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Comment parler de la mort avec les enfants ?

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Si il y a un sujet que je n’avais pas envie d’aborder avec mon fils aîné ce fut bien celui de la mort. Mais la vie est faite de moments de joie et de peine, de naissance et malheureusement de décès. Je m’étais dit que j’attendrais qu’il soit plus grand ou que la question vienne de lui, mais le destin en a décidé autrement. J’ai perdu ma maman quand mon fils avait un an. Sur le moment nous n’avons pas abordé le sujet car il était petit et surtout il n’avait vu sa grand-mère qu’une seule fois, mais arrivé à l’âge de deux ans et demi j’ai décidé de lui expliquer les choses.

Parler simplement de la mort en toute franchise…

J’ai profité de la fête des grand-mères pour l’emmener au cimetière avec moi. Je lui ai expliqué qu’il avait une grand-mère qui s’appelait mamie Dany et je lui ai demandé si il voulait bien venir lui acheter des fleurs avec moi? Il a dit oui, nous sommes partis acheter un joli bouquet de roses blanches et j’ai commencé à lui expliquer la mort. Je lui ai dit « Tu sais Ethan, mamie Dany c’est ma maman, mais tu ne pourras pas la voir ou la toucher, parce que son cœur a cessé de battre et elle est morte ». Il m’a regardée gravement puis a attendu la suite. « Mais tu sais nous pouvons penser à elle. Lui apporter des fleurs ici, allumer une bougie pour elle à la maison. Parler d’elle ou lui écrire… Il est allé devant la tombe et a posé les fleurs, puis il s’est retourné, m’a fixé intensément et m’a serrée fort dans ses bras.

Ne pas avoir peur des mots…

J’ai choisi de ne pas lui dire des choses du genre:

  • « Elle est montée au ciel »: pour ne pas qu’il pense qu’elle pourrait revenir un jour.
  • « Mamie est partie »: Pour ne pas qu’il ait peur lors de nos départs (travail, rendez-vous…)
  • « Elle était malade »: Pour un enfant aussi petit c’est difficile d’assimiler les degrés de la maladie entre un rhume et un cancer par exemple.
  • « Mamie s’est endormie pour toujours » : Pour ne pas qu’il ait peur de dormir à son tour, ou quand nous allons nous coucher.

J’ai adapté à son âge et surtout à ses questions, je n’ai pas devancé ses craintes et j’ai attendu les questionnements. Les enfants n’ont pas peur de la mort comme nous, ils ne comprennent pas la gravité des choses avant 7 ou 8 ans. Les questions ne sont pas arrivées ce jour-là mais à l’aube de ses 3 ans. A un moment où je ne m’y attendais pas du tout il m’a demandé « Qu’est-ce qui lui est arrivé à mamie pour que son cœur s’arrête de battre? »

J’ai alors expliqué qu’elle était tombée gravement malade, une maladie que les médecins n’arrivaient pas à soigner. Alors son cœur s’est arrêté un peu comme un jouet cassé qu’on ne peut plus réparer. Mais que maintenant elle ne souffrait plus et qu’elle nous voyait sûrement de là où elle était et qu’elle était sûrement très heureuse des jolies fleurs et des bougies qu’on a allumé pour elle…

Je trouve que c’est un soulagement d’expliquer les choses simplement sans chercher à mentir ou enjoliver les choses. Il a senti que ça me faisait de la peine mais que je ne cherchais pas à lui « mentir » pour le protéger. Il a compris qu’il avait une mamie Dany qu’il ne pouvait plus voir, ni toucher mais il sait qu’il peut honorer sa mémoire malgré tout.

Pour vous aider, un petit livre qui parle de la mort aux enfants : « Si on parlait de la mort » par Catherine Dolto et  Colline Faure-Poirée – 6,20€. 

