Connect with us

Parentalité positive

Non les bonnes fessées n’existent pas

Published

on

Non les bonnes fessées n’existent pas

Les effets de la fessée et de la violence éducative

Il ne devrait plus être possible, aujourd’hui, de parler de « bonne fessée ».

Un grand nombre d’études ont montré que les effets de la fessée et de la violence éducative en général sont multiples, graves et commencent dès le plus faible niveau des coups donnés. Ces effets consistent en maux que subit l’enfant ou qu’il fait subir à d’autres.

Ainsi, l’adolescent ou l’adulte qui a été victime de violence éducative dans son enfance est plus vulnérable aux maladies mentales et physiques, notamment à la dépression et au mépris de soi. Il est davantage porté à des conduites autodestructrices (toxicomanie, alcoolisme). Il est aussi, et cela a été démontré par plusieurs enquêtes, plus vulnérable aux accidents. Enfant, il est aussi plus vulnérable aux abus sexuels : habitué à ne pas se défendre contre les coups de ses parents, il ne sait pas mieux se défendre contre d’autres agressions puisqu’en quelque sorte ses parents lui ont montré que son corps ne lui appartient pas. Enfant également, il peut éprouver plus de difficultés scolaires : des expériences ont montré que la capacité d’attention est diminuée par la menace de châtiments corporels.

Mais la violence reçue peut aussi se retourner contre les autres. La première chose qu’on apprend à un enfant en le frappant, c’est qu’il est normal de frapper et de résoudre les conflits par la violence. Il n’est donc pas étonnant que les enfants frappés soient souvent plus agressifs à l’égard des autres enfants et soient portés à la délinquance, voire à la criminalité. Cet effet est aggravé par le fait que l’enfant frappé perd souvent la capacité de compassion. Habitué à subir la violence, il ne trouve pas anormal de la faire subir aux autres. Pour la même raison, il peut être plus facilement porté, une fois devenu adulte, à la violence conjugale.

Paradoxe : les enfants fessés trouvant les coups normaux

Bien sûr, et c’est ce qui est trompeur, tous ceux qui ont été frappés par leurs parents ne subissent pas ces effets. Aussi ont-ils tendance à penser qu’on exagère les répercussions de la violence éducative. Mais cela tient à ce que, heureusement, si un enfant victime de violence éducative a la chance de rencontrer quelqu’un qui lui manifeste compréhension et compassion, il est fréquent que cela suffise à lui épargner de plus graves séquelles. D’autre part, les adultes qui ont été frappés enfants et qui n’ont pas fait ce type de rencontre ont en commun de trouver normal qu’on gifle et qu’on fesse les enfants et cela sans tenir aucun compte du fait que les enfants sont bien plus fragiles que les adultes et que leur cerveau en pleine formation risque d’être marqué à vie par de tels traitements. Si ces adultes n’avaient pas été marqués par les coups qu’ils ont reçu, ils ne trouveraient pas normal ce traitement réservé aux enfants et qu’il est interdit de faire subir aux adultes, voire aux pires criminels. Et le paradoxe, c’est qu’acceptant cela, ils se trouvent parfaitement normaux. De même, dans les régions du monde où l’on pratique couramment la bastonnade, ceux qui trouvent normal et bénéfique de frapper un enfant à coups de bâton se considèrent comme parfaitement normaux.

La violence éducation, une véritable agression

Il serait illusoire de croire que les effets des châtiments corporels ne commencent à se faire sentir que si ces châtiments sont violents. Dans son enquête effectuée dans un centre de traumatologie, le Docteur Jacqueline Cornet a pu prouver que la quantité et la gravité des accidents subis par les jeunes et les adultes augmentent dès le plus faible niveau des coups reçus par rapport aux enfants qui n’ont jamais été frappés. Si des coups faibles perturbent le système nerveux d’un enfant au point de l’amener à subir plus d’accidents à l’âge adulte, ils produisent aussi certainement d’autres perturbations semblables à celles évoquées ci-dessus.

