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Les pleurs du bébé et tout ce qu’il faut savoir dessus

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Les pleurs du bébé et tout ce qu’il faut savoir dessus

Lorsque votre bébé pleure, il a un besoin impérieux de proximité avec ses parents. Difficile période pour le nouveau-né que les débuts de sa vie, il dépense beaucoup d’énergie pour maintenir son équilibre interne. Il est comme un petit extraterrestre très vulnérables qui découvre un milieu nouveau. Les sources de frustrations sont nombreuses. Ses sensations, et perceptions sont intenses, il peut sentir envahi, dérouté, terrorisé. Il ne sait pas que vous allez revenir si vous avez quitté la pièce, il ignore de quoi la minute suivante sera faite, sa sensation de faim est une douleur atroce, il ne peut pas « attendre ». Dans ces conditions, les pleurs sont un mécanisme de décharge de toutes ces souffrances dont nous ne comprenons pas toujours les origines. Le bébé pleure pour évacuer des tensions dues aux tourments généré par l’absence de réponse. Il pleure parce qu’il reçoit toutes les expériences qu’il vit d’une façon extrêmement aiguë. Il nous est impossible de concevoir cette « épreuve » sensorielle. Mais nous pouvons l’accompagner, être là et essayez, même si cela nous semble complexe, d’apprendre à connaître les signaux par lesquels il exprime ses besoins de base.

Le langage du bébé

Concrètement un tout petit a bien d’autres manières d’exprimer ses besoins et ses sentiments. Si les parents sont physiquement proche de lui, ils répondront plus vite à ses signaux et éviteront au moins une partie des souffrances inutiles à leur bébé, et les pleurs de décharges correspondants. Certains parents racontent qu’ils ont nourri leur enfant dès que celui-ci se manifestait par l’intermédiaire de petits gémissements ou bien qu’il se réveillait et semblait agité. On peut repérer aussi le moment ou le bébé émet des selles ou de l’urine. S’il est gêné par des gaz intempestifs, il suffit aux parents de le porter pour le réaliser. Un bébé sourit, agite ses bras, exprime par certaines mimiques son bien-être ou son mécontentement, il établit un contact visuel. C’est la proximité qui va vous aider à comprendre, et connaître votre bébé.

Les tensions de la journée

La surstimulation peut également être à l’origine des pleurs de fin de journée, le bébé semble inconsolable. La mère, si elle a passé la journée avec son enfant est souvent désespérée et fatiguée, elle a du mal à faire face. Les pratiques d’apaisement utilisées par les mères et pères du monde entier peuvent aider. Il s’agit essentiellement de bersements, de déambulations avec le bébé, de berceuses chantées. Si vous êtes au bout du rouleau, prenez simplement votre bébé et tentez d’écouter ce qu’il a à vous dire. Soyez présent(e) avec tout votre amour de parent. Le fait d’avoir quelque chose à faire dans un cas semblable peut sembler rassurant. Le parent qui, berçant son enfant l’endort petit à petit, se sent compétents. Il y aura néanmoins, de nombreuses périodes dans la vie de vos enfants vous où vous ne trouverez pas de solution, vous pourrez simplement, et c’est énorme, les écouter avec beaucoup d’attention et de présence. Vos bambins apprendront ainsi que quels que soient leurs sentiments ils peuvent compter sur leurs parents.

Le bébé qui pleure beaucoup

Avant tout il a besoin de votre présence aimante. Si il ne s’agit pas d’un problème de santé, que vous avez exploré les sources possibles d’inconfort, votre bébé est peut-être en train de décharger des émotions dues à une grande souffrance. Si vous le prenez dans vos bras, qu’il ne veut pas téter, accompagnez-le et tentez de comprendre, cela pourra vous aider à accepter ses larmes. Comment s’est déroulée sa naissance? Et la grossesse? Un nourrisson peut pleurer des conditions de naissance pénibles. Parlez-en avec le papa, et n’hésitez pas à pleurer vous aussi. Les larmes font partie de notre vie, elles sont comme une vague sur la plage éliminant toutes les tensions, elles nous submergent pour mieux nous rééquilibrer. Elles nous donnent la force de continuer. Vivre avec un enfant dont on a le sentiment qu’il pleure sans arrêt, qu’on ne peut rien faire pour lui, peut être désespérant pour les parents. Gardez votre confiance en vous : en étant proche de votre enfant, en répondant à ses besoins et en lui donnant de l’attention bienveillante vous faites le maximum que vous puissiez faire. Faites vous relayer de temps à autre, même pour une demi-heure et en votre présence. Si vous êtes parent d’un bébé aux besoins intenses vous aurez besoin de partager avec des parents qui vivent la même chose que vous. Là encore la Leche League peut-être une excellente ressource.

Le caprice ?

