Parentalité positive

Parentalité positive : 7 alternatives positives à « NON »

Parentalité positive – Entre 18 mois et 2 ans, l’enfant passe par la fameuse période du « non », qui est une phase d’autonomisation et d’affirmation. Durant cette période, bien que compliquée, l’enfant apprend à dire JE. Finalement, il prend conscience qu’il n’est pas la continuité de maman, mais bien un être à part entière. Mais avant d’acquérir cela, il va être dans une phase où il ne sait pas encore bien faire la limite entre les deux, alors il va dire NON à chaque fois qu’on va lui proposer quelque chose. 

Généralement cette phase dure environ trois semaines, elle peut bien sûr durer plus longtemps que cela. Mais qu’est-ce qui fait que cette phase dure plus longtemps justement ? Dès que notre enfant commence à ramper, explorer son environnement et par conséquent touche à tout ce qu’il trouve, la première chose qu’on lui dit c’est… non ! Bingo. Ce sont donc nos automatismes qui maintiennent la période du non chez notre enfant.

Sans parler du fait que le non, la négation dans nos phrases ne peut pas être compris par le cerveau immature de l’enfant, ce qui rend forcement notre communication inefficace. L’ayant vécu, avec mes deux plus grands, j’ai donc plusieurs conseils et outils à vous donner !

3 choses à mettre en place pour éviter de dire NON

Mettre en hauteur tous les objets interdits

C’est un réflexe que j’ai fini par acquérir ainsi que mes proches. Plutôt que de rabâcher 1000 fois « Nonnnn, ne touche pas… » j’ai fini par mettre en hauteur tous les objets interdits, qui cassent ou blessent. Vous pourrez remettre ces mêmes choses en place lorsque la phase de votre enfant sera terminée. J’avais un gros vase que j’ai mis en hauteur sur une étagère. Un pot de fleur avec des boules d’argile, je l’avais posé sur un meuble puis maintenant sur une chaise style scandinave. On trouve toujours une solution et la tentation est enlevée définitivement pour l’enfant.

Bloquer et sécuriser l’environnement de votre enfant

Encore une fois, c’est une astuce très simple à mettre en place et peu coûteuse. Mon fils passait son temps à aller dans le placard à nourriture, prendre des pots en verre. Je suis allée en grande surface, j’ai acheté des bloque-tiroirs et hop, c’est terminé. Pareil pour les tiroirs à couverts, les boutons de la cuisinière, les placards etc… vous trouverez toutes sortes de sécurités adaptées.

Réorganiser les pièces

L’idée est de faire de vos pièces, ou au minimum sa chambre, une zone où il n’y a pas d’interdictions de toucher à quelque chose. On peut s’inspirer de la pédagogie Montessori par exemple, et faire en sorte que l’enfant puisse être totalement autonome. Vous n’aurez plus besoin d’être en permanence derrière lui pour surveiller s’il ne touche pas à quelque chose qui casse, qui se déchire, qui est dangereux… Il ne sera pas frustré et vous moins stressé également. Nous avons une bibliothèque avec plusieurs étagères de livres que les enfants n’ont pas le droit de toucher, nous avons donc installé tous leurs livres dans cette même bibliothèque où ils peuvent venir se servir.

Plusieurs alternatives au NON

Source de l’image

1- STOP

« Stop » est une excellente alternative positive à « Non » , car on donne à l’enfant une règle simple et claire à respecter, il est impératif et non blâmant. On surprend l’enfant et on lui fait cesser son action. C’est une formulation qui, contrairement aux formulations négatives, est comprise par l’enfant possédant un cerveau immature. Par conséquent, elle a beaucoup plus de chance d’être respectée.

Quelques exemples: « STOP, le tiroir reste fermé », « STOP, tu dois rester de ce côté de la route », « STOP, le vase reste où il est, c’est fragile et tu risques de te blesser »

2- Oui et…

Voici une seconde solution toute simple et positive, qui prendra en compte ce que l’enfant nous dit et ne déclenchera pas le circuit de stress. C’est une alternative que nous utilisons beaucoup à la maison et qui fonctionne très bien.

Exemple: « Je veux regarder un dessin animé! » « Oui, tu as vraiment envie de regarder ton dessin animé et on va plutôt aller faire du toboggan. »

3- Donner une instruction claire

Nous avons tendance à dire à nos enfants comment ne pas se comporter plutôt que de faire l’inverse, c’est-à-dire lui dire clairement ce qu’on attend de lui. Que voudriez-vous que votre enfant fasse au lieu de l’action interdite? Une instruction positive donne des informations concrètes, tout en faisant passer le message que vous n’êtes pas d’accord avec ce que votre enfant fait ou s’apprête à faire.

Quelques exemples: «Nous marchons dans la maison.» «Nous nous asseyons sur les chaises.» «Utilisez vos deux mains pour porter votre assiette.

4- Donner des explications simples

Les tout-petits ne peuvent pas suivre des instructions longues et compliquées. Si vous vous lancez dans de longs discours pour tenter de faire comprendre à votre enfant qu’on ne doit pas faire ci ou ça, vous risquez très certainement de le perdre à la moitié de votre phrase. Donnez des explications simples et concrètes.

Quelques exemples: « Adam, ne joue pas trop près de la cheminée. Le feu est dangereux, tu pourrais te faire très mal. » Préférez plutôt : « Adam, joue ici. Le feu est dangereux. »

5- Demander la règle

Quand les enfants enfreignent une règle qu’ils sont censés connaître, on peut utiliser une méthode simple et efficace, leur demander la règle. Cela aide les enfants à renforcer le fait qu’ils connaissent la règle et le parent permet à l’enfant de s’auto-corriger.

Quelques exemples: « Peux-tu me montrer comment on caresse le chien? », « Peux-tu me montrer comment on range les cubes après avoir joué? »

6- Offrir le choix

Bien sûr, l’alternative que vous choisissez doit être comparable (dans l’esprit de votre enfant) à l’option que vous refusez. Si l’alternative que vous proposez c’est « Tu ne peux pas avoir de bonbons, mais je te propose des choux de Bruxelles ou des Haricots verts, qu’est-ce que tu choisis? » (Aliments qu’il déteste), j’imagine que ça ne sera pas un succès.

Exemple: « Tu as déjà eu des bonbons dans la matinée, que dirais-tu d’une banane ou d’une pomme à la place? »

7- Distraire

C’est probablement le truc le plus facile, mais malheureusement, cette petite astuce a une date d’expiration. Cela fonctionne moins bien avec les grands enfants plutôt qu’avec les jeunes. Que ce soit en voiture ou à la maison,  j’utilise toujours cette technique sur mes trois enfants pour attirer leur attention sur quelque chose d’intéressant sur les côtés de la rue ou dans le jardin et ça marche toujours.

Exemple: Hey, regarde l’écureuil est de retour. Nous ne l’avons pas vu depuis longtemps. Quel était son nom? … Où pensez-vous qu’il est allé toute la journée? … et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on oublie ce qui était demandé.

Une vidéo très intéressant sur le sujet

 » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill
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 » L’espoir qui reste à l’humanité, c’est qu’un jour les parents puissent vraiment agir dans l’intérêt des enfants, qu’ils deviennent assez conscients pour être du côté de l’enfant et pour l’aider à se développer dans la liberté, l’intelligence et l’amour  » A.S Neill

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