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Allaitement

Relactation, lactation induite : allaiter un bébé adopté, reprendre l’allaitement après un sevrage

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Relactation, lactation induite : allaiter un bébé adopté, reprendre l’allaitement après un sevrage

Un après-midi entre amies, nous discutions d’allaitement, quand j’émis l’envie terrible de reprendre mon allaitement. Mon fils à ce moment-là avait 8 mois et mon allaitement avait pris fin 5 mois auparavant. Une expérience qui fût catastrophique puisque je souffrais d’un manque sévère d’informations, mais je ne voulais pas rester sur cet échec. C’est ici que mes amies m’ont parlé de la relactation et m’ont encouragé dans ce sens. Plusieurs questions se sont heurtées à moi : est-ce que mon lait pourrait revenir après 5 mois d’arrêt total ? Si oui, comment m’y prendre ? Comment faire si mon fils ne veut pas du sein ?

La lactation induite

La lactation induite permet aux femmes de pouvoir allaiter leur bébé sans passer par la case grossesse. Ce qui est magnifique avec la lactation induite c’est qu’elle permet aux mamans ayant adopté un bébé, de pouvoir allaiter leur enfant tout à fait naturellement et ainsi pouvoir profiter de cette relation si forte.

La relactation

La relactation est le processus qui permet aux mamans de reprendre l’allaitement après plusieurs mois d’arrêt total. Jusqu’à six mois on parle encore de relactation, au-delà nous parleront plutôt d’une lactation induite. Malheureusement beaucoup de mamans en viennent à arrêter l’allaitement pour diverses raisons : douleurs liées aux premières tétées, reprise du travail ou tout simplement à cause du manque d’informations conduisant directement à l’échec de l’allaitement. Ces mamans-là, ne veulent pas rester sur un échec ou regretter (malgré elles) de ne pas avoir poursuivi leur allaitement. On se pose donc la question : « est-ce qu’il est trop tard pour reprendre ou commencer mon allaitement ? »

Si vous envisagez une lactation induite ou une relactation, il faudra savoir tout de même que cela demande beaucoup de motivation et de patience. Il ne faut pas vous décourager et il faudra savoir vous entourer de soutiens sans faille et vers qui vous tourner au moindre moment de doute ou une baisse de moral. Une conseillère en lactation vous sera grandement utile pour cela, peut être même une association d’allaitement dans votre ville pour pouvoir vous y rendre et discuter avec des mamans allaitantes.

Dans une étude, les dossiers d’environ un millier de mères s’étant présentées en consultation avec un bébé de moins de 6 semaines ont été analysés. Les mères avaient cessé très précocement d’allaiter, ou n’avaient pas réussi à démarrer un allaitement pendant leur séjour en maternité. Les bébés et les mères qui étaient malades étaient exclus de l’étude. Ces mères ont bénéficié d’un soutien et d’un suivi pendant les dix premiers jours de relactation. 91,6 % d’entre elles ont réussi à relacter pendant les dix jours du suivi : 83,4 % allaitaient exclusivement, et 8,2 % partiellement. 8,4 % des mères n’ont pas réussi à relacter parce qu’elles ont dû être hospitalisées pour diverses raisons. Les auteurs concluaient qu’il est la plupart du temps possible de réussir à relancer la lactation chez des mères dont le bébé est âgé de moins de 6 semaines et qui ont présenté de très importants problèmes d’allaitement en post-partum précoce. Aider les mères à mettre correctement leur bébé au sein semblait être le point le plus important pour le succès de la relactation. Source : La Leche League

Comment s’y prendre ?

Ne vous fixez pas d’objectif (je me donne une semaine, dix jours…) car ça sera le meilleur moyen pour vous décourager.

⇒ En tirant son lait (8 à 14x par jours seront nécessaire. A vous de les programmer selon vos disponibilités en incluant 1x la nuit). Concernant la lactation induite et dans le cas d’une adoption, la maman devra s’y prendre le plus tôt possible en tirant son lait, c’est ce qui lui permettra de stimuler sa glande mammaire en augmentant son taux de prolactine. Cela lui permettra également d’augmenter ses chances d’avoir du lait pour les premières tétées. Dans le cas d’une relactation, la préparation peut être courte, mais permettre d’avoir beaucoup de lait dès les premières tétées.