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2 Comments

2 Comments

  1. Agnes

    17 janvier 2018 at 15 h 28 min

    Ca me touche beaucoup ton article 😢
    J’ai perdu ma maman quand mes garçons avaient 5,5 ans et 3 ans et c’était aussi mamie Dany 😉,ca a ete difficile pour mon grand qui n’a pas compris et à ce moment là nous n’avons pas su trouver les mots ,nous nous sommes faits aider par une conseillère en éducation ,ils se rendait malade ,avait peur aussi de mourrir …..bref une mauvaise passe ,dans les moments difficiles c’est bien d’être accompagné ,ca n’est pas une chose facile de faire son deuil…..
    Belle journée 😁

  2. Aurore

    9 avril 2018 at 1 h 20 min

    Bonsoir votre témoignage me touche bcp je suis en plein dedans . Ma maman est malade, et phase terminale, j ai préparer ma fille de 6and depuis le début de la maladie il y a 2 ans afin qu’elle se rende compte des choses et qu’elle comprenne….. Sauf que mnt elle me pose des questions sur la mort et je ne savais pas comment y répondre. Je cherchais justement un titre de livre pour lui expliquer. (Au début de la maladie de ma maman on lui en avait pris un sur ce thème ça l à bcp aider) merci pour le titre.
    Ma fille de 3 ans se rend as compte de la situation juste que mami est malade…. Grâce à vous je sais quoi lui dire le moment venu. Et mon fils de 18mois est pour l instant au dessus de tout ça.
    Merci à vous

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Comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

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Le choix des chaussures est un vrai casse-tête pour tous les parents. Que choisir parmi tous ces rayons ?

La croyance populaire veut qu’on achète pour son enfant des chaussures tenant bien la cheville, avec une semelle bien épaisse et rigide. Peut-être même que l’un de vos enfants n’y a pas échappé? En tout cas, chez moi ça a été le cas. Mais en toute franchise, je voyais mon enfant déambuler comme un automate,ça semblait franchement inconfortable et lourd aux pieds. Il y a encre (très) peu, je pensais même que les chaussures souples étaient importantes pour les bébés débutants la marche et après cela ce n’était plus important.

Choisir la première paire de chaussures est le plus compliqué je pense, mais la galère ne s’arrête pas là puisque ces petits loups grandissent tellement vite… Quels sont les critères à connaître pour acheter de bonnes chaussures à ses enfants ? Je vous dis tout !

Privilégiez au maximum le pied nu

S’il y a bien une chose à savoir, c’est que le pied nu est le meilleur des chaussages. On ne commence à chausser les enfants qu’à partir du moment où ils marchent et seulement quand ils en ont besoin.

Il y a un peu plus de deux ans, j’écrivais un billet appelé « Laissez vos enfants évoluer et marcher pieds nus » dans lequel j’explique qu’il est important pour l’enfant d’être laissé évoluer au maximum pieds nus, et ce pour plusieurs raisons :

La première : plus les pieds sont libres, plus les muscles peuvent travailler, contrairement aux pieds tout étriqués dans des chaussures. De plus, cela leur permet aussi de développer les muscles et les ligaments du pied, tout en améliorant la posture de l’enfant.

La deuxième : quand les bébés commencent à ramper ou marcher, l’ensemble des muscles se constituent et la voûte plantaire se met en place. Les pieds peuvent recevoir beaucoup plus d’informations tactiles qu’avec des chaussures, comme : le paillasson qui picote, le carrelage dur et froid ou un parquet dur et lisse. Ces informations remontent au cerveau et aident bébé à adapter sa posture afin de trouver ses appuis et son équilibre.

Au besoin, il existe des chaussons en cuir ou tissus souples ou encore opter pour des chaussettes antidérapantes. → Une vente privée hyper intéressante par ici

Le moment étant là, comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

On oublie les chaussures de ski version enfant et on privilégie une semelle fine et ultra-souple (sur toute la longueur de la semelle) afin que, comme pieds nus, il puisse continuer de ressentir tous ses appuis sans aucune gêne.

Les critères à prendre en compte avant tout achat

Avant de vous précipiter au magasin le plus proche, je vous invite à prendre connaissance de plusieurs points très importants :

  • Armez-vous de votre mètre de couture et mesurez les deux pieds en appui (longueur ET largeur) de votre enfant afin de définir son type (fin, moyen, large) et la pointure qu’il conviendra de prendre.

  • Les enfants poussant comme des champignons, il faut choisir une semelle avec une marge à peine plus grande. L’idéal est d’avoir une marge entre +0,8 à 1,2cm, afin que bébé puisse étaler son pied et dérouler ses orteils.
  • La cheville n’a pas besoin d’être maintenue, car elle est suffisamment solide. En la contraignant dans une chaussure rigide et serrée, vous allez lui faire perdre cette souplesse si importante dans l’équilibre.
  • Une chaussure souple doit pouvoir se plier en longueur ET en largeur facilement, sans voûte plantaire, sans talon rigide et sans tige haute.

