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Périnatalité

Les tests de routine du diabète gestationnel sont-ils nécessaires ?

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Les tests de routine du diabète gestationnel sont-ils nécessaires ?

Autrefois, l’hyperglycémie pendant la grossesse, également appelée diabète sucré gestationnel (DSG), était une affection rare, survenant dans environ 3 % des cas.

Ces dernières années, le taux a doublé.

8% des femmes enceintes souffrent aujourd’hui de diabète gestationnel

Avec les nouvelles directives recommandant d’abaisser le seuil de diagnostic, on s’attend à une augmentation spectaculaire des taux de DSG. Les experts prédisent que cette dernière pourrait atteindre 15%.

Cependant, tous les professionnels de santé n’approuvent pas les tests diagnostiques de routine du DSG ; ils se demandent en effet si le DSG constitue un problème pathologique à cette échelle ou si cela est tout simplement inhérent à la grossesse.

Les tests de routine du diabète gestationnel sont-ils nécessaires ?

Le Docteur Sarah Buckley, auteur de Gentle Birth, Gentle Mothering (Douce naissance, douce maternité) recommande à la plupart des femmes d’éviter ce test de routine.

Le Docteur Michel Odent, obstétricien et spécialiste des naissances à la renommée mondiale, et Henci Goer, spécialiste des soins de maternité fondés sur des données probantes, croient tous deux que le diagnostic du diabète gestationnel favorise inutilement le risque et le stress.

La plupart des femmes enceintes doivent décider si elles souhaitent ou non subir le test de dépistage du diabète gestationnel.

Les femmes qui se voient proposer le test ne savent peut-être pas tout à propos du DSG, des facteurs de risque, de la précision des tests de dépistage ou des implications d’un résultat positif à ce test.

Pour bon nombre de femmes, il est difficile de faire le tri du dépistage du DSG, notamment pour celles qui décident de ne pas subir ce test ou qui veulent connaître toutes les options dont elles disposent. Les médecins ou sages-femmes sont malheureusement peu nombreux à encourager les tests de DSG alternatifs.

Qu’est-ce que le dépistage de routine du DSG ?

Le test du DSG se fait traditionnellement à deux niveaux entre 24 et 28 semaines de gestation.

Test de tolérance au glucose (TTG). Ce test vous oblige à boire 50 g de solution sucrée, une heure avant une prise de sang. Vous n’avez pas besoin de rester à jeun pour ce test. Si votre glycémie est supérieure à la normale, vous devrez passer le deuxième test. Certains hôpitaux sont actuellement en train d’éliminer progressivement le TTG en raison du taux de faux négatifs/positifs.

Test de tolérance au glucose par voie orale (TTGO). Ce test nécessite de rester à jeun 8 à 12 heures avant de subir un prélèvement sanguin. On vous demandera alors de boire 75 à 100 g de sucre, avant de tester votre glycémie dans les 2 à 3 heures qui suivent. Si elle est supérieure à la normale, c’est que vous souffrez de diabète gestationnel.

Selon votre lieu de résidence, vous subirez d’abord le TTG et, si votre glycémie est élevée, on vous recommandera de subir le TTGO. Cependant, dans certains pays, le TTG n’est plus utilisé.

Le taux « normal » de glucose dans le sang peut varier selon votre lieu de résidence.

Au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, les femmes dont la glycémie est supérieure à 8-9 mmol/l (140-160 mg/dl) deux heures après avoir avalé la solution TTGO sont considérées comme au-dessus de la normale et reçoivent un diagnostic de diabète gestationnel.

Le test du diabète gestationnel est-il précis ?

Si vous décidez de passer le test du DSG, vous voulez vous assurer que les résultats sont précis, n’est-ce pas ?

Une étude réalisée en 2012 a révélé que le TTG présente un taux de sensibilité de 76%. Cela signifie que sur 100 femmes atteintes de DSG, seules 76 seront identifiées comme telles. Les 24 autres femmes croiront que leur taux de sucre dans le sang se situe dans la normale, alors qu’elles présentent en réalité une glycémie élevée.

