Ce n’est pas si facile d’être maman…

Ce n’est pas si facile d’être maman…

Je me souviens de son regard émerveillé sur mon fils, le premier petit fils de sa petite dernière comme elle m’appelait… Je suis allée lui présenter alors qu’elle était dans son lit d’hôpital et que cela faisait presque 10 ans que l’on ne se parlait plus… J’ai déposé Ethan dans ses bras et j’ai vu sa main frêle et ridée qui tenait sa tête pour ne pas qu’il tombe sur le côté, son regard posé sur lui avec la tête penchée sur le côté et puis la précaution de ses gestes… Ma maman qui avait oublié jusqu’à mon prénom avait son instinct maternel resté ancré en elle. Cet instinct de mère qui a porté 5 enfants et en a élevé 4, à sa façon, pas toujours comme on aurait voulut, mais l’important n’était pas là.

Elle caressait ses cheveux blonds d’une main et puis je me souviens qu’elle m’a demandé si ça allait cette nouvelle vie de jeune maman, j’ai répondu « oui, avec la fatigue, mais ça va… » je me souviendrais éternellement de son sourire entendu et de cette phrase dite en me regardant dans les yeux : « C’est pas facile d’être maman hein? »… J’ai senti s’envoler un peu ma rancœur et ma colère, à la place je me suis rendue compte de tout ce qu’elle avait traversé. Des nuits sans sommeil, des matins à courir pour l’école, des repas à préparer et du ménage qui n’en finit jamais, des vacances à organiser, des cahiers à signer et de tout ce que 4 enfants demandent en temps et en énergie…

Tu avais raison maman, ce n’est pas facile d’être maman, de devenir responsable d’une autre vie que la sienne, de veiller sur un enfant, de le nourrir et de le protéger. Tu sais il y a tant de fois ou j’échoue écroulée sous toute ces responsabilités que je me demande comment tu faisais toi?

Et puis je vois leurs sourires et je sens leurs petites mains qui glissent dans la mienne et je comprends.

Je les observe et j’enregistre tous ces moments-là, ces moments fugaces qui ne reviendront pas. Leurs premiers pas et le premier « maman », leur premier bouquet de pissenlits et leur premier « ze t’aime ». Je grave, j’enregistre et je conserve pour tenir les jours sombres, les jours où je craque, pleure et où je suis dépassée. Non ce n’est pas facile tu avais raison, je comprends et je vais de l’avant.

Ce n’est pas facile de les voir s’opposer, s’affirmer et devenir grands, de les voir prendre leurs envols et s’éloigner doucement comme les aigrettes des pissenlits sur lequel ils soufflent avec force.

Ce n’est pas facile de ne plus être tout à fait indispensable, quand il arrive à s’habiller seul, manger sans mon aide ou même quand il se ressuie après un bisou sur sa joue.

Mais tout comme toi avant moi, je trouve mes marques et j’avance, je me trompe et je recommence. J’apprends auprès d’eux et je grandis avec eux. Bientôt ils n’auront plus besoin de moi pour souffler fort sur les pissenlits, mais je sais qu’ils auront éternellement besoin de leur maman tout comme j’ai besoin de toi malgré que tu ne sois plus là désormais. Ce n’est pas facile tu avais raison, mais ça vaut tellement le coup que je surmonterai les difficultés les unes après les autres, pour continuer à les voir grandir et vivre avec puis sans moi…

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