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  • Parentalité positive

    (JNVE) 15 alternatives à la fessée

    Chaque année, le 30 avril a lieu la journée de la non violence éducative (JNVE). Initiée par la maison de l’enfant fondée en 1998 par Catherine Dumonteil-Kremer. Chaque année, je tiens à marquer cette journée par un billet sur le sujet comme pour apporter ma petite pierre à l’édifice.

    Aujourd’hui je vous propose de découvrir 15 alternatives à la fessée. Nous savons que les châtiments corporels sont nocifs pour l’enfant et son développement, mais l’idée est d’aller plus loin que cela en donnant surtout des outils concrets aux adultes.

    Le but n’est pas de culpabiliser ou de faire culpabiliser, on s’est tous à quel point être parent n’est pas un long fleuve tranquille et nous avons tous besoin de temps en temps d’un petit coup de pouce pour nous aider à voir plus clair, réussir à faire autrement.

    15 alternatives à la fessée

    1) Rester calme

    Les enfants agissent pour toutes sortes de raisons, mais ce n’est pas parce qu’ils ne vous aiment pas ou qu’ils essaient « de vous manipuler ». Neuf fois sur 10, c’est parce qu’ils sont fatigués, qu’ils ont faim, qu’ils ne se sentent pas bien, qu’ils sont frustrés ou qu’ils ont un autre besoin non satisfait. Alors ne le prenez pas personnellement.

    2) Réguler son niveau de stress

    Les enfants sont comme des éponges, ils absorbent inconsciemment vos émotions, vos ondes. Si vous vous sentez stressé, ils réagiront par rapport à cela, ce qui bien sûr ne fera que perpétuer votre comportement, et le cycle tournera encore et encore.

    3) Une maison adaptée aux enfants

    Tout comme une maison doit être sécurisée pour les bébés, elle doit être également adaptée aux jeunes enfants. Décorez votre réfrigérateur avec les œuvres de vos enfants, inspirez-vous de la pédagogie Montessori en mettant à leur hauteur du matériel et d’autres activités pour éviter que votre enfant s’ennuie et invitez-le à participer aux tâches ménagères avec vous. Il existe des moyens de rendre amusant le pliage de vêtements! Fondamentalement, faites de votre maison un endroit sûr et conçu pour votre enfant, plutôt que de batailler pour que votre enfant s’adapte à un style de vie que vous aviez avant de devenir parent.

    4) Eviter la sur-stimulation

    Même si les enfants aiment les couleurs vives, la musique, le bruit, les friandises et les activités à haute énergie, veillez à ne pas aller dans la sur stimulation. Un enfant surexcité est beaucoup plus susceptible de rentrer en crise. Parfois, c’est inévitable et dans ces cas, il est important d’aider votre enfant à apprendre à se calmer lentement, peut-être en lisant un livre dans une pièce calme ou en prenant un bain moussant.

    Ne soyez pas surpris si votre enfant a une crise dès que la sur-stimulation prend fin, ne le prenez pas personnellement. C’est un signe que l’atmosphère était trop forte pour son cerveau et qu’il faudrait peut-être éviter cette même situation à l’avenir.

    5) Utilisez les bonnes manières

    Nos enfants apprennent principalement par mimétisme ce qui signifie que c’est en disant nous-même « s’il te plait » et « merci » qu’ils le feront. Utilisez les bonnes manières tout au long de la journée, comme nous le ferions avec un adulte. Saluez votre enfant le matin et faites-lui un câlin et un bisou. Faites-lui des compliments. Par exemple, si votre enfant fait un travail exceptionnel en vidant le lave-vaisselle en temps voulu, faites-le-lui savoir.

    6) Enseigner la gentillesse

    Faites de la gentillesse le thème de votre famille. Cela signifie que les parents doivent prendre les devants en modélisant la gentillesse en paroles et en actes, et féliciter les enfants lorsqu’ils suivent cet exemple.

    7) Parlez à voix basse

    Nous n’avons pas besoin de crier pour que nos enfants nous entendent. En fait, ils écoutent davantage quand on leur parle d’une voix douce. Essayez de chuchoter quand vous voulez vraiment qu’ils écoutent! Si le niveau de bruit dans votre maison est trop élevé pour éviter de parler fort, éteignez la musique et le téléviseur, tamisez l’éclairage et invitez tout le monde à s’asseoir un instant. Le niveau de bruit de vos enfants descendra probablement.

