Connect with us

Santé

Nous devons arrêter de tout désinfecter et laisser les bactéries revenir dans notre vie

Published

on

Nous devons arrêter de tout désinfecter et laisser les bactéries revenir dans notre vie

Le Dr Jack Gilbert veut que nos hôpitaux deviennent sales.

Son idée va à l’encontre de centaines d’années de pratique scientifique. Depuis qu’un chirurgien appelé Joseph Lister devint le premier à utiliser des techniques aseptisées en 1867 et sauva des milliers de vies, la médecine moderne a travaillé sans relâche pour créer des environnements médicaux stériles – sans micro-organisme.

Tout changea lorsque le Dr Gilbert, directeur associé de l’Institut pour le Génome et Biologie Systèmes au Laboratoire National d’Argonne, commença à étudier les dauphins en 2014. Il remarqua que plus l’eau était “sale”, plus les animaux étaient en bonne santé.

“Nous avons vu les avantages qu’augmenter la diversité microbienne de l’habitat a,” a expliqué Gilbert.

D’après le Dr Gilbert, le manque d’un écosystème riche en microbes, plus particulièrement dans nos hôpitaux, pourrait causer plus de mal que de bien, conduisant à des souches résistantes aux médicaments et aux virus causés par des infections.

L’écrivain en science Ed Yong s’accorde avec le Dr Gilbert en le présentant dans son livre “Je contiens des multitudes”, qui tente de changer nos idées sur les bactéries. Yong fait remarqué que “il y a plus de bactéries dans votre ventre que d’étoiles dans notre galaxie,” et que parmi celles-ci moins de 100 espèces de bactéries sont compromettantes pour notre santé. Les autres, qui coexistent avec nous, ne sont pas seulement inoffensives – elles nous protègent et font de nous ce que nous sommes.

Chaque centimètre carré d’espace contient des milliards de microbes – même les paysages de glace d’Arctique ou de sable du Sahara les plus désolé. Avant les êtres humains, les microbes étaient les seules choses vivantes sur Terre.

Les microbes, des micro-organismes presque invisibles à l’oeil nu, ont passé plus de 90% de temps ici que nous l’avons, évoluant invisiblement pendant des millions d’années. Au lieu d’évoluer à leurs cotés, nous avons joint nos forces en ce quoi les scientifiques appellent le “co-développement”.

Les microbes n’ont pas seulement une influence sur la forme de nos organes, ils remplacent les cellules qui meurent et qui sont endommagées et aident notre corps à absorber et stocker les substances nutritives et la graisse. Les plantes, les animaux et les êtres humains ne survivraient pas sans ces auto-stoppeurs microbiens de toujours.

Certains animaux commencent à se développer avec les microbes depuis leur origine. Les êtres humains entrent en contact avec les leurs dans le canal génital. A partir de ce moment, les microbes aident à renforcer notre système immunitaire, aidant nos corps à apprendre à vivre avec les maladies virales qui pénètrent dans notre système sanguin.

Tel quel, le lait maternel est rempli d’une substance unique qui, pour certaines raisons, les bébés ne peuvent digérer sans l’aide du microbiome délicat qu’ils développent dans leur ventre.

Dans leur foyer, les animaux domestiques modifient encore davantage le microbiome, ce qui comporte des avantages et des inconvénients – bien que des études ont montré que les chiens, qui sont accompagnés de leur propre lot de microbes de suppression des allergies, sont les plus bénéfiques à la santé microbienne d’un foyer, en aidant à renforcer le système immunitaire des enfants de ce foyer.

Dans certains cas, les microbes peuvent être mortels et sauver simultanément. La maladie infectieuse Clostridium difficile, causée par le déséquilibre d’une bactérie saine agressant la paroi du petit et gros intestins, peut causer la mort. Cette maladie, à moins d’être traitée tôt, va dévorer la paroi du système digestif.