Où acheter ?

On peut trouver des modèles souples un peu partout : La Halle, Gemo, Chaussea, Besson…. N’ayez pas peur de les manipuler, les plier en longueur et largeur.

Sources :

Presque pieds nus : Chaussures Et Chaussons Souples : énormément d’informations et de ressources

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Les terreurs nocturnes : que faire ?

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Il est 22h15, votre petit amour dort depuis deux bonnes heures quand soudain il se réveille en hurlant. Vous vous précipitez à son chevet, croyant à une douleur quelconque, ou une grosse frayeur (peut-être un cauchemar ?) Mais vous avez beau lui parler, tenter de le rassurer, rien n’y fait. Il continue de pleurer à grands cris, il vous rejette. Vous n’y comprenez rien, tentez de le prendre dans vos bras, mais là il vous tape carrément. Vous lui chuchotez à l’oreille, posez la main sur son dos, il pleure, il crie, il semble complètement insensible à votre présence, comme s’il ne vous reconnaissait pas… Puis là d’un coup, il s’allonge et se rendort paisiblement – au contraire de ses parents qui vont restés bloqués sur « Qu’a-t-il bien pu se passer ? » Le lendemain, comme si de rien n’était, il ne se rappelle de rien. Ça a pourtant bien duré 20 minutes !

Félicitations ! Vous venez d’expérimenter votre première « TERREUR NOCTURNE »

(Je ne saurais dire si le mot « terreur » fait référence à celle de l’enfant ou du parent…)

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Le Docteur Rosa Jové, pédopsychiatre espagnole, spécialiste du sommeil chez l’enfant, dans son livre « Dormir sans larmes » nous explique que :

Les terreurs nocturnes se manifestent pendant la première partie de la nuit, car il s’agit d’une perturbation de la phase de sommeil profond qui se déroule surtout pendant les premières heures de la nuit.

Il faut avant tout comprendre l’organisation du sommeil. Chez l’enfant et l’adulte, la nuit consiste en un enchaînement de cycles (d’une durée variable pour chacun de nous), eux-mêmes constitués de plusieurs phases de sommeil, allant de l’état de veille au moment de l’endormissement, jusqu’au sommeil profond, puis au sommeil paradoxal. Les durées d’un cycle ne changent pas pour un même individu, mais la durée des phases qui le constitue peuvent varier. La première partie de la nuit sera plutôt consacrée aux phases de sommeil profond, alors que durant la seconde partie de la nuit ce sont les phases de sommeil paradoxal qui seront plus importantes.

Chez le jeune enfant, de 6-7 mois jusque 5 ou 6 ans, durant la première partie de la nuit, la dernière phase de sommeil profond sera plus importante (le sommeil plus profond) que celle d’un adulte.

À la suite de cette phase de sommeil très profond commence une phase de sommeil plus léger.

  • Les terreurs nocturnes se déclenchent lorsque la phase précédente est si profonde que le sommeil a du mal à s’alléger suffisamment le moment venu.

On parle en fait d’un mécanisme d’agitation motrice qui aidera à sortir d’un sommeil trop profond quand la procédure « normale » ne suffit pas.

Le Dr Jové précise que ces « troubles » sont probablement dus à un manque de sommeil de l’enfant (s’il ne s’est pas assez reposé dans la journée entre autres). Il aura alors un sommeil particulièrement profond.

Du coup, que fait-on ?

Si effectivement vous vous rendez compte que ces phases d’agitation sont dues à un manque de sommeil de l’enfant (et donc au besoin de prolonger ses phases de sommeil profond), le plus simple est de prévenir. On s’assure que notre enfant a le nombre d’heures de sommeil diurne suffisant et on favorise un endormissement dans un environnement calme afin que l’enfant soit détendu.