Pour le comprendre, il faut penser que l’enfant est un petit primate doté de comportement innés, comme par exemple les comportements d’attachement, d’imitation, de soumission et de sauvegarde. Aucun de ces comportements pré-programmés ne prépare l’enfant à recevoir des coups des personnes qui constituent sa base de sécurité. Son comportement d’attachement, parce qu’il aime ses parents, risque de lui faire lier définitivement l’amour à la violence. Son comportement d’imitation risque de lui faire reproduire plus tard sur ses propres enfants ce qu’il a lui-même subi. Inversement, il peut être porté à se soumettre non pas à la loi mais à la violence. Enfin, l’instinct de sauvegarde fait que des flots d’hormones sont déversés dans l’organisme en cas d’agression. Et les coups sont, pour la partie la plus instinctive de notre système nerveux, une agression, quelle que soit l’intention avec laquelle ils sont donnés. Or, chez un être qui ne peut ni fuir ni combattre, ce qui est cas de l’enfant frappé par ses parents, les hormones du stress attaquent l’organisme et notamment les neurones. De plus, le système immunitaire, neutralisé en cas d’agression pour mobiliser toute l’énergie sur la fuite ou le combat, risque de se dérégler si ces blocages sont fréquents, d’où, vraisemblablement, les maladies auxquelles sont davantage exposés les enfants qui ont été souvent frappés.

fessés et dérives sexuelles

Les partisans de la fessée oublient aussi que les fesses sont des zones sexuellement sensibles, proches des organes sexuels, et de multiples témoignages, depuis celui de Jean-Jacques Rousseau, au XVIIIe siècle, jusqu’à ceux des visiteurs des sites sadomasochistes sur internet, montrent que c’est aux fessées reçues dans l’enfance que de nombreux hommes et femmes doivent de ne pouvoir éprouver jouissance sexuelle que sous des coups qui font écho aux premières fessées qu’ils ont reçues et qui ont déclenché chez eux un plaisir sexuel.

Combien de parents se rendent compte du risque qu’ils courent de produire cette empreinte définitive quand ils donnent une fessée à leur enfant? Ce dont très peu de gens ont conscience aussi, c’est de l’extension et de l’intensité de la violence éducative pratiquée dans l’ensemble du monde.  On peut assurer que 90% des enfants du monde sont victimes de violence éducative, alors que beaucoup de gens s’imaginent que celle-ci appartient à un passé déjà lointain. Qui est informé, par exemple que 90% des enfants africains subissent la bastonnade de la part de leurs parents et de leurs enseignants? Que dans la moitié des Etats-Unis, ont pratique encore la fessée à coups de latte dans les établissements scolaires, au point que les fesses des enfants en sont contusionnées? Que des centaines de milliers d’enfants du tiers-monde sont à la rue non pas à cause de la misère, mais parce qu’ils n’osent pas rentrer chez eux tant ils y sont battus? Et battus par des parents qui croient bien faire et bien éduquer leurs enfants. Qui est informé que certains Etats qui ont une réelle volonté d’appliquer la Convention des droits de l’enfant et d’interdire les châtiments corporels se heurtent fréquemment à l’opposition des églises qui tiennent à maintenir la tradition, qu’elles imaginent bénéfique, du « châtiment biblique »!

La violence éducative

Alice Miller a été la première à mettre en lumière le fait que les pires dictateurs du XXe siècle, Hitler, Staline, Mao, Ceaucescu, de même d’ailleurs qu’Amin Dada, ont tous eu une enfance ravagée par la violence éducative. Et qu’ils ont pris le pouvoir sur des peuples où le niveau de violence éducative est très élevé. Leurs appels à la soumission, à la violence et à la persécution éveillaient des échos bouleversants et irrésistibles chez la majorité des citoyens des pays qu’ils gouvernaient, parce qu’ils avaient subi, enfants, la violence éducative et qu’ils étaient identifiés à leurs parents qui les frappaient « pour leur bien ». Pour eux, la violence et la soumission étaient connotées positivement. Ils étaient sûrs qu’elle étaient bonnes et souhaitables depuis leur plus petite enfance. Et c’est la même raison, l’accoutumance dès la petite enfance à la violence, qui fait que depuis des millénaires les hommes utilisent cette méthode d’éducation et qu’il est si difficile de la remettre en question. Car remettre en question la violence éducative, c’est, pour la plupart d’entre nous, remettre en question ses parents. Or, remettre en question ses parents, c’est se remettre en question, et rien n’est plus difficile.  C’est pourquoi il est indispensable que dans tous les pays, comme le Comité de l’ONU des droits de l’enfant cherche à obtenir, des lois interdisent de façon très précise la violence éducative.

