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Pourquoi la VEO est-elle acceptée ?

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Pourquoi la VEO est-elle acceptée ?

L’enfant dénie ce qu ’il vit

Ce qui est trop douloureux est généralement nié. L’enfant frappé dit très souvent, d’un ton provocateur, de défi : «Même pas mal. »

Le plus souvent, l’enfant ne se révolte pas contre ses parents. Mais toute cette violence accumulée se déverse sur ses frères et soeurs, ses copains de classe, puis plus tard sur le conjoint et ses propres enfants. Les garçons élevés dans la violence deviennent très souvent des hommes violents avec leur femme. Et les filles, devenues femmes, utilisent la violence physique sur leur enfant petit et la violence psychologique, verbale sur
leur conjoint et leur enfant plus grand.

L’enfant dénie ce qu’il vit. Il se fabrique une carapace pour supporter toutes ces humiliations en se coupant de ses propres émotions et par la suite de celles des autres. Il ne «ressent» rien, n’a plus d’empathie ni pour lui—même ni pour les autres.
«Tu ressens quoi, toi, quand tes parents te punissent de cette façon-là ? Qu’est-ce que tu en penses? « Je ne ressens rien. Puisque ce sont mes parents qui me punissent, cela doit être normal.»

La position dominante de l’adulte

La position dominante de l’adulte amène très souvent l’enfant à accepter cette violence. Ayant toujours connu ce rapport de domination avec ses parents, il le juge normal. L’enfant ne dit rien ou très rarement. Il apprend a subir, a ne plus rien ressentir et il ne veut surtout pas accuser ses parents. Ce serait trop insupportable de les remettre en question, de les accuser. Cette attitude persiste chez l’adulte. 85% a 90% d’entre eux ont subi une VEO, et la plupart d’entre eux dénient ce qu’ils ont vécu ou même le justifient.

La «morale» : « Si je te punis, c’est pour ton bien !» entraîne une confusion des règles éthiques : «On a le droit de faire du mal pour faire du bien… »

Les adultes, en violentant les enfants, prennent souvent un ton moralisateur et culpabilisant pour dire à l’enfant : «Si je te punis, c’est pour que tu comprennes que tu ne dois pas faire cela. C’est pour ton bien. Je veux que tu sois un enfant bien élevé qui se conduise bien et qui ne devienne pas un délinquant. »
Que peut-il comprendre de ce discours? L’adulte fait ce qu’il lui interdit de faire : «Mon père a le droit de me frapper mais moi je n’ai pas le droit de frapper et en plus il me dit qu ’il le fait pour mon bien, alors que moi cela ne me fait pas du bien… Je n ’y comprends rien. »

Ces phrases proférées par les adultes justifient tous les débordements, les humiliations, les paroles blessantes, les punitions infligées aux enfants. Les adultes se sentent déculpabilisés en prononçant ces mots ; «C’est pour ton bien.» Et par ricochet, l’enfant est culpabilisé s’il proteste car ses parents lui veulent soi-disant du bien en agissant ainsi. Il doit se taire et accepter la violence sans rien dire.
Pour l’enfant, cette violence sous couvert de morale suscite une profonde confusion des règles éthiques. «J’ai le droit de faire du mal pour faire du bien ! J’ai donc le droit d’agresser physiquement et moralement quand je ne suis pas d’accord avec quelqu’un car je le fais “pour son bien ».

Une fois adulte, pourquoi changer de mode éducatif?

L’enfant devenu adulte dira : «Pourquoi voulez-vous que je change avec mon enfant ? Moi j’ai été élevé comme cela et vous voyez le résultat. II n’est pas trop mal. Mes parents ont bien fait. S’ils ne m’avaient pas corrigé, je ne serais pas ce que je suis maintenant. Ce que je fais avec Maxime, c’est de l’éducation, cela va lui faire du bien. » La majorité des adultes approuvent l’éducation donnée par leurs parents. Ils ne se questionnent pas, ils ne remettent pas en cause leurs parents puisque : «Je le méritais. Mes parents ont bien fait. » Et la transmission de ces pratiques se poursuit de génération en génération.

