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Périnatalité

Twilight Sleep : La façon brutale dont les femmes donnaient naissance dans les années 1900.

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Twilight Sleep : La façon brutale dont les femmes donnaient naissance dans les années 1900.

Pendant des siècles, les femmes ont demandé et cherché à avoir de l’aide pour les soulager des douleurs de l’accouchement.

Jusque dans les années 1800, la plupart des femmes accouchaient chez elles avec l’aide d’une autre femme et de la sage-femme locale. Dans l’ensemble, les femmes supportaient la douleur de la procréation comme une part du lot de leur vie. L’anesthésie pendant l’accouchement devint plus populaire dans les années 1850 après que la Reine Victoria eut utilisé de l’éther pendant le travail.
A cette époque, anesthésier voulait dire utiliser n’importe quelle drogue qui mènerait à la perte de connaissance; quant à la dose autant dire autant que nécessaire pour y arriver. A peu près 70 ans plus tard, un nouveau type d’anesthésiant devint le choix des accouchements… Le sommeil crépusculaire ou Twilight sleep.

Qu’est-ce que c’est ?

Le Twilight Sleep en anglais ou encore le Dammerschlaf, comme il était appelé par les docteurs allemands qui l’utilisaient dans leurs cliniques, était une drogue qui soulageait la douleur mais qui effaçait également le souvenir de la naissance par la même occasion.

Comment le Twilight Sleep est il devenu populaire?

A l’origine, le Twilight Sleep était accueilli avec scepticisme et n’était pas la méthode favorite des autres physiciens de l’époque; en particulier les américains.

Les dangers et les effets secondaire sévères des drogues qui étaient utilisées étaient cités comme les raisons pour lesquelles elles ne devraient plus être utilisées durant les accouchements.

Quoiqu’il en soit, les femmes en bonne santé voyageaient jusqu’à la clinique allemande pour se faire administrer ce « remède miracle » attirées par l’idée d’une « naissance sans souffrance ».

Au fil du temps, les docteurs qui l’utilisaient en expérimentation affinèrent leurs méthodes. Lorsque cela s’est su, en 1914, deux journalistes américains se rendirent en Allemagne afin de réaliser un reportage sur le sujet pour un magazine féminin populaire.

L’article décrivît le luxe fournit au sein de la clinique, les docteurs pleins de compassion et bien sûr, le plus important, comment les femmes dormaient pendant la mise au monde. Le sujet était présenté comme une découverte miraculeuse. Ceci arrivait à l’époque du mouvement des Suffragettes et mis en place un appel à l’action pour les néo féministes en Amérique.

Les femmes demandaient le droit d’accès au Twilight Sleep.

L’association nationale pour le Twilight Sleep était formée et commença une vaste campagne exigeant que les docteurs aux États Unis adoptent la pratique du Twilight Sleep durant l’accouchement. Le fait que la drogue ait été rejetée par les docteurs Américains pendant plus d’une décennie était pour elles insignifiant. Les femmes étaient encouragées à se lever contre l’oppression masculine des docteurs qui refusaient l’accès à ce miracle et le dissimulaient.

Des femmes connues ainsi que certains éminents docteurs prirent partie pour la cause et la pression de la demande ne se fit pas attendre. L’énorme pression publique et la perte potentielle de clients poussa de nombreux docteurs à proposer le Twilight Sleep. Les hôpitaux mirent rapidement en place des unités spéciales de maternités répondant aux besoins des femmes qui voulaient cette drogue.

Quelles drogues étaient utilisées dans le twilight sleep ?

Deux drogues étaient combinées pour produire le Twilight Sleep: la morphine et la scopolamine.

La morphine est un dérivé de l’opium. Elle a été développée et testée les premières fois au début du 19e siècle par un assistant de pharmacien allemand. Elle agit sur le système nerveux central en soulageant les douleurs.

La scopolamine est un composé dérivé des solanacées, elle plonge les patients dans un état de semi conscience et cause l’amnésie (incapacité de se souvenir des événements récents).

