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Périnatalité

8 raisons de dire NON au déclenchement artificiel du travail

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8 raisons de dire NON au déclenchement artificiel du travail

La plupart des femmes enceintes arrivent à 37 semaines de grossesse et soufflent de soulagement. Elles passent l’étape de la prématurité. Alors l’attente commence. Et les questions incessantes : « Alors, tu n’as toujours pas accouché? » ou encore « Quand est-ce qu’on te déclenche? » Le déclenchement du travail semble être devenu banal et logique. D’ailleurs, en France le taux de déclenchement a plus que doublé en 30 ans (de 10,4% en 1981, on est passé à 23% en 2014)

Les experts de santé, comme l’Organisation Mondiale de la Santé, reconnaissent que le déclenchement du travail devrait seulement arriver lorsque cela est médicalement indiqué. Mais est-ce que certains médecins ne déclenchent pas pour une autre raison ?

Selon l’enquête de l’Ecoute des Mères en 2013, 41% de jeunes mamans aux États-Unis ont dit que leurs fournisseurs de soin ont essayé de déclencher le travail. Presque 25% de femmes ont été déclenchées et pour presque la moitié d’entre elles, c’était pour une raison non médicale. Ainsi, qu’arrive-t-il si votre fournisseur de soin vous suggère d’être déclenchée ? Il est donc important d’être informé de quand le déclenchement est et n’est pas nécessaire.

(France – lire : Le CIANE publie un dossier consacré au déclenchement)

Voici 8 très bonnes raisons de dire NON au déclenchement

1/ Vous êtes prête

Vous êtes vraiment prête à avoir ce bébé. Votre ventre est suffisamment gros, votre vessie jamais vide et vous êtes dans l’incapacité de voir vos pieds. Vous êtes entre le manque de sommeil, les contractions de Braxton et les questions incessantes quant à votre terme.

Mais parce que vous êtes prête, cela ne signifie pas que votre bébé l’est. La fameuse date d’accouchement estimée devrait arriver, mais cela ne signifie pas que le travail est imminent.

Les dates d’échéance évaluées sont exactement comme celles annoncées – on suppose le moment où votre bébé arrivera. Seulement 3 à 5% des bébés arrivent effectivement à cette date, ce n’est donc pas une très bonne estimation.

Malgré les principaux experts en santé, tels que le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG), définissant le terme complet comme la période entre 39 et 42 semaines, beaucoup de praticiens sont toujours concentrés sur les grossesses dépassant la date limite estimée à 40 semaines. C’est pourquoi les déclenchements ont tendance à être proposés aux femmes une fois qu’elles ont atteint 41 semaines, « juste au cas où ».

Le déclenchement du travail n’est pas anodin et entraîne un vrai risque que votre bébé naisse avant qu’il ne soit prêt. Dans les dernières semaines de grossesse, certaines touches finales très importantes se déroulent. Les poumons de votre bébé doivent mûrir. La graisse doit être déposée. Juste parce qu’un délai «moyen» a été établi pour la grossesse ne signifie pas que tous les bébés seront prêts dans ce délai.

2/ Vous pourriez avoir un gros bébé

Selon cet inconnu dans la rue, « vous êtes si énorme que vous devez attendre des jumeaux » Bien que vous puissiez rire (jaune, certainement) de ces commentaires d’étrangers, lorsque votre praticien commence à parler de « gros bébé »; c’est à ce moment-là que vous paniquez.

La chose à propos des gros bébés est qu’il n’y a aucun moyen de savoir à quel point ils sont grands, petits ou de taille moyenne jusqu’à ce qu’ils soient nés.

L’échographie pour le poids est reconnue pour être très imprécise. Il y a une marge d’erreur de 15% dans l’évaluation du poids fœtal. Cela signifie que votre bébé peut être soit 15% plus petit, soit 15% plus grand que le poids estimatif donné à votre échographie. Pour couronner le tout, plus vous approchez de la date d’échéance, plus il est dur d’évaluer la taille de votre bébé. Beaucoup de femmes sont déclenchées pour un gros bébé soupçonné et découvrent ensuite que leur bébé était en réalité de taille moyenne, après l’interruption d’une grossesse parfaitement saine.

