Césarienne : Dès la naissance, la flore intestinale peut être modifiée

Césarienne : Dès la naissance, la flore intestinale peut être modifiée

Césarienne : Dès la naissance, la flore intestinale peut être modifiée

Il y a peu de temps, j’ai acheté un livre qui s’appelle « La santé commence par les intestins » par Scarlett WEINSTEIN-LOISON, et j’ai eu la surprise de tomber sur un chapitre expliquant comment le mode d’accouchement et l’absence d’allaitement pouvaient avoir un impact assez important sur la santé des enfants. J’en avais déjà entendu parler et je m’étais programmé un billet à rédiger dessus. Je sais que malheureusement, ce ne sont pas toujours des choix et que nous ne pouvons faire autrement que nourrir son enfant au biberon ou devoir subir une césarienne, et c’est pour cela qu’il existe des solutions pour aider ces enfants-là à ne pas subir une fois adulte des troubles intestinaux avec intoxinations secondaires, chose très fréquente étant donné qu’ils n’ont pas pu normaliser leur milieu intestinal.

« Dès le départ dans la vie, la formation du système digestif dépend du mode d’accouchement comme de l’allaitement maternel. Lorsque ces étapes ne sont pas respectées selon les règles naturelles, le bébé peut démarrer sa jeune vie avec un intestin mal structuré, voire poreux. Cette situation laisse la porte ouverte à toutes les infections; les muqueuses n’étant plus capables de jouer leur rôle de filtre et la flore déficiente favorisant l’installation des agents pathogènes. »

Lors d’une naissance sans complications, le bébé passe par les voies vaginales de sa maman ; de cette façon, il va pouvoir inhaler les bonnes bactéries de la flore vaginale de sa maman, à partir desquelles il va pouvoir totalement imprégner sa propre flore. Les premières heures seront également très importantes pour ce petit être qui va pouvoir être porté tout contre sa maman et ainsi pouvoir recevoir toutes les bonnes bactéries. Il a même été démontré qu’un bébé passant sa première nuit loin de sa maman avait une plus forte probabilité de développer des allergies. Les bébés nés sous césarienne ou prématurés n’ont pas pu recevoir les bonnes bactéries de leur maman et de ce fait, vont être colonisés par celles présentes dans l’air ambiant et celles du personnel soignant.

« Les bifido bactéries nécessaire à la flore du bébé qui lui assurent l’effet barrière en s’opposant à l’installation des bactéries pathogènes seront retardées parfois de plusieurs mois… Ce qui peut occasionner chez le bébé des infections à répétition, lesquelles seront souvent traitées par antibiotiques. Les antibiotiques n’ayant pas la capacité de distinguer les bonnes et les mauvaises bactéries, le peu de flore que l’enfant aura pu se fabriquer sera détruite laissant place aux candidoses, parasitoses et autres agents pathogènes avec redoublement des maladies infectieuses. »

Le lait maternel est un élément majeur de structuration des muqueuses digestives du bébé

Si l’OMS recommande l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois de vie de l’enfant, ce n’est pas pour rien, et encore une fois l’allaitement maternel montre ses bienfaits. L’allaitement maternel va aider le bébé durant ses six premiers mois de vie à former les tissus muqueux et lui permettre un vrai métabolisme. Cet or liquide apporte :

  • Du lysozyme : protéine souche de laquelle découlent 125 acides aminés (15 a 500 mg par litre). On retrouve cet élément également dans le lait de jument et d’ânesse ; par contre le lait de vache en contient infiniment peu. En dehors de ses propriétés bâtisseuses de tissus, le lysozyme est également un bactéricide : il protège l’enfant contre les bactéries, les virus, les parasites…
  • Du lactoferrine encore plus présente dans le colostrum. Elle apporte un fer indispensable à l’enfant et stimule la production de bifido bactéries qui constituent la flore du bébé et lui confèrent une activité anti-fongique et immuno stimulante. Une fois de plus, on retrouve un taux intéressant de lactoferrine dans le lait de jument et d’ânesse, par contre on en retrouve dix fois moins dans le lait de vache.
  • Des acides gras insaturés présentant des propriétés structurantes au niveau des membranes cellulaires. Le cerveau contient normalement jusqu’à 60% de graisses insaturées indispensables aux échanges neuronaux. C’est d’ailleurs grâce à ce facteur que les enfants allaités ne présentant jamais d’eczéma sauf dans les rares cas où la mère se nourrit de façon inappropriée.
  • De l’alkylglycerol est un composant du lait maternel, c’est une matière grasse spécifique présente dans le foie, la rate, la moelle osseusse et les ganglions lymphatiques chez l’homme ; son apport permet au bébé de se protéger contre les infections, développe ses défenses immunitaires, favorise un bon équilibre sanguin et une bonne structuration des tissus.

L’absence d’allaitement peut entraîner des carences et provoquer des problèmes au niveau de l’intestin imparfaitement structuré, qui va devenir une niche à agents pathogènes. C’est pour cela qu’il est important, quand la maman est dans l’incapacité de nourrir son enfant avec son propre lait, de lui fournir une alimentation adaptée à ses besoins. Ne sont pas rares les cas d’adultes souffrant à 45 ans d’arthose toxinique dont la cause remonte à la petite enfance.

Les pistes à exploiter

Je sais que malheureusement certaines mamans ne peuvent allaiter leur enfant, c’est pour cela qu’il existe des alternatives pour que l’enfant ne souffre pas de carence et qu’il ne souffre pas de problèmes intestinaux une fois adulte.

→ Optez pour du lait de chèvre avec supplémentation de lait de jument (généralement en poudre à raison de 2 a 3 gélules ouvertes dans les biberons de la journée). Lorsque le bébé est chétif, vous pouvez ajouter  une gélule par jour ouverte dans le biberon de colostrum bio et pour parfaire le traitement, une gélule ouverte de bifido bactéries pour accélérer l’installation de la flore bifide et la digestion du bébé.

→ Concernant les naissances par césarienne, des chercheurs du Langone Médical Center de l’Université de New York ont publié le résultat d’une recherche destinée à corriger la flore intestinale des nouveau-nés par césarienne. L’étude montre qu’ils y sont partiellement arrivé en essuyant un tissu imprégné de la flore bactérienne de la mère, sur la bouche et le visage de l’enfant.

« La supplémentation en probiotiques chez les prématurés de petits poids fait chuter la mortalité de 12,1% à 0% !!! »

Justine

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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