Les chercheurs se sont également intéressés à la spécificité du test, c’est-à-dire sa capacité à détecter les patientes non atteintes.

La spécificité du TTG est de 76%, ce qui signifie que sur 100 femmes sans diabète gestationnel, 76 auront un résultat négatif tandis que 24 femmes qui n’ont pas de diabète gestationnel obtiendront un résultat positif !

D’après cette étude, le TTG devrait donc être utilisé uniquement en tant qu’outil de dépistage, et non en tant qu’outil de diagnostic.

Le test du TTGO est beaucoup plus sensible que le TTG et devrait être utilisé si un TTG donne un résultat positif. En raison de sa plus grande sensibilité, le TTGO entraîne des taux de diagnostic beaucoup plus élevés.

Même si cela peut s’avérer bénéfique et permet aux femmes susceptibles de souffrir de DSG de recevoir les soins et le soutien dont elles ont besoin, il est possible que les femmes soient plus nombreuses à subir une intervention lors de la naissance de leur bébé.

Le test du DSG pose un problème de précision : les résultats varient en fonction de votre âge gestationnel.

À 28 semaines, vous pouvez obtenir un résultat positif à un test alors que vous auriez obtenu un résultat négatif si vous l’aviez effectué quelques semaines plus tôt. Cela est dû au fait que la grossesse augmente la résistance à l’insuline d’une femme au fil du temps.

Pourquoi les femmes sont-elles résistantes à l’insuline pendant la grossesse ?

Lorsqu’une femme qui n’est pas enceinte consomme des glucides, ils sont convertis en glucose, qui circule dans le sang. Votre corps réagit en libérant de l’insuline pour déplacer le glucose du sang vers les cellules, où il est utilisé pour produire de l’énergie.

Lorsqu’une femme est enceinte, le placenta produit des hormones qui favorisent la croissance du bébé, mais qui réduisent également la réponse à l’insuline, afin de garder une plus grande quantité de glucose dans le sang destiné à votre bébé.

Cette plus faible réponse à l’insuline, appelée résistance à l’insuline, peut augmenter les besoins en insuline d’une femme enceinte, voire les doubler ou les tripler par rapport à la normale. Cela entraîne une augmentation de la glycémie après le repas, ce qui permet au bébé en développement d’accéder à davantage de nutriments.

Bien qu’il s’agisse d’un effet normal de la grossesse sur le taux de glycémie, aucun ajustement n’est effectué lorsque les tests de glycémie sont réalisés. La solution de glucose contient 50 g de sucre, soit l’équivalent d’environ 12 cuillères à café.

Si votre corps n’est pas habitué à absorber autant de sucre en une seule fois et qu’il développe normalement une résistance à l’insuline grâce aux hormones de grossesse, il ne sera pas capable de produire, en réaction, une quantité appropriée d’insuline. Il ne possède certainement pas la sensibilité à l’insuline nécessaire pour éliminer une telle quantité de sucre de la circulation sanguine.

Après avoir bu la solution orale au glucose, bon nombre de femmes déclarent se sentir nauséeuses, ne pas se sentir en forme et souffrir de maux de tête, de maux d’estomac, de vertiges et de confusion mentale.

Ces symptômes sont particulièrement désagréables lorsque l’on est enceinte, surtout lorsqu’on a la malchance de souffrir de sévères nausées matinales (appelées hyperémèse gravidique) ou d’aversions alimentaires.

Qui est exposé au risque de diabète gestationnel ?

Entre 5 et 10% des femmes enceintes développent un DSG, qui survient généralement entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse.

