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En route vers l’autonomie de la propreté !

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En route vers l'autonomie de la propreté !

En ce qui concerne nos enfants nous avons des interrogations naturelles, comme : « comment accompagner mon enfant dans la propreté? ». Cette question nous vient souvent soit car la scolarité nous presse soit comme pour beaucoup d’acquisition, une pression sociale pèse sur l’enfant : « tu n’es pas propre encore?! », « tu n’es toujours pas décidé à aller au pot?! Baaah, t’es sale », « tu sais untel, lui était propre à ton âge! »

Entre douces violences (t’es sale, tu pues..) et angoisse, ce genre de réflexions bien qu’elles ne découlent pas forcément d’une mauvaise attention, mais plutôt d’un manque d’informations peuvent créer des blocages chez l’enfant. Nous allons voir ensemble plusieurs points à savoir sur cette acquisition et quelques petites clés à connaitre pour accompagner l’enfant.

Je précise déjà que j’utiliserai le terme « propreté » car c’est un mot qui fait écho chez beaucoup de gens, mais que je ne l’apprécie pas particulièrement car, assez péjoratif. Il serait plus juste de parler « continence ». Un enfant propre est un enfant lavé, un enfant qui n’utilise plus de couche est un enfant continent.

Chacun son rythme !

Quand on me demande comment ça se passe à la maison, quelle méthode j’utilise je répond le plus naturellement : aucune ! Je ne considère pas la « propreté » comme un apprentissage, mais comme une acquisition naturelle, comme : la marche, la parole.. Pourquoi vouloir à tout prix enseigner à un enfant qui n’est pas prêt quelque chose qui s’acquiert de l’intérieur ?

Maria Montessori situe la période sensible de propreté entre 18 mois et 3 ans. Il est difficile pour un enfant d’être « propre » avant l’âge de deux ans car c’est en moyenne vers cet âge-là que l’enfant commence à maîtriser ses sphincters. Alors bien sûr, quand un enfant possède encore des couches passé deux ans, les parents s’affolent par peur que l’enfant ne soit jamais propre et la rentrée en collectivité qui approche. Rassurez-vous, il est très rare qu’un adulte ne contrôle pas ses sphincters 😉 Il l’aura ce fameux « déclic », mais à son propre rythme. Outre le fait que l’enfant soit prêt biologiquement, il faut également qu’il soit prêt psychologiquement, alors encore une fois, il est bon de faire confiance à son enfant!

Et puis, il y a cette stupide « course » entre mamans sur quel enfant sera propre en premier, ça n’a tellement pas de sens! Tout comme être « propre » ou « sale ». Et si on laissait nos enfants évoluer à leur rythme ? Sans compétition ridicule, sans brusquer leurs apprentissages.

Quelques clés à saisir

Je sais, vous allez me dire : « mais comment accompagner l’enfant quand celui-ci doit rentrer en collectivité qui demande donc, à ce que l’enfant ne porte plus de couches? » Nous n’avons pas tous la possibilité ou peut-être l’envie de choisir l’instruction en famille alors comment s’y prendre de façon bienveillante et en douceur ?

1 : bien choisir le matériel proposé

Le matériel proposé à l’enfant est très important et vous allez comprendre pourquoi. Certains pots n’offrent pas une position physiologique à l’enfant (position à adopté par tous les adultes également!). L’enfant est assis avec les jambes formant un angle  à 90° hors cette position n’est pas du tout naturelle. Elle bloque les matières fécales, en faisant pression sur le rectum, les selles peuvent avoir du mal à passer. L’élimination se fait moins facilement.

Le pot Ecopitchoun offre cette bonne position.

2 : créer un coin « propreté »

Prônant l’autonomie, on peut s’inspirer de la pédagogie Montessori et opter pour un coin « propreté » où l’enfant trouverait à disposition du matériel propice à cette nouvelle expérimentation : de l’eau, du coton, des gants de toilette, des lingettes (sans cochonneries bien sûr). L’enfant sera mis en petite tenue, sans couche ou dans des habits facile à retirer en laine (s’aère facilement, tâche non voyante, humidité vite aspiré..) ainsi il va pouvoir connaitre les sensations d’uriner et de déféquer. Il pourra aller de lui-même aux toilettes ou sur le pot, et prendre soin de lui-même en se nettoyant par la suite.

