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Réussir son allaitement : comment veiller à la bonne position du bébé ?

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Réussir son allaitement : comment veiller à la bonne position du bébé ?

Tous les manuels de puériculture ont insisté longuement sur la position de la mère, disant qu’un inconfort ou des douleurs du dos pouvaient à court terme rendre l’allaitement extrêmement pénible. C’est absolument exacte. Pour la mère, toutes les positions sont possibles : assise, couchée sur le côté, penchée en tailleur et même debout si le bébé repose sur une hanche ou dans un sac kangourou. Une seule règle, mais impérative : le confort absolu. 

Mieux vaut l’assoir sur les cuisses, le coucher sur un coussin reposant sur les genoux, l’allonger contre soi, ou même s’enrouler tendrement au-dessus de lui. Mieux vaut un dos rond et un bébé posé qu’un dos bien droit et un bébé dont tout le poids tire sur les épaules de sa mère. Soyons clairs : une tétée en position instable ou pesante n’a aucune importance, mais six ou sept tétées par jour pendant des semaines, et un bébé qui double son poids de naissance en quatre ou cinq mois, cela retentit vite sur les douleurs de la maman si elle n’a pas pris soin de préserver systématiquement son dos.
Pour le bébé également, la bonne position est une règle simple mais impérieuse : son ventre, son nombril doivent être au contact du corps de la mère, et sa bouche doit être exactement dans le prolongement du sein, juste au niveau de l’aréole. Pas question de lever trop la tête, pas question de la tourner non plus. Ni sa mère ni lui n’auraient une tétée satisfaisante.

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Veiller à la position de la bouche

Pour que le mamelon prenne le bon axe dans sa bouche, la prise du sein est asymétrique. Le bébé touche d’abord le sein avec son menton et renverse légèrement la tête en arrière. Du coup, son nez est spontanément dégagé. Il prend plus d’aréole inférieure dans sa bouche que d’aréole supérieure et attire le sein de sa mère le plus loin possible dans sa bouche.
S’il n’est pas juste dans l’axe, le mamelon tend à glisser hors de la bouche. Le bébé fait tous ses efforts pour le garder en bouche, donc augmente la pression de ses gencives et tire de façon asymétrique. Voilà la cause numéro un, pour ne pas dire presque la seule, des crevasses du sein. 

Le même mécanisme se voit lorsque le bébé tète bien dans l’axe, mais que la maman appuie sur le bord de l’aréole avec ses doigts pour – dit-elle – lui dégager le nez. Le doigt créant une zone d’étirement vers l’arrière, le bébé va tirer plus vers l’avant… et voilà une nouvelle crevasse en route. Quand une maman a une crevasse sur la partie supérieur du mamelon, inutile de demander où elle place ses doigts pendant la tétée : au-dessus. Ou alors, regardez téter le bébé et vous verrez qu’il est placé beaucoup trop bas et qu’il lève la tête pour tirer sur le sein. Si la crevasse est placée sur le bord interne du mamelon, le bébé est surement placé dans le creux du bras, beaucoup trop latéralement vers l’extérieur. Si enfin la crevasse est sous le mamelon, il y a fort à parier que le bébé a été placé trop haut… Toutes ces notions « mécanique interactive » ne sont jamais décrites aux mamans, auxquelles on laisse croire que les crevasses sont une fatalité, ou que leur peau est trop fragile, ou que la salive prétendument corrosive du bébé les ronge… et autres fantaisies!

Si le bébé n’arrive pas à trouver l’axe du sein malgré tous ses efforts, ou si son cou trop tourné provoque une gêne douloureuse lors de la déglutition, il y a de grandes chances pour qu’il arrête tout effort et attende, plus ou moins patiemment, un autre type de repas qui ne saurait tarder… Pas plus que nous, les bébés ne se complaisent dans une situation inconfortable. Ils préfèrent démissionner. Avez-vous réalisé que les biberons sont, eux, toujours proposés dans l’axe, droit dans la bouche? Les positions pour donner le sein et pour donner le biberon ne peuvent être identiques, puisque le sein est perpendiculaire au thorax alors que le biberon est présenté en parallèle. Ce simple bon sens nous avait échappé..