1 femme sur trois aux États-Unis indique qu’on leur dit que leur bébé était trop gros. Soupçonner une macrosomie n’est pas une indication médicale pour le déclenchement ou la césarienne, mais c’est l’une des raisons les plus courantes données pour l’une ou l’autre de ces procédures.

En 2001, ACOG a publié des lignes directrices pour les fournisseurs de soins, recommandant que «le soupçon d’une macrosomie fœtale n’est pas une indication pour le déclenchement du travail, car le déclenchement n’améliore pas les résultats maternels ou fœtaux». Pourtant, cela demeure une des raisons communes pour laquelle les femmes sont encouragées à considérer le déclenchement du travail.

3/ Votre praticien pourrait être absent

Votre praticien vous a rappelé qu’il ou elle sera en congé au moment de votre date d’accouchement. Vous pouvez saisir votre chance et espérer que vous entrerez en travail à l’avance, ou vous pouvez juste prévoir un déclenchement!

Cela semble facile… Mais de nouveau, ce n’est pas si simple! Votre bébé pourrait ne pas être prêt à naître. Votre corps pourrait ne pas être réceptif au déclenchement et échouer, ou en avoir l’illusion. Cela conduit souvent à ce que l’on appelle «échec de progrès», comme si c’était la faute de votre corps, et vous devrez subir une césarienne.

Si votre praticien a des remplaçants, demandez à les rencontrer afin que vous puissiez vous sentir plus à l’aise s’ils finissent par vous assister le jour où vous entrerez spontanément en travail. Si vous n’avez pas le choix du médecin, il est peu probable qu’il y ait une différence, que vous soyez déclenchée ou non. Il est probable que vous n’ayiez pas rencontré l’obstétricien de garde de toute façon.

4/ C’est plus pratique

Votre mère part en voyage la semaine avant que vous n’accouchiez. Votre partenaire travaille à au moins une heure de l’hôpital. Et la baby-sitter que vous avez contactée a des examens cette semaine.

Ne serait-il pas plus simple d’organiser un déclenchement et ne serait-il pas plus facile de savoir exactement le jour où votre bébé va naître, donc plus pratique pour tout le monde?

Si votre bébé et votre corps ne sont pas prêts à travailler, un déclenchement est plus susceptible d’échouer que de réussir. Une fois un déclenchement commencé, il n’y a aucun retour possible, même si cela signifie avoir une césarienne non planifiée.

5/ Vous avez été en pré-travail pendant des semaines

Le pré-travail est dur. Vous êtes nerveuse, impatiente, ennuyée et fatiguée.

C’est le moment le plus propice pour préparer votre valise et prier pour un déclenchement. Votre praticien pourrait être compatissant et demander si vous voulez attendre ou non. La difficulté avec le pré-travail c’est que personne ne peut vous dire combien de temps cela durera. Mais tandis que c’est incroyablement fatigant et irritant, c’est un signe; votre corps se met en marche pour le vrai travail!

Le déclenchement a beaucoup de risques et il est important de mesurer le poids des choses qui le feront avancer plus vite. Votre bébé ne sera pas là-dedans pour toujours. Promis.

6/ Votre placenta va arrêter de fonctionner

Apparemment, lorsque votre horloge gestationnelle sonne sur 42 semaines, votre placenta arrête de fonctionner.

Si vous fréquentez des forums de naissance en ligne, vous avez peut-être lu cela sur le fait de ne pas permettre aux femmes d’aller au-delà du terme.

Il n’y a absolument aucune preuve qui montre une corrélation directe entre la durée de la grossesse et la détérioration placentaire. L’idée s’est développée au début des années 1900, quand un obstétricien écossais a observé ce qu’il a appelé « condition de perte du nouveau-né ».

Cinquante ans plus tard, le syndrome de post-maturité a été décrit par docteur Clifford, qui a attribué cette condition de gaspillage à la détérioration placentaire. L’insuffisance placentaire est une chose réelle et arrive vraiment, mais il n’est pas généralement relatif au temps. Le syndrome de post-maturité peut seulement être diagnostiqué après la naissance et est défini comme une grossesse qui est allée après terme. Les observations sur le nouveau-né sont les suivantes :

  • L’absence de lanugo (cheveux fins)
  • Des ongles très longs
  • Des cheveux abondants sur la tête,
  • Le crâne fœtal plissé et la peau ridée avec en apparence une déshydratation entraînant un pelage de la peau.