Nous ne savons pas avec certitude pourquoi le DSG apparaît chez certaines femmes et pas chez d’autres. Il existe plusieurs facteurs qui augmentent les risques de développer un diabète pendant la grossesse. Les femmes les plus à risque correspondent aux facteurs suivants :

  • Être âgée de plus de 25 ans
  • Avoir des antécédents familiaux de diabète de type 2/diabète gestationnel
  • Être en surpoids
  • Être issue de certains groupes ethniques, tels que les asiatiques, les hispano-américains, les Indiens d’Amérique, les aborigènes d’Australie, les populations noires
  • Avoir souffert de diabète gestationnel lors de grossesses antérieures
  • Avoir déjà donné naissance à un bébé macrosomique
  • Souffrir du syndrome des ovaires polykystiques

Il est conseillé aux femmes qui présentent au moins l’un de ces facteurs de risque de subir un test de dépistage du diabète gestationnel, mais les professionnels de la naissance sont de plus en plus nombreux à exiger des tests de routine pour toutes les femmes.

D’un côté, cette approche a du sens. Après tout, si nous ne savons pas pourquoi le diabète gestationnel se déclare chez les femmes ne présentant pas de facteurs de risque, ne serait-il pas préférable de veiller à ce que toutes les femmes soient dépistées ?

D’un autre côté, si la résistance à l’insuline est inhérente à la grossesse, cela signifie que de nombreuses femmes pourraient être diagnostiquées et recevoir d’autres traitement/interventions à tort.

Quelles sont les autres solutions ?

Beaucoup de femmes remettent en question la validité du test du diabète gestationnel lorsqu’elles ne présentent que peu de facteurs de risque, voire aucun, ont une alimentation saine et font de l’exercice régulièrement.

Cependant, l’absence de facteurs de risque ne signifie pas nécessairement que vous êtes à l’abri de développer un diabète gestationnel, en particulier si vous présentiez déjà une résistance à l’insuline avant la grossesse. Beaucoup de femmes ne savent pas qu’elles sont résistantes à l’insuline, car les symptômes peuvent ne pas être manifestes.

D’autres femmes sont plus réticentes à passer le test du TTGO à cause des effets secondaires et du risque de recevoir un diagnostic erroné de diabète gestationnel. Même si cela peut sembler dérisoire, leurs préoccupations restent légitimes.

Alors, si vous ne souhaitez pas imposer une grande quantité de sucre à votre corps, ni vous voir diagnostiquer une maladie dont vous ne souffrez peut-être pas, de quelles options disposez-vous ?

Il existe plusieurs alternatives, mais il est important de garder à l’esprit que les autres méthodes de dépistage du diabète gestationnel n’ont pas fait l’objet de nombreuses recherches. Votre professionnel de santé peut ne pas soutenir ces solutions alternatives et vous devrez considérer vos propres facteurs de santé et de risque si vous choisissez de ne pas subir les tests de routine.

Test sanguin HgA1C

Le test HgA1C est utilisé pour déterminer votre taux moyen de sucre dans le sang au cours des 2 à 3 derniers mois. Il est généralement utilisé pour dépister, diagnostiquer et surveiller le diabète et le prédiabète. Il est précis à environ 99 %.

Si vous êtes dans votre premier ou deuxième trimestre de grossesse, ce test peut déterminer si vous avez déjà eu un diabète avant de tomber enceinte.

Ce test ne présente pas de niveaux définis permettant de diagnostiquer un diabète gestationnel, mais un taux élevé peut être associé à un DSG et vous permettre de décider si vous souhaitez passer d’autres tests plus tard, après quelques modifications alimentaires.

Surveillance de la glycémie

Vous pouvez choisir la surveillance de la glycémie, qui consiste à vérifier votre taux de glycémie à des moments précis de la journée, quatre fois par jour, pendant une semaine.

Vous devez également tenir un journal alimentaire pour identifier les aliments qui augmentent votre glycémie. Vérifiez auprès de votre professionnel de santé les plages acceptables pour la glycémie.

Test d’urine

Dans certains pays, les analyses d’urine font partie des contrôles prénataux de routine et sont effectuées à chaque rendez-vous.

