10 petites astuces pour le terrible two

10 petites astuces pour le terrible two

10 petites astuces pour le terrible two

Je me souviens encore de sa première tempête émotionnelle, il avait 18 mois et il tentait tant bien que mal de monter une tour de cube en bois… Je le regardais faire d’un œil et tout d’un coup, la tour est tombée ; je me suis dit « ah, dommage ! mais il est encore petit, il va y arriver ! » Quelle ne fut pas ma surprise quand je l’ai vu piquer une colère monstre et se taper violemment la tête contre les cubes ! Le temps de me lever d’un bond et de le relever qu’il avait tapé deux fois et assez fort pour s’ouvrir un peu ! Une compresse de désinfectant et quelques granules plus tard, il repartait dans ses jeux… Je pensais le drame passé mais non, le soir après la douche, rebelote ! Mon tout petit qui d’habitude aime venir se blottir encore tout mouillé pour un câlin avec maman, refuse de sortir de la douche… À base de « non-non » de la tête, et de « je m’allonge bien à plat, tu ne me sortiras pas de là ! » Un peu perplexe, je lui prends la main pour le sortir, et là : hurlements, pleurs et bim, encore la tête qui tape sur le carrelage ! Je l’ai câliné et rassuré, mais je me suis surtout sentie dépassée… J’étais tombée en plein dans la phase d’opposition des enfants souvent appelée « terrible two ». Cette période que tu ne connaissais pas avant d’avoir un petit loustic dans ta vie, qui passé les 18 premiers mois tranquille, se transforme d’un coup d’un seul en bombe à retardement…

Le terrible two, je le côtoie depuis ses 18 mois : il va avoir 3 ans et demi, je te laisse compter ce temps trop long à mon goût…

Si toi aussi tu as un bambin qui refuse au choix : 

  • De se laisser attacher dans le siège auto (coup de pieds et coup de tête pour le rustre qui essayera de l’installer)
  • De tenir la main, genre « je me mets en mode tout mou et je glisse sur le sol », devant les passants ébahis
  • De manger ta purée maison faite avec amour et trop d’épluchage de légumes, à base de « je te jette l’assiette par dessus la table »
  • De dormir alors qu’il est visiblement crevé, avec jetés de doudou par-dessus le lit, sucette qui vole…
  • De se laisser changer la couche, avec course-poursuite pendant un quart d’heure (avec le gros bidou si tu es enceinte comme moi à l’époque) puis de te mettre des grands coup de pieds ensuite.
  • Qui hurle quand tu pars du parc, magasin, manège… Quand tu refuses quelque chose
  • Qui dit non avant même d’entendre la question et qui dit quand même non après l’avoir entendu ^^

Je te dis donc bienvenue dans le monde merveilleux des parents au bout du rouleau mais qui tiennent le coup parce qu’ils les aiment très fort !

Et encore plus de courage toi qui est dans la bienveillance et le refus de la violence éducative ordinaire, toi le/la, au choix: laxiste, fainéant, parent d’enfant-roi, marginal, extra-terrestre…

Pour essayer de t’aider un peu, je vais te donner des astuces qui fonctionnent pour mon loustic ; évidemment, ça ne fonctionnera pas forcément pour tous les enfants. J’ai moi-même pioché des idées que j’ai remodelé à ma sauce et aux tempéraments de mes fils. Répéter encore et encore les choses, surtout quand ils sont tout petits et expliquer ce qui se fait plutôt que d’interdire à tout-va.

1- Câliner énormément, surtout pendant les colères : au début, on se mange encore plus de coups, de cris… Mais promis, au fil du temps l’enfant comprend qu’il peut se détendre comme ça et trouver son calme ; bientôt c’est lui qui demandera « Un câlin pour me calmer maman s’il te plaît »

2- Donnez des consignes claires avant d’aller quelque part en expliquant le déroulé : « Ethan, nous allons aller chez les cousins, les consignes sont simples : tu ne tapes pas les autres et tu ne hurles pas, si tu as un problème et que tu ne peux pas le régler, tu viens nous chercher. » Alors au début, ça ne fonctionne pas du tonnerre mais je dois avouer qu’au bout d’un mois, mon fils est apaisé de savoir où l’on va, ce que l’on fait, et les consignes à suivre.

3- Lui apprendre à exprimer ses émotions, grâce à des livres et aussi grâce à ce petit bijou trouvé en brocante :

DIY : « Exprimer ses émotions » pour faire le même genre d’illustrateur que celui-ci

4- Faire des activités ensemble : découpage, gommettes, coloriage, comptines… Des activités qu’il peut faire seul : lacer une chaussure, ranger par couleur, trouver des choses dans un livre, une recette de cuisine facile…

5- Respirer avant de lui parler quand il est en crise, ça ne prend que deux secondes, ça pose la voix et apaise.

6- Attendre que le gros des cris/pleure passe avant de tenter un dialogue ; lorsqu’il est en pleine tempête, ce n’est pas la peine et c’est inefficace.

7- Donner des repères de temps, ici j’utilise ma main, par exemple : « Ethan, dans 5 minutes, on part du parc, regarde mes doigts » et j’ouvre la main pour lui montrer 5 doigts ; « Quand ma main sera fermée, ce sera le moment d’y aller. » Je recommence à 4 minutes : « Ethan, encore 4 minutes » et 4 doigts ouvert… Maintenant, il sait que quand la main est fermée, c’est le moment d’y aller.

8- Lui laisser une marge d’autonomie quand ça part en crise, par exemple : « Tu veux passer tes bras tout seul dans le harnais du siège auto ? », « Tu ranges les voitures et moi tes livres ? »

9- Passer par le jeux ! Miraculeux ici pour le rangement de la chambre : encore trop petit pour tout ranger tout seul, il est assez grand pour faire la moitié avec moi. Je lance un défi : « Allez, on fait la course à celui qui range le plus vite ? Je parie que c’est moi qui vais gagner nananaaaaa ! » Il est sûr qu’il va foncer jeter le plus de jouets possible dans son coffre et même me dire « Nooon c’est moi qui range ! » pour être sûr de gagner la course ; évidemment, on explique que perdre n’est pas si grave et qu’il faut surtout s’amuser, mais en tout cas,les jours où je le sens réticent au rangement, j’use de cette méthode 🙂

10- Et puis, astuce bonus : les aimer très fort… Respirer beaucoup… Se dire qu’un jour, tout ça sera loin…

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