⇒ Si le bébé refuse le sein ou que sa succion n’est pas suffisamment efficace : en attendant que le bébé réapprenne à téter, tirer son lait sera quasiment obligatoire pour stimuler la production lactée. Cette situation peut être assez frustrante pour la maman, mais il faudra faire preuve de patience et de persévérance. N’attendez pas les pleurs de faim de votre bébé pour lui proposer le sein, faites le dès les premiers signes d’éveils. Dans ce cas précis, vous pouvez également parler de la mise en place d’un DAL avec votre conseillère en lactation.

⇒ Si le bébé accepte le sein : certains bébés vont accepter le sein tout naturellement et là vous comprendrez que cela vous facilitera énormément dans votre projet. Il suffira de proposer le sein dès les premiers signes d’éveils et de programmer 8 à 14 tétées dans l’idéal afin que la stimulation soit au maximum. En favorisant la proximité avec votre bébé par le cododo, le portage ou le peau à peau par exemple vous serez plus attentive à ses besoins et par cette proximité vous pourrez y répondre plus vite et naturellement.

Il faudra veiller que la tétée se déroule correctement, c’est-à-dire en veillant que la position que vous avez adoptée est la bonne, en veillant également que bébé prend bien le sein en bouche. Il faudra que vous donniez les deux seins lors d’une tétée, si bébé ne déglutit pas (c’est-à-dire que vous ne l’entendez pas avaler) changez de sein mais revenir toujours au premier sein. Vous pouvez aider manuellement votre bébé à faire sortir votre lait, en pressant votre sein du haut en bas.

Optez pour des petits plus

Dans le cas d’une lactation induite, vous pouvez vous aider de galactogènes naturels, qui pourront vous donner un coup de pouce quant à votre production lactée. En effet, vous pourrez trouver en grande surface, pharmacie ou magasin bio des tisanes à base de fenoui, fenugrec…ect. Mais n’oubliez pas que le meilleur galactogène reste les tétées nombreuses et efficaces.

Quelques liens :

LLL : relactation, lactation induite
Lactation induite : allaiter un bébé adopté
Brochure de l’OMS sur la relactation

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Actualité

L’allaitement maternel réduit le risque d’hypertension

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Une étude publiée dans l’American Journal of Hypertension indique que si les femmes allaitent plusieurs enfants, et pendant de longues périodes elles sont moins susceptibles de souffrir d’hypertension après la ménopause.

Allaitement et hypertension

La pression artérielle élevée est le plus grand facteur de risque unique de maladie et de mortalité. Les données épidémiologiques ont également mis en évidence les effets bénéfiques de l’allaitement sur la santé des nourrissons et de leurs mères. Il a été documenté que l’allaitement maternel à long terme est associé à la réduction des allergies des enfants, de la maladie cœliaque, de l’obésité et du diabète. Cependant, les effets de l’allaitement maternel sur la santé maternelle ont été peu étudiés par rapport aux effets sur les enfants.

allaitement et hypertension

les chercheurs ont analysé 3 119 femmes ménopausées non fumeuses âgées de 50 ans ou plus dans le cadre de l’Enquête nationale coréenne 2010-2011 sur la santé et la nutrition. Celles qui ont allaité au moins cinq enfants étaient 51% moins susceptibles de souffrir d’hypertension, comparativement à un ou aucun. Et les participantes ayant allaité entre 96 à 324 mois ont montré un risque réduit de 45%.

Bien qu’un large éventail de maladies chroniques ne soit pas associé à l’allaitement maternel, certains mécanismes communs ont été proposés pour expliquer les relations entre l’allaitement maternel et ces maladies. Premièrement, le métabolisme maternel (par exemple, l’accumulation de graisse et la résistance à l’insuline) peut être «réinitialisé» par l’allaitement maternel après la grossesse, ce qui diminue le risque de maladies liées à l’obésité. Deuxièmement, la libération d’ocytocine stimulée par l’allaitement peut être associée à la diminution du risque de ces maladies.

