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Allaitement

Les 8 grands avantages de l’allaitement maternel

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Les 8 grands avantages de l’allaitement maternel

Il faut dire qu’il n’y a qu’à se baisser pour ramasser pléthore d’arguments scientifiques mettant en lumière d’incontestables avantages de l’allaitement.

1- Le lait maternel est bon pour la santé ! 

Celle du nourrisson d’abord,

  • A qui il procure une immunité inégalée contre les bactéries et les virus. En allaitant la mère transmet ses propres anticorps rendent la muqueuse de l’intestin de bébé imperméable aux agents infectieux. Les études prouvent que les bébés allaités ont 10x moins de risques d’être hospitalisés  avant leur premier anniversaire que leurs petits copains nourris au biberon, 5x moins de risques d’être touchés par des gastro-entérites à rotavirus (les plus graves), et 3x moins de risques de subir des diarrhées. L’allaitement protège aussi de manière efficace contre les otites, rhino-pharyngites, angines et laryngites, sans compter les bronchiolites.
  • Il jouerait aussi un rôle favorable dans le risque de mort subite du nourrisson, qui angoisse tant les parents.
  • A plus long terme, il diminue les risques de cancer et de diabète infantiles. D’après les études britanniques, l’allaitement maternel suivi pendant au moins 6 mois réduit en effet le risque de surpoids de plus de 30% et celui d’obésité véritable de plus de 40%.
  • Il fait enfin chuter les risques d’allergies, en proportion de sa durée. D’après une étude finlandaise, seulement 8% des adolescents ayant connu un allaitement de plus de 6mois souffraient d’allergies, contre 23% de ceux allaités entre un et six mois et 54% de ceux non allaités ou allaités seulement moins d’un mois.

Celle de la maman ensuite, qui tire son épingle du jeu en donnant le sein.

  • Elle se remet plus vite de son accouchement. Les contractions utérines entrainées par la tétée diminuent les risques d’hémorragie et aident l’utérus à reprendre plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité.
  • Les mamans soucieuses de leur silhouette sont heureuses de brûler, en fabriquant du lait, jusqu’à 500 calories par jour!
  • Les endorphines sécrétée au moment de la tétée diminueraient le risque de baby-blues et de dépression post-partum.
  • Les études récentes montrent que l’allaitement contribue à faire chuter de près de moitié les risques de cancer du sein. Avec une pointe à deux tiers pour celles qui auraient allaité en tout au moins 6 ans. Il aurait aussi un rôle préventif dans les cancers de l’ovaire, l’ostéoporose, ainsi que dans les infections urinaires et l’endométriose.

2- D’autre part le lait maternel est bon.. tout court !

Aucun lait maternisé ne rivalise au point de vue du gout. Il s’imprègne en effet de tout ce qu’avale la mère. Sa saveur sucrée est, selon les dire de tous ceux qui l’ont goûté, bien peu comparable avec l’aspect « carton-pâte » du lait artificiel.

3- C’est aussi l’aliment le plus « intelligent »

Combinaison unique de gras, de sucre, de minéraux, de protéines, de vitamines et d’enzymes, il favorise la croissance optimale du cerveau et du corps de bébé. Qui plus est, il s’adapte dans sa composition, au fil de la tétée : d’abord la boisson (eau, sel minéraux et lactose) puis les caséine et enfin les graisses.

4- Enfin l’allaitement permet un rapprochement émotionnel entre l’enfant et la mère plus profond que le simple « nourrissage » au biberon.

Procédure affective par excellence, la mise au sein procure à l’enfant la sécurité et la chaleur d’un contact peau contre peau. Il s’affirme ainsi comme ce qu’il y a de mieux pour favoriser le lien mère-enfant.

5- L’allaitement serait l’une des garanti d’un bon équilibre psychologique, émotionnel et affectif à l’adolescence.

Une étude portant sur 999 adolescent néo-zélandais  concluait que non seulement l’allaitement long ne semblait pas avoir de corrélation avec le risque de pathologie psychiatrique ultérieure (n’en déplaise à ses détracteurs), mais il semblerait favoriser des rapports mère-enfant de meilleure qualité.