Il est possible de se procurer des bandelettes d’analyse de glucose dans les urines pour une utilisation à domicile. Sachez toutefois qu’un test positif ne signifie pas nécessairement que vous souffrez de diabète gestationnel, surtout si vous avez dépassé le premier trimestre et que vous avez mangé des aliments riches en sucre peu de temps avant de tester votre urine.

Comme déjà évoqué plus haut, au fil de la grossesse, votre corps résiste aux efforts de l’insuline pour déplacer le glucose du sang vers les cellules.

Une fois que vous et votre bébé avez utilisé le glucose dont vous avez besoin, vos reins éliminent l’excédent par l’intermédiaire de l’urine. Si vous avez consommé beaucoup de sucre avant le test, la quantité de glucose à éliminer peut être supérieure à la normale, ce qui peut apparaître sur la bandelette urinaire.

Le test du bonbon

Si vous devez passer le test du TTG ou du TTGO mais que l’idée d’ingérer la solution de glucose vous effraie, envisagez plutôt le test du bonbon.

Le test du TTGO vous oblige à consommer 50 g de sucre dans une solution de glucose. Selon la marque et le type, vous pouvez consommer le nombre de bonbons équivalant à 75 g de sucre, puis procéder au test sanguin.

Cela implique moins d’effets secondaires pour les femmes qui souhaitent éviter les conséquences désagréables de la solution de glucose. Vérifiez la quantité de sucre sur les étiquettes des bonbons, car elle peut varier d’une marque à l’autre.

Je ne présente aucun facteur de risque et j’ai obtenu un résultat positif au test

Aujourd’hui, les preuves ne manquent pas pour montrer qu’un régime alimentaire pauvre en graisses et riche en produits transformés est loin d’être sain. Les taux d’obésité ont explosé depuis plusieurs décennies, ce qui a pour effet d’augmenter les risques pendant la grossesse et de limiter les choix liés à la naissance.

Les femmes en surpoids sont davantage exposées aux complications liées à la grossesse qui menacent sérieusement leur santé et le bien-être de leur bébé. Ces complications augmentent également le risque de subir une intervention ou une césarienne.

Il y a ainsi eu un regain d’intérêt pour les régimes à base de graisses saines, de protéines et de légumes, avec une consommation limitée de sucre et de glucides transformés.

En général, les femmes qui sont en très bonne santé, qui ne présentent aucun facteur de risque et qui limitent habituellement leur consommation de sucres et de glucides raffinés sont surprises d’apprendre qu’elles ont « échoué » au test du TTGO.

On leur dit qu’elles souffrent de diabète gestationnel, doivent modifier leur régime alimentaire et éventuellement prendre des médicaments ou de l’insuline, et doivent s’attendre à subir une intervention lors de l’accouchement.

Mais que faire si le résultat positif à ce test n’est pas lié au diabète gestationnel ? Et s’il s’agissait simplement d’un excès de sucre chez une femme dont le corps s’est adapté à un plus faible apport en glucose parce qu’elle ne suit pas le régime occidental classique ?

Pour répondre à ces questions, le Docteur Stephan Guyenet, neurobiologiste et chercheur en obésité, s’est intéressé au test du TTGO chez les habitantes de Tukisenta en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Bantoues africaines, les Amérindiennes du Brésil central et les ǃKung africaines.

Les trois premiers groupes ont une alimentation très riche en glucides (principalement des céréales et des légumineuses). Ces trois groupes ont ingéré 100 grammes de glucose, c’est-à-dire le double de la quantité donnée aux femmes lors du test du TTGO, avant que leur glycémie ne soit testée une heure plus tard.

Les trois groupes ont obtenu un résultat négatif au test. Comparé aux niveaux américains, chaque groupe présentait une excellente tolérance au glucose. Le Dr Guyenet a ainsi conclu que les cultures non industrialisées qui suivent traditionnellement un régime riche en glucides ne présentent pas de glycémie élevée grâce à la capacité d’adaptation de leurs corps qui sait éliminer une grande quantité de glucose de la circulation sanguine avant que les niveaux ne deviennent trop hauts.