Ne dégagez pas le nez ni pincer l’aréole

Essayer « de faire sortir » l’aréole pour la rendre plus facilement saisissable par le bébé ne sert à rien. Cela provoque des crevasses, comme je viens de le décrire, et le bébé n’en a nul besoin. L’idée qu’il pourrait enfouir son nez dans le sein et s’y étouffer n’est qu’un fantasme de plus dans nos cervelles d’européens. Aucun bébé, jamais, dans aucun recoin de la planète, n’est mort ainsi, ni même a pu en être vraiment gêné. Aucun médecin, ni écrivain, ni historien ne l’a jamais raconté. L’explication est très simple : les narines ne sont pas situées « face à la route » devant le visage, mais sous le nez, donc sous une promontoire qui dégage naturellement sous elles un sillon d’air. Comme, en plus, le sein est un organe rond convexe, ce sillon débouche tout normalement en zone libre. Pour peu que le bébé soit juste au bon niveau, que son menton soit collé contre l’aréole et sa tête à peine relevée, il ne sera pas gêné. Par contre, si l’appui des doigts aplatit le sein, ou, plus grave, le creuse en concavité, la respiration pourra être entravée.
L’attitude raisonnable (et efficace) lorsque le sein est très gros, un peu mou, et que le bébé paraît gêné, est de placer la paume de la main en corolle sous le sein, bien toute la main en arrondi, pour soulever le sein recréer la convexité. Il suffisait d’y penser !

Ne pas masquer l’odeur de l’aréole

Dernier point de détail trop souvent oublié, ce qui motive le bébé dans sa recherche, qui l’excite et lui faire réussir son mouvement de langue et la coordination de sa déglutition, c’est d’abord et avant tout l’odeur de l’aréole, celle que diffusent les tubercules de Montgomery. S’il n’est pas très sûr de son repérage olfactif, il n’ouvrira pas grand la bouche. Vouloir à tout prix désinfecter cette région, la nettoyer, est une aberration. Le lait maternel est l’un des plus puissants antiseptiques du monde. Pourquoi gêner le bébé au nom de principe d’hygiène retardataires quand on sait que son alimentation est un vrai jus d’anticorps contre les infections.

Si la maman a une hygiène corporelle globalement correcte (une douche par jour et quelques savonnages par semaine), il n’est besoin d’aucun soin spécifique pour les seins.

Quand un bébé semble trop endormi ou peu motivé par la tétée, il est logique de renforcer cette odeur par celle du lait. En pinçant doucement l’aréole, en arrière du mamelon, la mère amène facilement à la peau quelques gouttes de lait. Promener cette tentation odorante à proximité du nez du bébé est l’un des moyens de le décider. .

positions allaitement

Même si la tétée est génétiquement programmée, les bébés vont avoir besoin d’un temps de découverte. Avant la naissance, ils se sont entraînés à sucer et déglutir. Une fois nés, il leur faut apprendre à chercher le sein et trouver comment s’y prendre. Tous les scénarios sont possibles.

  • Il y a le bébé super-rapide qui, dès la naissance, se rue sur le sein et franchit en accélérée toutes les étapes, bien avant que les parents et les soignants, ébahis, aient eu le temps d’analyser sa technique.
  • Il y a le bébé qui dort, qui ne se motive pas, qui lève le mamelon d’un air étonné et se rendort ou tourne la tête.
  • Il y a celui qui s’approche du sein, semble très intéressé mais qui, soudainement, se met à hurler, créant la panique chez sa mère et de curieuses interprétations chez les soignants.
  • Il y a celui qui paraît très éveillé et participant mais qui se contente d’attraper le bout du mamelon et de le pincer fort entre ses gencives, faisant un mal de chien à sa mère, qui ne va pas le supporter longtemps.
  • Il y a celui qui prend bien le sein en bouche, après avoir calmement franchi les étapes de la reconnaissance, mais qui s’endort avant même d’avoir commencé à se nourrir.
  • Il y a celui qui dort beaucoup.
  • Et celui qui crie tout le temps.