En utilisant la combinaison de ces deux drogues, les femmes s’endormaient et se réveillaient ensuite invalide, incapable de se souvenir de quoique ce soit de leur accouchement. Pour elles c’était « sans douleurs » car elles n’avaient aucun souvenir de ce moment.

Quels en étaient les effets ?

Ne pas se souvenir de la douleur du travail ne signifie pas nécessairement qu’il n’y ait pas eu de douleurs. La scopolamine causait la perte de leurs inhibitions chez les femmes, ainsi que la perte de conscience de ce qu’il leur arrivait. La petite dose de morphine utilisée ne soulageait pas vraiment la douleur mais était plutôt utilisée pour son côté psychotique et contribuait à la desinhibition des femmes.

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De nombreuses femmes se vautraient par terre, se frappaient la tête contre les murs, se griffaient ou griffaient le personnel, et criaient sans cesse. Elles pouvaient aussi être attachées à leurs lits, chevilles et poings liés, ou encore en camisole de force. Elles étaient toujours aveuglées par un chiffon enroulé autour de leurs têtes afin d’éviter toute lésion.

Elles pouvaient aussi être mises dans des « caissons de travail », des berceaux comme des lits afin de prévenir les chutes sur le sol. Parfois elles demeuraient là, sur les lits, attachées à crier, toujours baignant dans leur propre vomi et pertes autant de temps que nécessaire pour que le travail finisse enfin…

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Les nourrissons étaient aussi significativement affectés par l’usage du Twilight Sleep. La drogue passait le placenta et agissait sur leur système nerveux central. Ils venaient au monde drogués et incapable de respirer normalement. L’image assez connue de bébés tenus à l’envers et recevant des claques sur les fesses vient de cette période, celle où les docteurs tentaient de redonner vie à ces nouveaux nés comateux.

Que s’est-il passé aux Etats-unis ?

Les femmes qui ont eu recours au Twilight Sleep aux États Unis n’ont probablement pas eu la même expérience que les riches femmes qui étaient traitées en Allemagne.

La clinique allemande avait beaucoup de succès à son actif; principalement dus au programme de traitements plus ciblés mis en place. Une femme riche pouvait rester à la clinique pendant un mois avant son terme, ainsi l’équipe médicale pouvait déterminer qu’elle serait la bonne dose de scopolamine pour elle.

Quand le travail commençait, son médecin restait à ses côtés et la plaçait sous monitoring dès la première dose de Twilight Sleep, lui faisait passer des tests de mémoire toutes les 30 minutes et ajustait le dosage en fonction de son état. Elle avait des couvertures sur son lit, et portait des lunettes teintées et même des protections auditives pour éviter la surstimulation. Ensuite, la nouvelle mère se réveillait sans aucun souvenir de la naissance et restait dans sa chambre privée pendant un mois.

Ce protocole de traitement raffiné était très rarement vu dans les hôpitaux américains. Les médecins américains visitaient les cliniques allemandes, observaient plusieurs accouchements puis retournaient à leurs pratiques chez eux. Il étaient alors comme « formés au Twilight Sleep » malgré qu’il était bien recommandé une formation de 3ans pour apprendre correctement la technique.

Le nombre considérable de femmes demandant le Twilight Sleep aux États Unis poussa également de nombreux médecins à rogner sur les dépenses en le mettant en place et descendaient les arguments de ceux qui étaient contre la pratique.

Les médecins commencèrent à donner la même dose de Twilight Sleep à toutes les femmes au lieu du dosage personnalisé donné dans les cliniques allemandes. Les infirmières qui n’étaient pas entraînées à l’usage du Twilight Sleep observaient le travail des femmes durant l’accouchement et le docteur venez seulement lorsque la naissance était imminente. Les maris étaient bannis de la salle de travail. Seul le personnel médical de assistait aux effets traumatisants de la drogue.