Le dernier groupe, les ǃKung africaines, suit traditionnellement un régime pauvre en glucides comparé aux habitudes occidentales. Les chercheurs ont donné à ce groupe 50 grammes de glucose avant de faire des analyses de sang une heure plus tard. Les niveaux étaient extrêmement élevés, même par rapport aux normes américaines. Le Dr Guyenet a alors conclu que le résultat élevé au test du TTGO des ǃKung reflète peut-être un apport habituel en glucides peu élevé.

Ainsi, si une femme suit un régime alimentaire pauvre en glucides (qui évite les aliments riches en glucides tels que les céréales et les farines transformés), il est probable que son corps se soit adapté pour utiliser la graisse en tant que source d’énergie. Si elle avait passé un test HgA1C, il aurait probablement montré que, au fil du temps, ses taux de glucose étaient peu élevés mais dans la normale.

Cependant, si on lui faisait ingérer une grande quantité de sucre en une seule fois, son corps serait probablement incapable de faire face, car il ne saurait pas éliminer autant de glucose si rapidement. Elle « échouerait » donc au test du TTGO.

Article original : « Is Routine Testing For Gestational Diabetes Necessary? » – Traduit par Annabelle, pour oummi-materne.com

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Infertilité, un sujet qui ne doit pas être tabou

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Enfant, tu idéalises ta vie de futur parent. En grandissant, tu découvres comment on fait les bébés et ça semble si simple. Mais dame nature dicte sa loi et faire un enfant parfois n’est pas si simple…

Ne pas se sentir seul, échanger, se soutenir permet d’affronter ce cataclysme qui te dévaste quand tu apprends qu’avoir un enfant ça ne sera pas aussi simple qu’un rapport sexuel.

Quand tu bascules dans la procréation médicalement assistée, tu découvres un vocabulaire médical que tu ne soupçonnais même pas. Tu découvres ton corps dans les moindres détails, mais tu souffres de ne pas enfanter comme 90% des autres couples.

Ce qui est le plus dur dans ce parcours quand on y réfléchit bien, ce n’est pas tant le côté ultra médicalisé pour la conception de ton ou tes chers enfants, mais les blessures morales et psychologiques que tu vas vivre pendant tous ces mois ou ces années de combat.

Les couples qui t’entourent qui arrivent à concevoir pour qui, évidemment, tu es heureux, mais qui remue un peu plus le couteau dans la plaie. Les conversations des autres parents qui se plaignent des dernières « bêtises » de leurs enfants, mais qui te laissent pensif en imaginant que toi aussi tu aimerais vivre ça. Chaque ventre rond, poussette te renvoie à cette souffrance que tu vis.

La nature n’est pas toujours juste, surtout quand elle s’attaque à ce désir de parentalité, c’est un tsunami dans ta vie qui s’installe.

Sache que tu n’es pas seul, environ 10% des couples souffrent d’infertilité

Et aujourd’hui de nombreux blogs, sites, forums.. te permettront de trouver des réponses à tes questions, d’y lire des témoignages et d’y trouver du soutien.

Si tu as envie de laisser un message d’espoir, raconter ton parcours, nous serons ravis de diffuser ton message pour soutenir ce couple sur 10 que la nature a laissé tomber.

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Manger des dattes facilite-t-il le travail ?