6- Plusieurs études ont constaté un meilleur développement neurologique chez les enfants qui avaient été allaités.

Parmi les plus récentes, citrons deux requêtes parues en 2005. La première réalisée auprès d’enfants philippins nés en 1983-1984 et suivis de la naissance à 8 ans et demie, montre qu’à cet age, ceux qui avaient été allaités plus longtemps (entre 12 et 18mois) avaient de meilleurs résultats aux tests cognitifs que ceux qui avaient été allaités moins de 6mois. Ces résultats sont particulièrement nets pour ls enfants née avec un poids faible à la naissance : 9,8 points de QI en plus. La seconde menée auprès de 20 000 jeunes brésiliens âgés de 18 ans, a montré que ceux ayant été allaités au moins 9 mois réussissent nettement mieux dans leurs études.

 7- Le coût de l’allaitement

Zéro euro, zéro centime, à mettre en parallèle avec le coût moyen d’un an de boites de lait artificiel – environ 600€ – auquel s’ajoute le coût total annuel du matériel annexe (biberons, tétines, eau, stérilisateur, électricité) soit entre 75 et 90€. Sans compter les économies en soins médicaux !

8- L’avantage pratique n’est pas en reste

Le lait maternel est toujours frais, stérile (même en cas de maladie virale de la mère), à la bonne température et au bon dosage. Il est disponible à la demande  et n’importe quand. Avec lui, fini la corvée des biberons, eau minérale, poudre, stérilisateur portable.

« Choisir le maternage » par Catherine piraud-Rouet

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Actualité

L’allaitement maternel réduit le risque d’hypertension

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Une étude publiée dans l’American Journal of Hypertension indique que si les femmes allaitent plusieurs enfants, et pendant de longues périodes elles sont moins susceptibles de souffrir d’hypertension après la ménopause.

Allaitement et hypertension

La pression artérielle élevée est le plus grand facteur de risque unique de maladie et de mortalité. Les données épidémiologiques ont également mis en évidence les effets bénéfiques de l’allaitement sur la santé des nourrissons et de leurs mères. Il a été documenté que l’allaitement maternel à long terme est associé à la réduction des allergies des enfants, de la maladie cœliaque, de l’obésité et du diabète. Cependant, les effets de l’allaitement maternel sur la santé maternelle ont été peu étudiés par rapport aux effets sur les enfants.

allaitement et hypertension

les chercheurs ont analysé 3 119 femmes ménopausées non fumeuses âgées de 50 ans ou plus dans le cadre de l’Enquête nationale coréenne 2010-2011 sur la santé et la nutrition. Celles qui ont allaité au moins cinq enfants étaient 51% moins susceptibles de souffrir d’hypertension, comparativement à un ou aucun. Et les participantes ayant allaité entre 96 à 324 mois ont montré un risque réduit de 45%.

Bien qu’un large éventail de maladies chroniques ne soit pas associé à l’allaitement maternel, certains mécanismes communs ont été proposés pour expliquer les relations entre l’allaitement maternel et ces maladies. Premièrement, le métabolisme maternel (par exemple, l’accumulation de graisse et la résistance à l’insuline) peut être «réinitialisé» par l’allaitement maternel après la grossesse, ce qui diminue le risque de maladies liées à l’obésité. Deuxièmement, la libération d’ocytocine stimulée par l’allaitement peut être associée à la diminution du risque de ces maladies.

Dr Nam-Kyong Choi, de l’Université Ewha Womans, Séoul, a déclaré:

« Nos résultats ont approuvé les recommandations actuelles pour l’allaitement maternel pour le bénéfice de la santé maternelle dans la vie des mères plus tard. »

Mais les effets ont été atténués pour les femmes obèses et celles ayant une résistance à l’insuline, ce qui peut conduire au diabète de type 2, la forme liée à un mode de vie malsain.