3 : laisser l’enfant faire des choix

Chaque matin, au moment de la toilette vous pouvez offrir à votre enfant la possibilité de faire des choix : « préfères-tu la couche ou la culotte aujourd’hui? ». Ou encore dans la journée  : « veux-tu aller au pot/toilettes? » Vous pouvez également lui proposer de s’investir et de choisir quelle culotte il veut choisir.

Toujours en respectant son choix et en ne lui forçant pas la main !

4 : s’approprier son pot

Et pourquoi pas lui proposer de s’approprier son pot en le personnalisant ? Une petite activité amusante à faire.

5 : Peurs et blocages

Il peut arriver que votre enfant refuse de faire ailleurs que dans sa couche, qu’il pleure en ayant fait dans le pot, dans ce cas n’insistez pas et laisser-lui encore du temps. Proposez-lui le pot ou les toilettes d’ici quelques semaines, au risque de le forcer et lui créer un blocage. Si votre enfant est dans sa période d’opposition, n’insistez pas non plus pour les mêmes raisons.

En attendant vous pouvez continuer de lui lire des livres sur le sujet, lui proposer des couches culottes, en discuter avec lui et le rassurer. Voir qu’une chose sort de lui peut le « choquer » soyez donc indulgent.

6 : le mimétisme

Vous aurez remarqué que nos enfants adorent nous observer et reproduire exactement nos faits et gestes, alors laissez-le vous observer aux toilettes. La société occidentale a rendu cet acte extrêmement pudique, mais ça n’en reste pas moins quelque chose de totalement naturel. Vous voir faire, vous essuyer et tirer la chasse d’eau lui donnera envie de reproduire la même chose et d’essayer.

7 : aborder « la propreté » grâce aux livres

Allez hop, sur le pot !

Un livre d’Anita JERAM et Sally LLOYD JONES : au prix de 25€ > lien pour l’achat

Bébé lapin n’est pas le seul à sauter sur son pot ! D’autres drôles d’animaux se sont donné le mot et se retrouvent tous… au petit coin. Une histoire drôle, des illustrations tendres et un petit miroir à la fin pour que le lecteur fasse, lui aussi, partie de l’histoire.

Sur le pot 

livres sur l'acquisition de la propreté

Un livre de Marianne Borgardt et Maxie Chambliss : au prix de 10€ > lien pour l’achat

L’apprentissage de la propreté par le jeu. Pour expliquer à un enfant à quoi sert un pot et comment s’y prendre pour aller dessus, ce livre animé et très didactique est un vrai coup de pouce ! Grâce aux languettes à tirer et aux volets à soulever, il lui permet de se familiariser avec cet étrange objet qu’il va devoir adopter.

De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête

De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête

Un livre de Werner Holzwart : au prix 6,26 > lien pour l’achat

Comme tous les soirs, la petite taupe sort de la terre pour voir si le soleil a disparu. C’est alors qu’on ose lui faire sur la tête ! C’est rond et marron, aussi long qu’une saucisse. Mais qui a bien pu faire ça ?

Caca prout

Un livre de Catherine Dolto et Colline Faure-Poirée : au prix de 6,20€ > lien pour l’acheter

Mine de rien, pour vivre, tous les humains et tous les animaux font des cacas et des prouts. Tout le monde le sait, mais on dit que c’est poli de ne pas trop en parler.

8 : accorder des « accidents »

il y aura sûrement des petits accidents de temps en temps, il faut du temps à l’enfant alors soyez indulgent avec lui. Rassurez-le. C’est grâce à cette confiance gagné qu’il y arrivera.  Le disputer ne servira strictement à rien, à part perdre confiance en vous et en lui-même.

Il est très important de le féliciter, mais sans pour autant rentrer dans le système des récompenses. Votre enfant doit réussir non pas pour obtenir la fameuse récompense mais plutôt par plaisir, par satisfaction personnelle.

9 : les neurosciences nous aident ! 

Pour repérer le moment propice à l’encouragement de la continence : l’enfant acquiert le contrôle de ses sphincters au même moment que la capacité de monter et descendre les escaliers un pied après l’autre (et non plus un pied qui passe sur la marche suivante et l’autre qui le rejoint).