Les étiquettes d’« enfant tyran » et d’« enfant roi » encouragent les adultes à utiliser les rapports de force

Les adultes entendent les professionnels dire : «Attention, votre enfant vous fait marcher/ Il vous manipule», «Il faut que vous soyez très vigilants, vous ne devez pas vous laisser faire par votre enfant car sinon il risque de vous déborder, vous ne saurez plus comment faire, il deviendra un tyran qui imposera sa loi à la maison. Donc vous devez dés qu ’il est tout petit le tenir et le corriger très fermement. »

En entendant ces paroles, les parents prennent peur : «J’ai peur que mon enfant devienne un tyran, c’est lui qui va commander. J’ai entendu cela à la télé, et à la radio. Il parait qu’il devient comme cela si on ne le corrige pas et qu’il faut absolument le punir quand il fait une bêtise. Cela me fait vraiment très peur, est-ce que vous comprenez? Donc j’applique ce que j’ai entendu dire, je le punis. » Ce discours conforte les adultes dans l’idée qu’«il faut corriger les enfants » dés la plus tendre enfance.

L’étiquette d’un « enfant tyran » empêche d’évoluer en matière d ’éducation

Cette étiquette, proclamée comme une vérité, empêche de réfléchir à l’éducation. Elle ne permet pas de comprendre les particularités de l’enfant, sa grande fragilité émotionnelle, l’immaturité et la vulnérabilité de son cerveau. Cette méconnaissance conduit à des réactions inappropriées de l’adulte.

L ’étiquette d ’« enfant tyran » inverse les responsabilités

L’image d’«enfant tyran» inverse les responsabilités. Elle place l’enfant en position de bourreau et met l’adulte en position de victime. Dans la relation adulte-enfant, qui a la place dominante? Qui est le plus fragile? Lequel des deux tyrannise l’autre, le parent où l’enfant? Le rapport adulte-enfant est inégalitaire physiquement et moralement, l’adulte dominant l’enfant par sa force physique mais aussi par son emprise morale, psychologique, intellectuelle. Cette image de l’« enfant tyran», ce danger brandi en avant d’un enfant dominateur est un non-sens car c’est bien l’adulte qui a tous les instruments du pouvoir et qui trop souvent en use facilement ou abusivement pour soumettre l’enfant, le rendre obéissant, l’obliger a faire comme l’adulte veut et quand il le veut.
Cette conception de l’« enfant tyran» ne peut plus tenir au regard des connaissances actuelles sur l’immaturité, la fragilité et la vulnérabilité du cerveau dans la petite enfance.

L ’enfant est un « très facile bouc émissaire»

Une des raisons inavouées de cette violence qui persiste est la faiblesse physique de l’enfant qui permet de l’agresser très facilement.

«Dans la société, le tabou du silence protège le droit de l’adulte à utiliser l’enfant tant qu’il le veut pour la satisfaction de ses besoins, à le prendre comme exutoire a l’humiliation dont il a jadis souffert», écrit Alice Miller‘.

L’enfant sert de bouc émissaire conscient ou inconscient à tous ces adultes qui ont vécu de la maltraitance psychologique ou physique durant leur enfance. C’est alors une sorte de vengeance inconsciente. Quand l’adulte se sent frustré, énervé, il lui est alors facile de «passer ses nerfs» sur l’enfant quand il est petit car son répondant est très faible. L’adulte ne craint rien, sa force physique lui permet de le maîtriser très facilement. «Vous ne pouvez pas savoir à quel point, de temps en temps, mon enfant m’énerve. Et cela me fait du bien de passer mes nerfs Sur lui. »

L’enfant petit dérange

« Il n ’arrête pas de faire des bêtises: il me fatigue. Il court dans tous les sens. Je suis sûr qu ’il le fait exprès, rien que pour m’embêter. Il faut bien- qu ’il comprenne une bonne fois pour toutes. Il faut qu ’il s’en souvienne. De toute façon, je ne vois vraiment pas comment faire autrement. »