La fin d’une ère

En 1915, un an après le début de l’engouement pour le Twilight Sleep, Francis Carmody, une des plus grand supporter de la drogue, mourût en donnant naissance à son troisième enfant sous l’influence de la drogue. Son médecin et son mari nièrent le fait que la drogue ait causé sa mort, mais la demande pour le miracle de la « naissance dans douleur » diminua. Malgré cela, le Twilight Sleep continuait à être utilisé sur les femmes jusqu’au milieu du siècle, jusqu’à ce que les femmes commencent à se rappeler de leurs expériences. Les infirmiers ainsi que d’autres personnes ayant assisté aux traumatisantes « naissances sans douleur » ont également pris la parole et un rapport fut publié dans le célèbre « Ladies Home Journal » en 1958. Ces histoires choquantes de délire et de femmes se blessant elles-mêmes on valu à la pratique de tomber en disgrâce.

Au début des années 1970, il n’était plus courant pour les femmes d’être anesthésiées au point de perdre conscience pendant que leurs nourrissons étaient retirés énergiquement de leurs corps à l’aide de forceps. Le mouvement pour la naissance naturelle commençait, mais la culture de l’accouchement avait déjà été altérée. Grâce à l’avènement du Twilight Sleep, l’accouchement n’était désormais plus le domaine des femmes à la maison mais il était tombé sous le contrôle des hôpitaux et des médecins.

Un article traduit par Nadia, membre de l’équipe oummi-materne.com
Article original : « Twilight Sleep – The Brutal Way Some Women Gave Birth In The 1900s »

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Périnatalité

Infertilité, un sujet qui ne doit pas être tabou

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Enfant, tu idéalises ta vie de futur parent. En grandissant, tu découvres comment on fait les bébés et ça semble si simple. Mais dame nature dicte sa loi et faire un enfant parfois n’est pas si simple…

Ne pas se sentir seul, échanger, se soutenir permet d’affronter ce cataclysme qui te dévaste quand tu apprends qu’avoir un enfant ça ne sera pas aussi simple qu’un rapport sexuel.

Quand tu bascules dans la procréation médicalement assistée, tu découvres un vocabulaire médical que tu ne soupçonnais même pas. Tu découvres ton corps dans les moindres détails, mais tu souffres de ne pas enfanter comme 90% des autres couples.

Ce qui est le plus dur dans ce parcours quand on y réfléchit bien, ce n’est pas tant le côté ultra médicalisé pour la conception de ton ou tes chers enfants, mais les blessures morales et psychologiques que tu vas vivre pendant tous ces mois ou ces années de combat.

Les couples qui t’entourent qui arrivent à concevoir pour qui, évidemment, tu es heureux, mais qui remue un peu plus le couteau dans la plaie. Les conversations des autres parents qui se plaignent des dernières « bêtises » de leurs enfants, mais qui te laissent pensif en imaginant que toi aussi tu aimerais vivre ça. Chaque ventre rond, poussette te renvoie à cette souffrance que tu vis.

La nature n’est pas toujours juste, surtout quand elle s’attaque à ce désir de parentalité, c’est un tsunami dans ta vie qui s’installe.

Sache que tu n’es pas seul, environ 10% des couples souffrent d’infertilité

Et aujourd’hui de nombreux blogs, sites, forums.. te permettront de trouver des réponses à tes questions, d’y lire des témoignages et d’y trouver du soutien.

Si tu as envie de laisser un message d’espoir, raconter ton parcours, nous serons ravis de diffuser ton message pour soutenir ce couple sur 10 que la nature a laissé tomber.

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Actualité

Manger des dattes facilite-t-il le travail ?