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Quand il s’agit de l’accouchement, nous voulons toutes avoir un travail naturel, court et facile. Heureusement, nous pouvons faire un certain nombre de choses pour nous aider à atteindre cet objectif, par exemple:

  • Choisir une maternité respectueuse, une sage-femme avec qui on se sente épaulée, soutenue dans ses projets.
  • Préparer un projet de naissance
  • Se faire accompagner par une doula (accompagnante à la naissance)
  • Une bonne préparation à la naissance : yoga, sophrologie, haptonomie, auto-hypnose, chant prénatal, travaux de visualisation positive…
  • Se renseigner sur la physiologie de l’accouchement
  • Prendre conscience de ses facultés à enfanter, croire en soi, en son corps. Se faire confiance.
  • Accompagner la douleur par tout ce qui pourra la soulager : positions, faire des vocalises dans les sons graves sans retenue, lâcher prise, bien respirer, prendre un bain chaud, visualisation positive, bouger…
  • Se préparer pendant la grossesse grâce à certaines lectures, comme : « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » – « Accoucher par soi-même » – « Une naissance « 

Lire: 15 conseils de mamans ayant accouché sans péridurale

Et maintenant, vous pouvez ajouter une chose à votre liste: consommer des dattes!

Mangez des dattes pendant la grossesse pour faciliter l’accouchement

L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude sur 69 femmes consommant 6 dattes par jour pendant 4 semaines avant leur date estimée d’accouchement, contre 45 femmes qui n’en consommaient aucune. Il n’y avait pas de différence significative dans l’âge gestationnel, l’âge et la parité entre les deux groupes.

Les femmes qui ont consommé des dattes avaient une dilatation cervicale moyenne significativement plus élevée à l’admission que l’autre groupe, et une proportion significativement plus élevée de membranes intactes (83% vs 60%). Le travail spontané s’est produit chez 96% de celles qui ont consommé des dattes, comparativement à 79% des femmes du second groupe. L’utilisation de prostin / ocytocine était significativement plus faible chez les femmes qui consommaient des dattes (28%), comparativement aux femmes n’ayant consommé aucune datte (47%). La phase latente moyenne du premier stade du travail était plus courte chez les femmes qui consommaient des fruits de dattes que chez le second groupe (510 min contre 906 min).

Les chercheurs ont conclu que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine, et a produit un résultat au niveau de l’accouchement plus favorable, mais non significatif.

Une étude réalisée en mars 2017 a confirmé toutes les conclusions initiales. Les auteurs de cette étude ont conclu :

Il a été démontré que la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant.

Alors, pourquoi manger des dattes pendant la grossesse aide-t-il les mamans?

Les chercheurs ont découvert que les dattes ont un effet semblable à l’ocytocine produit naturellement par le corps, ce qui entraîne une sensibilité accrue de l’utérus. Il aide également à stimuler les contractions utérines et réduit l’hémorragie post-partum comme le fait l’ocytocine. Ils ont également constaté qu’elles contiennent de nombreux avantages nutritionnels pour les mamans enceintes.

Les dattes contiennent des acides gras saturés et insaturés tels que les acides oléique, linoléique et linolénique, qui sont impliqués dans l’économie et la fourniture d’énergie et la construction des prostaglandines. De plus, la sérotonine, le tanin et le calcium des fruits de datte contribuent à la contraction des muscles lisses de l’utérus. La datte a aussi un effet laxatif qui stimule les contractions utérines.

Les dattes contiennent également:

  • Des sucres naturels (fructose) qui se décomposent facilement dans le corps et n’élèveront pas le taux de sucre dans le sang, mais offriront une énergie élevée, ce qui rend les dattes pendant la grossesse ou le travail un excellent choix.
  • Fibres – Vous aident à rester rassasié, soulagent la constipation et diminuent le risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie.
  • Potassium  – Un des meilleurs électrolytes. Il aide à maintenir l’équilibre eau / sel qui aide à réguler la tension artérielle.
  • Magnésium  – Maintient la santé musculaire et aide à soulager les spasmes musculaires et les crampes pendant la grossesse.
  • Folate  – Avoir assez de folate assurera que la moelle épinière de votre bébé mûrit correctement, en évitant les défauts du tube neural.
  • Vitamine K – maintient la coagulation du sang et la santé des os.

Quand dois-je commencer à manger des dattes pendant la grossesse?

Dans l’étude mentionnée ci-dessus, les femmes enceintes ont commencé à manger des dattes quatre semaines avant leur date d’échéance prévue. En d’autres termes, à 36 semaines de grossesse,  elles ont commencé à manger six fruits par jour.

