Quelle mère je veux être ?

Quelle mère je veux être ?

Quelle mère je veux être ?

Il y a 5 ans de cela,  j’attendais mon premier enfant.

Je ne me posais aucune question sur ce qui allait suivre sa naissance : tout irait forcément bien puisqu’il allait être mon fils et moi sa maman ! Je croyais dur comme fer à cette notion utopique de l’instinct maternel,  inné et infaillible. Si seulement je m’attendais à ça,  si seulement on m’avait dit que ça ne serait pas aussi simple….

Maman novice loin d’être renseignée sur les principes d’une éducation bienveillante et du maternage,  j’ai très vite compris que les codes que l’entourage ou plus largement la société veut nous imposer comme étant la norme en matière d’éducation ne m’iraient pas. Je faisais intuitivement ce que mon coeur me disait être bon pour mon enfant en fonction de SES besoins,  et aussi des miens !

Je le portais,  aussi souvent que je le pouvais et que lui pleurait. D’abord aux bras, des semaines entières constamment dans mes bras. Puis en écharpe,  plus pratique et satisfaisant notre besoin à tous les deux de contact.

Par la suite on a découvert qu’il souffrait de RGO et que la position verticale lui était bénéfique,  outre le contact physique. Je dormais avec lui ; qu’est ce qu’il était difficile de l’allaiter et le faire dormir sans cette proximité (également pour moi !) Je ne savais même pas à ce moment là que cette pratique portait un nom, le cododo.

J’avais tout simplement décidé de respecter les besoins de mon enfant et de m’adapter à son rythme,  plutôt que de lutter,  oui lutter, pour que ce soit l’inverse.

Aujourd’hui maman de 2 enfants, avec plus d’expérience et de connaissances sur l’Enfant, je me rends compte que vouloir donner une éducation bienveillante et être dans ce qu’on appelle le maternage proximal,  demandent ô combien une abnégation de soi et des ses principes, une remise en question permanente et avoir souvent,  très souvent,  trop souvent à se justifier sur telle ou telle pratique (allaitement long, cododo, portage, etc…) Mais je reste convaincue de leurs bienfaits – même si parfois la fatigue,  les autres,  moi même m’en fait douter..  Parfois ! –

On ne naît pas maman, on le devient.

Ce qui est sûr,  c’est que je veux être une mère qui grandit et apprend en même temps que ses enfants. Qui apprend de ses enfants.Je veux être une mère qui propose,  mais pas qui impose. Je veux être comme cette pâte à modeler,  malléable à souhait,  qui s’adapte selon les jours, les nuits,  les humeurs aux attentes de ses enfants.

Est ce que je suis sur la bonne voie ?!

Malgré les difficultés rencontrées,  les ratés et le doute permanent,  je veux être cette mère qui un jour pourra se dire :

 » C’était difficile, mais j’y suis arrivée …! « 

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