Pourquoi mon enfant rigole quand je me fâche ?

Pourquoi mon enfant rigole quand je me fâche ?

J’ai vu cette situation revenir assez souvent dans les questions que me posaient les parents : « Pourquoi mon enfant rigole-t-il quand je me fâche? » ou plutôt lorsqu’on parle fermement, lorsque nous pratiquons déjà l’éducation bienveillante.

Beaucoup de personnes ont tendance à considérer que l’enfant se moque de l’adulte, qu’il le provoque ou encore qu’il teste les limites. Si je parle avec une personne très sérieusement et que tout d’un coup elle se met à rire, comment ne pourrais-je pas penser qu’elle se moque de moi? Aujourd’hui je vous propose d’éclaircir cette situation très souvent mal interprétée par les adultes grâce aux neurosciences.

Pour une enfance heureuse et vivre heureux avec son enfant

Comme dans beaucoup de situations au quotidien, nous avons tendance à nous méprendre sur les intentions de nos enfants. Nous avons plutôt tendance à penser que l’enfant est « mauvais », qu’il est un adulte en miniature et qu’il a la maturité cérébrale pour comprendre tout ce qu’on dit et fait. Ce n’est pas spécialement de notre faute, nous avons grandi avec cette image-là de l’enfant et cette façon de faire, sortir du schéma familial nécessite un long parcours. Aujourd’hui nous avons la chance d’avoir de façon très accessible les dernières découvertes en neurosciences grâce notamment à des personnes comme la pédiatre, formée en communication non-violente Catherine Gueguen et ses livres « Vivre heureux avec son enfant » ou « Pour une enfance heureuse » ou encore la psychothérapeute, Isabelle Filliozat avec ses livres (entre autres, car tous ses livres sont riches!) « J’ai tout essayé » ou « Il me cherche! ».

Comme je le disais, nous avons tendance à nous méprendre sur l’intention de l’enfant. Un enfant qui rit après avoir été disputé n’est pas un enfant sadique ou qui provoque, ce rire correspond à la peur qu’il ressent face à son parent mais aussi à la gêne qu’il ressent, car il sait très bien qu’il est « en tort ».

Comment faire alors?

Prenons l’exemple d’un frère qui a tapé son petit frère car celui-ci a pris son jouet favori. Que faire dans cette situation ?

Une crise de colère chez le jeune enfant peut provoquer chez lui de la peur fasse à ce qu’il ressent, ce qu’il vit. Je propose dans un premier temps de le rassurer, de l’aider à nommer ce qu’il ressent (vous pouvez lui donner des livres sur les émotions, mettre en place des outils pour qu’il puisse apprendre les différentes émotions et il arrivera plus facilement à les reconnaître, à les nommer), accueillir cette réaction émotionnelle avec empathie, de la même façon que nous le faisons habituellement.

Encourager l’enfant à libérer cette tension en lui

Au lieu de la garder et la refouler, grâce notamment à des outils comme : l’expression corporelle, sauter, pleurer, avoir un câlin (ocytocine, remplir son réservoir…), chanter la comptine « quand je suis énervé » inspiré de la communication non-violente, dessiner ce qu’il ressent, respiration, relaxation, etc…

En tant que parents, nous aimerions que nos enfants se dépêchent et parviennent maintenant à l’ultime stade de leur développement, celui où on est capable de mettre des mots sur ce que l’on ressent. Chaque chose en son temps ! – Lawrence Cohen

Le punir, lui crier dessus ne servira strictement à rien et ne fera en rien évoluer positivement la situation.

Être parent n’est pas un jeu d’enfant

Oh non, cela nécessite beaucoup de patience et d’écoute empathique mais si vous êtes ici, en train de me lire c’est que vous êtes en bonne voie, et vous y arriverez !

Un dernier conseil avant le clap de fin, si vous avez tendance à réagir de manière impulsive, prenez soin de vous en faisant un travail sur vous-même, en soignant votre passé. Ce « petit rien » réveille pourtant beaucoup de choses en vous comme des émotions refoulées créant des nœuds ayant besoin d’être défaits. Si vous êtes sur le point de craquer, soulagez la situation ! Avec mes enfants, nous faisons des « concours » de rire, nous gloussons jusqu’à ce qu’on rigole franchement. Le rire est une thérapie qui possèdent beaucoup de vertus.

Ne cessez pas de croire en vous et en vos capacités !

Nos articles sur la parentalité positive c’est par ici

N’hésitez pas à posez vos questions en commentaire ci dessous sur la parentalité positive, sur les problèmes rencontrés avec votre/vos enfants.

Justine

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill