Pourquoi devons-nous dire STOP plutôt que NON ?

Pourquoi devons-nous dire STOP plutôt que NON ?

Dernièrement, je vous ai parlé des formulations négatives et leur impact sur le cerveau de nos enfants. Vous avez donc compris qu’un enfant ne comprend pas la négation à cause de son cerveau immature. Dans notre quotidien, nous avons tendance à faire également une autre erreur. Une erreur, qui comme les phrases négatives, fait partie d’un automatisme. Dire non. On peut se demander : « mais comment faire pour ne pas dire non ? Par quoi peut-on le remplacer ? » Car bien sûr, il n’est pas question de laisser notre enfant sans limites.

Quand nous voyons notre enfant faire une bêtise, en attrapant un objet fragile par exemple, c’est presque tout naturellement que nous allons crier « NON ! ». En prononçant cette parole, les sourcils se froncent automatiquement et le visage de l’adulte se durcit. Même si le non n’est pas crié, des tensions apparaissent sur le visage. Je suis sûre que vous avez entendu parler de la fameuse période du « non » ; d’ailleurs, peut-être en avez-vous souffert aussi avec vos enfants ? Quand l’enfant commence à marcher, l’enfant est souvent écrasé de « non » : « non, ne touche pas à ça », « non, ne fait pas ci »… L’enfant va enregistrer ce fameux « non » pour ensuite le reproduire à son tour grâce à ses neurones miroir. Finalement, qui a commencé en premier à dire non ? Il faut savoir également que le « non » est culpabilisant pour l’enfant et une fois de plus, nous lui faisons honte.

Vous allez me dire que vous n’allez pas laisser votre enfant tout casser dans la maison ou se mettre en danger, et c’est pour cela qu’il existe une alternative beaucoup plus efficace et positive. Nous allons remplacer le « NON » par « STOP ». Quand le parent dit STOP, il interpelle directement l’enfant, et celui-ci, surpris s’arrête net dans son mouvement. Le stop lui servira également pour sa vie future, car il apprendra à stopper les gestes qui lui déplaisent.

« Le plus souvent, les enfants de cet âge cherchent le regard, l’autorisation du parent, avant de toucher un nouvel objet. C’est le moment de dire « stop », puis d’expliquer en mettant des mots simples sur l’interdit, sans vous attendre pour autant à ce qu’il mémorise tout ! » « J’ai tout essayé » — Isabelle Filliozat

Petit récapitulatif des principes abordés : on fait notre maximum pour oublier nos automatismes (non, ne-pas…) en donnant une règle simple et claire à l’enfant ; ainsi, on aura toutes nos chances pour qu’elle soit respectée. Nous allons stopper son mouvement et plutôt que de lui dire ce que nous ne voulons pas qu’il fasse, nous allons plutôt lui dire que nous attendons de lui.

Par exemple : « NON, tu ne touches pas au vase ! » sera plutôt remplacé par : « STOP, le vase est fragile, il peut se casser et tu peux te faire mal avec les bouts de verres. »

Testez cette astuce par vous-même ! Chez nous elle est testée, approuvée et appliquée au quotidien. Mais n’oubliez pas chers parents, il n’existe pas de recette magique et nous devons nous aussi faire preuve de beaucoup de patience et s’armer d’encouragements plutôt que de critiques. Soyons indulgents !

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« L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour »A.S.Neill
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