L’immense vitalité de l’enfant masque sa grande fragilité. Il donne le change. Il à des ressources. L’enfant petit est bouillonnant de vie, il a besoin d’espace, ne tient pas en place. Il exprime bruyamment ses émotions, rit très fort, pleure dés qu’il est contrarié. Il n’est pas «raisonnable». L’enfant jusqu’a 5-6 ans dérange. Il vit et pense différemment de l’adulte. Son énergie vitale considérable le pousse a courir, grimper, explorer. Son enthousiasme est débordant. Il est curieux, il veut toucher à tout, comprendre, jouer. Souvent ses rêveries le conduisent dans l’imaginaire. Il ne vit pas dans le devoir. Il n’a pas la notion du temps et ne se soucie pas des réalités quotidiennes.

Toutes ces particularités inhérentes à l’enfant petit perturbent de nombreux adultes qui souhaiteraient probablement qu’il rentre vite « dans le rang» et devienne comme eux, soucieux des réalités quotidiennes et participant aux taches familiales. Certains parents se déchargent totalement du ménage et de la cuisine sur leur enfant de 8-10 ans.
Il faut qu’il soit sage, qu’il ne bouge pas dans tous les sens, qu’il reste assis tranquillement, qu’il obéisse aux ordres, qu’il soit propre, ordonné, qu’il mange ce qu’on lui donne, qu’il aide a la maison et aille se coucher à l’heure dite, sans broncher. Bref… qu’il ne soit plus un enfant.

Enfin, la méconnaissance des effets très négatifs de la VEO que nous avons exposés plus haut peut expliquer en partie son acceptation et les réactions Violentes qui tournent en ridicule, en dérision ce sujet dés qu’il est abordé : «C’est vraiment un sujet sans importance. Vous feriez mieux de vous préoccuper de choses plus importantes comme le chômage, la crise, la misère ! » Ce sujet dérange donc. Mais nous avons désormais les preuves objectives des effets négatifs de ces pratiques sur le fonctionnement et le développement cérébral. Et ce retentissement cérébral perdure à l’âge adulte et perturbe la personne dans sa façon de vivre. sa relation aux autres, sa capacité à s’épanouir et à mener une vie en rapport avec ce qu’elle souhaiterait.

Le texte est un extrait du livre « Pour une enfance heureuse »
du Docteur Catherine GUEGUEN.

*La violence éducative ordinaire : VEO

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Comment enseigner aux enfants les émotions ? (+39 outils)

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Les preuves suggèrent que de nombreuses émotions telles que la colère, la jalousie ou l’anxiété sont difficiles à gérer pour les enfants. Le «mauvais comportement» et le «fait d’agir» chez les enfants sont souvent l’expression de leur incapacité à gérer les émotions fortes de façon appropriée. Ce comportement peut cacher des sentiments tels que la culpabilité, la blessure ou l’embarras.

La manifestation physique de la colère et de l’anxiété chez les enfants est également fréquente. Il n’est pas rare que les enfants parlent de maux de tête ou de maux de ventre chaque matin quand il est temps d’aller à l’école (mais jamais le week-end!).

Les études de Gottman sur l’intelligence émotionnelle ont montré que les enfants qui ont appris sur les émotions sont mieux en mesure d’adopter des stratégies pour éliminer les stimuli dérangeants. Par exemple, les enfants émotionnellement intelligents sont plus susceptibles de savoir quand se retirer de situations désagréables, ou les activités à entreprendre pour calmer leurs sentiments de colère.