Récemment, un remède au taux de succès de 94% lors de sa phase de test a été découvert dans un endroit très peu probable : les toilettes. Le traitement ? Un transplant fécal où les selles d’un donneur sain sont placées à l’intérieur du système gastro-intestinal de personnes souffrant de Clostridium difficile afin de ré établir un équilibre de bactéries saines dans le ventre. Ce traitement est maintenant disponible sous forme de comprimé.

Une tendance moins acceptable par la communauté scientifique est la consommation de yaourts riches en ferments vivants et de probiotiques comme moyen d’équilibrer nos propres microbiomes. Des études démontrent que consommer uniquement des bactéries saines n’est pas la réponse. Le but n’est pas seulement d’ajouter des microbes, ce doit être un moyen de les élever et de les maintenir.

En 2008, un groupe de villageois croyant avoir passé 11000 ans isolé, a été repéré dans une partie reculée de la forêt Amazonienne. En 2015, les scientifiques ont découvert que des milliers d’années d’isolement les ont laissé avec les microbiomes les plus variés jamais vu. Les scientifiques ont conclu que leur diversité microbienne était une preuve supplémentaire que les batailles menées contre les germes dans le monde industrialisé ont fonctionné un peu trop bien. Ceux d’entres nous vivants dans des villes et villages avons détruit bien trop de la vie microscopique saine qui appartenait à notre corps, cela a rendu nos propres microbiomes relativement carencé.

Nous ne disons pas que les pionniers de la recherche microbienne comme Joseph Lister avaient tord d’employer des pratiques hygiéniques. D’incalculables vies ont été sauvées grâce aux antiseptiques et aux traitements antibiotiques.

Cependant, l’usage excessif d’antibiotiques et nettoyants antiseptiques affecte notre capacité à maintenir un bon équilibre entre les microbes sains dans nos corps. Des études continuent à prouver que des espèces sans danger exploiteront des zones contenant trop peu de bonnes bactéries pour lutter. La stérilité ne devrait pas être notre but.

Comme Yong l’écrit, “Un écosystème varié est mieux qu’un écosystème appauvri.”


Article original: We need to stop sanitizing everything and let bacteria back in our lives – Traduit par jennifer, membre de l’équipe oummi-materne.com

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Santé

La dépression post-partum : comment y remédier ?

Published

on

Dépression post-partum : qu’est-ce que c’est ?

Si elle est souvent confondue avec le « Baby Blues » qui survient quelques jours après l’accouchement, le mal causé par la dépression post-partum est bien plus profond qu’il n’y parait. Le Baby Blues apparait quelques jours après l’accouchement du fait d’une baisse du taux d’hormones et ne serait que ponctuelle. L’aide des proches et d’une sage-femme peut d’ailleurs aider la jeune maman à passer le cap.

En revanche la dépression « post natale » ou « post-partum » est une maladie nécessitant un traitement.

Elle est moins rare qu’on ne le croit car il semblerait qu’elle touche 25% des femmes après leur accouchement. Cette maladie peut survenir plusieurs semaines après l’arrivée de bébé et les causes sont assez difficiles à établir. Il paraitrait qu’elle soit liée à une chamboulement hormonale massif et sans doute aussi à un état de fatigue qui grandit au fil du temps (voire d’autres facteurs comme l’isolement, ou des dépressions antérieures)

Dépression post-partum : les symptômes

Bien entendu être jeune maman n’est pas de tout repos, la fatigue est naturelle et une certaine nervosité et baisse de moral peuvent survenir notamment à cause du manque de sommeil. Néanmoins si l’un ou plusieurs des symptômes listés ci-dessous vous paraissent insurmontables n’hésitez pas à en faire part à votre médecin :

  • Perte d’appétit
  • Nervosité
  • Fatigue extrême
  • Abattement
  • Culpabilité
  • Angoisse de l’avenir
  • Le sentiment d’isolement ou d’impuissance
  • Tristesse
  • Le fait de ressasser des vieux souvenirs ou des douleurs plus anciennes

Dépression post-partum : les astuces pour se sentir mieux

Pour remédier à la dépression post-natale voici un listing d’astuces à adopter pour améliorer son quotidien. Ces petits conseils « bien-être » ne doivent en aucun cas se substituer à un avis médical, mais ils peuvent être un complément utile pour une reprise de morale plus rapide et durable.

  • N’hésitez pas à en parler à votre conjoint et votre entourage pour vous sentir comprise et écoutée.
  • N’hésitez pas à les solliciter pour prendre le relai et vous libérer du temps pour une demie journée par semaine ou plus.
  • Prenez du temps pour vous détendre et sortir : spa, coiffeur, shopping, manucure…tant de loisirs parfois mis de côté après l’arrivée d’un enfant.
  • Faites des pauses à la maison : prenez un bain, changez-vous les idées avec un bon livre, faites-vous plaisir avec un plateau TV accompagné de votre film préféré par exemple.
  • Prenez soin de votre image et de votre corps : masques de beauté, huiles pour le corps… Faites-vous conseiller par une professionnelle pour vous réapproprier votre corps au travers d’un conseil en image.
  • Reposez-vous autant que possible : profitez des siestes de bébé pour faire de même.
  • Mangez équilibré : il est primordial de donner de bons (et sains) aliments à votre corps en cette période fatigante, et plus encore si vous allaitez bébé ! Vous ne pourrez passer outre la fatigue si vous ne vous alimentez pas correctement.
  • Allez à la rencontre d’autres mamans pour échanger, discuter.
  • Bougez : une promenade même courte d’une demie heure vous aidera à vous sentir mieux dans votre corps, prenez la poussette avec bébé et profitez-en pour vous aérer l’esprit !
Continue Reading

Santé

10 conseils pour limiter le temps d’écran des enfants

Published

on

« La télévision est la menace que tout le monde aime détester mais ne peut pas vivre sans. « -Paddy Chayevsky

Selon une étude Ipsos pour Gulli :

  • Les enfants âgés de 4 à 6 ans passent 2h22 par jour devant la télévision.
  • Les 7-10 ans restent 2h53 par jour devant le petit écran.
  • Les 11-14 ans, eux, restent 3h34.

Des chiffres en très nette augmentation.

Selon une étude publiée en 2010 par l’Insee, les 11-14 ans ne passaient « que » 2h50 devant la télévision. Une étude publiée aux Etats-Unis révèle même que les enfants âgés de 8 à 18 ans passent… 7 heures et 38 minutes par jour devant un écran (en comptant tous les médias).

Les conséquences de la surexposition aux écrans

Les conséquences sont souvent ignorées des parents, je pense qu’il est donc important d’en parler et de les évoquer. Je souligne bien le mot surexposition, et j’insiste dessus. On ne parle pas d’une ou deux heures devant les écrans, mais bien plus que cela !

  • Favorise l’obésité infantile [1] [2] : l’usage excessif des écrans a été mis en relation avec une plus grande consommation de nourriture sucrée. Des études qui doivent être poursuivies pour une meilleure compréhension des corrélations.
  • Entrave le développement du langage et psychomoteur [3][4] : Un groupe de 40 enfants devait utiliser une tablette au minimum 60 minutes par semaine pendant un mois, L’autre groupe a reçu des activités de jeux manuels. L’expérience a duré 24 semaines. Résultat : aucune amélioration motrice pour les enfants ayant utilisé une tablette. L’autre groupe a par contre nettement amélioré sa motricité fine et dextérité manuelle. (Lire l’étude)
  • Réduit les capacités de concentration et d’attention [5][6] : Un impact qui se ressent à l’école notamment. Une étude publiée dans le numéro d’octobre 2014 dans la revue American Journal of Family Therapy, a analysé plus de 46 000 familles américaines avec leurs enfants (de la maternelle à la terminale). A partir d’une demi-heure de temps d’écran par jour, ils ont constaté une baisse régulière des résultats scolaires. La baisse est beaucoup plus prononcée après deux heures et, au-delà de quatre heures, la moyenne générale de l’enfant chute d’une classe.
  • Troubles du sommeil [7][8] : plusieurs travaux pointent l’impact des écrans sur le sommeil des enfants et adolescents. Les nuits sont écourtées. Ceux qui regardent la télévision ou surfent sur le web ont un retard de sommeil de 30 à 45 minutes en moyenne sur leurs camarades. Le manque de sommeil, pour cause de surconsommation d’écran, concerne un jeune sur cinq qui dort moins de 7 heures par nuit, ce qui est insuffisant.
  • Sexualité plus précoce [9] : Les enfants, et surtout les adolescents, sont confrontés de façon précoce à la sexualité par les écrans. Des études longitudinales montrent un lien entre l’exposition répétée à des thématiques sexuelles dans les médias et une initiation sexuelle plus précoce. Certains travaux font même état d’un plus grand risque de grossesses non planifiées et de maladies sexuellement transmissibles en lien avec une consommation importante d’écrans. [10]
  • Multiplication des comportements violents [11] : Les enfants peuvent regarder des programmes à la télévision ou jouer à des jeux violents avant l’âge requis. Les  enfants reproduisent ce qu’ils voient à l’écran avec leur-s frère-s et soeur-s, ensuite avec leurs parents et ainsi de suite.
  • Dérèglement des réflexes oculaires [12] : Chez l’enfant, le système visuel est en plein développement. La 3D fatigue plus rapidement les yeux et peut altérer le développement oculaire des jeunes enfants. 4 ophtalmologistes sur 5 (81 %) observent une augmentation des cas de myopie chez les enfants et les adolescents, voire d’une forme sévère pour près d’un tiers d’entre eux (28 %)
  • Pousse à la paresse intellectuelle [13] : Les écrans non-interactifs plongent les enfants dans la passivité. Il ne développe pas leur imagination ou leur capacité à raisonner. Une étude a été réalisée en 2006 par deux médecins allemands, sur près de 2000 élèves, âgés de 5 à 6 ans. Les enfants devaient dessiner un bonhomme et le constat est alarmant. Plus les enfants regardent la télévision, plus le bonhomme qu’ils dessinent devient simpliste : pas de cheveux, pas d’oreilles, jambes représentées par un trait, etc…

La plupart des gens seraient d’accord pour reconnaître que notre culture regarde trop les écrans. Pourtant, peu de gens sont capables de freiner leurs habitudes et de récupérer leur vie. Et encore moins savent comment aider leurs enfants à naviguer dans le monde saturé de médias dans lequel nous vivons.

Voici plusieurs conseils pour aider à limiter le temps d’écran de votre enfant.

1. Montrez l’exemple. Désolée de commencer avec le plus dur, mais c’est la base pour commencer. Les enfants graviteront toujours vers les comportements modélisés de leurs parents. S’ils vous voient lire un livre, ils seront plus susceptibles de lire. Et s’ils vous voient regarder la télévision, ils le feront aussi.

2. Poser des règles fermes et claires. C’est notre rôle de parent d’encourager les comportements positifs et de limiter les comportements négatifs – parfois, cela signifie prendre des décisions impopulaires. Il va falloir prendre cette décision difficile pour votre enfant en lui expliquant pourquoi vous avez pris cette décision – cela l’aidera à l’accepter et la choisir pour lui-même.

3. Définir des temps de visualisation limités. Éteindre la télévision ne se fera pas du jour au lendemain, et puis tout n’est pas rose ou noir. Choisissez des temps de télévision appropriés pour votre enfant. Il est beaucoup plus facile de limiter leurs habitudes de visionnement s’ils comprennent qu’ils ne peuvent regarder qu’un dessin animé après la sieste ou après l’école, par exemple.

Il est déconseillé pour un enfant de regarder un écran le matin, durant les repas, avant de s’endormir ou dans sa chambre. Des explications, ici

4. Encourager d’autres activités. Et fournir les ressources nécessaires (livres à lire, jeux de société, fournitures artistiques et / ou équipement sportif).

5. Jouez avec vos enfants. Descendez sur le sol avec vos enfants et ramassez une poupée, un camion ou un ballon. Il faut de l’intentionnalité et de l’amour désintéressé quand ils ont 6 ans. Mais quand ils auront 13 ans, vous serez heureux de l’avoir fait.

6. Participez à leur vie. Pour de nombreux parents, il est plus facile d’allumer la télévision que de s’impliquer dans la vie de leurs enfants. Mais ces détails de vie intime sont nécessaires pour la réussite parentale. Donc, observez, écoutez, discutez.

7. Observez les changements comportementaux de votre enfant. La télévision a un impact immédiat sur le comportement de votre enfant. Après trop de télé ou portable, mes enfants deviennent irritables, agressifs et impatients. Soyez à l’affût de ces changements de comportement. Lorsque vous commencez à les remarquer vous-même, vous serez moins enclin à placer vos enfants devant l’écran.

8. Ne vous inquiétez pas si votre enfant ne connaît pas le dernier dessin animé à la mode. L’ami de votre enfant parlera de la télévision. Ils parleront des derniers épisodes des dessins animés, Nickelodeon. Vous penserez que vous privez votre enfant d’amitiés parce qu’il ne peut pas participer à ces parties de la conversation. Mais ne vous inquiétez pas. Vous aurez réussi à préparer votre enfant à entrer dans des conversations plus profondes et plus riches que le plus récent épisode de Pat Patrouille ou Peppa Pig.

9. Valoriser les repas familiaux et les trajets en voiture. Environ 64% des jeunes disent que la télévision est allumée lors des repas. C’est dommage car les conversations les plus riches de votre famille auront toujours lieu pendant les repas et dans la voiture. Ne laissez pas la télé vous voler ces moments précieux.

10. Trouvez votre mantra. Un mantra est un son, un mot ou un groupe de mots considérés comme capables de créer une transformation. Bien que les mots ne soient pas magiques en eux-mêmes, leur utilisation cohérente peut l’être. Chaque parent devrait en avoir et les utiliser efficacement. Mon mantra de «trop-télévision» se présente comme ceci: «Il y a eu trop de temps d’écran dans cette famille.» Chaque fois que mes enfants m’entendent le dire, ils savent ce que cela signifie, ils savent que nous allons passer du bon temps ensemble.

Limiter le temps passé devant l’écran de votre enfant peut sembler une corvée impossible ou peut sembler être une bataille trop difficile à combattre. Mais cela vaut la peine de se battre.

HopToys

Livre conseillé

L’acheter


[1] [5] [7] [11] Sleep as a Mediator of Screen Time Effects on US Children’s Health Outcomes

[2] 

[3] Effect of Touch Screen Tablet Use on Fine Motor Development of Young Children

[4] 

[6] 

[8] 

[9] 

[10] 

[12] Etude menée par Ipsos

[13] Différentes recherches, présentées dans le livre de Michel Desmurget

Sources :

L’enfant et les écrans – Avis de l’Académie des sciences

Quels sont les vrais dangers des écrans pour vos enfants ?

Continue Reading

Santé

Les 39 médicaments pour enfants les plus dangereux !

Published

on

Les 39 médicaments pour enfants les plus dangereux !

Amener son enfant chez le médecin pour un rhume et ressortir avec une ordonnance longue comme mon bras. C’est pourtant ce qui arrive à beaucoup de parents. Un constat alarmant puisqu’un médicament n’est pas anodin, il contient des effets secondaires.

En novembre dernier, le magazine 60 millions de consommateurs avait dressé une liste noire de médicaments pour adultes contre le rhume ou les maux de gorge pour deux principales raisons : le rapport bénéfice/risque pour la santé est défavorable et certaines molécules pouvaient exposer ceux qui les prennent à des accidents cardio-vasculaires et des AVC.

