme médecin très à l’écoute et bienveillante. Elle est aujourd’hui suivie par un thérapeute, a rejoint le forum de l’association Mamans-Blues pour briser la solitude et a décidé de parler de ce mal qui ronge beaucoup de femmes.


Un article qui devrait vous plaire :  » Le mal de mère  » L’épuisement, le burn-out maternel 

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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2 Comments

2 Comments

  1. Evan

    3 février 2018 at 13 h 39 min

    Bonjour

    Merci pour ce témoignage.
    Quand je lis ceci, je pense burnout, surmenage.
    Je pense aux conseils données par une thérapeute que j’ai pu interviewer : Florence Beuken (l’interview ici : papa-et-patron.fr/le-burn-out-maternel-et-paternel-vu-par-florence-beuken-et-comment-leviter/)

    Evan.

  2. La Louve Tisseuse

    4 février 2018 at 21 h 36 min

    J’ai connu ça. Ce sentiment de solitude extrême. Ce brouillard. Ma vie à volé en éclats. Bébé 3 est né y a peu de temps et je suis vigilante à ce que cela ne recommence pas

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