Outils pour enseigner aux enfants les émotions

Idées quotidiennes

  • Faites des visages d’émotion différentes et demandez aux enfants de deviner ce que vous ressentez.
  • Tout au long de la journée, aidez les enfants à apprendre à étiqueter leurs propres émotions et quoi faire pour se sentir mieux.
  • En lisant des histoires aux enfants, demandez aux enfants de deviner comment les personnages de l’histoire se sentent. Posez des questions comme « Pouvez-vous dire comment le personnage se sent ? Pouvez-vous faire un visage qui montre ce sentiment? « 
  • Pendant l’heure du repas, parlez aux enfants d’une situation qui vous fait ressentir une émotion particulière (par exemple, heureux, triste, frustré, en colère, jaloux, etc.). Ensuite, demandez aux enfants de partager les choses qui leur font ressentir la même émotion.
  • Utilisez des marionnettes pour jouer différentes situations (par exemple, une marionnette prend un jouet d’une autre marionnette); demandez aux enfants quelle (s) émotion (s) les marionnettes peuvent ressentir (demandez-leur de choisir parmi des images d’enfants faisant des émotions différentes). Après avoir étiqueté les émotions, demandez aux enfants de pratiquer l’émotion avec leurs propres visages.
  • Jouez à un jeu d’émotion à l’extérieur. Sonnez une cloche et demandez à tout le monde de marcher autour du terrain de jeu comme s’ils étaient tristes. Sonnez de nouveau la cloche et faites marcher les enfants comme s’ils étaient excités. Répétez l’activité jusqu’à ce que vous ayez pratiqué plusieurs émotions.
  • Chanter une chanson Hello Song pour commencer la journée. Commencez par « Bonjour, Bonjour, Bonjour et comment allez-vous? Je vais bien, je vais bien, et j’espère que vous aussi. » Pour connaître l’air de la chanson, cliquez ici. Chantez la chanson avec cette émotion dans vos expressions, votre voix et vos actions.
  • Dans tout livre de contes que vous lisez, demandez aux enfants d’identifier comment les personnages se sentent. Ils ne doivent pas être des « livres d’émotion ». Même des histoires familières comme Boucles d’or et les trois ours ont beaucoup d’occasions de parler d’émotions (déçues qu’elles doivent attendre que la bouillie refroidisse, curieux de savoir à quoi ressemblent les lits, surprises de voir des Boucles d’Or, effrayées de voir les ours …) .
  • Encouragez fréquemment les enfants à regarder leurs visages et à réfléchir à ce qu’ils ressentent. Cela devrait arriver non seulement quand les enfants expriment des émotions comme la tristesse ou la colère, mais aussi la joie, etc. « Alice, regarde le visage de ton ami Quentin, il est si heureux que tu lui aies donné de la pâte à modeler! » Partagez vos propres émotions. Au moment des repas, parlez de quelque chose qui s’est passé dans votre vie et qui vous a rendu frustré, triste, heureux ou effrayé. Parlez de ce que vous avez fait pour vous sentir mieux. « J’étais au magasin hier et quelqu’un s’est mis en ligne devant moi! J’étais tellement frustré … avez-vous déjà ressenti cela? »
  • Jouer à un jeu de devinettes émotion. Prenez un morceau de papier ou une petite couverture et tenez-le devant votre visage. Abaissez-le lentement pour révéler votre visage montrant une émotion. Les enfants devinent l’émotion que vous ressentez, puis montrent leur visage avec cette même émotion. Ensuite, parlez de ce qui pourrait vous faire ressentir de cette façon.
  • Quand les enfants arrivent pour la journée, demandez-leur de dire ce qu’ils ressentent. Demandez au reste de la classe les moyens appropriés pour répondre à leurs sentiments. Par exemple, si un enfant dit qu’il est timide, un ami pourrait tenir sa main pendant un cercle.
