[Parentalité] Estime de soi et confiance en soi

Papa et son fils super heros

Le 26 avril, c’est la journée de la non-violence éducative. Je me suis dit que ça serait pas mal de parler un peu de parentalité positive. En tant que parents, on aimerait que nos enfants soient bien dans leurs baskets et qu’ils aient une bonne estime de soi et confiance en eux. Et qu’ils soient polis et « bien élevés » aussi mais ça, c’est le conditionnement culturel ! D’ailleurs, si vous êtes polis et bien élevés, vos enfants le seront aussi : la magie des neurones miroirs ! Mais je digresse (une habitude…)

Définitions de l’estime de soi et de la confiance en soi
(selon Jesper Juul) :

« L’estime de soi est notre savoir et notre vécu de qui nous sommes. Elle traduit à quel point nous nous connaissons nous-mêmes et comment nous tenons compte de notre savoir. […] On reconnaît l’estime de soi saine et épanouie au sentiment d’être bien avec soi-même, d’harmonie intérieure. On reconnaît la faible estime de soi à un sentiment constant d’incertitude, d’autocritique et de culpabilité.» *

Schéma estime de soi selon Jesper Juul

Zut, je suis en plein dedans ! La bonne nouvelle, c’est qu’on peut la développer aussi bien en qualité qu’en quantité toute notre vie ! La mauvaise, c’est que c’est difficile et ça prend du temps. Et souvent, on a besoin d’aide extérieure pour la développer, à moins d’être un as en auto-compassion !

« La confiance en soi concerne ce que nous sommes capables de faire. Ce en quoi nous sommes « bons » et doués ou stupides et « mauvais » – ce que nous pouvons effectuer. ».* C’est une qualité extérieure que nous pouvons acquérir.

Schéma confiance en soi selon Jesper Juul

Dans les faits !

L’estime et la confiance en soi sont deux choses différentes et pourtant liées. Si on a une estime de soi « saine », la confiance en soi pose rarement problème. Mais l’inverse n’est malheureusement pas vrai. Souvent, on prend la confiance en soi pour l’estime de soi et là, ça peut devenir problématique.

Exemple 1* :

John est un ancien champion sportif. Il a 38 ans et est alcoolique. Traité pour son addiction, le personnel soignant lui a proposé d’enseigner ce sport dans le club local. Il refuse et se renferme. Et oui, tant qu’il était champion, il était « regardé ». Une fois passé sur les bancs de l’anonymat, il est (re)devenu « invisible ». Son estime personnelle n’a pas augmenté, elle a même sûrement baissée. Son besoin est d’exister en dehors de ce sport.

Exemple 2* :

Catherine, 18 mois, fait du toboggan. Elle regarde sa mère et crie : « Maman, regarde-moi ! ». Sa mère répond de bon cœur et s’écrie « Bravo ! Tu es douée ! C’était vraiment bien ! ». C’est positif, n’est-ce pas ? En tout cas, bien intentionné…

Le problème, c’est que ça ne répond pas aux besoins de Catherine : elle n’a jamais pensé qu’on pouvait être doué ou nul pour faire du toboggan. Elle est en train de faire une expérience et en demandant à ce que sa mère la regarde, elle a juste besoin que son expérience et son existence soient confirmées. En rajoutant un jugement « tu es doué, c’était bien », sa mère a rajouté une notion de performance ! L’idéal aurait été de dire « coucou Catherine ! » ou « oui, je te vois ».

Bon, j’ai des progrès à faire…

Voilà, Jesper Juul nous renvoie à notre conditionnement (histoire, préjugés, etc.) pour essayer d’en prendre conscience.

Par exemple, j’ai un problème avec l’alcool (des autres – j’allaite, je ne bois plus ^^), c’est lié à mon enfance. Il m’arrive de dire à Zhom « ne boit pas trop » (ou « attention, tu conduis », etc.). [Je précise quand même qu’il ne boit pas très souvent non plus !!!! Ça peut porter à confusion]. Non seulement, ça ne l’empêche pas de boire, ça lui gâche juste son plaisir et c’est humiliant.

Et ça marche pareil avec les bonbons que ma fille mange quand j’ai le malheur de laisser les automatismes prendre le dessus. La différence, c’est qu’elle me donnera sûrement le paquet de bonbons. « Tu ne crois pas que tu devrais en garder pour demain ma chérie ? »… ça fait autant de mal que « bon, ça suffit maintenant, tu prends un dernier bonbon et tu me donnes le paquet, comme ça, il t’en restera pour demain ».

On peut décrire l’estime de soi comme une réponse immunitaire existentielle : plus l’estime de soi est développée, moins nous sommes touchés par les difficultés que la vie nous présente, plus notre cœur se remplit de joie et plus belle est la qualité de notre vie.

Bon, je pourrais vous donner tous les exemples du livre tant je le trouve parlant mais ça serait indigeste à lire à l’écran.

Alors vous en êtes-où de votre estime personnelle ?

Dans un prochain article, je vous parlerai des pistes pour améliorer l’estime de soi.

—————————

* Textes issus du livre de Jesper Juul : Regarde… ton enfant est compétent, p. 68 à 94 – ed. Chroniques Sociales. Les textes entre guillemets sont des citations tirées du livre et non modifiés.

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Maman d'une petite fille de 3 ans (2014) et belle-maman de deux grands ados/adultes (2000 et 1997), je m'intéresse depuis longtemps à une éducation plus respectueuse de l'être humain. Je suis persuadée qu'en accompagnant nos enfants avec bienveillance, en les considérant avec respect, ils deviendront des adultes épanouis.
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