Les raisons qui m’ont poussée à devenir monitrice de portage

Les raisons qui m'ont poussée à devenir monitrice de portage

Aujourd’hui j’écris un article personnel, pour vous parler de ce que représente le portage physiologique pour moi. Je suis monitrice de portage, mais je ne l’ai pas toujours été. J’ai porté mon fils dès la naissance, un peu maladroitement au début, je ne connaissais pas grand chose sur le sujet. J’avais des amies qui portaient donc c’est tout naturellement, avant même de devenir enceinte, que je savais que je porterai à mon tour.

On connaît les bienfaits du portage, mais tant qu’on ne le vit pas on ne sait pas combien le portage nous apporte chaque jour.

Mon fils est « un grand » maintenant et ne souhaite plus être porté. Je ne l’ai pas mal vécu car je sais que c’est grâce au portage qu’il a pris son envol.

Je revois nos premiers instants ; une boule de bébé portée dans ma jpmbb puis dans ma storchenwiege. Je ne me suis jamais posée la question de savoir si mon fils allait s’habituer à être « trop porté », « ne pas devenir autonome » (cliché encore bien répandu). Je ne connaissais pas non plus tous les bienfaits ni tout ce que j’ai appris en étant monitrice. Je savais juste que c’était ce qu’il nous fallait.

Mon fils avait de grand besoin et j’ai toujours fait le choix parfaitement assumé que je ne le laisserai pas seule à gérer ses émotions, ses besoins de proximité… Je n’ai jamais non plus écouté ce que l’on pouvait me dire. J’ai fait tout simplement ce que je ressentais. D’ailleurs, je ne conseille jamais autour de moi, je dis toujours : « fais comme tu ressens, si tu te trompes ce n’est pas grave, tu apprends. » Le portage a donc été une partie intégrante de notre petit quotidien car, d’une part déjà c’était super pratique dans les transports (par rapport à la poussette) et d’une autre, le contact que nous avions était celui que nous recherchions.

Le portage m’a appris plein de choses, comme : être apaisé, détendu et à l’écoute. A hauteur de bisous, mon fils voyait le monde avec un peu de ma vision puis, petit à petit, ce fut la sienne. Un jour, il me fit comprendre qu’être face à moi ce n’était plus ce qu’il voulait, on a donc commencé le portage au dos. Et là, c’est autre chose que l’on découvre. On comble le besoin de son enfant tout en étant libre. Il regardait autour de lui et moi je marchais, vaquais à mes occupations.

Je me revois à ce moment-là, pas encore monitrice, avec mes essais en portage dos. Le portage m’a sauvé de la fatigue, du manque de patience, des difficultés à comprendre mon fils. J’ai porté mon fils réellement jusqu’à ses 18/20 mois puis tout doucement il m’a fait comprendre qu’il n’en avait plus besoin, qu’il voulait marcher et découvrir le monde au sol. Je le portais encore sur les longs trajets en cas de fatigue ou lors de nos randonnées en montagne quand il ne voulait plus marcher.

Il n’est plus du tout porté depuis quelques mois déjà, à part lors de nos essais de nouage pour mes ateliers. Je suis un brin nostalgique, mais je suis sereine, conforté dans mon choix qu’est le portage.

C’est pour tout ce que le portage nous a apporté que j’ai voulu devenir monitrice. Beaucoup de parents veulent porter, mais ne savent pas comment faire et pouvoir les aider est merveilleux. Je suis heureuse quand j’apprends que mes ateliers ont aidé des parents, que des bébés ont pu être portés sereinement.

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