Dans cet apprentissage, il n’y a pas de justice. Certains parents n’auront jamais le moindre souci et raconteront un allaitement idyllique, d’autres lutteront, plus ou moins longtemps, avec plus ou moins d’angoisse, pour enseigner à leur bambin cette technique nouvelle pour tous.

Dans les premiers jours de vie, certains bébés réalisent cet apprentissage de la tétée en quelques minutes, d’autres ont besoin de plusieurs jours, voire de près d’une semaine. Pendant ce temps, d’autant plus délicat à passer que le bébé très petit ou prématuré, la plus mauvaise solution consiste à donner des biberons de complément avec une tétine classique. Pour respecter de désir de la maman d’allaiter ce bébé, il convient d’éviter toute confusion, donc d’alimenter l’enfant en lui permettant de sortir sa langue en avalant. Le choix est large : cuillère, tasse, compte-gouttes, petit bol avec un bec verseur… Ces solutions paraissent curieuses à qui ne les a pas essayées, nous sommes tellement obnubilés par l’image dominante du biberon. Mais n’hésitez pas, vous verrez, c’est très facile.

Retranscrit du livre « L’allaitement, de la naissance au sevrage »  du Dr Marie Thirion, pédiatre, spécialiste de l’allaitement.

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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  1. Pingback: Les pays nordiques: une “culture” de l’allaitement - Oummi Materne - Les parents positifs

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Actualité

L’allaitement maternel réduit le risque d’hypertension

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Une étude publiée dans l’American Journal of Hypertension indique que si les femmes allaitent plusieurs enfants, et pendant de longues périodes elles sont moins susceptibles de souffrir d’hypertension après la ménopause.

Allaitement et hypertension

La pression artérielle élevée est le plus grand facteur de risque unique de maladie et de mortalité. Les données épidémiologiques ont également mis en évidence les effets bénéfiques de l’allaitement sur la santé des nourrissons et de leurs mères. Il a été documenté que l’allaitement maternel à long terme est associé à la réduction des allergies des enfants, de la maladie cœliaque, de l’obésité et du diabète. Cependant, les effets de l’allaitement maternel sur la santé maternelle ont été peu étudiés par rapport aux effets sur les enfants.

allaitement et hypertension

les chercheurs ont analysé 3 119 femmes ménopausées non fumeuses âgées de 50 ans ou plus dans le cadre de l’Enquête nationale coréenne 2010-2011 sur la santé et la nutrition. Celles qui ont allaité au moins cinq enfants étaient 51% moins susceptibles de souffrir d’hypertension, comparativement à un ou aucun. Et les participantes ayant allaité entre 96 à 324 mois ont montré un risque réduit de 45%.

Bien qu’un large éventail de maladies chroniques ne soit pas associé à l’allaitement maternel, certains mécanismes communs ont été proposés pour expliquer les relations entre l’allaitement maternel et ces maladies. Premièrement, le métabolisme maternel (par exemple, l’accumulation de graisse et la résistance à l’insuline) peut être «réinitialisé» par l’allaitement maternel après la grossesse, ce qui diminue le risque de maladies liées à l’obésité. Deuxièmement, la libération d’ocytocine stimulée par l’allaitement peut être associée à la diminution du risque de ces maladies.

Dr Nam-Kyong Choi, de l’Université Ewha Womans, Séoul, a déclaré:

« Nos résultats ont approuvé les recommandations actuelles pour l’allaitement maternel pour le bénéfice de la santé maternelle dans la vie des mères plus tard. »

Mais les effets ont été atténués pour les femmes obèses et celles ayant une résistance à l’insuline, ce qui peut conduire au diabète de type 2, la forme liée à un mode de vie malsain.

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Allaitement

Le deuil de son allaitement

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

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Faire son deuil de l’allaitement

Il y a un bout de temps déjà que je voulais écrire sur ce sujet « le deuil de son allaitement » qui était très trop sensible, j’ai eu du mal à trouver les mots car cette plaie était encore douloureuse et représentait un réel travail de deuil.

Je sais, pour certain-e-s le mot « deuil » est incompris, pourtant il reflète parfaitement le sentiment des mères vivants cette situation. On ressent un profond sentiment de tristesse, une réelle souffrance face à cette partie de la maternité qu’on a perdu.