Quand ça arrive quand-même :

  • On reste discrètement à ses cotés. On s’assure avant tout qu’il ne se blesse pas. Ils n’acceptent la plupart du temps pas le contact physique, ne le prenez pas mal s’il vous rejette, voire s’il vous tape. Mais restez présent pour éviter une certaine confusion dans le cas où il se réveillerait.
  • On ne le réveille pas. Cela risquerait avant tout de l’effrayer et surtout on aura rompu son cycle de sommeil.
  • Il faudra également éviter de lui en reparler le lendemain. S’il n’a aucun souvenir cela risquerait de l’angoisser à l’idée qu’il agisse de façon « bizarre » la nuit.
  • Si les terreurs nocturnes sont vraiment très/trop fréquentes, on pourra tenter des réveils programmés (réveiller l’enfant 10-15 minutes avant la crise si l’on arrive à déterminer les moments correspondants – ici 2 heures après l’endormissement par exemple). À réserver cependant dans les cas exceptionnels où l’enfant aurait tendance à se blesser ou dans certains cas qui présentent du somnambulisme.

___________________________________________

Quelle différence avec les cauchemars ?

Les cauchemars ont lieu plutôt en phase paradoxale, soit la deuxième partie de la nuit. Lorsqu’il pleure, l’enfant se réveille et se souvient en général de ce qu’il s’est passé. Il reconnait ses parents et s’apaise à leur contact.

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Le portage, une aide contre la plagiocéphalie

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Il y a quelques mois déjà, je me suis plongée dans les photos de mon grand et en revoyant son crâne je me suis rappelée…

Mon grand est né avec une ventouse, un accouchement long… Son crâne a subi quelques déformations, une plagiocéphalie (syndrome de la tête plate chez le nourrisson). À l’époque je ne savais pas que le fait de le porter et le laisser en motricité libre auraient contribué grandement au rétablissement de son crâne.

Son crâne, dès la maternité, semblait déformé. Une ligne apparente sur le dessus du crâne, une sorte de bosse. Le personnel médical m’assurait que son crâne se remettrait seul, mais il était convenu dès le départ que je fasse un petit tour chez l’ostéopathe. Les jours passent et son crâne se déformait, une bosse à l’avant du crâne et l’arrière qui faisait une bosse d’un côté et un côté tout plat.

Première séance chez l’ostéopathe : son crâne commençait déjà bien à se déformer et un décalage au niveau de ses yeux était également présent. L’ostéopathe que je voyais ne connaissait pas spécialement le portage, mais m’encourageait à faire en sorte qu’il ne soit jamais que d’un seul côté, m’a conseillé la motricité libre, de ne pas le laisser à plat dos toute la journée et de faire bouger sa tête à l’opposé de là où c’était plat. En parallèle je le portais beaucoup en écharpe. Par chance il a su assez tôt bouger sa tête, se retourner également sur le ventre. Je ne sais plus combien de temps ça a pris pour que son crâne se reforme correctement, mais petit à petit on voyait des changements. Je me souviens cependant que du côté où son crâne était plat, les cheveux ne poussaient pas, c’est resté ainsi un certain temps, jusqu’à un an ils ne poussaient pas à cet endroit. Nous avons fait plusieurs séances d’ostéopathie.

Devenue monitrice, j’ai appris que le portage aidait énormément dans les cas de plagiocéphalie car bébé n’est pas couché sur le dos la majorité du temps, on peut même bouger sa tête de l’autre côté. Je portais par instinct, envie, naturellement et plus tard j’apprenais donc que le portage était bénéfique aussi pour ces cas-là. C’était un bébé beaucoup porté, car très en demande et quand il ne l’était pas, il était libre au sol.

Je ne comprends pas que le personnel soignant – de là où j’ai accouché – ait pu banaliser autant ce problème. Beaucoup de parents se retrouvent désemparés une fois que bébé grandit, en voyant le crâne de leur petit bout, car les professionnels ont assuré que ça se remettrait seul. Heureusement il y a également du personnel soignant vigilant, mais c’est encore bien trop banalisé.

Il arrive des situations où le bébé doit porter un casque pour que le crâne se remette correctement.

Je ne peux que vous conseiller de rendre visite à un ostéopathe spécialiste des bébés, du portage et de la motricité libre. Essayez aussi la journée, quand vous êtes à coté, de ne pas laisser bébé sur le dos tout le temps. Quand bébé est porté, tournez sa tête régulièrement afin qu’il ne soit pas appuyé que d’un côté s’il ne le fait pas de lui-même.

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