Le syndrome de post maturité affecte moins de 10% des grossesses qui vont au-delà de 43 semaines et quelques études montrent que moins de 3% de femmes sont en réalité en gestation au-delà de 43 semaines. Cela montre que les chances du placenta se détériorant miraculeusement à 42 semaines sont assez minces.

7/ Parce que c’est le protocole hospitalier

Le protocole hospitalier concernant le déclenchement du travail varie. À un hôpital il pourrait être à 10 jours après la date du terme, dans un autre il pourrait être dès que vous atteignez 39 semaines.

Selon l’attitude de votre praticien, vous pourriez être programmée pour un déclenchement parce que cela est perçu comme une façon d’empêcher que les choses se passent mal.

Le protocole hospitalier n’est pas la loi. Beaucoup de femmes ne savent pas qu’elles peuvent décliner un déclenchement s’il n’y a aucune raison médicale. Vous pouvez demander à votre praticien de vérifier la santé de votre bébé et la vôtre, jusqu’à ce que le travail commence spontanément.

8/ Vous pourriez développer une complication

Comme exposé plus tôt, le déclenchement devrait être entrepris seulement quand c’est médicalement nécessaire. Il y a des risques au déclenchement, comme il y en a avec tous les actes médicaux, et il est important d’équilibrer ces risques avec la possibilité de développer une complication.

Si vous avez une grossesse saine et que votre bébé est en bonne santé, il est peu probable que vous développiez une complication. Cela peut arriver, mais cela ne veut pas dire qu’il en sera ainsi. Il n’est pas logique d’interrompre une grossesse saine et de forcer un bébé en bonne santé «au cas où» vous développiez un problème de santé qui, dans la plupart des cas, est très peu probable.

Article traduit par Laetitia.D pour oummi-materne.com
Article original 8 Reasons To Say No To Labour Induction

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Périnatalité

Infertilité, un sujet qui ne doit pas être tabou

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Enfant, tu idéalises ta vie de futur parent. En grandissant, tu découvres comment on fait les bébés et ça semble si simple. Mais dame nature dicte sa loi et faire un enfant parfois n’est pas si simple…

Ne pas se sentir seul, échanger, se soutenir permet d’affronter ce cataclysme qui te dévaste quand tu apprends qu’avoir un enfant ça ne sera pas aussi simple qu’un rapport sexuel.

Quand tu bascules dans la procréation médicalement assistée, tu découvres un vocabulaire médical que tu ne soupçonnais même pas. Tu découvres ton corps dans les moindres détails, mais tu souffres de ne pas enfanter comme 90% des autres couples.

Ce qui est le plus dur dans ce parcours quand on y réfléchit bien, ce n’est pas tant le côté ultra médicalisé pour la conception de ton ou tes chers enfants, mais les blessures morales et psychologiques que tu vas vivre pendant tous ces mois ou ces années de combat.

Les couples qui t’entourent qui arrivent à concevoir pour qui, évidemment, tu es heureux, mais qui remue un peu plus le couteau dans la plaie. Les conversations des autres parents qui se plaignent des dernières « bêtises » de leurs enfants, mais qui te laissent pensif en imaginant que toi aussi tu aimerais vivre ça. Chaque ventre rond, poussette te renvoie à cette souffrance que tu vis.

La nature n’est pas toujours juste, surtout quand elle s’attaque à ce désir de parentalité, c’est un tsunami dans ta vie qui s’installe.

Sache que tu n’es pas seul, environ 10% des couples souffrent d’infertilité

Et aujourd’hui de nombreux blogs, sites, forums.. te permettront de trouver des réponses à tes questions, d’y lire des témoignages et d’y trouver du soutien.

Si tu as envie de laisser un message d’espoir, raconter ton parcours, nous serons ravis de diffuser ton message pour soutenir ce couple sur 10 que la nature a laissé tomber.