Je ne m’attends pas non plus à ce qu’on me comprenne

Dans une société où l’allaitement peine à être vu comme la norme biologique

comme une continuité de la grossesse, comme un acte naturel et important, autant pour la mère que pour l’enfant si on en croit ses bienfaits. Je ne m’attends pas à ce qu’on me comprenne, surtout lorsqu’on me répond : « Oh, ce n’est pas grave, le lait maternisé est tout aussi bon pour un enfant! », « Je n’ai pas été allaité et je me porte à merveille » ou même « Mieux vaut un biberon donné avec amour qu’un sein donné à contrecœur ». Je sais très bien que derrière ces phrases maladroites (je ne parlerai pas du fond, uniquement de la forme!) se cachent de très bons sentiments, une envie d’apporter du soutien, lui donner envie d’aller de l’avant, mais en réalité c’est plus profond que cela. Derrière ces phrases, qui peuvent faire du bien sur le moment certes, la personne peut ressentir que sa peine n’est pas justifiée, qu’elle n’a pas de raison d’être, qu’on a tort de ressentir cela.

Je crois que la première étape du deuil de l’allaitement est ici

Permettez-vous d’avoir et de ressentir ces émotions : tristesse, déception, souffrance. Laissez-vous le temps de les vivre. Permettez-vous de pleurer toutes les larmes de votre corps si cela est nécessaire pour cet allaitement que vous avez imaginé, idéalisé… Aucune honte à cela !

Pour continuer après cette étape, la deuxième serait d’admettre qu’il y a des choses qu’on ne contrôle absolument pas. On peut prendre l’exemple de l’accouchement. On passe neuf mois à se l’imaginer, l’idéaliser et puis la réalité peut être très différente et là aussi le choc peut être terrible, simplement car parfois il y a des choses qui nous échappent, nous ne contrôlons pas tout. Comme dans mon cas, un bébé né avec une malformation. Ça a été tellement difficile, tout me glissait entre les doigts, je n’avais de contrôle sur rien mais lui apporter mon lait tiré était mon seul réconfort, la seule petite chose que je pouvais faire pour lui. Mais très vite, malgré les bons conseils, je ne tirai pas assez pour répondre aux besoins de mon bébé, à la pression de l’équipe, à la fatigue et l’angoisse intense qui m’habitait. Cet échec a été hyper violent, je me disais :

Tu ne peux même pas faire ça pour lui? » Je refusais d’écrire sur l’allaitement et je devenais limite agressive face à ce sujet, j’étais rongée par la culpabilité, la honte, la colère (ce sont MES sentiments, mon propre ressenti!)  : « Ecrire sur l’allaitement? Je serais une belle hypocrite! » Je pouvais même remettre ma culpabilité sur les femmes allaitantes, refusant d’admettre ma peine, refusant d’admettre que ce n’étaient pas elles mes ennemies, mais plutôt cette société qui ne comprend pas ce désir d’allaiter.

deuil allaitement

Et puis j’ai pu discuter avec différentes mamans, avec des parcours différents : celles qui ont eu un allaitement paisible, celles qui ce sont accroché malgré les difficultés rencontrées, celles qui n’ont pas été soutenues, qui n’ont pas reçu d’informations, celles ayant dû se faire une raison, l’allaitement était impossible (c’est rare, mais ça existe). A chaque fois on m’a écoutée, on a reconnu ma souffrance, on a échangé sur nos expériences, on m’a soutenue. Petit à petit, ma plaie s’est refermée en voyant mon fils se remettre, être en pleine forme même si je sais que l’allaitement était mieux, je n’ai pas contrôlé ce qui s’était passé. J’aurais pu me torturer des jours, semaines voire même des années avec ces sentiments négatifs, mais qu’est-ce que cela m’aurait apporté ? Je ne suis pas totalement débarrassée de la honte, mais j’ai parcouru un long chemin et j’en suis fière. Je vais bien aujourd’hui, je peux en reparler sans tristesse et je ne me sens plus « hypocrite ».