Bien sûr, vous pouvez commencer à manger des dattes plus tôt dans votre grossesse si vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que les dattes sont riches en sucre, donc si vous avez des problèmes de glycémie ou si vous vous inquiétez de streptocoque du groupe B, allez-y doucement sur eux au début de la grossesse. Mais, par tous les moyens, commencez à manger 6 dattes par jour à partir de 36 semaines!

Comment manger des dattes pendant la grossesse

Les dattes sont une collation saine et délicieuse, alors comment pouvez-vous les ajouter à votre régime alimentaire? En fait, c’est assez facile car elles sont douces comme des bonbons.

  • Au petit-déjeuner, optez pour un bol de flocons d’avoine accompagné de dattes ou même du porridge aux dattes.
  • Ajoutez des dattes dans vos recettes pour remplacer le sucre.
  • Vous pouvez remplacer la pâte à tartiner industrielle par une pâte à tartiner fait maison à base de dattes et cacao : recette
  • Dans la vinaigrette maison pour la sucrer
  • Vous pouvez vous faire des petites douceurs en fourrant les dattes : amandes, noix, chocolat noir…
  • Pour une petite collation, vous faire des barres de céréales dattes et noix : recette
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8 méthodes étranges et historiques de détection de la grossesse

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Depuis l’aube des temps, les gens ont essayé de trouver des moyens de détecter une grossesse précoce avant que les signes physiques commencent à se manifester. Bien que vous puissiez être familier avec le test de grossesse sous forme de bandelette hCG qui est couramment utilisé aujourd’hui, l’histoire du test de grossesse est plutôt fascinante. Au cours des âges, différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour déterminer si une femme était enceinte, dont certaines peuvent sembler assez étranges pour les personnes vivants dans ce monde moderne.

Le test du blé et de l’orge

L’un des premiers, sinon le plus ancien, tests de grossesse à domicile est venu de l’Egypte ancienne. En 1350 avant notre ère, on conseillait aux femmes d’uriner sur des graines de blé et d’orge pendant plusieurs jours; si le blé germait, elle attendait une fille et si l’orge poussait, ça serait un garçon. Si aucun des deux ne germait, elle n’était pas enceinte.

La chose la plus intéressante à propos de ce test est qu’il a effectivement fonctionné: En 1963, un laboratoire a expérimenté le test de blé et d’orge et a constaté que dans 70% du temps, l’urine des femmes enceintes faisait germer les graines, tandis que l’urine des femmes non-enceintes et celles des hommes ne faisaient pas germer les graines.

Le test de l’oignon

Alors que les anciens Égyptiens utilisaient une méthode à base de blé et d’orge, les Grecs anciens semblaient avoir une compréhension assez floue de l’anatomie. Les deux papyrus médicaux égyptiens et Hippocrat – reconnu comme le père de la médecine – ont suggéré qu’une femme qui soupçonnait être enceinte devait s’insérer un oignon ou un autre légume bulbeux à forte odeur dans son vagin pendant toute une nuit. Si son haleine sentait l’oignon le lendemain matin, elle n’était pas enceinte.

Cette méthode était basée sur l’idée qu’une femme qui n’est pas enceinte avait un utérus ouvert, et le parfum de l’oignon flottait jusqu’à sa bouche. Si elle était enceinte, son utérus était fermé, donc pas d’odeur buccale.

Le test du verrou

À mesure que nous avançons dans les années 1400, les tests de grossesse ont commencé à devenir de plus en plus superstitieux. Un excellent exemple est le test du verrou, qui a été écrit dans « The Distaff Gospels », une collection de médecine traditionnelle féminine. Si une femme croyait être enceinte, on lui demandait de prendre un verrou, ou une clé métallique et de le placer dans un bassin. Puis elle devait uriner suffisamment pour immerger complètement le verrou et le laisser là pendant trois à quatre heures. Si, une fois enlevé, le contour du verrou était encore visible, elle était enceinte.