Dr Nam-Kyong Choi, de l’Université Ewha Womans, Séoul, a déclaré:

« Nos résultats ont approuvé les recommandations actuelles pour l’allaitement maternel pour le bénéfice de la santé maternelle dans la vie des mères plus tard. »

Mais les effets ont été atténués pour les femmes obèses et celles ayant une résistance à l’insuline, ce qui peut conduire au diabète de type 2, la forme liée à un mode de vie malsain.

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Allaitement

Le deuil de son allaitement

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

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Faire son deuil de l’allaitement

Il y a un bout de temps déjà que je voulais écrire sur ce sujet « le deuil de son allaitement » qui était très trop sensible, j’ai eu du mal à trouver les mots car cette plaie était encore douloureuse et représentait un réel travail de deuil.

Je sais, pour certain-e-s le mot « deuil » est incompris, pourtant il reflète parfaitement le sentiment des mères vivants cette situation. On ressent un profond sentiment de tristesse, une réelle souffrance face à cette partie de la maternité qu’on a perdu.

Je ne m’attends pas non plus à ce qu’on me comprenne

Dans une société où l’allaitement peine à être vu comme la norme biologique

comme une continuité de la grossesse, comme un acte naturel et important, autant pour la mère que pour l’enfant si on en croit ses bienfaits. Je ne m’attends pas à ce qu’on me comprenne, surtout lorsqu’on me répond : « Oh, ce n’est pas grave, le lait maternisé est tout aussi bon pour un enfant! », « Je n’ai pas été allaité et je me porte à merveille » ou même « Mieux vaut un biberon donné avec amour qu’un sein donné à contrecœur ». Je sais très bien que derrière ces phrases maladroites (je ne parlerai pas du fond, uniquement de la forme!) se cachent de très bons sentiments, une envie d’apporter du soutien, lui donner envie d’aller de l’avant, mais en réalité c’est plus profond que cela. Derrière ces phrases, qui peuvent faire du bien sur le moment certes, la personne peut ressentir que sa peine n’est pas justifiée, qu’elle n’a pas de raison d’être, qu’on a tort de ressentir cela.

Je crois que la première étape du deuil de l’allaitement est ici

Permettez-vous d’avoir et de ressentir ces émotions : tristesse, déception, souffrance. Laissez-vous le temps de les vivre. Permettez-vous de pleurer toutes les larmes de votre corps si cela est nécessaire pour cet allaitement que vous avez imaginé, idéalisé… Aucune honte à cela !

Pour continuer après cette étape, la deuxième serait d’admettre qu’il y a des choses qu’on ne contrôle absolument pas. On peut prendre l’exemple de l’accouchement. On passe neuf mois à se l’imaginer, l’idéaliser et puis la réalité peut être très différente et là aussi le choc peut être terrible, simplement car parfois il y a des choses qui nous échappent, nous ne contrôlons pas tout. Comme dans mon cas, un bébé né avec une malformation. Ça a été tellement difficile, tout me glissait entre les doigts, je n’avais de contrôle sur rien mais lui apporter mon lait tiré était mon seul réconfort, la seule petite chose que je pouvais faire pour lui. Mais très vite, malgré les bons conseils, je ne tirai pas assez pour répondre aux besoins de mon bébé, à la pression de l’équipe, à la fatigue et l’angoisse intense qui m’habitait. Cet échec a été hyper violent, je me disais :

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

deuil allaitement

Et puis j’ai pu discuter avec différentes mamans, avec des parcours différents : celles qui ont eu un allaitement paisible, celles qui ce sont accroché malgré les difficultés rencontrées, celles qui n’ont pas été soutenues, qui n’ont pas reçu d’informations, celles ayant dû se faire une raison, l’allaitement était impossible (c’est rare, mais ça existe). A chaque fois on m’a écoutée, on a reconnu ma souffrance, on a échangé sur nos expériences, on m’a soutenue. Petit à petit, ma plaie s’est refermée en voyant mon fils se remettre, être en pleine forme même si je sais que l’allaitement était mieux, je n’ai pas contrôlé ce qui s’était passé. J’aurais pu me torturer des jours, semaines voire même des années avec ces sentiments négatifs, mais qu’est-ce que cela m’aurait apporté ? Je ne suis pas totalement débarrassée de la honte, mais j’ai parcouru un long chemin et j’en suis fière. Je vais bien aujourd’hui, je peux en reparler sans tristesse et je ne me sens plus « hypocrite ».

