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Les préjugés qui entourent le monde du portage physiologique

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Les préjugés qui entour le monde du portage physiologique

Aujourd’hui j’écris un article qui me tient à coeur. Depuis que je porte mon fils (depuis sa naissance) et que je suis dans le monde du portage je vois toutes sortes de préjugés qui se font autour du portage. J’ai pu être confronté directement à toutes sortes de remarques.

Beaucoup pense que le portage n’est qu’un phénomène de mode récent, hors le portage est ancestral. En Occident nous portions également. C’est une chose naturelle de porter son enfant, nos sociétés ont juste perdu cette pratique. Le portage recommence de plus en plus à être pratiqué, ceci n’a rien à voir avec un phénomène de mode, mais plutôt un retour aux sources. Comme je l’ai déjà écrit, un bébé aime et est fait pour être porté. D’ailleurs, il n’y a qu’à observer son réflexe d’agrippement, comment il se met naturellement contre son porteur pour constater que c’est une chose innée.

Quand on porte son enfant on peut à la fois soulever des regards d’admiration, de curiosité ou d’incompréhension.

Voici quelques remarques auxquelles j’ai pu être confrontée et quelques réponses que j’ai pu donner.

La liste n’est pas exhaustive.

«  Mais vous allez l’étouffer, le portage c’est dangereux » : – Faux. Le portage n’est pas dangereux à partir du moment où les règles de sécurité sont respectées, les voies respiratoires bien dégagées .

«  Il marchera tard, ne sera pas autonome » : – Encore une fois faux ! Chaque enfant à son rythme, mais on constate souvent que le portage éveil l’enfant, le rend souvent autonome car il est sécurisé et cela l’aide dans sa motricité. Un bébé porté marche souvent tôt (la moyenne de la marche se trouve autour de 15 mois).

Lire: Saviez-vous que le portage améliore le développement psychomoteur ? 

«  Il va s’habituer au bras, à être porté » : – Un bébé à BESOIN « des bras », d’être porté. Nous vivons juste dans une société qui diabolise le fait qu’un bébé « s’habitue » aux bras. Une société qui nous fait penser (et ce conseil se transmet de mère en fille généralement) qu’un bébé doit prendre son envol dès la naissance, faire ses nuits le plus tôt possible. Je vous rassure, on ne voit pas d’adolescent encore porté, un enfant grandit et se passe des bras à son rythme et non au rythme de notre société. Chaque enfant est différent, mais tous se passent des bras quand leurs besoins sont comblés, et au final bien assez vite.

«  regardez comme votre bébé est mal, il pleure, il serait mieux en poussette » : – Faux. Un bébé pleure que ce soit en poussette ou porté tout simplement car c’est un moyen de communication ; il peut être fatigué, avoir faim, être trop stimulé.

«  il peut tomber » : – Faux. Si le nouage est bien fait bébé ne peut pas tomber. Il existe de nombreuses techniques de nouage, tout est parfaitement étudié pour que l’enfant soit en sécurité, ne puisse pas tomber et soit bien maintenu.

«  vous allez avoir mal au dos » : -Ce n’est pas une vérité non plus. On peut avoir effectivement mal au dos, mais cela peut être lié à un problème bien avant le portage (le mal de dos est une chose répandue dans nos sociétés) ou tout simplement le système de portage utilisé, voire même le nouage qui ne convient pas, ce qui fait que cela tire sur le dos. Mais le portage ne fait pas mal au dos, en général le dos se muscle en portant bébé, plus bébé grossit et plus le dos se muscle également. Bien entendu, certains problèmes de dos peuvent empêcher momentanément le portage. J’ai des problèmes de dos bien avant de porter, mais le portage ne fait pas mal au dos quand le nouage est adapté.

«  le portage c’est seulement pour les bébés , on ne doit pas porter les bambins » : -Le portage c’est personnel, chaque porteur fait en fonction de ce qui lui convient. Certains portent un court temps, d’autres plus longtemps. Le portage n’est pas limité aux tout-petits bébés, un bambin peut avoir envie/besoin d’être porté car trop fatigué pour marcher longtemps. On prend bien la poussette avec un enfant de 3 ans, alors quelle différence? Ils sont souvent très peu portés et en général sur du court terme, mais cela leur permet de se reposer.

Je n’ai pas mentionné les remarques vraiment déplacées qui me passent au-dessus. Il est important de noter qu’il existe aussi des personnes vraiment attendries par le portage et qui vous font part de douces paroles.

