Pour une naissance sans violence : une lecture bouleversante ! (+pdf)

Pour une naissance sans violence : une lecture bouleversante ! (+pdf)

« Pour une naissance sans violence » :  voilà une lecture que je tenais absolument à partager avec vous. Tout d’abord, car c’est une lecture qui m’a énormément marquée et bouleversée mais aussi car ce livre est un poème à la vie. J’ai énormément apprécié cette remise en question de l’auteur, à savoir si l’enfant souffre à la naissance, s’il ressent de la peur. Un dialogue très intéressant qui invite les lecteurs à s’interroger à leur tour sur la naissance, non du point de vue de la mère mais plutôt de celui de l’enfant.

Ce livre a été écrit par Frédérick Leboyer, un ancien gynécologue/obstétricien qui a exercé dans les années 70 dans une clinique parisienne. Une lecture plutôt ancienne donc puisqu’elle est parue en 1974, lorsque les accouchements étaient assez barbares. On considérait le nouveau-né comme un objet, à sa naissance on le prenait par les pieds, tête en bas pour qu’il crie car il fallait qu’il se « fasse les poumons ». On pensait qu’il n’avait pas de sensation, qu’il ne voyait pas, qu’il n’entendait pas, qu’il ne ressentait pas la peur ni la douleur.

Ce livre fût une révolution puisqu’il a décidé d’aller contre toutes ces violences qui étaient couramment faites sur les nouveau-nés ; il invite les médecins à mettre moins de médicalisation et un peu plus d’humanité en se fiant plus aux faits, à l’enfant tout simplement plutôt qu’à des livres, notamment lorsqu’un bébé hurle et que tout son corps semble témoigner de la douleur qu’il ressent.

Il explique ce qu’est l’accouchement idéal selon lui : une lumière douce, des sons doux, des gestes doux pour accueillir l’enfant, avoir recours au clampage tardif, c’est-à-dire attendre que le cordon ombilical se soit arrêté de pulser pour le clamper et le couper, afin d’adoucir le passage à la respiration pulmonaire, poser le bébé directement sur la maman pour du peau à peau avant de lui faire toute sorte d’examens qui peuvent finalement attendre. Voici un extrait du livre :

Ce bébé, ce n’est pas un jouet, une parure. C’est un être qui leur est confié.
Puissent les femmes comprendre, sentir :

« Je suis sa mère »
Et non :
« C’est mon enfant » .

PDF : Frederick Leboyer – Pour une naissance sans violence

 

 

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« L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour »A.S.Neill
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