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  • Parentalité positive

    Arrêtons de dire à nos enfants « de faire attention » (+alternatives)

    Vous le savez, je suis la maman de trois jeunes enfants. Mon aîné est un petit garçon très prudent. A chaque situation qu’il juge « dangereuse » il ralentira, analysera la situation avant de se lancer. Mais ma fille et mon petit dernier sont tout l’inverse. Ils sont ce qu’on appelle « des casses-cous » je dirais plutôt des aventuriers dans l’âme. J’essaie de lâcher prise, de faire confiance au maximum, mais malgré ça je reste une maman souvent inquiète pour ces petits louveteaux alors comme un bon disque rayé je m’entends souvent dire « faites attention! »

    Si vous aussi vous la prononcez souvent, vous vous êtes probablement rendu compte qu’elle n’était pas si magique que ça. En se penchant dessus, on se rend bien compte que finalement elle a peu de sens, mais concrètement pourquoi devons-nous arrêter de la dire ? Et mieux, quoi dire à la place ?

    « Fait attention ! » Ou pourquoi il faut arrêter de le dire à nos enfants

    Dire «Faites attention!» Aux enfants est probablement l’une des choses les moins utiles que nous puissions leur dire. Tout d’abord, car ce n’est pas suffisamment précis. «Faites attention!» Pourrait signifier «faites attention à la route!» Ou «faites attention au ciel qui tombe!». Lorsque vous dites à un enfant «Faites attention!», vous n’obtenez généralement pas la réponse escomptée. Ils vous jetteront un regard confus («pourquoi ne pas avoir peur?»), Vous ignorer (« ce n’est pas effrayant! « ) ou commencer à pleurer ( » quelque chose de vraiment grave est sur le point de se produire! « ).

    L’autre problème de cette formulation est qu’elle inspire la peur. On enseigne aux enfants qu’ils doivent éviter de prendre des risques, d’essayer de nouvelles choses et de faire des erreurs, car de mauvaises choses pourraient éventuellement arriver, et même si une chute peut arriver, les enfants doivent continuer d’explorer, de jouer et de vivre sans avoir peur des risques éventuels.

    Des études ont même démontré que le fait de ne pas permettre aux enfants d’explorer et de vivre des aventures peut causer des problèmes d’anxiété plus tard. Par exemple, des chercheurs du Center for Emotional Health de l’Université Macquarie, ainsi que des partenaires de l’Université d’Amsterdam et de l’Université de Reading, ont interrogé 312 familles ayant des enfants d’âge préscolaire aux Pays-Bas et en Australie sur les conséquences d’un manque de risque pour nos enfants. .

    «Les résultats ont montré que les parents qui encourageaient leurs enfants à repousser davantage leurs limites avaient des enfants qui risquaient moins de présenter des symptômes de trouble anxieux…»

    Que faire et dire à la place ?

    Prendre sur soi et changer cette habitude

    Imaginez ce scénario : votre enfant grimpe à un petit arbre et de fines branches s’inclinent sous son poids. En un clin d’œil, votre cerveau calcule de multiples scénarios catastrophes. Même si votre enfant n’est pas en danger immédiat, c’est plus fort que vous vous voulez crier « fait attention! » Forcez-vous à vous dire stop. Faites confiance à votre enfant. En alternative, nous pouvons toujours dire : « Prend ton temps » , « Je suis là si tu as besoin de moi ».

    Encourager la vigilance

    Au lieu de penser pour notre enfant, nous lui permettons de penser par lui-même, nous l’aidons à prendre conscience de son environnement. Par exemple en lui posant des questions :

    • Remarque comment – « Tu remarques à quel point c’est profond? », »Que se passerait-il d’après-toi si tu tombais? »
    • Est-ce que tu vois? – «Est-ce que tu vois la mousse verte sur ces rochers? La mousse est glissante. Que penses-tu qu’il arriverait si tu courais sur ces roches? »
    • Peux-tu entendre? – «Entends-tu le bruit des voitures sur la route? Un moteur allumé dans cette allée? »
    • Est-ce que tu sens? – « Est-ce que tu sens la chaleur du feu? » « Est-ce que tu sens la façon dont le rocher vacille lorsque tu te tiens dessus? »
    • Comment te sens-tu? – « Te sens-tu effrayé / excité / en sécurité? »

    Prendre le temps de se rassurer soi-même

    Regardez la situation avec un regard extérieur et posez-vous la question :

    • Quel est le risque de préjudice grave ?
    • Pourquoi cette situation me met-elle mal à l’aise ?
    • Quelles compétences mon enfant acquiert-il en ce moment ?

    Favoriser la résolution des problèmes

    Une étape importante pour nos enfants et de les encourager à résoudre leurs problèmes par eux-mêmes. Par exemple, vous pouvez demander:

    • Quel est ton plan? – « Comment vas-tu gravir ce rocher sans tomber? »
    • Que peux-tu utiliser? – « Que peux-tu accrocher pour passer? »
    • Où irais-tu? – « Où est-ce un bon endroit sûr pour jouer à ce jeu / creuser ce trou / faire de l’escalade? »
    • Comment vas-tu? – « Descendre de là / traverser / grimper ça? »

    Un peu de bon sens !

    Il n’y a pas une seule bonne réponse pour chaque situation. Si votre enfant est en danger, agissez rapidement ! Cependant, certaines situations ne nécessitent aucune intervention d’un adulte et d’autres situations peuvent vous obliger à aider votre enfant à prendre conscience ou à résoudre des problèmes. Du bon sens voilà tout simplement.

     » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill
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     » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill
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