Et vous, avez-vous déjà subies ce genre de remarques ? Des anecdotes à nous raconter ?

Credit photo: Getty Images/iStockphoto – lexpress.fr

Je suis Mélanie, monitrice de portage dans les environs de Grenoble, maman d'un garçon de bientôt 4 ans et d'une petite de 7 mois . Je me suis formée au portage par passion et par envie de le transmettre . Je l'ai découvert à la naissance de mon fils, et je ne l'ai plus quitté . Je suis convaincue que le portage offre à son enfant et à soi même de magnifique moment, du lien, de la confiance en soi . Vous pouvez faire un petit tour ici : portedubonheur.wordpress.com

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2 Comments

2 Comments

  1. Nadège

    7 mars 2018 at 10 h 48 min

    Bonjour,
    déjà merci de creer ce site qui , je trouve est une véritable mine d’or et de conscience.
    Question peur n°1 : J’ai l’impression que l’enfant ne peut pas bouger dans l’écharpe, comme engoncé contre le parents (à l’inverse de la poussette ou il peut se mouvoir librement) ?

    Merci !

    • Melanie

      7 mars 2018 at 12 h 11 min

      Bonjour ,
      Le portage physiologique respecte tout à fait le corps de bébé , de ce fait il est libre de ses mouvements . Un bébé aime être contenue , en position naturelle contre le porteur . Quand nous portons bébé que ce soit à bras ou en écharpe , bébé est dans une position qu’il a naturellement , dans l’écharpe nous plaçons bébé de manière à ce que ses mains lui soient accessibles , sa tête n’est pas bloqué , il peut donc l’a bouger , et plus il grandit et plus il bougera . On veille à bien respecter justement sa position naturelle .

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Comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

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Le choix des chaussures est un vrai casse-tête pour tous les parents. Que choisir parmi tous ces rayons ?

La croyance populaire veut qu’on achète pour son enfant des chaussures tenant bien la cheville, avec une semelle bien épaisse et rigide. Peut-être même que l’un de vos enfants n’y a pas échappé? En tout cas, chez moi ça a été le cas. Mais en toute franchise, je voyais mon enfant déambuler comme un automate,ça semblait franchement inconfortable et lourd aux pieds. Il y a encre (très) peu, je pensais même que les chaussures souples étaient importantes pour les bébés débutants la marche et après cela ce n’était plus important.

Choisir la première paire de chaussures est le plus compliqué je pense, mais la galère ne s’arrête pas là puisque ces petits loups grandissent tellement vite… Quels sont les critères à connaître pour acheter de bonnes chaussures à ses enfants ? Je vous dis tout !

Privilégiez au maximum le pied nu

S’il y a bien une chose à savoir, c’est que le pied nu est le meilleur des chaussages. On ne commence à chausser les enfants qu’à partir du moment où ils marchent et seulement quand ils en ont besoin.

Il y a un peu plus de deux ans, j’écrivais un billet appelé « Laissez vos enfants évoluer et marcher pieds nus » dans lequel j’explique qu’il est important pour l’enfant d’être laissé évoluer au maximum pieds nus, et ce pour plusieurs raisons :

La première : plus les pieds sont libres, plus les muscles peuvent travailler, contrairement aux pieds tout étriqués dans des chaussures. De plus, cela leur permet aussi de développer les muscles et les ligaments du pied, tout en améliorant la posture de l’enfant.

La deuxième : quand les bébés commencent à ramper ou marcher, l’ensemble des muscles se constituent et la voûte plantaire se met en place. Les pieds peuvent recevoir beaucoup plus d’informations tactiles qu’avec des chaussures, comme : le paillasson qui picote, le carrelage dur et froid ou un parquet dur et lisse. Ces informations remontent au cerveau et aident bébé à adapter sa posture afin de trouver ses appuis et son équilibre.

Au besoin, il existe des chaussons en cuir ou tissus souples ou encore opter pour des chaussettes antidérapantes. → Une vente privée hyper intéressante par ici

Le moment étant là, comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

On oublie les chaussures de ski version enfant et on privilégie une semelle fine et ultra-souple (sur toute la longueur de la semelle) afin que, comme pieds nus, il puisse continuer de ressentir tous ses appuis sans aucune gêne.

Les critères à prendre en compte avant tout achat

Avant de vous précipiter au magasin le plus proche, je vous invite à prendre connaissance de plusieurs points très importants :

  • Armez-vous de votre mètre de couture et mesurez les deux pieds en appui (longueur ET largeur) de votre enfant afin de définir son type (fin, moyen, large) et la pointure qu’il conviendra de prendre.

