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|Témoignage] Mon accouchement rêvé

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Après un premier accouchement déclenché pour rupture de la poche des eaux, sans début de travail (sans contractions) et une expulsion longue (40 min de poussées car je ne sentais absolument rien) ; quand j’ai su que j’étais enceinte de mon second j’ai de suite décidé de viser plus naturel et physiologique. Mais j’ai fait le choix d’accoucher dans le même hôpital, une maternité aux plus de 4 000 naissances par an.

Déjà j’ai choisi d’être suivie par une sage-femme. C’est moins médicalisé, (pas de vitamines inutiles et peut-être 3-4 touchés vaginaux en tout) et j’ai suivi avec elle des cours de préparation en adéquation avec mon projet de naissance.

Ensuite tout s’est joué le dernier trimestre voir le dernier mois. 

C’était plus ou moins décidé, je ne voulais pas de péridurale. Sans trop savoir vraiment pourquoi car « pourquoi souffrir alors qu’on peut te soulager? » J’oscillais un peu entre oui et non, j’avais vraiment souffert lors de mon premier accouchement (malgré la péridurale) mais j’ai préparé cet accouchement pour qu’il soit naturel, pour le vivre pleinement, pour avoir le contrôle, pour voir si j’en étais capable.

Préparé? Oui, un accouchement sans péridurale réussi ça se prépare. Même si des millions de femmes l’ont fait à travers les âges et le font encore partout dans le monde, quand tu as le choix, mentalement c’est dur de résister à l’appel de la péri quand tu arrives au plus fort de la douleur.

Donc oui, on prépare. Tisane de feuilles de framboisier, homéopathie, acupuncture, sophrologie analgésique.. J’avais tout mis en place pour avoir un accouchement rapide. Dans mon esprit c’était clair : plus il sera rapide, moins j’aurai à souffrir et donc je résisterai plus facilement à la « tentation » de la péri. 

La préparation

J’ai donc commencé mes cours de préparation à l’accouchement un mois et demi avant terme. On a axé les cours sur ce que j’avais « raté » pour le 1er, à savoir : gestion de la douleur, de la respiration et les techniques de poussée. Puis j’ai découvert avec ma sage-femme la sophrologie analgésique (pour la gestion de la douleur avec la visualisation) et la relaxation pour maîtriser sa respiration. Ce travail de respiration a été la clé une fois le travail enclenché.

À 36SA j’ai commencé l’homéopathie, (actaea racemosa 9ch associé à caulophyllum 12ch tous les matins à jeun – je vous le note à titre indicatif, mais si vous souhaitez prendre de l’homéo, il est préférable de se faire prescrire un dosage adapté à son propre cas) pour réguler les contractions et favoriser la dilatation du col. J’ai également commencé les tisanes à base de feuilles de framboisier, une par jour pendant une semaine puis deux pendant encore une semaine et trois par jour les deux dernières semaines. La feuille de framboisier c’est la meilleure alliée de la femme (plus d’infos : ICI).

Enfin à J-15 et J-7 j’ai fait deux séances d’acupuncture (dans mon cas, pour faciliter le travail le moment venu, et non pour le déclencher). L’acupuncture en fin de grossesse aide principalement à faciliter l’ouverture du col le moment venu et tonifie l’utérus afin que les contractions soient efficaces et régulières lors de la mise en route du travail. Elle peut aussi agir sur le périnée et ainsi éviter une déchirure au moment de la poussée.

Et le jour tant attendu…

Et me voici, me réveillant à 8 heures 30, un matin de février, avec de petites contractions. Je me pose la question « et si ? » (j’étais à deux jours du terme)… Je prends mon petit-déjeuner mais ça commence à faire un peu mal, j’ai du mal à terminer. Je prends ma montre et calcule …aah quand-même elles sont régulières, toutes les 10 minutes, c’est bien pour aujourd’hui. Il était 9 heures 30. Sans affolement, je prends mon temps pour appeler mamie qui doit venir garder le grand et j’attends le papa… Il est 10 heures. Je prends une douche mais l’eau chaude aura bien accentué les contractions qui deviennent vraiment douloureuses.

Je commence les techniques de respiration que j’ai apprises et je bouge. Je n’arrête pas de bouger. Je marche, je bouge les hanches, c’est la seule chose qui me soulage, impossible pour moi de rester immobile. Dans la voiture, sur le chemin de l’hôpital, à chaque contraction je me mets dans ma bulle. Je ferme les yeux, je visualise ce qui se passe à l’intérieur de moi, j’accueille avec joie ce travail spontané que je n’avais pas eu pour le 1er. On me parle, je n’écoute pas, j’inspire et j’expire (mais qu’est-ce que j’ai maaaaaal assise là sur mon siège auto sans pouvoir bouger).

C’est parti !

Il est 11 heures quand je rentre dans la salle d’osculation des urgences obstétriques. Ça n’a pas loupé : je demande s’il est possible d’avoir une péri, (car apparemment pas assez de confiance en moi pour croire que je résisterai à la douleur des dernières contractions). Sauf que, comme dit plus haut, j’avais bien préparé pour que tout ce fasse vite… Donc au moment de la première osculation, on m’annonce que je suis dilatée à 6 et que « ah non madame, la péridurale ça va pas être possible, ça va trop vite là… » Bizarrement j’ai rigolé (« ça tombe bien c’est exactement ce que je voulais, merci ») et je me suis dis « bon allez à toi de jouer ».

Arrivée en salle de travail, il est 11 heures 20, re-oscultation, monitoring pour 2 minutes et « madame vous êtes à dilatation complète, mettez-vous dans la position que vous voulez – en l’occurrence allongée sur le côté – et si vous avez envie de pousser, allez-y ça rompra la poche des eaux ». En attendant, je me remets dans ma bulle j’inspire, je souffle, j’attrape le bras de papa et je ne le lâche plus, et j’entends « vous vous débrouillez comme une chef ». Je reste allongée sur le côté.

3-2-1… poche des eaux rompue, on commence, trois poussées et bébé est là. Il est 11 heures 45, le travail aura en tout et pour tout duré 3 heures 45…

Et après ?

L’après-midi même j’ai pu prendre une douche et m’habiller sans flancher. J’ai reçu mes visiteurs debout, et j’ai tout de suite remarché normalement. J’ai pu me balader dans les couloirs tranquillement et le jour de ma sortie j’étais complètement remise. En fait, j’ai plus été fatiguée par mon séjour à la maternité que par mon accouchement…

Je ne sais pas ce qui a joué le plus, mais une chose est sure, j’ai eu l’accouchement que je voulais, exactement et en tous points. La préparation effectuée avec la sage-femme a été l’une des meilleures choses que je pouvais faire pour me préparer. Sans la respiration et la visualisation, je n’aurais pas géré aussi calmement et sereinement la douleur. Je ne cesse de revivre la magie de l’enfantement, je le revis chaque jour, ce fabuleux premier reflexe de poussée qui m’a tellement surprise, la magie de mettre au monde son enfant de façon naturelle. Quelle fierté !! Je le sais, j’ai cette puissance en moi, je l’ai fait…

Et oui, JE RÊVE DE RECOMMENCER … !

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