Passer d’un allaitement à la demande à un allaitement à l’amiable

Passer d’un allaitement à la demande à un allaitement à l’amiable

J’ai allaité mon grand durant 17 mois, il s’est sevré tout seul des tétées lors de mon cinquième mois de grossesse sans heurts ni pleurs ; je crois qu’on était prêts tous les deux, et puis j’ai respecté son désir tout en rêvant d’un co-allaitement qui ne s’est finalement pas fait.

Quand mon second fils est né, cela faisait à peine 4 mois que je n’allaitais plus, du coup, mon corps était tout simplement en pause et a vite repris le travail : montée de lait à J2, j’ai épaté tout le monde à la maternité…
J’ai donc recommencé à allaiter un petit bébé chou qui tient pile poil dans le creux d’un bras, ressorti les coussinets absorbants, ouvert grand les yeux et les oreilles pour me mettre au diapason de ce nouveau petit loup dépendant de moi pour grandir et manger.

Allaiter aux signes d’éveil, c’est un peu anticiper la demande de bébé, proposer le sein avant même les pleurs de faim. Remarquer que bébé tète sa langue en dormant, cherche à téter son point ou les choses autour de lui, s’éveille calmement et observe son environnement tout proche. Il faut quelques jours ou semaines pour être synchronisée avec lui, il faut des ratés pour apprendre à se connaitre.

Avec mon grand, c’était facile, il réclamait le sein quand il avait faim, soif ou besoin d’un câlin, et basta. Mon deuxième est totalement à l’opposé ! Il lui faut la tétée pour tout : s’apaiser, se soigner, se réconforter, s’occuper, manger, boire, se retrouver après deux minutes sans se voir lol et mille autres raisons…
J’ai pu assouvir son extrême besoin de contact pendant 20 mois, mais maintenant qu’il arrive sur ses deux ans, je ressens le besoin de ralentir un peu le rythme !
Parce que je le sais capable de réduire les tétées, parce que je ressens le besoin de me retrouver un peu en dehors de mon rôle de maman allaitante, parce que j’ai envie qu’il comprenne que je peux être là pour lui de milles autres façons.

C’est à ce moment là que je suis passée en mode négociations serrées pour lui offrir un allaitement à l’amiable… Concrètement : réduire le nombre de tétées à maximum 4 par jours et self service la nuit pour le moment.

Réduire les tétées avec un bambin accro à son néné, ce n’est pas forcément évidemment mais il faut juste essayer d’amener les choses en douceur.

• Expliquer à l’avance les choses, comment nous sommes confiantes en lui et que l’on sait qu’il est prêt…
• Multiplier les câlins et les moments tendres pour lui montrer qu’il y a d’autres façon de se retrouver.
• Se donner un nombre de tétées par jour ou choisir à quel moment c’est ok pour nous.
• Expliquer quand il réclame et que ce n’est pas le moment : « Oui je vois que tu veux téter mais tu vois, ce n’est pas le moment : on fera la tétée avant la sieste…mais si tu veux, je peux te faire un câlin ou te lire une histoire ? »
• S’armer de patience et accompagner les pleurs de frustration.

Ici, en une semaine nous sommes arrivés à tenir notre « contrat » et j’apprécie énormément nos 4 moments de retrouvailles où je profite un maximum de cette tendresse qu’offre notre lien lacté.
Je remets des robes normales et puis je suis moins en mode pilote automatique…

Et puis surtout, là où il y a quelques mois je faisais attention à sa bonne prise du sein et déglutition, maintenant je m’amuse à le faire rire à coup de grimace ou de chatouille juste pour le plaisir de le voir essayer de rigoler sans lâcher le sein.

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Maman végétalienne de bientôt 30 ans... Deux petits boys de février 2013 et novembre 2014... Amoureuse de la nature et de l'aventure en famille... Maternante, allaitante et sur le chemin parfois difficile de la bienveillance :-)
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