Burn-out maternel, avoir le mal de mère

Burn-out maternel, avoir le mal de mère

Burn-out maternel, avoir le mal de mère

« Je vois bien que c’est difficile et que vous ne me le dites pas… »

« Je n’ai rien dit parce que si je commence à parler je ne vais pas m’arrêter…

La routine de maman, les tâches qui se répètent, les idées repas à trouver… Les crises de colère et de jalousie qu’il faut gérer, la remise en question que ça provoque et la culpabilité…

Ce qui est difficile c’est de tenir le rythme des petites nuits et des journées qui semblent parfois si longues. Les micro-siestes et les zéro sieste souvent. Le manque de sommeil c’est le pire de tout.

 Oui c’est difficile et je ne le dis pas, parce que ça servirait à quoi ? à me faire plaindre ? à vider mon sac ? Et puis après, les soucis sont toujours là, les contraintes et la fatigue aussi.

En apnée… Je crois que le mot est juste, la sensation est la bonne… Je ne pourrais pas dire depuis combien de temps, 6 mois, ou plus ? j’ai arrêté de compter. J’ai cru que c’était passager, la faute à la fatigue, aux nuits pourries, aux crises multiples. Mais je crois que non, rien de tout ça ne justifie que j’étouffe autant.

J’ai la tête sous l’eau, juste en surface… Je vois la lumière du jour qui filtre mais je n’arrive pas à remonter à sa hauteur. Quelques fois et même très souvent, j’ai des petites bouffées d’oxygène, comme des petits tubas qui me seraient tendus pour m’aider à reprendre mon souffle. Mes tubas, donnés par ceux qui me noient, mes fils, mes amours… ou bien peut être que je me trompe complètement. Oui : JE ME TROMPE, c’est MOI toute seule qui me suis mise la tête sous l’eau…

Je crois tenir le coup mais finalement, je me rend compte que non… Je relativise toujours plus, je trouve des excuses, pardonne les comportements, accepte de devenir transparente autant par mes envies que par mon corps qui s’affine comme pour s’effacer lui aussi… Il y a des jours où je me lève et où j’ai envie de pleurer en pensant à la journée qui m’attend. Gérer encore les crises d’opposition, ne pas lui hurler dessus, ne pas le taper. Comprendre pourquoi il a mal au bide alors que purée je ne mange presque plus rien ! Comprendre pourquoi il rejette son père en bloc alors que je fais de mon mieux pour les rapprocher… MARRE ! Marre de ce terrible two, marre de négocier du matin au soir…

J’ai envie de respirer, de les laisser et de m’évader quelques heures. Un coiffeur, un café chaud, un massage, une épilation de mes sourcils qui hurlent au dessus de mes yeux. Du silence… Juste ma gueule et ma mauvaise conscience de les avoir laisser. Mais comment faire… Quand mes tripes se nouent à l’idée de les laisser, quand mes larmes roulent de ne pas pouvoir vivre un peu pour moi…

Ambivalente et tellement perdue. J’envie les mamans qui peuvent laisser leurs petits bouts dans les bras d’une inconnue, moi je ne peux pas. J’ai trop peur du sentiment d’abandon que je ne connais que trop bien, j’ai peur que mes fils le ressentent et pensent que je les abandonne…

Je suis en apnée, et en même temps je suis tellement bien près d’eux… Leurs sourires, les câlins, les bisous et les jeux, tout ça m’aide à tenir la routine. Mais je crois qu’il y a un moment où il faut savoir dire STOP, je ne m’en sors plus. Le vernis craque, et moi aussi…Mes gosses je les aime, ils me bouffent mais je les aime… Je n’imagine plus une vie sans eux et pourtant, qu’est ce que j’aimerais n’être plus responsable de personne quelques fois…

Je vais apprendre à respirer hors de l’eau, apprendre à remonter à la surface. Parce que je ne pourrais pas continuer à les élever en gardant la tête sous l’eau, ce n’est pas comme ça qu’ils vont apprendre à nager dans le bon sens et pas à contre courant comme leur maman… »

Ce texte-là, j’ai osé l’écrire et le poster peu après la naissance de mon second fils, j’avais vu ma généraliste pour un souci de sommeil chez mon loulou, et au moment où elle imprimait l’ordonnance, elle a posé sur moi un regard empli de bienveillance et m’a dit cette phrase « Je vois bien que c’est difficile mais que vous ne me le dites pas… » J’ai pris la décision de poster ce texte sur ma page facebook et les premiers commentaires arrivaient, le soulagement se faisait sentir autant que la culpabilité s’en allait. Personne ne se doutait de mon mal être, de ce sentiment qui me prenait à la gorge… Les premiers conseils sont tombés et même s’ils paraissaient simples, ils étaient précieux…

  • Prendre du temps pour soi, sortir et faire quelque chose, même 10 minutes sur sa terrasse pour un café.
  • Dormir quand les enfants dorment, ne pas avancer sur le ménage qui lui peut attendre, contrairement à la fatigue.
  • Voir des gens : famille, amis… Aller discuter une heure ou deux autour d’un bon gâteau et décompresser.
  • Pratiquer un sport ou une activité artistique, un jour par semaine, pour soi.
  • Prendre une heure par mois pour un soin, massage, esthéticienne, coiffeur…

Vous l’aurez compris, l’important est de se dégager du temps pour soi, sans enfant et surtout sans culpabiliser !!! Une maman reposée et sereine est bien mieux disposée, bienveillante et patiente qu’une maman sur le fil et épuisée.

Un dernier conseil et pas des moindres : EN PARLER, que ce soit à son médecin, à une amie… Quelqu’un de confiance et qui saura vous conseiller ou vous orienter vers un professionnel apte à vous aider.

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