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Manger des dattes facilite-t-il le travail ?

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Quand il s’agit de l’accouchement, nous voulons toutes avoir un travail naturel, court et facile. Heureusement, nous pouvons faire un certain nombre de choses pour nous aider à atteindre cet objectif, par exemple:

  • Choisir une maternité respectueuse, une sage-femme avec qui on se sente épaulée, soutenue dans ses projets.
  • Préparer un projet de naissance
  • Se faire accompagner par une doula (accompagnante à la naissance)
  • Une bonne préparation à la naissance : yoga, sophrologie, haptonomie, auto-hypnose, chant prénatal, travaux de visualisation positive…
  • Se renseigner sur la physiologie de l’accouchement
  • Prendre conscience de ses facultés à enfanter, croire en soi, en son corps. Se faire confiance.
  • Accompagner la douleur par tout ce qui pourra la soulager : positions, faire des vocalises dans les sons graves sans retenue, lâcher prise, bien respirer, prendre un bain chaud, visualisation positive, bouger…
  • Se préparer pendant la grossesse grâce à certaines lectures, comme : « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » – « Accoucher par soi-même » – « Une naissance « 

Lire: 15 conseils de mamans ayant accouché sans péridurale

Et maintenant, vous pouvez ajouter une chose à votre liste: consommer des dattes!

Mangez des dattes pendant la grossesse pour faciliter l’accouchement

L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude sur 69 femmes consommant 6 dattes par jour pendant 4 semaines avant leur date estimée d’accouchement, contre 45 femmes qui n’en consommaient aucune. Il n’y avait pas de différence significative dans l’âge gestationnel, l’âge et la parité entre les deux groupes.

Les femmes qui ont consommé des dattes avaient une dilatation cervicale moyenne significativement plus élevée à l’admission que l’autre groupe, et une proportion significativement plus élevée de membranes intactes (83% vs 60%). Le travail spontané s’est produit chez 96% de celles qui ont consommé des dattes, comparativement à 79% des femmes du second groupe. L’utilisation de prostin / ocytocine était significativement plus faible chez les femmes qui consommaient des dattes (28%), comparativement aux femmes n’ayant consommé aucune datte (47%). La phase latente moyenne du premier stade du travail était plus courte chez les femmes qui consommaient des fruits de dattes que chez le second groupe (510 min contre 906 min).

Les chercheurs ont conclu que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine, et a produit un résultat au niveau de l’accouchement plus favorable, mais non significatif.

Une étude réalisée en mars 2017 a confirmé toutes les conclusions initiales. Les auteurs de cette étude ont conclu :

Il a été démontré que la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant.

Alors, pourquoi manger des dattes pendant la grossesse aide-t-il les mamans?

Les chercheurs ont découvert que les dattes ont un effet semblable à l’ocytocine produit naturellement par le corps, ce qui entraîne une sensibilité accrue de l’utérus. Il aide également à stimuler les contractions utérines et réduit l’hémorragie post-partum comme le fait l’ocytocine. Ils ont également constaté qu’elles contiennent de nombreux avantages nutritionnels pour les mamans enceintes.

Les dattes contiennent des acides gras saturés et insaturés tels que les acides oléique, linoléique et linolénique, qui sont impliqués dans l’économie et la fourniture d’énergie et la construction des prostaglandines. De plus, la sérotonine, le tanin et le calcium des fruits de datte contribuent à la contraction des muscles lisses de l’utérus. La datte a aussi un effet laxatif qui stimule les contractions utérines.

Les dattes contiennent également:

  • Des sucres naturels (fructose) qui se décomposent facilement dans le corps et n’élèveront pas le taux de sucre dans le sang, mais offriront une énergie élevée, ce qui rend les dattes pendant la grossesse ou le travail un excellent choix.
  • Fibres – Vous aident à rester rassasié, soulagent la constipation et diminuent le risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie.
  • Potassium  – Un des meilleurs électrolytes. Il aide à maintenir l’équilibre eau / sel qui aide à réguler la tension artérielle.
  • Magnésium  – Maintient la santé musculaire et aide à soulager les spasmes musculaires et les crampes pendant la grossesse.
  • Folate  – Avoir assez de folate assurera que la moelle épinière de votre bébé mûrit correctement, en évitant les défauts du tube neural.
  • Vitamine K – maintient la coagulation du sang et la santé des os.