Enfin je terminerai en disant que faire ce deuil n’est ni étrange ni mauvais, que c’est un processus normal et nécessaire, pratiquement obligatoire pour retrouver un équilibre. Cela demande du temps, certes, mais vous y arriverez et vous irez mieux.

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Allaitement

Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

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Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

À partir d’environ trois à cinq mois (ou plus tard), certains bébés se refusent brusquement à téter.

Ce phénomène est connu sous le nom de «grève de la tétée»,

les périodes pendant lesquelles les bébés arrêtent l’allaitement pendant plusieurs jours peuvent être causées par un certain nombre de facteurs, tous temporaires et surmontables :

  • Une infection de l’oreille, qui provoque une pression ou une douleur tout en tétant et en avalant
  • Malaise causé par la dentition ou une infection (comme le muguet)
  • Une fièvre ou une vague de chaleur qui rend la proximité corporelle moins attrayante
  • Une crainte que maman se remette à crier comme elle l’a fait la dernière fois qu’il a mordu le sein
  • L’utilisation abusive d’une sucette, qui peut répondre à certains de ses besoins de succion mais le laisser indifférent à la poitrine
  • Une interruption majeure de routine, comme un déménagement ou le retour au travail après un congé de maternité, un climat trop chargé (conflits familiaux)
  • Une séparation anormalement longue de maman (un voyage d’affaires ou un week-end) par exemple
  • Un nouveau déodorant, du savon ou du parfum appliqué sur ou près des seins
  • Trop de choses à faire – c’est le cas d’un bébé qui franchit une étape dans son développement psychomoteur

Et parfois sans raison perceptible!

Les mères se sentent naturellement anxieuses, rejetées, paniquées et parfois même incomprises par un entourage médical et familial étant peu intéressés par le problème : « Tu as essayé, c’est bien déjà..! », « Donne-lui le biberon, il ne veut plus du sein! » ou encore « ton bébé se sèvre, n’insiste pas. »

Il est facile de conclure qu’un bébé qui ne veut pas téter se sèvre de lui-même. Mais si le refus de téter est soudain, ce n’est pas un signe de sevrage. Un bébé qui a envie de se sevrer le fera, presque, toujours de façon progressive. Et il est hautement improbable qu’un bébé de moins d’un an se sèvre naturellement.

Et maintenant, que faire ?

Si votre bébé est en grève, c’est un bon moment pour réaffirmer votre engagement envers l’allaitement maternel. Avec patience et soutien, vous pourrez rapidement surmonter cet épisode !

Il faut tout d’abord veiller à bien identifier la cause de la grève et la supprimer. Malheureusement, la suppression de sa cause (quand on la connaît, ce qui n’est pas toujours le cas!), ne suffit pas toujours à rétablir la routine des tétées. Un peu d’aide peut être nécessaire :

  • Offrir le sein fréquemment et donner à votre bébé beaucoup de contact peau à peau.
  • Ne pas mettre bébé au sein de force, car cela ne ferait qu’empirer les choses.
  • Si la grève se prolonge plus d’un ou deux jours, il sera nécessaire de tirer votre lait régulièrement, tant pour éviter l’engorgement que pour entretenir votre lactation.
  • Consultez votre pédiatre pour exclure toute cause médicale (comme une infection de l’oreille ou un muguet)
  • Ne soyez pas tentés de complémenter votre bébé. Offrez votre lait tiré dans une tasse, une soft cup, une cuillère, une pipette….
  • Détendez-vous ! Cela aidera à maintenir ou augmenter votre lactation et apaiser votre bébé
  • Essayez d’allaiter lorsque votre bébé est semi-endormi et dans un environnement exempt de distraction (une chambre calme et mal éclairée)
  • Variez votre position; essayez d’allaiter dans une chaise à bascule ou en vous promenant, car le mouvement peut être apaisant pour votre bébé;
  • Consultez une conseillère en lactation ou association de soutien à l’allaitement pour obtenir des conseils et un soutien!

Gardez à l’esprit que votre allaitement évoluera au cours des mois. Il est naturel que les bébés aient des phases affamées et des phases moins affamées, exactement comme nous! Et le nombre de tétées changent au fur et à mesure que le bébé passe dans divers stades de développement.

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