Enfin je terminerai en disant que faire ce deuil n’est ni étrange ni mauvais, que c’est un processus normal et nécessaire, pratiquement obligatoire pour retrouver un équilibre. Cela demande du temps, certes, mais vous y arriverez et vous irez mieux.

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Allaitement

Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

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Est-ce que votre bébé fait une grève de la tétée ?

À partir d’environ trois à cinq mois (ou plus tard), certains bébés se refusent brusquement à téter.

Ce phénomène est connu sous le nom de «grève de la tétée»,

les périodes pendant lesquelles les bébés arrêtent l’allaitement pendant plusieurs jours peuvent être causées par un certain nombre de facteurs, tous temporaires et surmontables :

  • Une infection de l’oreille, qui provoque une pression ou une douleur tout en tétant et en avalant
  • Malaise causé par la dentition ou une infection (comme le muguet)
  • Une fièvre ou une vague de chaleur qui rend la proximité corporelle moins attrayante
  • Une crainte que maman se remette à crier comme elle l’a fait la dernière fois qu’il a mordu le sein
  • L’utilisation abusive d’une sucette, qui peut répondre à certains de ses besoins de succion mais le laisser indifférent à la poitrine
  • Une interruption majeure de routine, comme un déménagement ou le retour au travail après un congé de maternité, un climat trop chargé (conflits familiaux)
  • Une séparation anormalement longue de maman (un voyage d’affaires ou un week-end) par exemple
  • Un nouveau déodorant, du savon ou du parfum appliqué sur ou près des seins
  • Trop de choses à faire – c’est le cas d’un bébé qui franchit une étape dans son développement psychomoteur

Et parfois sans raison perceptible!

Les mères se sentent naturellement anxieuses, rejetées, paniquées et parfois même incomprises par un entourage médical et familial étant peu intéressés par le problème : « Tu as essayé, c’est bien déjà..! », « Donne-lui le biberon, il ne veut plus du sein! » ou encore « ton bébé se sèvre, n’insiste pas. »

Il est facile de conclure qu’un bébé qui ne veut pas téter se sèvre de lui-même. Mais si le refus de téter est soudain, ce n’est pas un signe de sevrage. Un bébé qui a envie de se sevrer le fera, presque, toujours de façon progressive. Et il est hautement improbable qu’un bébé de moins d’un an se sèvre naturellement.

Et maintenant, que faire ?

Si votre bébé est en grève, c’est un bon moment pour réaffirmer votre engagement envers l’allaitement maternel. Avec patience et soutien, vous pourrez rapidement surmonter cet épisode !

Il faut tout d’abord veiller à bien identifier la cause de la grève et la supprimer. Malheureusement, la suppression de sa cause (quand on la connaît, ce qui n’est pas toujours le cas!), ne suffit pas toujours à rétablir la routine des tétées. Un peu d’aide peut être nécessaire :

  • Offrir le sein fréquemment et donner à votre bébé beaucoup de contact peau à peau.
  • Ne pas mettre bébé au sein de force, car cela ne ferait qu’empirer les choses.
  • Si la grève se prolonge plus d’un ou deux jours, il sera nécessaire de tirer votre lait régulièrement, tant pour éviter l’engorgement que pour entretenir votre lactation.
  • Consultez votre pédiatre pour exclure toute cause médicale (comme une infection de l’oreille ou un muguet)
  • Ne soyez pas tentés de complémenter votre bébé. Offrez votre lait tiré dans une tasse, une soft cup, une cuillère, une pipette….
  • Détendez-vous ! Cela aidera à maintenir ou augmenter votre lactation et apaiser votre bébé
  • Essayez d’allaiter lorsque votre bébé est semi-endormi et dans un environnement exempt de distraction (une chambre calme et mal éclairée)
  • Variez votre position; essayez d’allaiter dans une chaise à bascule ou en vous promenant, car le mouvement peut être apaisant pour votre bébé;
  • Consultez une conseillère en lactation ou association de soutien à l’allaitement pour obtenir des conseils et un soutien!

Gardez à l’esprit que votre allaitement évoluera au cours des mois. Il est naturel que les bébés aient des phases affamées et des phases moins affamées, exactement comme nous! Et le nombre de tétées changent au fur et à mesure que le bébé passe dans divers stades de développement.

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