UFC Que Choisir, dans son numéro de mars, enfonce le clou en dressant une nouvelle liste noire mais cette fois les médicaments sont ceux destinés aux enfants.

« trop de médicaments pour enfants sont inutiles ou dangereux », avertit l’association de consommateurs.

D’ailleurs, plusieurs études au cours de ces dernières années ont mis en lumière un recours excessif aux traitements médicamenteux chez les enfants.En 2005, une enquête de la CPAM de l’Aude révélait qu’un enfant sur dix de moins de 15 ans s’était vu prescrire un médicament contre-indiqué pour son âge.

Je trouve ça vraiment affolant, même si fort heureusement, c’est quelque chose qui est en baisse aujourd’hui. Les professionnels de santé commencent à prendre conscience que trop de médicaments prescrits pour soigner des maux bénins exposent l’enfant à des effets indésirables pouvant être graves.

Beaucoup de médicaments ont même été déremboursés ou retirés de la vente car inutiles, voire dangereux. Malgré cela, certains médicaments à éviter sont toujours disponibles !

Voici une liste de ces médicaments à bannir

Ceux contre la toux

  • Néo-codion sirop
  • Euphon sirop
  • Humex toux sèche dextrométhorphane
  • Tussidane sirop
  • Biocalyptol sirop
  • Hexapneumine sirop
  • Tussisédal sirop
  • Hélicidine sirop
  • Mucomyst poudre
  • Biogaran acétylcystéine
  • Bronchokod enfant carbocistéine
  • Fluimucil enfant acetylcysteine
  • Coquelusédal enfant suppositoires
  • Trophirès enfant suppositoires
  • Vicks Vaporub

Ceux contre le rhume

  • Désomédine (hexamidine)
  • Dolirhume (acide ténoïque)
  • Rhinotrophyl (acide ténoïque et sel d’éthanolamine)
  • Aturgyl
  • Humoxal
  • Rhinofluimucil
  • Dérinox
  • Déturgylone
  • Algotropyl
  • Actifed Sign
  • Pérubore
  • Essence algérienne
  • Vicks Inhaler
  • Puressentiel spray nasal
  • Rhinosulfuryl
  • Pernazène
  • Advilmed
  • Nurofenpro

Ceux contre les reflux

  • Motilium

Ceux contre la diarrhée aiguë

  • Imodium (lopéramide)
  • Nurofenpro
  • Advilmed
  • Panfurex
  • Nifuroxazide

Vous aussi vous avez reconnu plusieurs médicaments présents dans vos pharmacies car votre médecin vous les a prescrits ?

Le magazine ajoute que les fluidifiants bronchiques, en vente libre, sont à éviter chez les moins de deux ans car ils aggravent l’encombrement des bronches chez le bébé car il ne possède pas les capacités de bien tousser. Egalement à éviter, les sprays antiseptiques qui peuvent provoquer des irritations et allergies, en plus de pouvoir véhiculer des germes s’ils sont gardés trop longtemps. Quand aux sprays décongestionnant, ce n’est jamais avant 15 ans. Et pour terminer, les sirops contre la toux contenant de la codéine auxquels les enfants sont très sensibles, sans compter qu’ils n’ont pas d’utilité prouvée et présentent des effets indésirables.

Le magazine ajoute que les fluidifiants bronchiques, en vente libre, sont à éviter chez les moins de deux ans car ils aggravent l’encombrement des bronches chez le bébé car il ne possède pas les capacités de bien tousser. Egalement à éviter, les sprays antiseptiques qui peuvent provoquer des irritations et allergies, en plus de pouvoir véhiculer des germes s’ils sont gardés trop longtemps. Quand aux sprays décongestionnant, ce n’est jamais avant 15 ans. Et pour terminer, les sirops contre la toux contenant de la codéine auxquels les enfants sont très sensibles.

