Alimentation de bébé : les points clés pour préserver sa santé

Alimentation Sante Bebe

L'obésité et les allergies sont de plus en plus fréquentes. Pour préserver la santé du petit enfant, les dernières recommandations pour bien le nourrir. Jusqu'à trois ans, l'enfant a des besoins nutritionnels spécifiques car il quadruple son poids de naissance, il double sa taille et ses fonctions digestives ne sont pas matures.

Jusqu'à 4-6 mois : uniquement du lait

Le lait maternel est le seul aliment parfait pour le bébé. L'alimentation du nourrisson doit être exclusivement lactée de la naissance à quatre à six mois recommandent les médecins.

Toutefois, la technologie actuelle permet aux laits infantiles de se rapprocher de la composition du lait maternel.

  • Ils contiennent moins de protéines: environ 12 g/l, le lait maternel 10 g/l.
  • Ils sont enrichis en acides gras polyinsaturés pour se rapprocher de ceux contenus dans le lait maternel.
  • Certains sont enrichis en probiotiques (micro-organismes qui ont un effet bénéfique sur la santé).

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Les laits infantiles répondent aux soucis de santé des nourrissons.

  • Bébé a un terrain allergique familial : les médecins préconisent l'utilisation de laits hypoallergéniques à titre préventif. Elle doit être exclusive et sans interruption jusqu'à six mois. Ils sont utiles lors de la mise en place de l'allaitement maternel, en complément du sein, les premiers jours.
  • Il souffre de troubles digestifs : les coliques sont souvent dues à une difficulté de digestion du lactose (sucre du lait). Les laits fermentés (ou acidifiés) contiennent des ferments lactiques qui en facilitent la digestion.
  • Il a un reflux : les laits épaissis contiennent de l'amidon de maïs, de riz, ou de la farine de caroube rendant le lait plus "pâteux. La fréquence et le volume des régurgitations sont diminués.

À savoir : depuis 2002, des conseils pour la préparation des biberons sont apposés sur les boîtes de lait. Ce dernier est fragile, il peut présenter un risque bactériologique. Il faut se laver les mains avant de préparer le biberon, n'en reconstituer qu'un à la fois et jeter le reste.

Boissons au soja : pour qui ?

Elles peuvent être données pour réalimenter un nourrisson après une diarrhée sévère, ou en cas d'allergie aux protéines du lait de vache, lorsque le bébé de plus de six mois ne supporte pas le substitut de lait à base de protéines hydrolysées.

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Diversification : la marche à suivre

Elle est entreprise idéalement après six mois et jamais avant quatre mois. Dans le cadre du Plan national nutrition santé (PNNS), des recommandations ont été faites pour l'alimentation du petit enfant. Elles sont regroupées dans le Guide de nutrition des enfants et des ados pour tous les parents.

En pratique, que faire ?

  • Le lait : entre quatre et six mois, le lait premier âge est remplacé par le lait deuxième âge (de suite) jusqu'à un an. Ce dernier apporte calcium, phosphore, minéraux et vitamines. Bébé doit, quotidiennement, en consommer un demi-litre jusqu'à un an. Le lait de croissance prend le relais jusqu'à trois ans, au moins pour le petit déjeuner et le goûter. Il permet d'assurer des apports équilibrés en protéines, lipides, calcium, vitamine D et fer.
  • Les fruits et légumes : il est recommandé d'attendre six mois pour en donner. Les fruits sont choisis mûrs et proposés, dans un premier temps, cuits et mixés. Les légumes sont présentés en purées lisses. On commence par quelques cuillerées à café avant ou après le biberon ou dans celui-ci. Ils sont introduits un par un pour tester leur acceptation et leur tolérance. Les fruits et légumes sont donnés en morceaux vers deux ans, en fonction des capacités de déglutition et de mastication du petit enfant.
  • La viande et le poisson : bébé peut découvrir leurs saveurs à sept mois. Les mixer à raison de 10 g/jour (soit deux cuillerées à café) jusqu'à huit mois, 2g/jour jusqu'à un an (4 cuil. à café) et 30 g/jour (6 cuil. à café) jusqu'à trois ans.
  • L'œuf : allergisant, il ne doit pas être donné avant huit mois, à raison d'un tiers seulement.
  • Le pain, les pâtes et le riz : il est préférable de ne pas les introduire avant le huitième mois.

À savoir : nous conseillons l'utilisation d'une cuillère en carton dur (ou plastique – mais on essaye d’être écolo !), plus douce pour les gencives fragiles du bébé que celle en métal.

Mal manger : quels risques pour le tout-petit ?

Des erreurs dans la diversification peuvent avoir des répercussions. Si elle est commencée avant quatre mois, le nourrisson est incapable de digérer correctement les aliments et son système immunitaire étant immature, il est plus exposé aux allergènes.

Les parents qui salent ou sucrent trop les aliments de bébé, ou qui lui donnent de la viande en trop grande quantité, l'exposent à des problèmes rénaux, digestifs, ou à un risque de surpoids.

En diversifiant progressivement, l'enfant découvrira petit à petit de nouveaux goûts, il acquerra un bon rythme alimentaire et s'intégrera aux repas familiaux.

Que penser des petits pots pour bébé ?

Petit Pot Bebe
© istock

Les aliments infantiles répondent à des exigences de sécurité drastiques. Ils sont garantis sans conservateur, ni colorant, ni édulcorant, ni arôme artificiel

Leur teneur en pesticides est proche de zéro, celle en nitrate est inférieure à 20 mg/100 g et ils ne contiennent aucun OGM. La réglementation européenne concernant la teneur maximale en nitrates date d'octobre 2004, le syndicat applique une limitation depuis 1991. La teneur en nitrates des légumes utilisés pour les petits pots est dix fois plus stricte que la réglementation appliquée aux légumes du marché, sauf quand ces derniers sont bio.

Quant au sel, les aliments infantiles en contiennent cinq fois moins que les préparations maison, d'où leur impression de fadeur par les mères qui les goûtent. À deux ans, 50 % des enfants consomment trop de sel. Les petits ne doivent pas en consommer plus de 900 mg par jour, or une pincée représente 300 mg, La sécurité sanitaire des petits pots classiques est très proche des préparations bio, et pour un prix plus raisonnable.

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