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Quand il s’agit de l’accouchement, nous voulons toutes avoir un travail naturel, court et facile. Heureusement, nous pouvons faire un certain nombre de choses pour nous aider à atteindre cet objectif, par exemple:

  • Choisir une maternité respectueuse, une sage-femme avec qui on se sente épaulée, soutenue dans ses projets.
  • Préparer un projet de naissance
  • Se faire accompagner par une doula (accompagnante à la naissance)
  • Une bonne préparation à la naissance : yoga, sophrologie, haptonomie, auto-hypnose, chant prénatal, travaux de visualisation positive…
  • Se renseigner sur la physiologie de l’accouchement
  • Prendre conscience de ses facultés à enfanter, croire en soi, en son corps. Se faire confiance.
  • Accompagner la douleur par tout ce qui pourra la soulager : positions, faire des vocalises dans les sons graves sans retenue, lâcher prise, bien respirer, prendre un bain chaud, visualisation positive, bouger…
  • Se préparer pendant la grossesse grâce à certaines lectures, comme : « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » – « Accoucher par soi-même » – « Une naissance « 

Lire: 15 conseils de mamans ayant accouché sans péridurale

Et maintenant, vous pouvez ajouter une chose à votre liste: consommer des dattes!

Mangez des dattes pendant la grossesse pour faciliter l’accouchement

L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude sur 69 femmes consommant 6 dattes par jour pendant 4 semaines avant leur date estimée d’accouchement, contre 45 femmes qui n’en consommaient aucune. Il n’y avait pas de différence significative dans l’âge gestationnel, l’âge et la parité entre les deux groupes.

Les femmes qui ont consommé des dattes avaient une dilatation cervicale moyenne significativement plus élevée à l’admission que l’autre groupe, et une proportion significativement plus élevée de membranes intactes (83% vs 60%). Le travail spontané s’est produit chez 96% de celles qui ont consommé des dattes, comparativement à 79% des femmes du second groupe. L’utilisation de prostin / ocytocine était significativement plus faible chez les femmes qui consommaient des dattes (28%), comparativement aux femmes n’ayant consommé aucune datte (47%). La phase latente moyenne du premier stade du travail était plus courte chez les femmes qui consommaient des fruits de dattes que chez le second groupe (510 min contre 906 min).

Les chercheurs ont conclu que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine, et a produit un résultat au niveau de l’accouchement plus favorable, mais non significatif.

Une étude réalisée en mars 2017 a confirmé toutes les conclusions initiales. Les auteurs de cette étude ont conclu :

Il a été démontré que la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant.

Alors, pourquoi manger des dattes pendant la grossesse aide-t-il les mamans?

Les chercheurs ont découvert que les dattes ont un effet semblable à l’ocytocine produit naturellement par le corps, ce qui entraîne une sensibilité accrue de l’utérus. Il aide également à stimuler les contractions utérines et réduit l’hémorragie post-partum comme le fait l’ocytocine. Ils ont également constaté qu’elles contiennent de nombreux avantages nutritionnels pour les mamans enceintes.

Les dattes contiennent des acides gras saturés et insaturés tels que les acides oléique, linoléique et linolénique, qui sont impliqués dans l’économie et la fourniture d’énergie et la construction des prostaglandines. De plus, la sérotonine, le tanin et le calcium des fruits de datte contribuent à la contraction des muscles lisses de l’utérus. La datte a aussi un effet laxatif qui stimule les contractions utérines.

Les dattes contiennent également:

  • Des sucres naturels (fructose) qui se décomposent facilement dans le corps et n’élèveront pas le taux de sucre dans le sang, mais offriront une énergie élevée, ce qui rend les dattes pendant la grossesse ou le travail un excellent choix.
  • Fibres – Vous aident à rester rassasié, soulagent la constipation et diminuent le risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie.
  • Potassium  – Un des meilleurs électrolytes. Il aide à maintenir l’équilibre eau / sel qui aide à réguler la tension artérielle.
  • Magnésium  – Maintient la santé musculaire et aide à soulager les spasmes musculaires et les crampes pendant la grossesse.
  • Folate  – Avoir assez de folate assurera que la moelle épinière de votre bébé mûrit correctement, en évitant les défauts du tube neural.
  • Vitamine K – maintient la coagulation du sang et la santé des os.

Quand dois-je commencer à manger des dattes pendant la grossesse?

