Une semaine post-accouchement, elle frôle la mort à cause d’un médicament

Ce n’est pas un témoignage « anti-ceci » ou « pro-cela », aucun choix ne peut, ne doit être imposé aux femmes. Mais lorsqu’on parle de choix, notamment au niveau de la santé, on parle de choix « éclairé » et pour cela il est nécessaire de connaitre les bénéfices et les risques. Ce qui n’est pas toujours le cas, comme il le fût pour Elise.

Le témoignage touchant et important d’Elise Vanetti, une femme ayant une force d’esprit incroyable.

Passer tout près de la mort, à seulement 30 ans, en parfaite santé, une semaine après avoir mis au monde un bébé, ça parait impossible et pourtant ça peut arriver. J’aurai mis 6 mois avant de réussir à le raconter… vraiment pas facile à écrire, encore moins à publier, mais l’objectif 1er c’est d’informer toutes les femmes enceintes autour de moi, et si ça peut n’en sauver qu’une, bah c’est déjà ça…

Sept jours après avoir accouché, alors que javais vécu un accouchement idéal et une grossesse normale, j’ai ressenti à 3heures du matin une douleur à la tête décrite par la médecine comme « un coup de tonnerre dans un ciel serein ». J’ai hurlé. J’étais en train de faire une hémorragie cérébrale, mais je ne le savais pas encore…

Quelques heures avant je regardais la télé avec mes enfants et tout allait très bien. J’étais juste fatiguée, très fatiguée, comme toutes les mamans qui viennent d’accoucher…

Mon mari appelle les pompiers. Instinct de survie animal. Ne pas sombrer, ne pas abandonner mes enfants, mon fils d’une semaine, ma fille qui fêtera son anniversaire dans 3 jours. Tenir au moins jusqu’à l’hôpital. J’ai l’impression que mon corps peut me lâcher à tout moment, ça tape tellement dans la tête que j’ai l’impression que ça va « court-circuiter ». Arrivée aux urgences: 3 doses de morphine n’atténuent pas la douleur. Les médecins pensent à une « thrombose veineuse » ==> scanner en urgence. Ce n’est pas une thrombose..

Les médecins commencent à s’affoler. Ça court partout autour de moi. Ils cherchent alors une rupture d’anévrisme. Je vois bien qu’ils sont pressés. Le regard des infirmières changent. Elles me regardent de loin, avec pitié, chuchotent pour pas que j’entende. Des internes s’approchent, écoutent les suppositions des urgentistes. Je comprends vite que mon cas est critique. Ils ont besoin d’avoir d’autres images, je repars encore en IRM. Les médecins se penchent sur les clichés, je les vois s’interroger. .

Pendant ce temps là, je me demande ce qu’on va m’annoncer, j’ai une peur épouvantable. Je pense aux enfants…je me prépare au pire. On est jamais prêt pour ce genre de moment

Pas de rupture d’anévrisme non plus. Pourtant il y a du sang partout, c’est ce que dit le médecin. Ils ne trouvent pas d’où ça vient. Je lui demande si je vais mourir. Elle ne répond rien. Elle acceptera ensuite enfin de laisser entrer mon mari.

3ème IRM. Il va durer 40 minutes. Plus de 4000 clichés seront récoltés. La tension remonte à 18, je sens que ça « gicle » dans la tête, envie de vomir, la main droite tremble, je ne contrôle plus rien, je sens plus du tout ma jambe droite. Les médecins s’excitent de nouveau, m’injectent un anti-hypertenseur, de la morphine, réfléchissent à m’opérer d’urgence. Je meurs de soif mais interdiction de boire si opération. Je me décompose. Ça devient de la survie de survie. ==> transfert en soins intensifs. ==>scope. (les petits tuyaux branchés partout).

En salle de réunion, ils épluchent mon dossier médical, scrutent mes analyses de sang, recoupent les ordonnances du gyneco, cherchent à comprendre ce qu’ils ont loupé. Mon mari est terrorisé, il pleure beaucoup.

Je risque l’AVC à tout moment. On ne peut pas encore savoir si je vais récupérer toutes mes fonctions cérébrales ou physiques. Pendant 48h rien n’est dit, tout n’est que supposition. L’idée d’opérer est abandonnée. On m’administre un traitement : deux comprimés, toutes les deux heures, jour et nuit, pendant un mois. Pour tenter de résorber l’hémorragie. Chaque jour un neurologue de garde différent passe. Chaque jour je demande si je suis encore en danger de mort. On me répond toujours à côté : « Votre cerveau a beaucoup souffert » ou « C’est très grave » ou« On a peu de recul sur votre situation ». Personne ne veut se mouiller. .

