Sourire à son enfant fait jaillir en lui le bonheur d’exister

Sourire à son enfant fait jaillir en lui le bonheur d'exister

Sourire à son enfant fait jaillir en lui le bonheur d’exister

Les primates peuvent avoir des “rictus”, assimilés à des sourires. Ils sont de mon point de vue peu comparables au sourire humain qui illumine et modifie pleinement l’expression du visage. Chez l’enfant, le sourire échangé est essentiel pour lui, il l’humanise réellement. C’est comme si, à ce moment précis, le bonheur de vivre jaillissait dans la joie d’échanger. Dès tout petit, on constate que l’être humain est fait pour l’échange, et pour l’échange avec une personne bienveillante, aimante.

Quand on ne prend pas le temps de se poser, de capter leur regard, de leur sourire, certains enfants développent vers 2-3 mois des attitudes de repli, de tristesse, comme si vivre ne les intéressait pas, ne procurait pas de plaisir, car ils ne connaissent pas d’échange dans la joie partagée. La vie s’éteint en eux. Et on voit leurs yeux s’agiter de droite à gauche comme s’ils cherchaient enfin un regard humain où se reposer, premier signe probable chez l’enfant d’agitation, de manque de concentration avec progressivement d’autres symptômes dont le fameux “syndrome d’hyperactivité”, terme souvent utilisé de façon inappropriée car, bien que l’hyperactivité soit présente, c’est le manque d’attention de l’enfant pour autrui qui est au premier plan. Il n’arrive pas à nouer des relations affectives, n’en ayant pas vécu lui-même. Si aucun humain ne fait attention à lui, ne prend le temps de capter son regard et d’échanger affectueusement, le cercle vicieux commence, et lui, l’enfant, en retour, ne sera pas attentif à autrui. Quand les adultes ne savent pas parler, sourire, câliner, jouer, rire de façon affectueuse, ils se retrouvent avec un enfant qui ne leur donne pas de plaisir à être avec lui. Cet enfant-là, qui ne procure pas de bonheur à l’adulte, aura souvent tendance à être de plus en plus négligé et délaissé par son entourage.

Toutes ces connaissances récentes font prendre conscience de l’importance de la route petite enfance dans le développement de l’humain et amènent les parents à se poser cette question : “Mais à qui vais-je pouvoir confier mon enfant?” La réponse n’est pas simple.

Source : “Vivre heureux avec son enfant” par Catherine Gueguen. Edition Robert Laffont

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« L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour »

A.S.Neill

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