  • Pendant la lecture des livres, les enfants lèvent la main quand ils peuvent dire comment les personnages se sentent. Demandez-leur ensuite d’exprimer ces sentiments ou de faire des grimaces qui correspondent aux sentiments lorsque vous lisez le livre. Par exemple, peut-être que la mère dans l’histoire se sent frustrée, tous les enfants peuvent faire des grimaces jusqu’à ce qu’elle éclaircisse son humeur et qu’elle soit heureuse, puis ils changent aussi de visage. C’est une activité soignée parce que nous le faisons naturellement avec le froissement des sourcils et des rires. Si vous faites faire cela tous les jours par les enfants, cela deviendra de plus en plus naturel.
  • À la fin de la journée, organisez une séance de débriefing lorsque chaque enfant arrive à exprimer une émotion qu’il a eu pendant la journée. Donnez-leur une phrase incitée à travailler avec comme « Aujourd’hui, je me sentais ________ quand ________ est arrivé. » Lorsque les enfants montent dans l’autobus ou dans les voitures avec leurs parents, encouragez-les à dire leur peine émotionnelle, ce qui, espérons-le, encouragera la discussion sur le chemin du retour. Donner à l’enfant une image d’un visage de sentiment pour les aider à se souvenir.
  • Faire un visage excité et expliquer aux enfants les traits du visage qui indiqueraient que vous êtes excité. Demandez aux enfants de faire un visage excité après avoir modélisé l’expression.
  • Au déjeuner, dites aux enfants quel est votre plat préféré et pourquoi. Ils leur demandent quel est leur plat préféré et pourquoi.
  • Visages de miroir: Demandez aux enfants de s’aligner en paires qui se font face. Un enfant prétend qu’il regarde dans le miroir et fait un visage d’émotion. L’autre enfant agit comme le reflet et copie l’émotion avec son propre visage.
  • Inclure des mots d’émotion dans votre discussion des lettres et des sons de la lettre. Par exemple: Quels mots d’émotion commencent par / s /?
  • Regardez dans le miroir ensemble. Aidez l’enfant à se décrire et à vous décrire.
  • Appelez les émotions et demandez aux enfants de vous montrer l’émotion. Adaptez des chansons comme «Si vous êtes heureux et vous le savez» pour inclure une variété d’émotions – étonnées, fatiguées, timides, en colère – pour aider les enfants à pratiquer les visages et le vocabulaire.
  • Lorsque vous discutez de nouvelles saisons, discutez de certaines choses qui se produisent au cours de cette saison particulière et qui font que les enfants se sentent d’une certaine façon. Par exemple, «L’été me rend excité parce qu’il fait chaud dehors et que je vais aller à la piscine, mais l’été me rend aussi triste parce que mes amis me manquent pendant l’été.
  • À l’art: les enfants dessinent des visages et étiquettent les émotions des gens
  • Dites aux enfants de choisir un sentiment de bonheur, de folie, de tristesse, de surprise, etc. et laissez les enfants dessiner l’image d’un moment qu’ils ont ressenti de cette façon.
  • Utilisez différentes couleurs pour différents sentiments: par exemple, rouge pour un sentiment de colère, laissez les enfants dessiner quelque chose qui les mettent en colère. Vous pouvez vous appuyer du livre « La couleur des émotions »
  • Faites des visages d’émotion différentes et demandez aux enfants de deviner ce que vous ressentez.
  • Écoutez différents types de musique pendant la musique et le mouvement. Parlez du genre de choses que la musique leur rappelle ou de ce qu’elles ressentent.