Parlons des alternatives !

Contre la toux

Si la toux est présente chez un nourrisson de moins de 3 mois, si elle s’accompagne de fièvre persistante, de difficultés à s’alimenter ou respirer, si elle est liée à une allergie, dans ces cas-là effectivement il faudra consulter un médecin, en dehors de cela, la toux est le plus souvent bénigne.

L’idée est de supprimer la cause pour qu’elle puisse s’atténuer. Vous pouvez surélevez la tête du lit pour éviter que les glaires s’écoulent dans la gorge. Il est également important, et c’est la solution la plus efficace, de désobstruer le nez avec du sérum physiologique ou du lait maternel, si vous allaitez.

Vous pouvez également utiliser du miel (après 12 mois), du thym, des massages, une petite bouillotte sur le thorax par dessus les vêtements, un oignon coupé en deux glissé sous le lit, faire un sirop maison à base de navet

Contre le rhume

Après les six premiers mois de l’enfant, les rhumes sont courants et jamais graves. Mais un nez bouché peut rendre le sommeil difficile, favoriser la toux… Encore une fois le sérum physiologique sera votre meilleur allié ! Plusieurs fois par jour, désobstruez le nez de votre enfant. Et puis, mêmes conseils que donnés un peu plus haut : on surélève le matelas, massage…

Si vous connaissez l’aromathérapie, vous pouvez utiliser de l’huile essentielle d’eucalyptus radié (pas avant 3 mois!). Dans un bol d’eau chaude on ajoute 5 gouttes et on le place dans la chambre de l’enfant. Pour les enfants de moins de 3 ans, on retire le bol avant le couché. Pour les plus âgés, on laisse le bol toute la nuit.

Contre les reflux

Bien que pénibles, les reflux sont bénins et courants chez les bébés, ne justifiant pas de traitement médicamenteux. Je clarifie tout de suite la chose, on ne parle pas des bébés « RGO ». Bien souvent il est simplement conseillé d’épaissir le lait ou fractionner les repas chez les gros mangeurs.

« En témoignent les médicaments à base de dompéridone (Motilium, Peridys, Oroperidys et leurs génériques) qui étaient très prescrits pour les « bébés RGO » il y a une dizaine d’années. Responsables d’effets indésirables graves tels que des problèmes cardiaques et neurologiques rares, ils ont fort heureusement été abandonnés dans cette indication du fait de leur totale inefficacité. En 2005, la Haute autorité de santé (HAS) restreignait leur remboursement aux traitements des nausées et vomissements, et depuis 2016 elle recommande de ne plus les utiliser chez l’enfant. Toutefois, ces derniers n’ont pas encore tous été retirés du marché (en cours pour le Peridys et l’Oroperidys, mais pas le Motilium). Pensez donc à faire le tri dans l’armoire à pharmacie. » UFC-Que Choisir

Contre les diarrhées

La prise en charge de la diarrhée consiste avant tout à prévenir la déshydratation, en particulier chez l’enfant de moins de deux ans. Vous pouvez utiliser des solutions de réhydratation orale (SRO) industrielles ou maison.

Concernant la diarrhée, vous pouvez privilégiez certains aliments, comme : la compote de pomme, les bananes, bouillon, riz blanc, carottes cuites.

Contre la fièvre

On voit souvent la fièvre comme une ennemie, mais en réalité elle ne l’est pas forcément. Si votre enfant la supporte bien alors ne la traitez pas. Le corps lutte contre la bactérie. Dans le cas où il y a besoin de traiter, alors le paracétamol fera l’affaire.

Vous pouvez toujours faire du peau à peau, découvrir votre enfant, utiliser un linge humide sur son front et toujours veiller à son hydratation.

Lire : La température chez l’enfant [astuces naturelles]


Source :

Médicaments pour enfants – Trop sont inutiles ou dangereux

Continue Reading
Advertisement

News