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Allaitement

3 conseils pour aider une (future) maman allaitante

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Soutenir et/ou aider une maman allaitante

Dans notre société actuelle l’allaitement n’est pas forcément la norme que tout le monde suit. Le manque de formation des professionnels de santé, des sages-femmes et surtout de l’entourage rendent difficile l’accès aux bonnes informations pour les mamans.

Les premières heures et semaines après la naissance sont un moment critique pour la mise en place d’un allaitement réussi. Le problème est que les mamans sont dans une période sensible niveau émotionnel, les hormones sont en chute libre, le bébé peut leur sembler vraiment difficile à comprendre et forcément différent de l’image qu’elles s’en étaient faite… Le manque de sommeil et les responsabilités toute nouvelles sont autant de facteurs qui fragilisent la confiance de la jeune maman.

Alors en tant qu’amie, mère, grand-mère, cousine… Vous avez le pouvoir d’aider ces jeunes mères. Très souvent il suffit de quelques mots et d’une oreille attentive pour remonter le moral et la confiance en elle de la maman allaitante.

Il y a 3 points à garder en tête pour aider :

RASSURER-INFORMER-AIDER

  1. Comment je peux rassurer ?

 Il est bon de savoir qu’un bébé qui a passé 9 mois ou moins dans le ventre de sa maman où il était nourri à la demande 24h/24 et 7 jours/7, où il avait une température ambiante idéale et un cocon délimité par les parois utérines aura du mal à maîtriser sa faim, réguler sa température et appréhender ce nouveau mode de vie aérien. Il aura donc besoin de se rassurer et quoi de mieux pour recréer la vie intra-utérine que les bras et le lait de maman ? Nourriture, chaleur et limite physique grâce aux bras de sa mère, tout est réuni pour apaiser bébé, il est donc normal qu’il tète beaucoup et très souvent. Rassurez-vous, le lait maternel est très vite digéré, bébé ne risque pas de trop manger !

Un autre point qui inquiète les mamans est de savoir si elles ont suffisamment de lait pour allaiter exclusivement leur enfant. Gardez en tête que très rares sont les femmes ne pouvant pas allaiter ou manquant de lait, un allaitement bien mené sans limites d’heure ni biberon de complément suffit à apporter à bébé tout le lait dont il a besoin !! Et si vraiment la maman veut être sûre, il suffit qu’elle vérifie que bébé fasse entre 5 à 6 couches bien mouillées par jour et qu’elles prennent le temps d’écouter si il déglutit bien quand il tète.

  1. Comment l’informer simplement ?

 Bien sûr nous ne nous improvisons pas conseillères en lactation d’un coup de baguette magique mais il y a quelque notions de base qu’on peut apprendre et transmettre. Par exemple l’allaitement ne doit pas faire mal. Une maman qui souffre de crevasses devra faire vérifier la bonne position de son bébé et sa bonne prise du sein.

Pour éviter toute confusion sein-tétine il est vivement déconseillé d’introduire des biberons tant que la lactation n’est pas bien mise en place, et l’utilisation de la tétine est à retarder voire à oublier. Les bébés qui ont un fort besoin de succion pourront téter un petit doigts propre, ongle contre la langue de bébé pour ne pas le blesser.

Il existe des périodes où le bébé se met à téter de façon rapprochée, semblant ne jamais être rassasié, les seins semblent vides, mous ou souples, ce sont des pics de croissance. Cela arrive souvent à plusieurs périodes : 3 semaines de vie, 6 semaines, 3 mois, 6 mois et 9 mois. Il s’agit de bébé qui signale que la composition du lait doit changer pour s’adapter à son évolution, le travail se fait seul, il suffit juste de s’armer de patience et d’une écharpe de portage et de répondre positivement à la demande de tétée, quelques jours suffisent à réguler tout ça et reprendre un rythme normal.