  • Les enfants poussant comme des champignons, il faut choisir une semelle avec une marge à peine plus grande. L’idéal est d’avoir une marge entre +0,8 à 1,2cm, afin que bébé puisse étaler son pied et dérouler ses orteils.
  • La cheville n’a pas besoin d’être maintenue, car elle est suffisamment solide. En la contraignant dans une chaussure rigide et serrée, vous allez lui faire perdre cette souplesse si importante dans l’équilibre.
  • Une chaussure souple doit pouvoir se plier en longueur ET en largeur facilement, sans voûte plantaire, sans talon rigide et sans tige haute.

Où acheter ?

On peut trouver des modèles souples un peu partout : La Halle, Gemo, Chaussea, Besson…. N’ayez pas peur de les manipuler, les plier en longueur et largeur.

Sources :

Presque pieds nus : Chaussures Et Chaussons Souples : énormément d’informations et de ressources

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Les terreurs nocturnes : que faire ?

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Il est 22h15, votre petit amour dort depuis deux bonnes heures quand soudain il se réveille en hurlant. Vous vous précipitez à son chevet, croyant à une douleur quelconque, ou une grosse frayeur (peut-être un cauchemar ?) Mais vous avez beau lui parler, tenter de le rassurer, rien n’y fait. Il continue de pleurer à grands cris, il vous rejette. Vous n’y comprenez rien, tentez de le prendre dans vos bras, mais là il vous tape carrément. Vous lui chuchotez à l’oreille, posez la main sur son dos, il pleure, il crie, il semble complètement insensible à votre présence, comme s’il ne vous reconnaissait pas… Puis là d’un coup, il s’allonge et se rendort paisiblement – au contraire de ses parents qui vont restés bloqués sur « Qu’a-t-il bien pu se passer ? » Le lendemain, comme si de rien n’était, il ne se rappelle de rien. Ça a pourtant bien duré 20 minutes !

Félicitations ! Vous venez d’expérimenter votre première « TERREUR NOCTURNE »

(Je ne saurais dire si le mot « terreur » fait référence à celle de l’enfant ou du parent…)

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Le Docteur Rosa Jové, pédopsychiatre espagnole, spécialiste du sommeil chez l’enfant, dans son livre « Dormir sans larmes » nous explique que :

Les terreurs nocturnes se manifestent pendant la première partie de la nuit, car il s’agit d’une perturbation de la phase de sommeil profond qui se déroule surtout pendant les premières heures de la nuit.

Il faut avant tout comprendre l’organisation du sommeil. Chez l’enfant et l’adulte, la nuit consiste en un enchaînement de cycles (d’une durée variable pour chacun de nous), eux-mêmes constitués de plusieurs phases de sommeil, allant de l’état de veille au moment de l’endormissement, jusqu’au sommeil profond, puis au sommeil paradoxal. Les durées d’un cycle ne changent pas pour un même individu, mais la durée des phases qui le constitue peuvent varier. La première partie de la nuit sera plutôt consacrée aux phases de sommeil profond, alors que durant la seconde partie de la nuit ce sont les phases de sommeil paradoxal qui seront plus importantes.

Chez le jeune enfant, de 6-7 mois jusque 5 ou 6 ans, durant la première partie de la nuit, la dernière phase de sommeil profond sera plus importante (le sommeil plus profond) que celle d’un adulte.

À la suite de cette phase de sommeil très profond commence une phase de sommeil plus léger.

  • Les terreurs nocturnes se déclenchent lorsque la phase précédente est si profonde que le sommeil a du mal à s’alléger suffisamment le moment venu.

On parle en fait d’un mécanisme d’agitation motrice qui aidera à sortir d’un sommeil trop profond quand la procédure « normale » ne suffit pas.

Le Dr Jové précise que ces « troubles » sont probablement dus à un manque de sommeil de l’enfant (s’il ne s’est pas assez reposé dans la journée entre autres). Il aura alors un sommeil particulièrement profond.

Du coup, que fait-on ?

Si effectivement vous vous rendez compte que ces phases d’agitation sont dues à un manque de sommeil de l’enfant (et donc au besoin de prolonger ses phases de sommeil profond), le plus simple est de prévenir. On s’assure que notre enfant a le nombre d’heures de sommeil diurne suffisant et on favorise un endormissement dans un environnement calme afin que l’enfant soit détendu.