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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1 Comment

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  1. Eva

    1 mars 2018 at 22 h 45 min

    Super article, merci.
    J’ajouterais qu’il est primordial d’être à l’écoute. Notre premier nous a surpris ne voulant plus de couche entre 8 et 10 mois. Période de canicule, on a dit ok, on achète plein de shorts et on nettoiera. Quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons réalisé qu’il pleurait ou s’énervait à chaque fois qu’il voulait faire pipi. Evidemment au début, beaucoup de raté (jamais en voiture) ou de pipi qui ne voulaient pas venir quand lui voulait. Et puis de moins en moins.
    On avait gardé les couches la nuit et là aussi, juste avant ces deux ans, nous avons réalisé qu’il pleurait 2 fois par nuit environ, à chaque moment pipi. Je quittais vite la couche le prenais dans les bras et lui faisait faire pipi dans son pot (il ne se réveillait même pas).
    C’est là qu’on a définitivement totalement arrêté les couches sans jamais n’avoir rien fait pour ça de plus que l’écouter…
    Beaucoup disent que les couches lavables favorisent cette envie de pipi contrôlés, j’aurais bien voulu connaitre votre avis. Nous utilisions effectivement des couches lavables…

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Comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

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Le choix des chaussures est un vrai casse-tête pour tous les parents. Que choisir parmi tous ces rayons ?

La croyance populaire veut qu’on achète pour son enfant des chaussures tenant bien la cheville, avec une semelle bien épaisse et rigide. Peut-être même que l’un de vos enfants n’y a pas échappé? En tout cas, chez moi ça a été le cas. Mais en toute franchise, je voyais mon enfant déambuler comme un automate,ça semblait franchement inconfortable et lourd aux pieds. Il y a encre (très) peu, je pensais même que les chaussures souples étaient importantes pour les bébés débutants la marche et après cela ce n’était plus important.

Choisir la première paire de chaussures est le plus compliqué je pense, mais la galère ne s’arrête pas là puisque ces petits loups grandissent tellement vite… Quels sont les critères à connaître pour acheter de bonnes chaussures à ses enfants ? Je vous dis tout !

Privilégiez au maximum le pied nu

S’il y a bien une chose à savoir, c’est que le pied nu est le meilleur des chaussages. On ne commence à chausser les enfants qu’à partir du moment où ils marchent et seulement quand ils en ont besoin.

Il y a un peu plus de deux ans, j’écrivais un billet appelé « Laissez vos enfants évoluer et marcher pieds nus » dans lequel j’explique qu’il est important pour l’enfant d’être laissé évoluer au maximum pieds nus, et ce pour plusieurs raisons :

La première : plus les pieds sont libres, plus les muscles peuvent travailler, contrairement aux pieds tout étriqués dans des chaussures. De plus, cela leur permet aussi de développer les muscles et les ligaments du pied, tout en améliorant la posture de l’enfant.

La deuxième : quand les bébés commencent à ramper ou marcher, l’ensemble des muscles se constituent et la voûte plantaire se met en place. Les pieds peuvent recevoir beaucoup plus d’informations tactiles qu’avec des chaussures, comme : le paillasson qui picote, le carrelage dur et froid ou un parquet dur et lisse. Ces informations remontent au cerveau et aident bébé à adapter sa posture afin de trouver ses appuis et son équilibre.

Au besoin, il existe des chaussons en cuir ou tissus souples ou encore opter pour des chaussettes antidérapantes. → Une vente privée hyper intéressante par ici

Le moment étant là, comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

On oublie les chaussures de ski version enfant et on privilégie une semelle fine et ultra-souple (sur toute la longueur de la semelle) afin que, comme pieds nus, il puisse continuer de ressentir tous ses appuis sans aucune gêne.

Les critères à prendre en compte avant tout achat

Avant de vous précipiter au magasin le plus proche, je vous invite à prendre connaissance de plusieurs points très importants :

  • Armez-vous de votre mètre de couture et mesurez les deux pieds en appui (longueur ET largeur) de votre enfant afin de définir son type (fin, moyen, large) et la pointure qu’il conviendra de prendre.

