Parentalité positive

Plaidoyer pour la communication non violente

J’ai déjà évoqué mon souhait de faire entrer la communication non violente à l’école. Mais je rêve que les enfants, les parents, grands-parents et tous les adultes professionnels ou non, en contact avec les enfants, se forment en CNV. Pourquoi ?

Parce que cette façon de communiquer ne va pas de soi, elle s’apprend. Il est toujours surprenant de réaliser que parler avec empathie s’apprend et à tout âge. Nous pouvons toujours progresser dans la qualité de nos relations avec les autres. « Mais moi, je suis empathique, je comprends les gens! » disent un certain nombre de personnes n’ayant pas du tout conscience que dans leurs échanges ils veulent toujours avoir raison, et que leurs jugements, reproches, critiques, enveniment bon nombre de leurs relations. Nous apprenons tout, sauf à savoir communiquer avec l’autre sans rejeter sur lui notre détresse, notre colère, notre inquiétude, notre impuissance.

Le mot « violence » dans l’appellation CNV peut heurter. « Mais moi, je ne suis pas violent dans mes relations. » Je préfère personnellement le terme de « communication bienveillante » ou « consciente ». Le plus souvent, les critiques, les piques, l’ironie sont des automatismes de pensée, inconscients. Nous ne faisons pas « exprès » de blesser l’autre, mais les faits sont là, l’autre se sent humilié et ne veut plus échanger.

La CNV est un outil fantastique de transformation personnelle et d’amélioration de la relation. Elle apporte une connaissance et une conscience de soi, permet de retrouver ce qui donne sens à nos vies.

Quand les adultes prennent le temps de s’interroger, ils constatent qu’ils se sentent heureux, enthousiastes, quand leurs relations sont harmonieuses, et qu’ils souffrent terriblement quand elles sont violentes, chaotiques. Beaucoup d’adultes s’épuisent dans des conflits familiaux, au travail, à l’école, qui laissent tout le monde K-O. Le plus souvent les relations sont envenimés par les jugements, les critiques, les reproches que nous faisons aux autres et qui ferment les échanges. Les accusations – « C’est de ta faute si je me trouve dans cet état » – nous empêchent de comprendre que les sentiments « désagréables » que nous éprouvons – « Je suis très malheureux » – sont le reflet de nos besoins profonds insatisfaits.

Par exemple, cette mère me dit : « Ma fille m’épuise, elle est infernale et je le lui dis. Elle fait des caprices sans arrêt. Comme si je n’avais pas assez de choses à faire avec mon travail, la maison à tenir, mon conjoint. » En pratiquant la CNV,elle prendrait d’abord le temps de sentir et de comprendre ce qu’elle éprouve en plus de cette sensation de fatigue. Progressivement, elle serait plus consciente d’elle-même, de sa fille et de ce qu’elle souhaiterait profondément. Elle y verrait plus clair sur la façon d’orienter sa vie. Elle pourrait alors découvrir une façon d’être qui améliorerait la situation. Elle parlerait avec des mots qui ne blessent pas sa fille, elle apprendrait à ne pas la juger ou la critiquer.

Quand cette femme parle comme cela, que ressent-elle?Elle dirait que peut-être elle se sent dépassée, surprise de voir qu’un enfant demande beaucoup d’attention et qu’elle ne s’y attendait pas du tout. Elle exprimerait sa colère contre elle-même et sa fille, puis sa déception de ne pas parvenir à avoir des relations apaisées. Ensuite, elle réaliserait qu’elle s’est perdue, oubliée et qu’elle ne vit plus comme elle le souhaiterait. Ayant pris conscience de tous ses ressentis, elle pourrait petit à petit trouver elle-même une façon de vivre qui la satisfasse profondément et qui tienne compte de ses besoins à elle, des besoins de sa fille et de son conjoint. Elle deviendrait tendre avec sa fille, à son écoute. Elle me dirait alors qu’à sa grande surprise sa femme n’est plus du tout impossible et ne fait plus de « caprices ». Dès que les adultes sont bienveillants avec l’enfant, celui-ci comme par miracle améliore son comportement et n’est plus « infernale ».

Par Catherine Gueguen – extrait de son livre « Vivre heureux avec son enfant », édition Robert Laffont

 » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill
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 » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill

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