Comment je transmets la bienveillance et l’entraide

Cet après-midi il fait bon et le soleil est au rendez-vous, alors je décide d’emmener les enfants au bord du lac. Ethan connaît le chemin et ici les voitures ne circulent pas alors je le laisse prendre de l’avance. Il a 4 ans, il court et exprime sa joie en criant, il ne passe pas inaperçu ;) En passant devant une terrasse où une dizaine de personnes discutaient en sirotant un verre, il glisse et tombe sur le sol. Dix personnes donc, voient sa chute, dix personnes entendent qu’il pleure, mais personne ne bougera. Je suis à 4 mètres de lui en train d’essayer de faire avancer son petit frère tout en portant le sac de jouets et je vois tous ces gens qui le regardent sans lui venir en aide ni esquisser un mouvement. J’attrape son petit frère et me précipite vers lui, je suis sidérée et surtout en colère de cette absence d’entraide! Je le relève, vérifie ses genoux et lance au gens qui continuent de nous observer:  » Et bien c’est fou! Tout le monde regarde, mais personne ne serait venu t’aider! ». Silence et nez qui replongent dans les verres, moi je reste avec cette sensation d’injustice et de peine.

Une fois la chute oubliée, l’écorchure soignée et la tension apaisée, je les regarde jouer en me demandant quand est-ce qu’on a perdu notre entraide naturelle? Cet élan inné qu’ont les enfants de ne pas juger une situation et de s’entraider. Alors oui il y a la vie et ses difficultés, les désillusions et le manque de soutient, mais reste ce goût d’amertume au fond de moi.

Alors je fais ma part comme le colibri

Je sème des graines de bienveillance dans la vie de mes fils. Je les élève en leur enseignant l’entraide et le respect des autres. Que ce soit les animaux, la planète ou les humains. On apprend à réduire nos déchets, on recycle, met au composteur et fabrique nos produits maison. On respecte chaque vie et on ne prend rien aux animaux non plus. Parfois je me dis que c’est une goutte d’eau dans l’océan et puis je regarde autour de moi et je me dis « Si tu ne leur apprends pas, qui le fera? »

Et puis je les regarde et je suis rassurée pour l’avenir parce qu’ils retiennent le bon et le redonnent autour d’eux. Comme quand ils disent « Bonjouuuuur » à tous les gens qu’ils croisent et font afficher des sourires sur les visages des inconnus. Quand ils font des câlins lorsque quelqu’un se fait mal en demandant « ça va? ». Quand armé d’un bâton il ramasse les déchets du parc en me disant « Je ramasse les déchets pour pas que la planète elle soit trop pourrie maman ».

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! « 

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Un pas après l’autre mes deux petits colibris. Goutte après goutte ils éteignent avec d’autres j’en suis sûre le feu de la forêt…

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Maman végétalienne de bientôt 30 ans... Deux petits boys de février 2013 et novembre 2014... Amoureuse de la nature et de l'aventure en famille... Maternante, allaitante et sur le chemin parfois difficile de la bienveillance :-)
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