  • Les enfants poussant comme des champignons, il faut choisir une semelle avec une marge à peine plus grande. L’idéal est d’avoir une marge entre +0,8 à 1,2cm, afin que bébé puisse étaler son pied et dérouler ses orteils.
  • La cheville n’a pas besoin d’être maintenue, car elle est suffisamment solide. En la contraignant dans une chaussure rigide et serrée, vous allez lui faire perdre cette souplesse si importante dans l’équilibre.
  • Une chaussure souple doit pouvoir se plier en longueur ET en largeur facilement, sans voûte plantaire, sans talon rigide et sans tige haute.

Où acheter ?

On peut trouver des modèles souples un peu partout : La Halle, Gemo, Chaussea, Besson…. N’ayez pas peur de les manipuler, les plier en longueur et largeur.

Sources :

Presque pieds nus : Chaussures Et Chaussons Souples : énormément d’informations et de ressources

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Les terreurs nocturnes : que faire ?

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Il est 22h15, votre petit amour dort depuis deux bonnes heures quand soudain il se réveille en hurlant. Vous vous précipitez à son chevet, croyant à une douleur quelconque, ou une grosse frayeur (peut-être un cauchemar ?) Mais vous avez beau lui parler, tenter de le rassurer, rien n’y fait. Il continue de pleurer à grands cris, il vous rejette. Vous n’y comprenez rien, tentez de le prendre dans vos bras, mais là il vous tape carrément. Vous lui chuchotez à l’oreille, posez la main sur son dos, il pleure, il crie, il semble complètement insensible à votre présence, comme s’il ne vous reconnaissait pas… Puis là d’un coup, il s’allonge et se rendort paisiblement – au contraire de ses parents qui vont restés bloqués sur « Qu’a-t-il bien pu se passer ? » Le lendemain, comme si de rien n’était, il ne se rappelle de rien. Ça a pourtant bien duré 20 minutes !

Félicitations ! Vous venez d’expérimenter votre première « TERREUR NOCTURNE »

(Je ne saurais dire si le mot « terreur » fait référence à celle de l’enfant ou du parent…)

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Le Docteur Rosa Jové, pédopsychiatre espagnole, spécialiste du sommeil chez l’enfant, dans son livre « Dormir sans larmes » nous explique que :

Les terreurs nocturnes se manifestent pendant la première partie de la nuit, car il s’agit d’une perturbation de la phase de sommeil profond qui se déroule surtout pendant les premières heures de la nuit.

Il faut avant tout comprendre l’organisation du sommeil. Chez l’enfant et l’adulte, la nuit consiste en un enchaînement de cycles (d’une durée variable pour chacun de nous), eux-mêmes constitués de plusieurs phases de sommeil, allant de l’état de veille au moment de l’endormissement, jusqu’au sommeil profond, puis au sommeil paradoxal. Les durées d’un cycle ne changent pas pour un même individu, mais la durée des phases qui le constitue peuvent varier. La première partie de la nuit sera plutôt consacrée aux phases de sommeil profond, alors que durant la seconde partie de la nuit ce sont les phases de sommeil paradoxal qui seront plus importantes.

Chez le jeune enfant, de 6-7 mois jusque 5 ou 6 ans, durant la première partie de la nuit, la dernière phase de sommeil profond sera plus importante (le sommeil plus profond) que celle d’un adulte.

À la suite de cette phase de sommeil très profond commence une phase de sommeil plus léger.

  • Les terreurs nocturnes se déclenchent lorsque la phase précédente est si profonde que le sommeil a du mal à s’alléger suffisamment le moment venu.

On parle en fait d’un mécanisme d’agitation motrice qui aidera à sortir d’un sommeil trop profond quand la procédure « normale » ne suffit pas.

Le Dr Jové précise que ces « troubles » sont probablement dus à un manque de sommeil de l’enfant (s’il ne s’est pas assez reposé dans la journée entre autres). Il aura alors un sommeil particulièrement profond.

Du coup, que fait-on ?

Si effectivement vous vous rendez compte que ces phases d’agitation sont dues à un manque de sommeil de l’enfant (et donc au besoin de prolonger ses phases de sommeil profond), le plus simple est de prévenir. On s’assure que notre enfant a le nombre d’heures de sommeil diurne suffisant et on favorise un endormissement dans un environnement calme afin que l’enfant soit détendu.

