le maternage fait-il des enfants rois ?

le maternage fait-il des enfants rois ?

Quelle maman maternante n’a jamais entendu quelqu’un lui dire : « Tu ne le frappes pas? Voilà comment en faire un enfant roi! » ou encore « frappe le, c’est pour son bien ». Ben oui, voyons !

Ce qui à tendance à me révolter c’est que ce sont ce genre de personnes qui rendent une fessée ou une claque comme totalement « normale ». On frappe pour éduquer, mais j’ai plutôt tendance à appeler cela une violence banalisée puisque ça ne choque plus personne, c’est devenu la norme de frapper pour se faire « obéir », pour se faire comprendre. Ça les agace de voir que des parents ne veulent pas de cette violence sous leur toit et privilégient d’’autres méthodes, beaucoup plus efficaces et positives pour instruire et éduquer. Une relation basée sur la confiance et le respect mutuel qui contribuera à rendre l’enfant heureux et épanoui.

Non, la proximité naturelle d’une maman ne rendra pas l’enfant poule mouillée, capricieux ou même enfant roi. Certes nous sommes à l’écoute de leurs besoins, nous ne répondons pas à une bêtise ou à une crise de colère par une fessée mais ce n’est pas pour autant que nos enfants nous mènent par le bout du nez. Non cela, ne leur permet pas de faire les 400 coups car ils sauront qu’ils ne seront pas frappés en retour. Bien au contraire nous savons être ferme sur nos choix sans pour autant bousculer l’enfant. Les châtiments corporels étant totalement inefficaces, ce sont souvent les parents qui y ont recours qui ont tendance à avoir plus de mal avec leurs enfants. Malheureusement, ils ne se remettront sans doute jamais en question ou remettront en question leur méthode d’éducation ils préféreront mettre la faute sur l’enfant. Avec une fessée ou même une claque, l’enfant se stoppera sur le coup, mais il y reviendra. Et puis, parlons du plus tard également, une colère qu’il stockera au fond de lui et qui explosera tôt ou tard. Le plus souvent à l’adolescence. On refuse de le porter, on refuse de répondre à ses pleurs, on refuse tout simplement de répondre à ses besoins affectifs, on le frappe et tout ceci sous prétexte d’en faire un enfant dur pour qu’il s’habitue à cette vie.

Un enfant qui a été élevé avec des parents attentifs à lui et à ses besoins, qui ont fait le maximum pour les prendre en compte et y répondre autant de fois que possible, lui procurant la sécurité et la proximité qu’il recherchait quand il en avait besoin fera qu’il aura acquis une autonomie naturelle et non forcée. Ses parents qui ont su trouver des alternatives aux châtiments corporels feront de lui un enfant solide, autonome, très sûr de lui, contrairement à ce que les détracteurs du maternage peuvent penser. Tous les enfants finissent pas se sevrer d’eux-mêmes, que ce soit pour l’allaitement, le cododo ou autre. L’enfant demandera de moins en moins de câlins, il vous fera comprendre qu’il préfère avoir son petit coin à lui et rejoindre un lit où il a plus d’espace. C’est cela qu’on appelle des enfants rois? Dans ce cas nous n’avons pas la même définition d’un enfant puisque materner ne laisse pas sans limite. Savoir être ferme tout en étant bienveillant est totalement compatible. Crier, frapper n’est pas une preuve d’autorité, elle montre seulement un adulte incapable de se maîtriser, peu fiable et se laissant totalement dépasser par la situation et tout cela, l’enfant le voit.

Pour finir je dirais que non, le maternage ne fait pas des enfants rois mais plutôt des enfants autonomes à qui nous n’avons jamais forcé la main, ayant confiance en eux et en leurs parents. C’est le plus important pour moi et puis, comme toujours écoutez seulement votre instinct maternel !

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« L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour »A.S.Neill
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