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Allaitement

Le deuil de son allaitement

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

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Faire son deuil de l’allaitement

Il y a un bout de temps déjà que je voulais écrire sur ce sujet « le deuil de son allaitement » qui était très trop sensible, j’ai eu du mal à trouver les mots car cette plaie était encore douloureuse et représentait un réel travail de deuil.

Je sais, pour certain-e-s le mot « deuil » est incompris, pourtant il reflète parfaitement le sentiment des mères vivants cette situation. On ressent un profond sentiment de tristesse, une réelle souffrance face à cette partie de la maternité qu’on a perdu.

Je ne m’attends pas non plus à ce qu’on me comprenne

Dans une société où l’allaitement peine à être vu comme la norme biologique

comme une continuité de la grossesse, comme un acte naturel et important, autant pour la mère que pour l’enfant si on en croit ses bienfaits. Je ne m’attends pas à ce qu’on me comprenne, surtout lorsqu’on me répond : « Oh, ce n’est pas grave, le lait maternisé est tout aussi bon pour un enfant! », « Je n’ai pas été allaité et je me porte à merveille » ou même « Mieux vaut un biberon donné avec amour qu’un sein donné à contrecœur ». Je sais très bien que derrière ces phrases maladroites (je ne parlerai pas du fond, uniquement de la forme!) se cachent de très bons sentiments, une envie d’apporter du soutien, lui donner envie d’aller de l’avant, mais en réalité c’est plus profond que cela. Derrière ces phrases, qui peuvent faire du bien sur le moment certes, la personne peut ressentir que sa peine n’est pas justifiée, qu’elle n’a pas de raison d’être, qu’on a tort de ressentir cela.

Je crois que la première étape du deuil de l’allaitement est ici

Permettez-vous d’avoir et de ressentir ces émotions : tristesse, déception, souffrance. Laissez-vous le temps de les vivre. Permettez-vous de pleurer toutes les larmes de votre corps si cela est nécessaire pour cet allaitement que vous avez imaginé, idéalisé… Aucune honte à cela !

Pour continuer après cette étape, la deuxième serait d’admettre qu’il y a des choses qu’on ne contrôle absolument pas. On peut prendre l’exemple de l’accouchement. On passe neuf mois à se l’imaginer, l’idéaliser et puis la réalité peut être très différente et là aussi le choc peut être terrible, simplement car parfois il y a des choses qui nous échappent, nous ne contrôlons pas tout. Comme dans mon cas, un bébé né avec une malformation. Ça a été tellement difficile, tout me glissait entre les doigts, je n’avais de contrôle sur rien mais lui apporter mon lait tiré était mon seul réconfort, la seule petite chose que je pouvais faire pour lui. Mais très vite, malgré les bons conseils, je ne tirai pas assez pour répondre aux besoins de mon bébé, à la pression de l’équipe, à la fatigue et l’angoisse intense qui m’habitait. Cet échec a été hyper violent, je me disais :

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

deuil allaitement

Et puis j’ai pu discuter avec différentes mamans, avec des parcours différents : celles qui ont eu un allaitement paisible, celles qui ce sont accroché malgré les difficultés rencontrées, celles qui n’ont pas été soutenues, qui n’ont pas reçu d’informations, celles ayant dû se faire une raison, l’allaitement était impossible (c’est rare, mais ça existe). A chaque fois on m’a écoutée, on a reconnu ma souffrance, on a échangé sur nos expériences, on m’a soutenue. Petit à petit, ma plaie s’est refermée en voyant mon fils se remettre, être en pleine forme même si je sais que l’allaitement était mieux, je n’ai pas contrôlé ce qui s’était passé. J’aurais pu me torturer des jours, semaines voire même des années avec ces sentiments négatifs, mais qu’est-ce que cela m’aurait apporté ? Je ne suis pas totalement débarrassée de la honte, mais j’ai parcouru un long chemin et j’en suis fière. Je vais bien aujourd’hui, je peux en reparler sans tristesse et je ne me sens plus « hypocrite ».

Enfin je terminerai en disant que faire ce deuil n’est ni étrange ni mauvais, que c’est un processus normal et nécessaire, pratiquement obligatoire pour retrouver un équilibre. Cela demande du temps, certes, mais vous y arriverez et vous irez mieux.