Quand ça arrive quand-même :

  • On reste discrètement à ses cotés. On s’assure avant tout qu’il ne se blesse pas. Ils n’acceptent la plupart du temps pas le contact physique, ne le prenez pas mal s’il vous rejette, voire s’il vous tape. Mais restez présent pour éviter une certaine confusion dans le cas où il se réveillerait.
  • On ne le réveille pas. Cela risquerait avant tout de l’effrayer et surtout on aura rompu son cycle de sommeil.
  • Il faudra également éviter de lui en reparler le lendemain. S’il n’a aucun souvenir cela risquerait de l’angoisser à l’idée qu’il agisse de façon « bizarre » la nuit.
  • Si les terreurs nocturnes sont vraiment très/trop fréquentes, on pourra tenter des réveils programmés (réveiller l’enfant 10-15 minutes avant la crise si l’on arrive à déterminer les moments correspondants – ici 2 heures après l’endormissement par exemple). À réserver cependant dans les cas exceptionnels où l’enfant aurait tendance à se blesser ou dans certains cas qui présentent du somnambulisme.

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Quelle différence avec les cauchemars ?

Les cauchemars ont lieu plutôt en phase paradoxale, soit la deuxième partie de la nuit. Lorsqu’il pleure, l’enfant se réveille et se souvient en général de ce qu’il s’est passé. Il reconnait ses parents et s’apaise à leur contact.

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Le portage, une aide contre la plagiocéphalie

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Il y a quelques mois déjà, je me suis plongée dans les photos de mon grand et en revoyant son crâne je me suis rappelée…

Mon grand est né avec une ventouse, un accouchement long… Son crâne a subi quelques déformations, une plagiocéphalie (syndrome de la tête plate chez le nourrisson). À l’époque je ne savais pas que le fait de le porter et le laisser en motricité libre auraient contribué grandement au rétablissement de son crâne.

Son crâne, dès la maternité, semblait déformé. Une ligne apparente sur le dessus du crâne, une sorte de bosse. Le personnel médical m’assurait que son crâne se remettrait seul, mais il était convenu dès le départ que je fasse un petit tour chez l’ostéopathe. Les jours passent et son crâne se déformait, une bosse à l’avant du crâne et l’arrière qui faisait une bosse d’un côté et un côté tout plat.

Première séance chez l’ostéopathe : son crâne commençait déjà bien à se déformer et un décalage au niveau de ses yeux était également présent. L’ostéopathe que je voyais ne connaissait pas spécialement le portage, mais m’encourageait à faire en sorte qu’il ne soit jamais que d’un seul côté, m’a conseillé la motricité libre, de ne pas le laisser à plat dos toute la journée et de faire bouger sa tête à l’opposé de là où c’était plat. En parallèle je le portais beaucoup en écharpe. Par chance il a su assez tôt bouger sa tête, se retourner également sur le ventre. Je ne sais plus combien de temps ça a pris pour que son crâne se reforme correctement, mais petit à petit on voyait des changements. Je me souviens cependant que du côté où son crâne était plat, les cheveux ne poussaient pas, c’est resté ainsi un certain temps, jusqu’à un an ils ne poussaient pas à cet endroit. Nous avons fait plusieurs séances d’ostéopathie.

Devenue monitrice, j’ai appris que le portage aidait énormément dans les cas de plagiocéphalie car bébé n’est pas couché sur le dos la majorité du temps, on peut même bouger sa tête de l’autre côté. Je portais par instinct, envie, naturellement et plus tard j’apprenais donc que le portage était bénéfique aussi pour ces cas-là. C’était un bébé beaucoup porté, car très en demande et quand il ne l’était pas, il était libre au sol.

Je ne comprends pas que le personnel soignant – de là où j’ai accouché – ait pu banaliser autant ce problème. Beaucoup de parents se retrouvent désemparés une fois que bébé grandit, en voyant le crâne de leur petit bout, car les professionnels ont assuré que ça se remettrait seul. Heureusement il y a également du personnel soignant vigilant, mais c’est encore bien trop banalisé.

Il arrive des situations où le bébé doit porter un casque pour que le crâne se remette correctement.

Je ne peux que vous conseiller de rendre visite à un ostéopathe spécialiste des bébés, du portage et de la motricité libre. Essayez aussi la journée, quand vous êtes à coté, de ne pas laisser bébé sur le dos tout le temps. Quand bébé est porté, tournez sa tête régulièrement afin qu’il ne soit pas appuyé que d’un côté s’il ne le fait pas de lui-même.

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