Cela a probablement quelque chose à voir avec l’acidité altérée dans l’urine d’une femme enceinte, mais ce n’est pas quelque chose de véritablement fiable.

Les « Prophètes » du pipi

Dans les années 1600, l’examen urinaire pour déterminer la grossesse d’une femme était limité aux experts. Une vague de « prophètes du pipi » autoproclamés ont affirmé qu’ils pouvaient déterminer si une femme était enceinte ou non avec la couleur et les caractéristiques de son urine. Certains ont également mélangé de l’urine avec du vin et ont observé les résultats. Un test qui aurait pu connaître un certain succès, étant donné que l’alcool peut réagir aux protéines présentes dans l’urine d’une femme enceinte.

Bien sûr, ces soi-disant experts ne limitaient pas leur divination aux femmes enceintes; ils pouvaient aussi, en examinant l’urine, déterminer si le propriétaire de l’urine souffrait d’une maladie.

Regarder dans les yeux

Au fur et à mesure que la science médicale progressait, de plus en plus de médecins essayaient de consolider leurs théories sur ce qui arrivait exactement au corps d’une femme lorsqu’elle était enceinte. L’une des tentatives les plus étranges en matière de prédiction de la grossesse est venue de l’ophtalmologiste français Jacques Guillemeau au XVIè siècle. Le médecin prétendait que les yeux étaient la fenêtre du corps et de l’âme, disant que vous pouviez diagnostiquer toutes sortes de choses simplement en les regardant. Selon Guillemeau, dès le deuxième mois de grossesse, les yeux de la femme semblent profonds, ses pupilles rétrécissent et des veines enflées apparaissent dans le coin de l’œil.

Bien qu’il y ait des changements oculaires au cours des neuf mois de la grossesse, ils ne peuvent pas être observés si facilement à l’œil nu.

Le test du ruban

Un autre test du 17ème siècle douteux, impliquant beaucoup d’urine, cette méthode était étrange et compliqué. Une femme qui pensait être enceinte allait voir un médecin et faisait pipi dans un bassin. Le médecin faisait tremper un ruban dans l’urine jusqu’à ce qu’il soit saturé, puis il le retirait et le faisait sécher. Une fois sec, il le plaçait devant le visage de la femme et le faisait prendre feu. Si l’odeur du tissu brûlé par l’urine la rendait nauséeuse, elle était considérée comme enceinte.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune validité scientifique à celui-ci, du tout.

Le test du lapin

Dans les années 1920, deux scientifiques allemands, Selmar Aschheim et Bernhard Zondek, ont déterminé qu’il y avait une hormone spécifique présente dans l’urine des femmes enceintes qui semblait être liée à la croissance des ovaires; nous la connaissons maintenant en tant qu’hormone chorionique gonadotropeou hCG. Ils ont compris cela en injectant l’urine de femmes enceintes dans un premier temps, à des souris sexuellement immatures, ce qui induirait le développement ovarien. La plupart du temps, l’urine des femmes enceintes faisait grossir leurs ovaires, une indication certaine de la présence d’hCG. Quand la procédure a commencé à voir un usage public étendu au milieu des années 1940, les médecins ont commencé à utiliser des lapins.

Bien que le test était assez précis, il avait ses inconvénients: pour examiner les ovaires du lapin, il fallait tuer le lapin.

Le test de la grenouille

Même si cela fonctionnait sur le même principe que le test du lapin, celui-ci était en fait un peu « meilleur »  dans le sens où au moins l’animal restait vivant à la fin de celui-ci.

À la fin des années 1940, les scientifiques ont utilisé des grenouilles à griffes sud-africaines, un petit amphibien souple qui réagissait fortement à l’hormone chorionique gonadotrope présente dans l’urine d’une femme enceinte. Après une injection dans leur sac lymphatique dorsal, une grenouille femelle pondra des œufs en réponse dans les 12 heures.

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