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Allaitement

Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

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Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

À partir d’environ trois à cinq mois (ou plus tard), certains bébés se refusent brusquement à téter.

Ce phénomène est connu sous le nom de «grève de la tétée»,

les périodes pendant lesquelles les bébés arrêtent l’allaitement pendant plusieurs jours peuvent être causées par un certain nombre de facteurs, tous temporaires et surmontables :

  • Une infection de l’oreille, qui provoque une pression ou une douleur tout en tétant et en avalant
  • Malaise causé par la dentition ou une infection (comme le muguet)
  • Une fièvre ou une vague de chaleur qui rend la proximité corporelle moins attrayante
  • Une crainte que maman se remette à crier comme elle l’a fait la dernière fois qu’il a mordu le sein
  • L’utilisation abusive d’une sucette, qui peut répondre à certains de ses besoins de succion mais le laisser indifférent à la poitrine
  • Une interruption majeure de routine, comme un déménagement ou le retour au travail après un congé de maternité, un climat trop chargé (conflits familiaux)
  • Une séparation anormalement longue de maman (un voyage d’affaires ou un week-end) par exemple
  • Un nouveau déodorant, du savon ou du parfum appliqué sur ou près des seins
  • Trop de choses à faire – c’est le cas d’un bébé qui franchit une étape dans son développement psychomoteur

Et parfois sans raison perceptible!

Les mères se sentent naturellement anxieuses, rejetées, paniquées et parfois même incomprises par un entourage médical et familial étant peu intéressés par le problème : « Tu as essayé, c’est bien déjà..! », « Donne-lui le biberon, il ne veut plus du sein! » ou encore « ton bébé se sèvre, n’insiste pas. »

Il est facile de conclure qu’un bébé qui ne veut pas téter se sèvre de lui-même. Mais si le refus de téter est soudain, ce n’est pas un signe de sevrage. Un bébé qui a envie de se sevrer le fera, presque, toujours de façon progressive. Et il est hautement improbable qu’un bébé de moins d’un an se sèvre naturellement.

Et maintenant, que faire ?

Si votre bébé est en grève, c’est un bon moment pour réaffirmer votre engagement envers l’allaitement maternel. Avec patience et soutien, vous pourrez rapidement surmonter cet épisode !

Il faut tout d’abord veiller à bien identifier la cause de la grève et la supprimer. Malheureusement, la suppression de sa cause (quand on la connaît, ce qui n’est pas toujours le cas!), ne suffit pas toujours à rétablir la routine des tétées. Un peu d’aide peut être nécessaire :

  • Offrir le sein fréquemment et donner à votre bébé beaucoup de contact peau à peau.
  • Ne pas mettre bébé au sein de force, car cela ne ferait qu’empirer les choses.
  • Si la grève se prolonge plus d’un ou deux jours, il sera nécessaire de tirer votre lait régulièrement, tant pour éviter l’engorgement que pour entretenir votre lactation.
  • Consultez votre pédiatre pour exclure toute cause médicale (comme une infection de l’oreille ou un muguet)
  • Ne soyez pas tentés de complémenter votre bébé. Offrez votre lait tiré dans une tasse, une soft cup, une cuillère, une pipette….
  • Détendez-vous ! Cela aidera à maintenir ou augmenter votre lactation et apaiser votre bébé
  • Essayez d’allaiter lorsque votre bébé est semi-endormi et dans un environnement exempt de distraction (une chambre calme et mal éclairée)
  • Variez votre position; essayez d’allaiter dans une chaise à bascule ou en vous promenant, car le mouvement peut être apaisant pour votre bébé;
  • Consultez une conseillère en lactation ou association de soutien à l’allaitement pour obtenir des conseils et un soutien!

Gardez à l’esprit que votre allaitement évoluera au cours des mois. Il est naturel que les bébés aient des phases affamées et des phases moins affamées, exactement comme nous! Et le nombre de tétées changent au fur et à mesure que le bébé passe dans divers stades de développement.

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