Enfin un diagnostic est donné

« Hémorragie cérébrale causée par un Pres syndrome du post-partum, certainement provoqué par la prise du médicament anti-montée de lait prescrit par le Gynneco accoucheur ».

Après un accouchement, le risque d’AVC est multiplié par 10, le risque d’hémorragie est multiplié par 18. .
Les médicaments anti-montées laiteuses sont connu pour potentiellement provoquer des accidents cérébraux mais le trop faible taux de cas (100 par an) n’oblige pas la loi à les faire retirer du marché. Pire, les patientes ne sont pas toujours informées du risque éventuel (c’est mon cas).

De plus, il est toujours démontré que d’autres facteurs peuvent intervenir comme les antécédents familiaux, la part de malchance, la fatigue, la prise simultanée avec un anti inflammatoire ou anti-douleur, ce qui rend impossible la mise en cause objective du médicament. Pourtant tous les neurologues tirent la sonnette d’alarme. C’est quand même dommage de risquer de mourir pour un médicament dont on peut se passer, il suffit dans ce cas précis de penser à l’homeopathie, chose que j’aurai faite si on m’avait prévenu des risques.

Tout ce que je retiens, c’est qu’un mois plus tard, l’un des plus grands neurologues d’Europe m’a fait entré dans son cabinet en m’appelant « la miraculée » et qu’il a publié mon cas médical dans le milieu de la neurologie afin de pouvoir sauver d’autres patientes dans le même cas.

Depuis cette épreuve – de très loin la plus dure de ma vie – je ne suis plus la même. Le premier jour du reste de ma vie à commencé ce jour-là. Hors de question de m’apitoyer, bien au contraire.

Depuis:

  • Je ne fume plus
  • Je ne prend plus la pilule
  • Je bois énormément d’eau
  • Je mange healthy
  • Je fais encore plus de sport
  • Je reviens au max au naturel
  • Je privilégie le pilates et le yoga dans mes cours
  • Je me spécialise dans le coaching postpartum
  • Je ne me cache pas derrière mes fourmis dans ma jambe droite pour me mettre en arrêt maladie ou pour renoncer à l’effort, au contraire!
  • J’ai encore + envie de travailler !
  • J’ai encore + envie de motiver mes élèves!
  • Je réalise chaque matin la chance d’être valide et en bonne santé

Retrouvez Elise sur Instagram « elise.vanetti »

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Cet article a 3 commentaires

  1. Bonjour, tout d’abord je tiens a vous féliciter pour vos efforts post-partum quel parcours horrible après avoir vécut l’un des plus beaux jours de votre vie… J’ai moi-même vecut une experience similaire tres dangeureuse pour mon bebe qui a failli y rester à cause d’un vaccin anti rubéole qu’on allait m’injecter suite à mon accouchement. En effet, un sage femme a vu que je n’étais pas immunisée il me l’a donc prescrit et a dit a mon mari d’aller le chercher en pharmacie pour pouvoir me l’injecter a ma sortie d’hopital bien heureusement c’était un dimanche pharmacies fermees et mon mari ne trouvait pas la pharmacie de garde on a donc attendu de sortir de l’hôpital le rdv chez mon gynéco qui s’est offusqué et m’a interdit de le faire tant que j’allaitais car cela allait créer des séquelles neurologiques graves a mon bébé… On est donc parti se plaindre a l’hôpital qui m’a dit que c’était un jeune sage femme qu’il n’était pas encore bien savant des consequences qu’il fallait lui pardonner… L’horreur… Je vous souhaite donc du courage dans votre vie future

  2. En lisant cet article , j’ai pensé à ma belle soeur. Elle a eu deux enfants et ils ne lui ont rien donné pour la montée de lait, elle a souffert, mais elle savait que c’était un médecin qui savait ce qu’il faisait. Si cela peut vous conforter, certains hôpitaux ou cliniques ne donnent plus rien pour la montée de lait.

    1. Beaucoup de maternités maintenant donnent de l’homéopathie, c’est dommage que cela n’a pas été proposé à votre soeur. Il y a également l’astuce des feuilles de choux dans le soutien-gorge.

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