« Élever son enfant… Autrement » par Catherine Dumonteil-Kremer

halte_aux_fessees_source_eveiletpedagogie

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

Continue Reading
Advertisement

Parentalité positive

Comment enseigner aux enfants les émotions ? (+39 outils)

Published

on

Les preuves suggèrent que de nombreuses émotions telles que la colère, la jalousie ou l’anxiété sont difficiles à gérer pour les enfants. Le «mauvais comportement» et le «fait d’agir» chez les enfants sont souvent l’expression de leur incapacité à gérer les émotions fortes de façon appropriée. Ce comportement peut cacher des sentiments tels que la culpabilité, la blessure ou l’embarras.

La manifestation physique de la colère et de l’anxiété chez les enfants est également fréquente. Il n’est pas rare que les enfants parlent de maux de tête ou de maux de ventre chaque matin quand il est temps d’aller à l’école (mais jamais le week-end!).

Les études de Gottman sur l’intelligence émotionnelle ont montré que les enfants qui ont appris sur les émotions sont mieux en mesure d’adopter des stratégies pour éliminer les stimuli dérangeants. Par exemple, les enfants émotionnellement intelligents sont plus susceptibles de savoir quand se retirer de situations désagréables, ou les activités à entreprendre pour calmer leurs sentiments de colère.