Il faut aussi savoir qu’à un moment différent selon les mères mais généralement après quelques mois d’allaitement la production de lait s’adapte à la demande et donc les seins débordants et les fuites de lait inopinées sont de l’histoire ancienne, tout simplement car le corps a su s’adapter. C’est normal et en aucun cas signe d’une baisse de lactation ! Attention à l’erreur de tirer son lait pour vérifier ! Un tire-lait ne reproduira jamais la succion d’un bébé et le lait tiré sera bien moindre en quantité que ce que bébé aurait tété !

  1. Comment aider en cas de difficultés ?

 Quand le problème d’allaitement nous est inconnu ou si on ne sait pas comment aider la maman, il suffira de l’orienter vers des centres d’aide comme la leache league où elle pourra appeler une conseillère apte à l’aider par téléphone, écoute lait. Il existe des conseillères en lactation formées pour aider les mères allaitantes au cours d’un rendez-vous, des sages-femmes. Et énormément de groupes FB d’entraide entre mamans allaitantes.

Voilà quelques notions de base qui pourront sauver bien des allaitements ! Quoi qu’il arrive écouter les doutes et rassurer les mamans est un bon début. Souvent elles attendent juste ce petit mot de réconfort qui leur redonnera confiance en leurs corps et leur capacité de nourrir leur bébé comme la nature l’a prévu pour elles.

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Actualité

L’allaitement maternel réduit le risque d’hypertension

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Une étude publiée dans l’American Journal of Hypertension indique que si les femmes allaitent plusieurs enfants, et pendant de longues périodes elles sont moins susceptibles de souffrir d’hypertension après la ménopause.

Allaitement et hypertension

La pression artérielle élevée est le plus grand facteur de risque unique de maladie et de mortalité. Les données épidémiologiques ont également mis en évidence les effets bénéfiques de l’allaitement sur la santé des nourrissons et de leurs mères. Il a été documenté que l’allaitement maternel à long terme est associé à la réduction des allergies des enfants, de la maladie cœliaque, de l’obésité et du diabète. Cependant, les effets de l’allaitement maternel sur la santé maternelle ont été peu étudiés par rapport aux effets sur les enfants.

allaitement et hypertension

les chercheurs ont analysé 3 119 femmes ménopausées non fumeuses âgées de 50 ans ou plus dans le cadre de l’Enquête nationale coréenne 2010-2011 sur la santé et la nutrition. Celles qui ont allaité au moins cinq enfants étaient 51% moins susceptibles de souffrir d’hypertension, comparativement à un ou aucun. Et les participantes ayant allaité entre 96 à 324 mois ont montré un risque réduit de 45%.

Bien qu’un large éventail de maladies chroniques ne soit pas associé à l’allaitement maternel, certains mécanismes communs ont été proposés pour expliquer les relations entre l’allaitement maternel et ces maladies. Premièrement, le métabolisme maternel (par exemple, l’accumulation de graisse et la résistance à l’insuline) peut être «réinitialisé» par l’allaitement maternel après la grossesse, ce qui diminue le risque de maladies liées à l’obésité. Deuxièmement, la libération d’ocytocine stimulée par l’allaitement peut être associée à la diminution du risque de ces maladies.

Dr Nam-Kyong Choi, de l’Université Ewha Womans, Séoul, a déclaré:

« Nos résultats ont approuvé les recommandations actuelles pour l’allaitement maternel pour le bénéfice de la santé maternelle dans la vie des mères plus tard. »

Mais les effets ont été atténués pour les femmes obèses et celles ayant une résistance à l’insuline, ce qui peut conduire au diabète de type 2, la forme liée à un mode de vie malsain.

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Allaitement

Le deuil de son allaitement

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

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Faire son deuil de l’allaitement

Il y a un bout de temps déjà que je voulais écrire sur ce sujet « le deuil de son allaitement » qui était très trop sensible, j’ai eu du mal à trouver les mots car cette plaie était encore douloureuse et représentait un réel travail de deuil.