Idées hebdomadaires

  • Pendant un jeu sensoriel (p. Ex., Sable, crème à raser), demandez aux enfants de dessiner ce à quoi ressemble un visage heureux, triste, frustré, etc.
  • Les enfants peuvent fabriquer leurs propres marionnettes à partir de sacs en papier, créant des visages d’émotion différents sur chaque marionnette. Les marionnettes peuvent être utilisées lors d’un jeu dramatique ou lors d’une activité en cercle pour parler de différentes émotions ou les exprimer.
  • Dessinez ou prenez des photos de visages heureux et tristes; laissez les enfants correspondre ou trier les visages
  • Pendant l’art, faites des assiettes en papier. Utilisez une peinture de ton chair et beaucoup de matériaux de collage afin que les enfants puissent créer différents visages. Accrochez tous les visages émotionnels que les enfants font sur le mur et associez-les à de vraies photographies des enfants de votre classe exprimant les mêmes émotions.
  • Créez à partir d’assiettes en carton, des masques avec différentes expressions. Assurez-vous d’avoir un miroir là-bas afin que les enfants puissent voir à quoi ils ressemblent!
  • Prenez des photos des enfants qui font des visages émotionnels différents et créez des affiches différentes pour chaque émotion.
  • Prenez des photos des enfants faisant un visage d’émotion (laissez-les choisir) et faites un livre d’école amusant. Chaque page a une photo d’enfant avec la moitié supérieure du visage couverte par un rabat en papier. Le texte dit: « Qui est ce garçon effrayé? » Sous le rabat, écrivez « C’est Greg! Il nous montre son visage effrayé. »
  • Pour une activité mathématique, créez des visages heureux et tristes, laissez les enfants créer des motifs avec ces visages
  • Écoutez différents types de musique tels que la musique rock, classique, etc., laissez les enfants danser sur la musique, demandez aux enfants comment la chanson a fait ressentir aux enfants
  • Laissez les enfants découper les gens du magazine en leur montrant différentes émotions, laissez les enfants les trier en fonction des émotions
  • Emotion Password: Accrocher une carte de visage d’émotion sur la confiture de la porte. Pour passer, les enfants doivent faire ce visage.
  • Jouer un jeu « Mystery Emotion ». Mettez une carte de visage d’émotion dans une enveloppe sans montrer les enfants. Agir sur cette émotion et encourager les enfants à deviner ce que cache l’émotion mystérieuse dans l’enveloppe
  • Lorsque vous mangez de petites collations comme des raisins secs, laissez les enfants disposer les raisins secs de sorte qu’ils ressemblent à des «visages émotionnels» avant de les manger. Heureux, triste, surpris sont tous des visages faciles à essayer.
  • Pendant l’art, demandez aux enfants d’utiliser de la colle pour dessiner un visage affichant une émotion particulière. Versez du sable ou des paillettes sur le dessin.
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Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises

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Les émotions surgissent en nous : nous nous sentons enthousiastes, sereins, tristes, inquiets, dégoûtés,nous avons peur. Nous ne contrôlons pas leur apparition, cependant nous sommes capables, nous adultes, de les comprendre, de les « gérer » afin de ne pas nous laisser submerger par la colère, la peur, par exemple, qui pourraient nous conduire à des comportements inadéquats.

Les émotions circulent en nous, sont agréables ou désagréables, et sont le reflet de ce que nous ressentons à un moment donné.

Sans émotions, nous ne serions pas des êtres vivants, mais seulement des machines.

Quand nous nous sentons réjouis, curieux, enthousiastes, heureux, paisibles, ces émotions très agréables nous confirment que nous vivons en accord avec nous-mêmes, en cohérence avec ce que nous souhaitons profondément.

A contrario, lorsque nous éprouvons des émotions désagréables, nous sommes inquiets, tristes, en colère, énervés, découragés… Ces émotions nous signalent qu’une partie de notre être n’est pas du tout satisfaite et que nous ne vivons pas comme nous le désirons.

Les émotions sont donc extrêmement utiles, puisqu’elles nous renseignent sur ce que nous sommes, sur ce qui pourrait évoluer, changer en nous pour nous rapprocher de nos aspirations.

Elles nous permettent de vivre en pleine connaissance et conscience de nous-mêmes, de faire les choix qui correspondent et ainsi de garder le fil directeur de notre vie.

Quand nous prenons le temps de nous demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant? » ainsi que le suggère Thomas d’Ansembourg, psychologue belge, formé en communication non violente ou CNV, nous constatons que les émotions sont extrêmement diverses, riches, nuancées et que prendre le temps, même très court, de les analyser nous permet d’avoir conscience de ce que nous ressentons, de mieux répondre aux situations qui se présentent et de mieux nous connaitre.