Dans l’étude mentionnée ci-dessus, les femmes enceintes ont commencé à manger des dattes quatre semaines avant leur date d’échéance prévue. En d’autres termes, à 36 semaines de grossesse,  elles ont commencé à manger six fruits par jour.

Bien sûr, vous pouvez commencer à manger des dattes plus tôt dans votre grossesse si vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que les dattes sont riches en sucre, donc si vous avez des problèmes de glycémie ou si vous vous inquiétez de streptocoque du groupe B, allez-y doucement sur eux au début de la grossesse. Mais, par tous les moyens, commencez à manger 6 dattes par jour à partir de 36 semaines!

Comment manger des dattes pendant la grossesse

Les dattes sont une collation saine et délicieuse, alors comment pouvez-vous les ajouter à votre régime alimentaire? En fait, c’est assez facile car elles sont douces comme des bonbons.

  • Au petit-déjeuner, optez pour un bol de flocons d’avoine accompagné de dattes ou même du porridge aux dattes.
  • Ajoutez des dattes dans vos recettes pour remplacer le sucre.
  • Vous pouvez remplacer la pâte à tartiner industrielle par une pâte à tartiner fait maison à base de dattes et cacao : recette
  • Dans la vinaigrette maison pour la sucrer
  • Vous pouvez vous faire des petites douceurs en fourrant les dattes : amandes, noix, chocolat noir…
  • Pour une petite collation, vous faire des barres de céréales dattes et noix : recette
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Actualité

8 méthodes étranges et historiques de détection de la grossesse

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Depuis l’aube des temps, les gens ont essayé de trouver des moyens de détecter une grossesse précoce avant que les signes physiques commencent à se manifester. Bien que vous puissiez être familier avec le test de grossesse sous forme de bandelette hCG qui est couramment utilisé aujourd’hui, l’histoire du test de grossesse est plutôt fascinante. Au cours des âges, différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour déterminer si une femme était enceinte, dont certaines peuvent sembler assez étranges pour les personnes vivants dans ce monde moderne.

Le test du blé et de l’orge

L’un des premiers, sinon le plus ancien, tests de grossesse à domicile est venu de l’Egypte ancienne. En 1350 avant notre ère, on conseillait aux femmes d’uriner sur des graines de blé et d’orge pendant plusieurs jours; si le blé germait, elle attendait une fille et si l’orge poussait, ça serait un garçon. Si aucun des deux ne germait, elle n’était pas enceinte.

La chose la plus intéressante à propos de ce test est qu’il a effectivement fonctionné: En 1963, un laboratoire a expérimenté le test de blé et d’orge et a constaté que dans 70% du temps, l’urine des femmes enceintes faisait germer les graines, tandis que l’urine des femmes non-enceintes et celles des hommes ne faisaient pas germer les graines.

Le test de l’oignon

Alors que les anciens Égyptiens utilisaient une méthode à base de blé et d’orge, les Grecs anciens semblaient avoir une compréhension assez floue de l’anatomie. Les deux papyrus médicaux égyptiens et Hippocrat – reconnu comme le père de la médecine – ont suggéré qu’une femme qui soupçonnait être enceinte devait s’insérer un oignon ou un autre légume bulbeux à forte odeur dans son vagin pendant toute une nuit. Si son haleine sentait l’oignon le lendemain matin, elle n’était pas enceinte.

Cette méthode était basée sur l’idée qu’une femme qui n’est pas enceinte avait un utérus ouvert, et le parfum de l’oignon flottait jusqu’à sa bouche. Si elle était enceinte, son utérus était fermé, donc pas d’odeur buccale.

Le test du verrou

À mesure que nous avançons dans les années 1400, les tests de grossesse ont commencé à devenir de plus en plus superstitieux. Un excellent exemple est le test du verrou, qui a été écrit dans « The Distaff Gospels », une collection de médecine traditionnelle féminine. Si une femme croyait être enceinte, on lui demandait de prendre un verrou, ou une clé métallique et de le placer dans un bassin. Puis elle devait uriner suffisamment pour immerger complètement le verrou et le laisser là pendant trois à quatre heures. Si, une fois enlevé, le contour du verrou était encore visible, elle était enceinte.