Quand dois-je commencer à manger des dattes pendant la grossesse?

Dans l’étude mentionnée ci-dessus, les femmes enceintes ont commencé à manger des dattes quatre semaines avant leur date d’échéance prévue. En d’autres termes, à 36 semaines de grossesse,  elles ont commencé à manger six fruits par jour.

Bien sûr, vous pouvez commencer à manger des dattes plus tôt dans votre grossesse si vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que les dattes sont riches en sucre, donc si vous avez des problèmes de glycémie ou si vous vous inquiétez de streptocoque du groupe B, allez-y doucement sur eux au début de la grossesse. Mais, par tous les moyens, commencez à manger 6 dattes par jour à partir de 36 semaines!

Comment manger des dattes pendant la grossesse

Les dattes sont une collation saine et délicieuse, alors comment pouvez-vous les ajouter à votre régime alimentaire? En fait, c’est assez facile car elles sont douces comme des bonbons.

  • Au petit-déjeuner, optez pour un bol de flocons d’avoine accompagné de dattes ou même du porridge aux dattes.
  • Ajoutez des dattes dans vos recettes pour remplacer le sucre.
  • Vous pouvez remplacer la pâte à tartiner industrielle par une pâte à tartiner fait maison à base de dattes et cacao : recette
  • Dans la vinaigrette maison pour la sucrer
  • Vous pouvez vous faire des petites douceurs en fourrant les dattes : amandes, noix, chocolat noir…
  • Pour une petite collation, vous faire des barres de céréales dattes et noix : recette
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8 méthodes étranges et historiques de détection de la grossesse

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Depuis l’aube des temps, les gens ont essayé de trouver des moyens de détecter une grossesse précoce avant que les signes physiques commencent à se manifester. Bien que vous puissiez être familier avec le test de grossesse sous forme de bandelette hCG qui est couramment utilisé aujourd’hui, l’histoire du test de grossesse est plutôt fascinante. Au cours des âges, différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour déterminer si une femme était enceinte, dont certaines peuvent sembler assez étranges pour les personnes vivants dans ce monde moderne.

Le test du blé et de l’orge

L’un des premiers, sinon le plus ancien, tests de grossesse à domicile est venu de l’Egypte ancienne. En 1350 avant notre ère, on conseillait aux femmes d’uriner sur des graines de blé et d’orge pendant plusieurs jours; si le blé germait, elle attendait une fille et si l’orge poussait, ça serait un garçon. Si aucun des deux ne germait, elle n’était pas enceinte.

La chose la plus intéressante à propos de ce test est qu’il a effectivement fonctionné: En 1963, un laboratoire a expérimenté le test de blé et d’orge et a constaté que dans 70% du temps, l’urine des femmes enceintes faisait germer les graines, tandis que l’urine des femmes non-enceintes et celles des hommes ne faisaient pas germer les graines.

Le test de l’oignon

Alors que les anciens Égyptiens utilisaient une méthode à base de blé et d’orge, les Grecs anciens semblaient avoir une compréhension assez floue de l’anatomie. Les deux papyrus médicaux égyptiens et Hippocrat – reconnu comme le père de la médecine – ont suggéré qu’une femme qui soupçonnait être enceinte devait s’insérer un oignon ou un autre légume bulbeux à forte odeur dans son vagin pendant toute une nuit. Si son haleine sentait l’oignon le lendemain matin, elle n’était pas enceinte.

Cette méthode était basée sur l’idée qu’une femme qui n’est pas enceinte avait un utérus ouvert, et le parfum de l’oignon flottait jusqu’à sa bouche. Si elle était enceinte, son utérus était fermé, donc pas d’odeur buccale.

Le test du verrou

À mesure que nous avançons dans les années 1400, les tests de grossesse ont commencé à devenir de plus en plus superstitieux. Un excellent exemple est le test du verrou, qui a été écrit dans « The Distaff Gospels », une collection de médecine traditionnelle féminine. Si une femme croyait être enceinte, on lui demandait de prendre un verrou, ou une clé métallique et de le placer dans un bassin. Puis elle devait uriner suffisamment pour immerger complètement le verrou et le laisser là pendant trois à quatre heures. Si, une fois enlevé, le contour du verrou était encore visible, elle était enceinte.

