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Maternage

Les conséquences liées à l’absence de maternage

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En ce qui concerne la fréquence des tétées et leur impact sur la liberté de la mère, la boulimie, l’anorexie ou quoi que ce soit du même ordre, et sans vouloir prendre parti (chacun fait du mieux qu’il peut en fonction de son vécu et de sa situation personnelle), il semble fort que ce genre de question soit essentiellement en rapport avec notre culture et notre mentalité occidentale.

Dans de nombreux pays, l’enfant vit en permanence contre sa mère. Des anthropologues ont étudié les différences dans le maternage des enfants en fonction des cultures et des pays. Les mères vivant dans de nombreux pays sont scandalisées lorsqu’on leur parle des habitudes chez nous concernant les enfants (bébé nourri à heure fixe, devant dormir dans un berceau…). Et elles n’arrivent pas à comprendre pourquoi les mères occidentales considèrent qu’avoir leur enfant en permanence contre elles est un esclavage ; pour elles, cela constitue un plaisir, non une charge. Le bébé africain porté dans une écharpe apprend très vite à « se servir » tout seul. Des études ont relevé des fréquences de tétées de 50 à 60 par 24 heures (sans même que cela réveille la mère pendant la nuit) ; d’autres ont retrouvé des fréquences de 20 à 30 tétées par jour chez les enfants entre 1 et 2 ans. Dans ces pays, les mères ne se posent pas de questions sur le rôle exact du sein. Et je ne suis pas sûre que les gens vivant dans ces pays ont plus de problèmes psychologiques que nous.

Dr Françoise Railhet

Le résultat de nos croyances est une culture qui ne sait plus s’occuper normalement de ses enfants, une culture caractérisée par la perte des relations interpersonnelles chaleureuses et riches en contacts physiques. Une culture qui considère les soins à donner aux enfants comme une corvée.

M Commons et P Miller. Professeurs de psychiatrie à l’Ecole de psychiatrie de Harvard. Hardward Gazette, Fév 99.

Le non respect des besoins du bébé peut induire à long terme des troubles de la personnalité. En effet, on a observé des modifications cérébrales physiques irréversibles induites par le stress chez les nourrissons. Dans les cultures occidentales, les enfants sont encouragés à devenir indépendants et à se débrouiller seuls aussi rapidement que possible. Or, bien souvent, ils n’ont pas les ressources physiques et émotionnelles pour faire face à bon nombre des situations auxquelles on les confronte. Dans d’autres cultures, les enfants sont encouragés à demander aux adultes le contact physique et le soutien émotionnel dont ils ont besoin. Ils sont en contact physique avec d’autres personnes pendant la majeure partie du temps. Ils dorment en contact avec leurs parents. Nous observons actuellement dans nos sociétés une importante augmentation des névroses, obsessions et phobies, troubles qui sont rares dans les cultures traditionnelles. Ces troubles de sont pas toujours dus aux stress vécus dans la petite enfance, mais ces derniers jouent certainement un rôle important.

M Commons. Harvard Medical School. Health and Science, 1998.

Crédit photo : « Feije Riemersma »

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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