Ecouter son bébé

Quand j’étais enceinte de mon 1er enfant, j’avais prévu tout un tas de trucs censés se passer qui ne sont jamais arrivés. Par exemple, on avait acheté un berceau cododo dans lequel il devait dormir jusqu’à ses 3-4 mois, moment où il rejoindrait son lit dans sa chambre. Ou bien, il irait dans le transat pendant que je m’occuperais de moi ou de la maison et le laisserais peut-être bien pleurer car après tout un bébé ça pleure et des fois on n’y peut rien. Oui, j’avais programmé selon moi comment ça se passerait.

AH AH

Pour commencer, il n’a dormi dans son berceau que très tard (à 3 mois) car il ne pouvait dormir que SUR maman (papa à la limite mais, un lit? Sérieusement ?!). Son lit dans Sa chambre n’a même jamais existé – on ne l’a jamais acheté et d’ailleurs on n’a jamais vraiment aménagé sa chambre, car le cododo était devenu une évidence.
Le transat… oui bon, en fait…. nan. Mais genre, s’il avait parlé ce serait NAAAAAAAN. Il fallait qu’il soit dans les bras. Donc maman : « ton transat tu peux le ranger et tu me portes nanmého», tant pis pour la maison et tant pis pour la douche, nous sommes restés des heuuuuures moi assise sur le canapé et lui à dormir dans mes bras…
J’ai instinctivement couru à chacun de ses appels et pour cause, les rares fois où j’en ai été empêchée, les cris se sont faits plus forts, plus insistants et je retrouvais un bébé tout rouge, la détresse se lisant dans ses yeux. Et j’avais des montées de lait et j’avais le ventre tout serré à chacun de ses pleurs. Je suis devenue du coup une adepte du « on ne laisse pas bébé dans un coin » instinctivement, sans savoir…

Sans savoir que le cododo est ce qu’il y a de mieux pour les bébés (et les plus grands) qui ont passé neuf mois avec le bruit et l’odeur de maman et qui ne sont pas équipés pour la solitude et qu’il protège de la mort subite du nourrisson;

Sans savoir que le portage rassurait au mieux mon bébé et lui donnerait de l’assurance quelques mois plus tard, tout en respectant sa physiologie (oui même à bras);

Sans savoir les dégâts que provoque à long terme le stress sur un cerveau en construction, le stress de la solitude et la peur de l’abandon que sont le « laisser-pleurer ».

La beauté de tout ça c’est que c’est mon fils qui m’a montré de lui-même la voie à suivre et m’a ouvert au monde, jusqu’alors inconnu, du maternage proximal, dont son petit frère bénéficie x100.

Mon instinct de maman m’a guidé pour répondre à chacune des demandes de mon fils et depuis j’ai appris, compris et mis en place avec mes enfants d’autres choses telles que la motricité libre, l’allaitement long, la DME, le portage en écharpe et au-delà du maternage, la parentalité positive…

Il n’y a pas UNE manière d’être parents, UNE manière de materner, il n’y a pas une liste de choses à faire avec des cases à cocher pour rentrer dans un moule ou un autre (même celui honorable du maternage proximal). Chacun s’adaptera à l’enfant qu’il a (et non pas l’inverse, ce n’est pas à l’enfant de s’adapter à son environnement).

Mes enfants m’ont montré d’eux-mêmes comment répondre à leur besoins, ils m’ont indiqué quand ça ne leur convenait pas, et aussi montré quand tout allait bien, j’ai appris ce qui leur plaisait comme ce qu’il ne leur fallait pas (et c’est différent pour chacun d’eux bien sûr). Il n’y a pas une manière de materner.

Ou plutôt si, il n’y en a qu’une : écouter son bébé.

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Cet article a 2 commentaires

  1. Quel bel article. Et drôle en plus! Je traîne sur internet à la recherche de témoignages de ce genre… Par besoin d’être rassurée, de m’assurer que les bébés ont bien de réels besoins dont notre société se moque éperdument et que non ce n’est pas seulement mon bébé à moi qui est comme ça (comme si c’était un problème). Parce que mon bébé c’est tout pareil que le votre. Et que si il pleurait (enfin elle) c’était parce qu’elle ressentait mon soi-disant stress (qu’est ce qu’il y a d’anormal à être quelque peu stressée quand votre enfant pleure ou quand vous sentez qu’il est sur le point de pleurer et que vous voulez juste lui et vous évitez cela?) Et que si elle pleurait dans son parc je n’avais qu’à essayer d’y mettre un mobile (ce que j’ai refusé tout net, seuls les mobiles Montessori m’intéressaient mais que néni un enfant qui veut les bras n’a besoin que de cela et tous ces objets ne servent à rien tant que c’est de VOUS dont il a besoin.
    Et son besoin est normal, naturel… Alors nous aussi on a ri avec mon compagnon, nous avions fabriqué de nos propres petites mains un couffin dans lequel elle dormirait la nuit. Des semaines de travail. Nous avons récolté le noisetier dans les bois, jusqu’à la confection complète du couffin (avec de l’aide bien entendu pour la couture, le support etc.) Bref, le joli couffin qui n’a servi à rien pendant deux mois. Oh quel acharnement que d’avoir essayé de l’y mettre plusieurs fois (pour au final l’avoir toujours repris dans le grand lit après quelques secondes) avant de comprendre le pourquoi du comment. Pour ma part ce sont des lectures qui m’ont aidée et maintenant je réponds au mieux à ses besoins. Je pratique même l’hni à ma sauce. et je la porte bien-sûr, c’était déjà un choix pendant ma grossesse mais c’est devenu une nécessité. Bref la totale. Maintenant elle sait resté posé dans le parc à côté de moi, le temps que je mange une tartine par exemple. Et ça c’est grâce aux bons soins donnés AVANT. Et je ne m’en félicite pas de cet « exploit » car pour moi finalement il n’y a rien de plus normal qu’un bébé soit dans les bras.

  2. Ecouter son bébé, je dis oui ! Mais sans oublier de s’écouter soi-même aussi.
    Nous avons fait du cododo pendant peut être 1 mois et demi, sauf que je ne dormais plus alors que notre petite dormais elle ! Mon sommeil était complètement déréglé, je me réveillais de façon anarchique (alors que j’allaitais…) Du coup les journée était une catastrophe car là ma petite ne dormais pas vraiment et je ne pouvais pas me reposer.
    C’est une sage-femme qui m’a conseillé de la mettre dans sa chambre pour voir si le fait de ne plus entendre les petits bruits de bébé pouvaient aider, je trouvais cette solution pour moi impossible à mettre en place, j’avais l’impression de l’abandonner ce qu’à très bien ressentie la sage-femme qui m’a dis : » vous n’abandonnez pas votre enfant en faisant c’est plutôt lui rendre service qu’il ai une maman reposé la journée » Reposée et donc plus patiente et donc plus bienveillante etc etc…

    Il faut que vraiment tous le monde y trouve son compte, bébé, papa, maman 🙂

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