Je sais, pour certain-e-s le mot « deuil » est incompris, pourtant il reflète parfaitement le sentiment des mères vivants cette situation. On ressent un profond sentiment de tristesse, une réelle souffrance face à cette partie de la maternité qu’on a perdu.

Je ne m’attends pas non plus à ce qu’on me comprenne

Dans une société où l’allaitement peine à être vu comme la norme biologique

comme une continuité de la grossesse, comme un acte naturel et important, autant pour la mère que pour l’enfant si on en croit ses bienfaits. Je ne m’attends pas à ce qu’on me comprenne, surtout lorsqu’on me répond : « Oh, ce n’est pas grave, le lait maternisé est tout aussi bon pour un enfant! », « Je n’ai pas été allaité et je me porte à merveille » ou même « Mieux vaut un biberon donné avec amour qu’un sein donné à contrecœur ». Je sais très bien que derrière ces phrases maladroites (je ne parlerai pas du fond, uniquement de la forme!) se cachent de très bons sentiments, une envie d’apporter du soutien, lui donner envie d’aller de l’avant, mais en réalité c’est plus profond que cela. Derrière ces phrases, qui peuvent faire du bien sur le moment certes, la personne peut ressentir que sa peine n’est pas justifiée, qu’elle n’a pas de raison d’être, qu’on a tort de ressentir cela.

Je crois que la première étape du deuil de l’allaitement est ici

Permettez-vous d’avoir et de ressentir ces émotions : tristesse, déception, souffrance. Laissez-vous le temps de les vivre. Permettez-vous de pleurer toutes les larmes de votre corps si cela est nécessaire pour cet allaitement que vous avez imaginé, idéalisé… Aucune honte à cela !

Pour continuer après cette étape, la deuxième serait d’admettre qu’il y a des choses qu’on ne contrôle absolument pas. On peut prendre l’exemple de l’accouchement. On passe neuf mois à se l’imaginer, l’idéaliser et puis la réalité peut être très différente et là aussi le choc peut être terrible, simplement car parfois il y a des choses qui nous échappent, nous ne contrôlons pas tout. Comme dans mon cas, un bébé né avec une malformation. Ça a été tellement difficile, tout me glissait entre les doigts, je n’avais de contrôle sur rien mais lui apporter mon lait tiré était mon seul réconfort, la seule petite chose que je pouvais faire pour lui. Mais très vite, malgré les bons conseils, je ne tirai pas assez pour répondre aux besoins de mon bébé, à la pression de l’équipe, à la fatigue et l’angoisse intense qui m’habitait. Cet échec a été hyper violent, je me disais :

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

deuil allaitement

Et puis j’ai pu discuter avec différentes mamans, avec des parcours différents : celles qui ont eu un allaitement paisible, celles qui ce sont accroché malgré les difficultés rencontrées, celles qui n’ont pas été soutenues, qui n’ont pas reçu d’informations, celles ayant dû se faire une raison, l’allaitement était impossible (c’est rare, mais ça existe). A chaque fois on m’a écoutée, on a reconnu ma souffrance, on a échangé sur nos expériences, on m’a soutenue. Petit à petit, ma plaie s’est refermée en voyant mon fils se remettre, être en pleine forme même si je sais que l’allaitement était mieux, je n’ai pas contrôlé ce qui s’était passé. J’aurais pu me torturer des jours, semaines voire même des années avec ces sentiments négatifs, mais qu’est-ce que cela m’aurait apporté ? Je ne suis pas totalement débarrassée de la honte, mais j’ai parcouru un long chemin et j’en suis fière. Je vais bien aujourd’hui, je peux en reparler sans tristesse et je ne me sens plus « hypocrite ».

Enfin je terminerai en disant que faire ce deuil n’est ni étrange ni mauvais, que c’est un processus normal et nécessaire, pratiquement obligatoire pour retrouver un équilibre. Cela demande du temps, certes, mais vous y arriverez et vous irez mieux.