Outils pour enseigner aux enfants les émotions

Idées quotidiennes

  • Faites des visages d’émotion différentes et demandez aux enfants de deviner ce que vous ressentez.
  • Tout au long de la journée, aidez les enfants à apprendre à étiqueter leurs propres émotions et quoi faire pour se sentir mieux.
  • En lisant des histoires aux enfants, demandez aux enfants de deviner comment les personnages de l’histoire se sentent. Posez des questions comme « Pouvez-vous dire comment le personnage se sent ? Pouvez-vous faire un visage qui montre ce sentiment? « 
  • Pendant l’heure du repas, parlez aux enfants d’une situation qui vous fait ressentir une émotion particulière (par exemple, heureux, triste, frustré, en colère, jaloux, etc.). Ensuite, demandez aux enfants de partager les choses qui leur font ressentir la même émotion.
  • Utilisez des marionnettes pour jouer différentes situations (par exemple, une marionnette prend un jouet d’une autre marionnette); demandez aux enfants quelle (s) émotion (s) les marionnettes peuvent ressentir (demandez-leur de choisir parmi des images d’enfants faisant des émotions différentes). Après avoir étiqueté les émotions, demandez aux enfants de pratiquer l’émotion avec leurs propres visages.
  • Jouez à un jeu d’émotion à l’extérieur. Sonnez une cloche et demandez à tout le monde de marcher autour du terrain de jeu comme s’ils étaient tristes. Sonnez de nouveau la cloche et faites marcher les enfants comme s’ils étaient excités. Répétez l’activité jusqu’à ce que vous ayez pratiqué plusieurs émotions.
  • Chanter une chanson Hello Song pour commencer la journée. Commencez par « Bonjour, Bonjour, Bonjour et comment allez-vous? Je vais bien, je vais bien, et j’espère que vous aussi. » Pour connaître l’air de la chanson, cliquez ici. Chantez la chanson avec cette émotion dans vos expressions, votre voix et vos actions.
  • Dans tout livre de contes que vous lisez, demandez aux enfants d’identifier comment les personnages se sentent. Ils ne doivent pas être des « livres d’émotion ». Même des histoires familières comme Boucles d’or et les trois ours ont beaucoup d’occasions de parler d’émotions (déçues qu’elles doivent attendre que la bouillie refroidisse, curieux de savoir à quoi ressemblent les lits, surprises de voir des Boucles d’Or, effrayées de voir les ours …) .
  • Encouragez fréquemment les enfants à regarder leurs visages et à réfléchir à ce qu’ils ressentent. Cela devrait arriver non seulement quand les enfants expriment des émotions comme la tristesse ou la colère, mais aussi la joie, etc. « Alice, regarde le visage de ton ami Quentin, il est si heureux que tu lui aies donné de la pâte à modeler! » Partagez vos propres émotions. Au moment des repas, parlez de quelque chose qui s’est passé dans votre vie et qui vous a rendu frustré, triste, heureux ou effrayé. Parlez de ce que vous avez fait pour vous sentir mieux. « J’étais au magasin hier et quelqu’un s’est mis en ligne devant moi! J’étais tellement frustré … avez-vous déjà ressenti cela? »
  • Jouer à un jeu de devinettes émotion. Prenez un morceau de papier ou une petite couverture et tenez-le devant votre visage. Abaissez-le lentement pour révéler votre visage montrant une émotion. Les enfants devinent l’émotion que vous ressentez, puis montrent leur visage avec cette même émotion. Ensuite, parlez de ce qui pourrait vous faire ressentir de cette façon.
  • Quand les enfants arrivent pour la journée, demandez-leur de dire ce qu’ils ressentent. Demandez au reste de la classe les moyens appropriés pour répondre à leurs sentiments. Par exemple, si un enfant dit qu’il est timide, un ami pourrait tenir sa main pendant un cercle.
  • Pendant la lecture des livres, les enfants lèvent la main quand ils peuvent dire comment les personnages se sentent. Demandez-leur ensuite d’exprimer ces sentiments ou de faire des grimaces qui correspondent aux sentiments lorsque vous lisez le livre. Par exemple, peut-être que la mère dans l’histoire se sent frustrée, tous les enfants peuvent faire des grimaces jusqu’à ce qu’elle éclaircisse son humeur et qu’elle soit heureuse, puis ils changent aussi de visage. C’est une activité soignée parce que nous le faisons naturellement avec le froissement des sourcils et des rires. Si vous faites faire cela tous les jours par les enfants, cela deviendra de plus en plus naturel.
  • À la fin de la journée, organisez une séance de débriefing lorsque chaque enfant arrive à exprimer une émotion qu’il a eu pendant la journée. Donnez-leur une phrase incitée à travailler avec comme « Aujourd’hui, je me sentais ________ quand ________ est arrivé. » Lorsque les enfants montent dans l’autobus ou dans les voitures avec leurs parents, encouragez-les à dire leur peine émotionnelle, ce qui, espérons-le, encouragera la discussion sur le chemin du retour. Donner à l’enfant une image d’un visage de sentiment pour les aider à se souvenir.
  • Faire un visage excité et expliquer aux enfants les traits du visage qui indiqueraient que vous êtes excité. Demandez aux enfants de faire un visage excité après avoir modélisé l’expression.
  • Au déjeuner, dites aux enfants quel est votre plat préféré et pourquoi. Ils leur demandent quel est leur plat préféré et pourquoi.
  • Visages de miroir: Demandez aux enfants de s’aligner en paires qui se font face. Un enfant prétend qu’il regarde dans le miroir et fait un visage d’émotion. L’autre enfant agit comme le reflet et copie l’émotion avec son propre visage.
  • Inclure des mots d’émotion dans votre discussion des lettres et des sons de la lettre. Par exemple: Quels mots d’émotion commencent par / s /?
  • Regardez dans le miroir ensemble. Aidez l’enfant à se décrire et à vous décrire.
  • Appelez les émotions et demandez aux enfants de vous montrer l’émotion. Adaptez des chansons comme «Si vous êtes heureux et vous le savez» pour inclure une variété d’émotions – étonnées, fatiguées, timides, en colère – pour aider les enfants à pratiquer les visages et le vocabulaire.
  • Lorsque vous discutez de nouvelles saisons, discutez de certaines choses qui se produisent au cours de cette saison particulière et qui font que les enfants se sentent d’une certaine façon. Par exemple, «L’été me rend excité parce qu’il fait chaud dehors et que je vais aller à la piscine, mais l’été me rend aussi triste parce que mes amis me manquent pendant l’été.
  • À l’art: les enfants dessinent des visages et étiquettent les émotions des gens
  • Dites aux enfants de choisir un sentiment de bonheur, de folie, de tristesse, de surprise, etc. et laissez les enfants dessiner l’image d’un moment qu’ils ont ressenti de cette façon.
  • Utilisez différentes couleurs pour différents sentiments: par exemple, rouge pour un sentiment de colère, laissez les enfants dessiner quelque chose qui les mettent en colère. Vous pouvez vous appuyer du livre « La couleur des émotions »
  • Faites des visages d’émotion différentes et demandez aux enfants de deviner ce que vous ressentez.
  • Écoutez différents types de musique pendant la musique et le mouvement. Parlez du genre de choses que la musique leur rappelle ou de ce qu’elles ressentent.