De plus, la recherche nous révèle que nommer ce que nous éprouvons agit positivement sur notre cerveau, et donc sur nous-mêmes.

Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien

Quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion du cortisol, de l’adrénaline, molécules qui en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à mettre des mots sur nos émotions nous agissons sur l’amygdale cérébrale, elle devient moins active, la sécrétion de cortisol et d’adrénaline ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons.

Source:

« Vivre heureux avec son enfant » – Catherine Gueguen

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3 façon simples de stimuler la confiance de votre enfant

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S’il y a une chose dans la vie que je veux enseigner à mes enfants, c’est de grandir en ayant confiance en soi. Même en tant qu’adulte, j’ai toujours lutté avec ma propre confiance, ça a souvent été un point faible chez moi. C’est ce qui fait que je souhaite travailler cette qualité chez mes enfants.

Aujourd’hui, je partage quelques moyens simples pour renforcer la confiance de votre enfant .

Règle n ° 1 : Croire

Croyez en vos enfants. Je sais que cela semble assez simple, mais je ne peux pas vous dire combien de fois je me suis surpris à dire : «Es-tu sûr de pouvoir faire ça?» ou «Attention, c’est dur».

En tournant ces phrases autrement : «Je remarque que tu es haut, veux-tu que je me rapproche?» ou «Je savais que tu pouvais faire ça! Est-ce que je peux le faire avec toi? » J’habitue mes enfants à croire en leurs capacités.

Quand nous étions au parc, j’ai vu ma fille se diriger vers le parcours en corde, souvent présent dans les aires de jeux. Il m’a fallu prendre du recul et croire qu’elle savait ce qu’elle faisait. Je lui ai rappelé la hauteur et que parfois nos mains deviennent glissantes après avoir joué dans la chaleur, mais je lui ai fait confiance et je l’ai laissée me montrer ses capacités.

Règle n ° 2 : Soyez authentique

Les enfants peuvent dire quand nous ne sommes pas sincères. La louange est un excellent outil, mais trop utilisée, elle diminue juste ce que les enfants pensent de leurs capacités. Au lieu de dire «bon travail», pourquoi ne pas essayer quelque chose comme: «J’aime comme tu as traversé ce parcours par toi-même. La dernière fois que nous étions venu, tu avais besoin d’aide. » ou « Je vois que tu deviens plus grande et agile. »

Quand nous étions au parc, ma fille était anxieuse d’essayer ce parcours par elle-même. En fait, je ne savais même pas qu’elle pouvait le faire elle-même. Cependant, elle m’a demandé de lui tenir la main pour se lancer. J’ai pris cela comme un signal pour l’aider et qu’elle était confiante dans ses capacités à le faire par elle-même. Effectivement, avec juste un petit coup de pouce au début, elle a réussi à traverser ce parcours sans aucune aide.

Règle n ° 3 : Laissez-les échouer

Quoi? Laisser vos enfants échouer? Je dois être folle, non? Honnêtement, c’est l’un des conseils les plus importants qui devrait être partagé. Laissez vos enfants essayer. Laissez-les tomber. Laissez-les échouer. Alors soyez là pour eux quand ils se relèvent. C’est une si grande leçon à apprendre à un âge précoce et c’est génial pour stimuler la confiance. Rien ne vaut mieux que d’échouer à quelque chose, d’essayer à nouveau, puis de réussir.

Quand nous nous préparions pour aller au parc, j’ai marché pour mettre les chaussures de ma fille. C’est ce que je fais toujours. Cependant, à ma grande surprise, elle voulait le faire. « Non, toute seule! » Vous savez quoi? Je l’ai laissée faire.

La première fois, elle a mis ses chaussures aux mauvais pieds. Je lui ai montré comment mettre ses chaussures au bon pied. Et elle est devenue une vraie rockstar des chaussures. Maintenant, hors de question que quelqu’un lui mette ses chaussures sinon il va l’entendre ! Elle est hyper fière et confiante.

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