Quand ça arrive quand-même :

  • On reste discrètement à ses cotés. On s’assure avant tout qu’il ne se blesse pas. Ils n’acceptent la plupart du temps pas le contact physique, ne le prenez pas mal s’il vous rejette, voire s’il vous tape. Mais restez présent pour éviter une certaine confusion dans le cas où il se réveillerait.
  • On ne le réveille pas. Cela risquerait avant tout de l’effrayer et surtout on aura rompu son cycle de sommeil.
  • Il faudra également éviter de lui en reparler le lendemain. S’il n’a aucun souvenir cela risquerait de l’angoisser à l’idée qu’il agisse de façon « bizarre » la nuit.
  • Si les terreurs nocturnes sont vraiment très/trop fréquentes, on pourra tenter des réveils programmés (réveiller l’enfant 10-15 minutes avant la crise si l’on arrive à déterminer les moments correspondants – ici 2 heures après l’endormissement par exemple). À réserver cependant dans les cas exceptionnels où l’enfant aurait tendance à se blesser ou dans certains cas qui présentent du somnambulisme.

___________________________________________

Quelle différence avec les cauchemars ?

Les cauchemars ont lieu plutôt en phase paradoxale, soit la deuxième partie de la nuit. Lorsqu’il pleure, l’enfant se réveille et se souvient en général de ce qu’il s’est passé. Il reconnait ses parents et s’apaise à leur contact.

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Le portage, une aide contre la plagiocéphalie

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Il y a quelques mois déjà, je me suis plongée dans les photos de mon grand et en revoyant son crâne je me suis rappelée…

Mon grand est né avec une ventouse, un accouchement long… Son crâne a subi quelques déformations, une plagiocéphalie (syndrome de la tête plate chez le nourrisson). À l’époque je ne savais pas que le fait de le porter et le laisser en motricité libre auraient contribué grandement au rétablissement de son crâne.

Son crâne, dès la maternité, semblait déformé. Une ligne apparente sur le dessus du crâne, une sorte de bosse. Le personnel médical m’assurait que son crâne se remettrait seul, mais il était convenu dès le départ que je fasse un petit tour chez l’ostéopathe. Les jours passent et son crâne se déformait, une bosse à l’avant du crâne et l’arrière qui faisait une bosse d’un côté et un côté tout plat.

Première séance chez l’ostéopathe : son crâne commençait déjà bien à se déformer et un décalage au niveau de ses yeux était également présent. L’ostéopathe que je voyais ne connaissait pas spécialement le portage, mais m’encourageait à faire en sorte qu’il ne soit jamais que d’un seul côté, m’a conseillé la motricité libre, de ne pas le laisser à plat dos toute la journée et de faire bouger sa tête à l’opposé de là où c’était plat. En parallèle je le portais beaucoup en écharpe. Par chance il a su assez tôt bouger sa tête, se retourner également sur le ventre. Je ne sais plus combien de temps ça a pris pour que son crâne se reforme correctement, mais petit à petit on voyait des changements. Je me souviens cependant que du côté où son crâne était plat, les cheveux ne poussaient pas, c’est resté ainsi un certain temps, jusqu’à un an ils ne poussaient pas à cet endroit. Nous avons fait plusieurs séances d’ostéopathie.

Devenue monitrice, j’ai appris que le portage aidait énormément dans les cas de plagiocéphalie car bébé n’est pas couché sur le dos la majorité du temps, on peut même bouger sa tête de l’autre côté. Je portais par instinct, envie, naturellement et plus tard j’apprenais donc que le portage était bénéfique aussi pour ces cas-là. C’était un bébé beaucoup porté, car très en demande et quand il ne l’était pas, il était libre au sol.

Je ne comprends pas que le personnel soignant – de là où j’ai accouché – ait pu banaliser autant ce problème. Beaucoup de parents se retrouvent désemparés une fois que bébé grandit, en voyant le crâne de leur petit bout, car les professionnels ont assuré que ça se remettrait seul. Heureusement il y a également du personnel soignant vigilant, mais c’est encore bien trop banalisé.

Il arrive des situations où le bébé doit porter un casque pour que le crâne se remette correctement.

Je ne peux que vous conseiller de rendre visite à un ostéopathe spécialiste des bébés, du portage et de la motricité libre. Essayez aussi la journée, quand vous êtes à coté, de ne pas laisser bébé sur le dos tout le temps. Quand bébé est porté, tournez sa tête régulièrement afin qu’il ne soit pas appuyé que d’un côté s’il ne le fait pas de lui-même.

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