Idées hebdomadaires

  • Pendant un jeu sensoriel (p. Ex., Sable, crème à raser), demandez aux enfants de dessiner ce à quoi ressemble un visage heureux, triste, frustré, etc.
  • Les enfants peuvent fabriquer leurs propres marionnettes à partir de sacs en papier, créant des visages d’émotion différents sur chaque marionnette. Les marionnettes peuvent être utilisées lors d’un jeu dramatique ou lors d’une activité en cercle pour parler de différentes émotions ou les exprimer.
  • Dessinez ou prenez des photos de visages heureux et tristes; laissez les enfants correspondre ou trier les visages
  • Pendant l’art, faites des assiettes en papier. Utilisez une peinture de ton chair et beaucoup de matériaux de collage afin que les enfants puissent créer différents visages. Accrochez tous les visages émotionnels que les enfants font sur le mur et associez-les à de vraies photographies des enfants de votre classe exprimant les mêmes émotions.
  • Créez à partir d’assiettes en carton, des masques avec différentes expressions. Assurez-vous d’avoir un miroir là-bas afin que les enfants puissent voir à quoi ils ressemblent!
  • Prenez des photos des enfants qui font des visages émotionnels différents et créez des affiches différentes pour chaque émotion.
  • Prenez des photos des enfants faisant un visage d’émotion (laissez-les choisir) et faites un livre d’école amusant. Chaque page a une photo d’enfant avec la moitié supérieure du visage couverte par un rabat en papier. Le texte dit: « Qui est ce garçon effrayé? » Sous le rabat, écrivez « C’est Greg! Il nous montre son visage effrayé. »
  • Pour une activité mathématique, créez des visages heureux et tristes, laissez les enfants créer des motifs avec ces visages
  • Écoutez différents types de musique tels que la musique rock, classique, etc., laissez les enfants danser sur la musique, demandez aux enfants comment la chanson a fait ressentir aux enfants
  • Laissez les enfants découper les gens du magazine en leur montrant différentes émotions, laissez les enfants les trier en fonction des émotions
  • Emotion Password: Accrocher une carte de visage d’émotion sur la confiture de la porte. Pour passer, les enfants doivent faire ce visage.
  • Jouer un jeu « Mystery Emotion ». Mettez une carte de visage d’émotion dans une enveloppe sans montrer les enfants. Agir sur cette émotion et encourager les enfants à deviner ce que cache l’émotion mystérieuse dans l’enveloppe
  • Lorsque vous mangez de petites collations comme des raisins secs, laissez les enfants disposer les raisins secs de sorte qu’ils ressemblent à des «visages émotionnels» avant de les manger. Heureux, triste, surpris sont tous des visages faciles à essayer.
  • Pendant l’art, demandez aux enfants d’utiliser de la colle pour dessiner un visage affichant une émotion particulière. Versez du sable ou des paillettes sur le dessin.
Continue Reading

Parentalité positive

Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises

Published

on

Les émotions surgissent en nous : nous nous sentons enthousiastes, sereins, tristes, inquiets, dégoûtés,nous avons peur. Nous ne contrôlons pas leur apparition, cependant nous sommes capables, nous adultes, de les comprendre, de les « gérer » afin de ne pas nous laisser submerger par la colère, la peur, par exemple, qui pourraient nous conduire à des comportements inadéquats.

Les émotions circulent en nous, sont agréables ou désagréables, et sont le reflet de ce que nous ressentons à un moment donné.

Sans émotions, nous ne serions pas des êtres vivants, mais seulement des machines.

Quand nous nous sentons réjouis, curieux, enthousiastes, heureux, paisibles, ces émotions très agréables nous confirment que nous vivons en accord avec nous-mêmes, en cohérence avec ce que nous souhaitons profondément.

A contrario, lorsque nous éprouvons des émotions désagréables, nous sommes inquiets, tristes, en colère, énervés, découragés… Ces émotions nous signalent qu’une partie de notre être n’est pas du tout satisfaite et que nous ne vivons pas comme nous le désirons.

Les émotions sont donc extrêmement utiles, puisqu’elles nous renseignent sur ce que nous sommes, sur ce qui pourrait évoluer, changer en nous pour nous rapprocher de nos aspirations.

Elles nous permettent de vivre en pleine connaissance et conscience de nous-mêmes, de faire les choix qui correspondent et ainsi de garder le fil directeur de notre vie.

Quand nous prenons le temps de nous demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant? » ainsi que le suggère Thomas d’Ansembourg, psychologue belge, formé en communication non violente ou CNV, nous constatons que les émotions sont extrêmement diverses, riches, nuancées et que prendre le temps, même très court, de les analyser nous permet d’avoir conscience de ce que nous ressentons, de mieux répondre aux situations qui se présentent et de mieux nous connaitre.