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Allaitement

Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

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Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

À partir d’environ trois à cinq mois (ou plus tard), certains bébés se refusent brusquement à téter.

Ce phénomène est connu sous le nom de «grève de la tétée»,

les périodes pendant lesquelles les bébés arrêtent l’allaitement pendant plusieurs jours peuvent être causées par un certain nombre de facteurs, tous temporaires et surmontables :

  • Une infection de l’oreille, qui provoque une pression ou une douleur tout en tétant et en avalant
  • Malaise causé par la dentition ou une infection (comme le muguet)
  • Une fièvre ou une vague de chaleur qui rend la proximité corporelle moins attrayante
  • Une crainte que maman se remette à crier comme elle l’a fait la dernière fois qu’il a mordu le sein
  • L’utilisation abusive d’une sucette, qui peut répondre à certains de ses besoins de succion mais le laisser indifférent à la poitrine
  • Une interruption majeure de routine, comme un déménagement ou le retour au travail après un congé de maternité, un climat trop chargé (conflits familiaux)
  • Une séparation anormalement longue de maman (un voyage d’affaires ou un week-end) par exemple
  • Un nouveau déodorant, du savon ou du parfum appliqué sur ou près des seins
  • Trop de choses à faire – c’est le cas d’un bébé qui franchit une étape dans son développement psychomoteur

Et parfois sans raison perceptible!

Les mères se sentent naturellement anxieuses, rejetées, paniquées et parfois même incomprises par un entourage médical et familial étant peu intéressés par le problème : « Tu as essayé, c’est bien déjà..! », « Donne-lui le biberon, il ne veut plus du sein! » ou encore « ton bébé se sèvre, n’insiste pas. »

Il est facile de conclure qu’un bébé qui ne veut pas téter se sèvre de lui-même. Mais si le refus de téter est soudain, ce n’est pas un signe de sevrage. Un bébé qui a envie de se sevrer le fera, presque, toujours de façon progressive. Et il est hautement improbable qu’un bébé de moins d’un an se sèvre naturellement.

Et maintenant, que faire ?

Si votre bébé est en grève, c’est un bon moment pour réaffirmer votre engagement envers l’allaitement maternel. Avec patience et soutien, vous pourrez rapidement surmonter cet épisode !

Il faut tout d’abord veiller à bien identifier la cause de la grève et la supprimer. Malheureusement, la suppression de sa cause (quand on la connaît, ce qui n’est pas toujours le cas!), ne suffit pas toujours à rétablir la routine des tétées. Un peu d’aide peut être nécessaire :

  • Offrir le sein fréquemment et donner à votre bébé beaucoup de contact peau à peau.
  • Ne pas mettre bébé au sein de force, car cela ne ferait qu’empirer les choses.
  • Si la grève se prolonge plus d’un ou deux jours, il sera nécessaire de tirer votre lait régulièrement, tant pour éviter l’engorgement que pour entretenir votre lactation.
  • Consultez votre pédiatre pour exclure toute cause médicale (comme une infection de l’oreille ou un muguet)
  • Ne soyez pas tentés de complémenter votre bébé. Offrez votre lait tiré dans une tasse, une soft cup, une cuillère, une pipette….
  • Détendez-vous ! Cela aidera à maintenir ou augmenter votre lactation et apaiser votre bébé
  • Essayez d’allaiter lorsque votre bébé est semi-endormi et dans un environnement exempt de distraction (une chambre calme et mal éclairée)
  • Variez votre position; essayez d’allaiter dans une chaise à bascule ou en vous promenant, car le mouvement peut être apaisant pour votre bébé;
  • Consultez une conseillère en lactation ou association de soutien à l’allaitement pour obtenir des conseils et un soutien!

Gardez à l’esprit que votre allaitement évoluera au cours des mois. Il est naturel que les bébés aient des phases affamées et des phases moins affamées, exactement comme nous! Et le nombre de tétées changent au fur et à mesure que le bébé passe dans divers stades de développement.

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