    Cela peut être difficile si vous avez l’habitude de crier, mais comprenez que crier est une réponse conditionnée à votre sentiment de colère. C’est un signe pour vous que vous devez trouver un autre moyen, plus approprié et plus sain, d’exprimer votre colère.

    8) écoute

    Tout comme nous voulons que nos enfants nous écoutent, nous devons nous assurer de les écouter activement. L’écoute ne signifie pas que votre enfant va faire ce qu’il veut, mais cela signifie qu’il sait que la personne la plus importante de sa vie se soucie de sa frustration et la comprend.

    9) Soyez cohérent

    Les enfants s’épanouissent dans la routine et la prévisibilité. Fixer des limites sur le comportement, de manière cohérente à chaque fois. Connaître clairement les règles, c’est comme cela que les enfants savent clairement ce qu’on attend d’eux. C’est quand ils sont déroutés que certains des comportements les plus difficiles se produisent.

    10) Enseigner le coaching émotionnel

    Les émotions sont tellement grandes pour les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire qu’ils ne savent pas comment les gérer. Commencez tôt en les aidant à nommer leurs émotions et à les exprimer correctement.

    11) Ne rentrez pas dans un jeu de pouvoir

    Évitez la tentation d’entrer dans une lutte pour le pouvoir sur qui a raison ou tort, ou que votre enfant doit faire exactement ce que vous dites ou autre. Au lieu de cela, regardez comment vous pouvez résoudre les problèmes, en étant tous les deux gagnants. Essayez de rediriger l’attention de votre tout-petit vers quelque chose d’autre ou offrez à votre enfant d’âge préscolaire un choix entre plusieurs options.

    Parfois, cependant, la réaction de votre enfant va évoluer en crise. Si cela devient trop pour vous, il n’y a rien de mal à vous éloigner un instant ou deux pour vous calmer, vous aussi. Si nécessaire, dites toujours pardon pour votre réaction. Cela contribue grandement à la guérison de la confiance brisée et à la réinitialisation de la relation.

    12) Donnez du temps

    Un temps mort, comme avoir un enfant assis dans un coin ou une autre pièce à titre de punition, n’est pas une discipline douce. Donnez plutôt du temps. Lorsque votre enfant est très contrarié, demandez-lui de s’asseoir avec vous sur le canapé ou de désigner un endroit sûr où il pourra se calmer. Cela peut être le lit de votre enfant ou un autre endroit où il y a des objets réconfortants tels que des jouets, des couvertures spéciales et des livres. L’idée est de leur enseigner de bonnes habiletés d’adaptation en cas de stress plutôt que d’essayer de les punir.

    13) Parlez-en

    Apprenez à votre enfant non seulement à nommer ses émotions, mais également à expliquer ce qui le frustre. Parler du stress est un excellent moyen de le résoudre. Il est important que les parents ne se défendent pas ou ne nient pas ce que l’enfant ressent. Si votre fille dit avec colère qu’elle souhaiterait que le bébé ne soit jamais né, cela peut vous briser le coeur, mais écoutez-la calmement. Votre fille a besoin de savoir qu’elle peut exprimer ses émotions même les plus fortes, plutôt que d’essayer de les garder à l’intérieur ou de les dissimuler. Pour gérer la colère de manière saine, elle doit être exprimée. sinon, la colère peut devenir un cancer émotionnel.

    14) Enseigner des habiletés d’adaptation saines

    Il est toujours important de parler d’émotions, mais il est tout aussi important d’adopter des techniques d’adaptation saines. Beaucoup de bambins se mettent à mordre ou à frapper pour faire face à leur colère. Apprenez-leur plutôt à danser ou à peindre. Il faut souvent répéter pour aider les jeunes enfants à apprendre à adopter des comportements d’adaptation sains plutôt que leurs propres comportements instinctifs et réactifs. Mais tenez-vous-en au fait: cela demande beaucoup de temps lorsque votre enfant grandit et devient plus indépendant, et doit de plus en plus se tourner vers ces capacités d’adaptation.

    15) jeu de rôle

    Certains enfants apprennent mieux en jouant. Vous pouvez le faire avec des jouets: un ours en peluche joue le rôle de la maman et l’autre celui de l’enfant. Et ensuite, jouez la situation et le comportement attendu. Cela peut aider à rendre une idée abstraite plus réelle.

     » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill
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     » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill
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