Récit : des difficultés au bonheur d’allaiter

 Récit : des difficultés au bonheur d’allaiter

Pendant ma grossesse, pour moi, c’était évident qu’il n’y avait que l’allaitement, chose qui pour moi est une continuité, un processus naturel après la grossesse. Je m’étais documentée mais sans vraiment creuser, pour moi c’était la volonté qui compte et puis mon entourage y est arrivé, alors pourquoi pas moi ? J’ai vite déchanté à la naissance de mon fils, après un accouchement long et fatiguant, première tétée plutôt douloureuse mais j’imagine que c’est normal pour une première fois. J’avertis ma sage-femme qui pourtant me dit qu’il prend bien le sein et est bien positionné… Ok bon alors c’est certainement normal !

Pourtant l’allaitement ne s’améliore pas, je fais des compresses de lait maternel, la douleur est moins violente mais ça ne s’estompe pas, maintenant ce sont des crevasses à sang, des morceaux de peaux qui s’en vont… Cela a duré 1 mois et des douleurs ont persisté pendant 3 mois, j’ai l’impression que les compresses de lait et le miel m’ont un peu aidé ainsi qu’une bonne dise de patience ! J’ai ensuite eu une mastite, je me suis réveillée un beau matin avec le sein chaud, rouge avec une boule et une douleur horrible. J’ai mis deux à trois jours à m’en débarrasser partiellement grâce au repos et aux douches chaudes. Cette mauvaise expérience m’a rendu l’allaitement inconfortable pendant plusieurs mois, vers 6 mois j’ai commencé à peine à me sentir à l’aise avec l’allaitement, à oser varier les positions, à ne plus tenir mon sein quand il tète ni même à me gratter le sein (et oui me gratter le sein “détournait” un peu la douleur des crevasses je me grattais à sang par moment..). Sans compter la fatigue excessive que tout cela a engendré ainsi qu’une fatigue émotionnelle importante dû au stress des tétées.

Fort heureusement c’est vite devenu un vieux souvenir et j’ai enfin pu profiter d’un bel allaitement plein d’amour et de complicité, de tendresse et d’échange de regards trop craquant :$ Par la suite, je n’ai plus jamais été éprouvée à ce niveau la tout allait comme sur des roulettes. Le plus beau dans tout ça est que ma persévérance m’a permis de faire l’allaitement que j’ai toujours voulu faire, un allaitement long et un co-allaitement (j’ai allaité pendant ma grossesse et ensuite après la naissance du deuxième). Pour moi l’allaitement avait une grande importance notamment pour la santé de mon enfant et la complicité, le contact physique que cela procure. Ma belle histoire d’allaitement s’est terminé il y a peu, juste avant ses 3 ans. Mais l’aventure continue avec le deuxième ! Ah oui, pour le deuxième aucune crevasse :p

Un témoignage de Laura pour oummi-materne

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« L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour »

A.S.Neill

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