La méthode 5-10-15 : bébé a un rythme, oui, SON rythme

La méthode 5-10-15 : bébé a un rythme, oui, SON rythme

Ce fameux jour qu’on attendait depuis neuf mois, est enfin arrivé. Notre merveille est née. Bébé est si petit, si fragile. Il a tant besoin de sa maman, de sa sécurité et de son lait, mais seulement voilà, nous, la nuit, ça nous embête un peu. On doit répondre à ses besoins plusieurs fois dans la nuit, puis la journée, on nous assomme avec la fameuse question qui tue « Alors, ça-y-est il fait ses nuits? » et là, en tant que jeune parent, entre manque cruel d’informations et la pression de notre entourage familial qui nous encourage vivement à laisser pleurer notre enfant pour qu’il fasse ses nuits et à utiliser la méthode du 5-10-15, on cède.

Mais qu’est-ce que cette méthode ?

Une méthode des plus horribles, appelée 5-10-15 ou encore « contrôle des pleurs ». Déjà rien que ça, on a envie de fuir en courant. Comment peut-on contrôler, voire quasiment dresser son bébé à ne plus pleurer? Je vous résume la méthode: bébé pleure, on le calme, le pose et on sort de la pièce. Il se remet à pleurer alors on commence par attendre 5 minutes. Le délai passé, on retourne voir l’enfant, on le calme, le pose dans son lit et on ressort de la pièce. Le bébé se remet à pleurer, maintenant on attend 10 minutes, puis le délai étant passé on retourne voir son bébé, on le calme, le pose dans son lit et on sort de la pièce. Le bébé recommence à pleurer, ce n’est plus 5 ou 10 minutes que nous devons attendre mais 15! Et rebelote toutes les 15 minutes jusqu’à ce que le bébé « ait compris. » Seulement, tous ceux qui ont des bébés pourront confirmer que l’enfant ne comprendra certainement pas en un soir ce « contrôle des pleurs » il faudra sans doute renouveler l’expérience plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois en laissant ce pauvre bébé pleurer jusqu’à ce qu’il finisse par s’endormir, totalement épuisé d’avoir pleuré aussi longtemps et intensément.

Alors oui, certains diront que ça a fini par fonctionner sur leur bambins, mais quel est l’envers du décor ? Ce traumatisme qui fera d’eux des adultes perturbés qui seront en guerre contre le sommeil, forcement, car leur coucher était un véritable cauchemar. Une punition qui ne cessait de se répéter et tout ça gratuitement, sans qu’ils n’aient jamais rien fait pour qu’on leur inflige ce calvaire. Je sais qu’on viendra me dire « mais grâce à ça mes enfants ont appris à dormir seuls ». Non non, vous leur avez appris qu’ils valaient peu, que leurs besoins et leurs pleurs ne comptaient pas, que leurs parents étaient peu patients et qu’ils avaient besoin de faire leur nuit, qu’ils ne peuvent pas faire confiance aux êtres les plus chers qu’ils aient. Certains enfants, de par ce traumatisme apprennent à ne plus communiquer ou ont des retards de langage, et même certains adultes ne dormiront pas sans somnifères.

Notre rôle de parent ne s’arrête pas à juste changer les couches, habiller et nourrir, ça va beaucoup plus loin. On doit savoir que nos enfants ont des besoins énormes, surtout quand ils sont si petits. Venant à peine de sortir du ventre de leur maman, n’ayant qu’elle et son ventre. Un endroit confiné, chaud et douillé où ils se sentaient en parfaite sécurité. Mais ce n’est pas le tout, nous devons également savoir y répondre et c’est là le plus important. Je ne devrais même pas à avoir à le préciser mais, leurs besoins passent bien avant les nôtres. À nous de les accompagner dans leurs pleurs, dans leurs chagrins, dans toutes les étapes de la vie. Nos enfants ont du rythme. Oui LEUR rythme et il faut le respecter. À nous de faire preuve de patience et de beaucoup d’amour.

Halte au dressage du sommeil !

N’ayez pas peur de prendre votre enfant dans vos bras, de dormir avec lui, de répondre à ses besoins affectifs, non non et non cela ne fera pas de lui un enfant « capricieux » ou ne voulant plus quitter votre lit ou vos bras. Ce qu’il recherche ce n’est pas votre lit, c’est votre présence, votre amour, vos câlins, votre chaleur qui lui assureront la sécurité qu’il recherche tant, qui lui permettront de s’endormir vite et paisiblement. Quand vous aurez rempli le réservoir de votre enfant, qu’il ne ressentira plus le besoin d’avoir votre constance présence auprès de lui, il quittera votre lit pour le sien (dommage que mon fils soit trop petit pour vous dire que c’est ce qu’il a fait et pourtant on m’a bassiné les oreilles avec « il ne voudra plus jamaiiiiiiiis de son lit », tu parles! »). En parlant sécurité, saviez-vous que le cododo permet à votre enfant d’amoindrir les risques liés à la mort subite du nourrisson? Votre enfant contre vous, vos rythmes cardiaques se synchronisent, ainsi votre bébé a beaucoup moins de chance d’oublier de respirer. Je n’ai qu’une chose à vous dire, écoutez votre instinct maternel !

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