Cela a probablement quelque chose à voir avec l’acidité altérée dans l’urine d’une femme enceinte, mais ce n’est pas quelque chose de véritablement fiable.

Les « Prophètes » du pipi

Dans les années 1600, l’examen urinaire pour déterminer la grossesse d’une femme était limité aux experts. Une vague de « prophètes du pipi » autoproclamés ont affirmé qu’ils pouvaient déterminer si une femme était enceinte ou non avec la couleur et les caractéristiques de son urine. Certains ont également mélangé de l’urine avec du vin et ont observé les résultats. Un test qui aurait pu connaître un certain succès, étant donné que l’alcool peut réagir aux protéines présentes dans l’urine d’une femme enceinte.

Bien sûr, ces soi-disant experts ne limitaient pas leur divination aux femmes enceintes; ils pouvaient aussi, en examinant l’urine, déterminer si le propriétaire de l’urine souffrait d’une maladie.

Regarder dans les yeux

Au fur et à mesure que la science médicale progressait, de plus en plus de médecins essayaient de consolider leurs théories sur ce qui arrivait exactement au corps d’une femme lorsqu’elle était enceinte. L’une des tentatives les plus étranges en matière de prédiction de la grossesse est venue de l’ophtalmologiste français Jacques Guillemeau au XVIè siècle. Le médecin prétendait que les yeux étaient la fenêtre du corps et de l’âme, disant que vous pouviez diagnostiquer toutes sortes de choses simplement en les regardant. Selon Guillemeau, dès le deuxième mois de grossesse, les yeux de la femme semblent profonds, ses pupilles rétrécissent et des veines enflées apparaissent dans le coin de l’œil.

Bien qu’il y ait des changements oculaires au cours des neuf mois de la grossesse, ils ne peuvent pas être observés si facilement à l’œil nu.

Le test du ruban

Un autre test du 17ème siècle douteux, impliquant beaucoup d’urine, cette méthode était étrange et compliqué. Une femme qui pensait être enceinte allait voir un médecin et faisait pipi dans un bassin. Le médecin faisait tremper un ruban dans l’urine jusqu’à ce qu’il soit saturé, puis il le retirait et le faisait sécher. Une fois sec, il le plaçait devant le visage de la femme et le faisait prendre feu. Si l’odeur du tissu brûlé par l’urine la rendait nauséeuse, elle était considérée comme enceinte.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune validité scientifique à celui-ci, du tout.

Le test du lapin

Dans les années 1920, deux scientifiques allemands, Selmar Aschheim et Bernhard Zondek, ont déterminé qu’il y avait une hormone spécifique présente dans l’urine des femmes enceintes qui semblait être liée à la croissance des ovaires; nous la connaissons maintenant en tant qu’hormone chorionique gonadotropeou hCG. Ils ont compris cela en injectant l’urine de femmes enceintes dans un premier temps, à des souris sexuellement immatures, ce qui induirait le développement ovarien. La plupart du temps, l’urine des femmes enceintes faisait grossir leurs ovaires, une indication certaine de la présence d’hCG. Quand la procédure a commencé à voir un usage public étendu au milieu des années 1940, les médecins ont commencé à utiliser des lapins.

Bien que le test était assez précis, il avait ses inconvénients: pour examiner les ovaires du lapin, il fallait tuer le lapin.

Le test de la grenouille

Même si cela fonctionnait sur le même principe que le test du lapin, celui-ci était en fait un peu « meilleur »  dans le sens où au moins l’animal restait vivant à la fin de celui-ci.

À la fin des années 1940, les scientifiques ont utilisé des grenouilles à griffes sud-africaines, un petit amphibien souple qui réagissait fortement à l’hormone chorionique gonadotrope présente dans l’urine d’une femme enceinte. Après une injection dans leur sac lymphatique dorsal, une grenouille femelle pondra des œufs en réponse dans les 12 heures.

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