Cela a probablement quelque chose à voir avec l’acidité altérée dans l’urine d’une femme enceinte, mais ce n’est pas quelque chose de véritablement fiable.

Les « Prophètes » du pipi

Dans les années 1600, l’examen urinaire pour déterminer la grossesse d’une femme était limité aux experts. Une vague de « prophètes du pipi » autoproclamés ont affirmé qu’ils pouvaient déterminer si une femme était enceinte ou non avec la couleur et les caractéristiques de son urine. Certains ont également mélangé de l’urine avec du vin et ont observé les résultats. Un test qui aurait pu connaître un certain succès, étant donné que l’alcool peut réagir aux protéines présentes dans l’urine d’une femme enceinte.

Bien sûr, ces soi-disant experts ne limitaient pas leur divination aux femmes enceintes; ils pouvaient aussi, en examinant l’urine, déterminer si le propriétaire de l’urine souffrait d’une maladie.

Regarder dans les yeux

Au fur et à mesure que la science médicale progressait, de plus en plus de médecins essayaient de consolider leurs théories sur ce qui arrivait exactement au corps d’une femme lorsqu’elle était enceinte. L’une des tentatives les plus étranges en matière de prédiction de la grossesse est venue de l’ophtalmologiste français Jacques Guillemeau au XVIè siècle. Le médecin prétendait que les yeux étaient la fenêtre du corps et de l’âme, disant que vous pouviez diagnostiquer toutes sortes de choses simplement en les regardant. Selon Guillemeau, dès le deuxième mois de grossesse, les yeux de la femme semblent profonds, ses pupilles rétrécissent et des veines enflées apparaissent dans le coin de l’œil.

Bien qu’il y ait des changements oculaires au cours des neuf mois de la grossesse, ils ne peuvent pas être observés si facilement à l’œil nu.

Le test du ruban

Un autre test du 17ème siècle douteux, impliquant beaucoup d’urine, cette méthode était étrange et compliqué. Une femme qui pensait être enceinte allait voir un médecin et faisait pipi dans un bassin. Le médecin faisait tremper un ruban dans l’urine jusqu’à ce qu’il soit saturé, puis il le retirait et le faisait sécher. Une fois sec, il le plaçait devant le visage de la femme et le faisait prendre feu. Si l’odeur du tissu brûlé par l’urine la rendait nauséeuse, elle était considérée comme enceinte.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune validité scientifique à celui-ci, du tout.

Le test du lapin

Dans les années 1920, deux scientifiques allemands, Selmar Aschheim et Bernhard Zondek, ont déterminé qu’il y avait une hormone spécifique présente dans l’urine des femmes enceintes qui semblait être liée à la croissance des ovaires; nous la connaissons maintenant en tant qu’hormone chorionique gonadotropeou hCG. Ils ont compris cela en injectant l’urine de femmes enceintes dans un premier temps, à des souris sexuellement immatures, ce qui induirait le développement ovarien. La plupart du temps, l’urine des femmes enceintes faisait grossir leurs ovaires, une indication certaine de la présence d’hCG. Quand la procédure a commencé à voir un usage public étendu au milieu des années 1940, les médecins ont commencé à utiliser des lapins.

Bien que le test était assez précis, il avait ses inconvénients: pour examiner les ovaires du lapin, il fallait tuer le lapin.

Le test de la grenouille

Même si cela fonctionnait sur le même principe que le test du lapin, celui-ci était en fait un peu « meilleur »  dans le sens où au moins l’animal restait vivant à la fin de celui-ci.

À la fin des années 1940, les scientifiques ont utilisé des grenouilles à griffes sud-africaines, un petit amphibien souple qui réagissait fortement à l’hormone chorionique gonadotrope présente dans l’urine d’une femme enceinte. Après une injection dans leur sac lymphatique dorsal, une grenouille femelle pondra des œufs en réponse dans les 12 heures.

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