De plus, la recherche nous révèle que nommer ce que nous éprouvons agit positivement sur notre cerveau, et donc sur nous-mêmes.

Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien

Quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion du cortisol, de l’adrénaline, molécules qui en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à mettre des mots sur nos émotions nous agissons sur l’amygdale cérébrale, elle devient moins active, la sécrétion de cortisol et d’adrénaline ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons.

Source:

« Vivre heureux avec son enfant » – Catherine Gueguen

A lire :

6 pistes pour accompagner la colère de son enfant
[Activité gestions des émotions] Le monstre mangeur de colère
13 phrases puissantes pour calmer un enfant en colère
Une animation pour aider les enfants à gérer leurs émotions

Continue Reading

Parentalité positive

3 façon simples de stimuler la confiance de votre enfant

Published

on

S’il y a une chose dans la vie que je veux enseigner à mes enfants, c’est de grandir en ayant confiance en soi. Même en tant qu’adulte, j’ai toujours lutté avec ma propre confiance, ça a souvent été un point faible chez moi. C’est ce qui fait que je souhaite travailler cette qualité chez mes enfants.

Aujourd’hui, je partage quelques moyens simples pour renforcer la confiance de votre enfant .

Règle n ° 1 : Croire

Croyez en vos enfants. Je sais que cela semble assez simple, mais je ne peux pas vous dire combien de fois je me suis surpris à dire : «Es-tu sûr de pouvoir faire ça?» ou «Attention, c’est dur».

En tournant ces phrases autrement : «Je remarque que tu es haut, veux-tu que je me rapproche?» ou «Je savais que tu pouvais faire ça! Est-ce que je peux le faire avec toi? » J’habitue mes enfants à croire en leurs capacités.

Quand nous étions au parc, j’ai vu ma fille se diriger vers le parcours en corde, souvent présent dans les aires de jeux. Il m’a fallu prendre du recul et croire qu’elle savait ce qu’elle faisait. Je lui ai rappelé la hauteur et que parfois nos mains deviennent glissantes après avoir joué dans la chaleur, mais je lui ai fait confiance et je l’ai laissée me montrer ses capacités.

Règle n ° 2 : Soyez authentique

Les enfants peuvent dire quand nous ne sommes pas sincères. La louange est un excellent outil, mais trop utilisée, elle diminue juste ce que les enfants pensent de leurs capacités. Au lieu de dire «bon travail», pourquoi ne pas essayer quelque chose comme: «J’aime comme tu as traversé ce parcours par toi-même. La dernière fois que nous étions venu, tu avais besoin d’aide. » ou « Je vois que tu deviens plus grande et agile. »

Quand nous étions au parc, ma fille était anxieuse d’essayer ce parcours par elle-même. En fait, je ne savais même pas qu’elle pouvait le faire elle-même. Cependant, elle m’a demandé de lui tenir la main pour se lancer. J’ai pris cela comme un signal pour l’aider et qu’elle était confiante dans ses capacités à le faire par elle-même. Effectivement, avec juste un petit coup de pouce au début, elle a réussi à traverser ce parcours sans aucune aide.

Règle n ° 3 : Laissez-les échouer

Quoi? Laisser vos enfants échouer? Je dois être folle, non? Honnêtement, c’est l’un des conseils les plus importants qui devrait être partagé. Laissez vos enfants essayer. Laissez-les tomber. Laissez-les échouer. Alors soyez là pour eux quand ils se relèvent. C’est une si grande leçon à apprendre à un âge précoce et c’est génial pour stimuler la confiance. Rien ne vaut mieux que d’échouer à quelque chose, d’essayer à nouveau, puis de réussir.

Quand nous nous préparions pour aller au parc, j’ai marché pour mettre les chaussures de ma fille. C’est ce que je fais toujours. Cependant, à ma grande surprise, elle voulait le faire. « Non, toute seule! » Vous savez quoi? Je l’ai laissée faire.

La première fois, elle a mis ses chaussures aux mauvais pieds. Je lui ai montré comment mettre ses chaussures au bon pied. Et elle est devenue une vraie rockstar des chaussures. Maintenant, hors de question que quelqu’un lui mette ses chaussures sinon il va l’entendre ! Elle est hyper fière et confiante.

Continue Reading
Advertisement

News