Les premiers mois, le besoin fondamental qu’a un enfant de vivre dans les bras d’une personne aimante, son père ou sa mère,est de temps à autres interprété comme un caprice. On entend les parents dire : « il est coquin », « il veut les bras », ou bien « c’est un caprice, rien de bien grave puisqu’il arrête de pleurer lorsceque je le prends, je ne vais pas céder à cela tout le temps. ». Votre bébé essaie simplement de survivre à toutes les nouveautés qui l’assaillent, avec votre soutien. Un bébé ne fait JAMAIS de caprices, il n’établit aucun rapport de force avec vous. Ils ne vous manipule pas, et vous ne lui donnerez pas de mauvaises habitudes en le prenant dans vos bras à chaque fois que cela vous est possible. Les fruits gâtés sont ceux que l’on ne prend pas, que l’on abandonne dans la corbeille. Cédez-lui au maximum de vos possibilités et tentez d’accepter de ne pas comprendre les motifs de ses demandes. C’est la réponse que vous lui apporterez qui est essentielle pour sa structure.

Écouter les pleurs d’autres bébés

Le découragement chronique fait partie de la vie des parents, de leur quotidien, ils ont tant à assumer sans jamais être soutenu dans leur rôle que vous aurez peut-être l’occasion d’aider d’autres bébés que ceux de votre famille. Si vous entendez un bébé, ou un enfant pleurer, proposez-lui votre soutien. Une présence compréhensive et bienveillante peut changer beaucoup la perception d’un enfant en proie à des émotions difficiles. Vous aurez sûrement plus de facilité à soutenir d’autres enfants que les vôtres lorsque vous serez sortis du défi que constituent les premières années pour vos bambins.

L’allaitement Dr Marie Thirion

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

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Le choix des chaussures est un vrai casse-tête pour tous les parents. Que choisir parmi tous ces rayons ?

La croyance populaire veut qu’on achète pour son enfant des chaussures tenant bien la cheville, avec une semelle bien épaisse et rigide. Peut-être même que l’un de vos enfants n’y a pas échappé? En tout cas, chez moi ça a été le cas. Mais en toute franchise, je voyais mon enfant déambuler comme un automate,ça semblait franchement inconfortable et lourd aux pieds. Il y a encre (très) peu, je pensais même que les chaussures souples étaient importantes pour les bébés débutants la marche et après cela ce n’était plus important.

Choisir la première paire de chaussures est le plus compliqué je pense, mais la galère ne s’arrête pas là puisque ces petits loups grandissent tellement vite… Quels sont les critères à connaître pour acheter de bonnes chaussures à ses enfants ? Je vous dis tout !

Privilégiez au maximum le pied nu

S’il y a bien une chose à savoir, c’est que le pied nu est le meilleur des chaussages. On ne commence à chausser les enfants qu’à partir du moment où ils marchent et seulement quand ils en ont besoin.

Il y a un peu plus de deux ans, j’écrivais un billet appelé « Laissez vos enfants évoluer et marcher pieds nus » dans lequel j’explique qu’il est important pour l’enfant d’être laissé évoluer au maximum pieds nus, et ce pour plusieurs raisons :

La première : plus les pieds sont libres, plus les muscles peuvent travailler, contrairement aux pieds tout étriqués dans des chaussures. De plus, cela leur permet aussi de développer les muscles et les ligaments du pied, tout en améliorant la posture de l’enfant.

La deuxième : quand les bébés commencent à ramper ou marcher, l’ensemble des muscles se constituent et la voûte plantaire se met en place. Les pieds peuvent recevoir beaucoup plus d’informations tactiles qu’avec des chaussures, comme : le paillasson qui picote, le carrelage dur et froid ou un parquet dur et lisse. Ces informations remontent au cerveau et aident bébé à adapter sa posture afin de trouver ses appuis et son équilibre.

Au besoin, il existe des chaussons en cuir ou tissus souples ou encore opter pour des chaussettes antidérapantes. → Une vente privée hyper intéressante par ici

Le moment étant là, comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

On oublie les chaussures de ski version enfant et on privilégie une semelle fine et ultra-souple (sur toute la longueur de la semelle) afin que, comme pieds nus, il puisse continuer de ressentir tous ses appuis sans aucune gêne.

Les critères à prendre en compte avant tout achat

Avant de vous précipiter au magasin le plus proche, je vous invite à prendre connaissance de plusieurs points très importants :

  • Armez-vous de votre mètre de couture et mesurez les deux pieds en appui (longueur ET largeur) de votre enfant afin de définir son type (fin, moyen, large) et la pointure qu’il conviendra de prendre.

  • Les enfants poussant comme des champignons, il faut choisir une semelle avec une marge à peine plus grande. L’idéal est d’avoir une marge entre +0,8 à 1,2cm, afin que bébé puisse étaler son pied et dérouler ses orteils.
  • La cheville n’a pas besoin d’être maintenue, car elle est suffisamment solide. En la contraignant dans une chaussure rigide et serrée, vous allez lui faire perdre cette souplesse si importante dans l’équilibre.
  • Une chaussure souple doit pouvoir se plier en longueur ET en largeur facilement, sans voûte plantaire, sans talon rigide et sans tige haute.

Où acheter ?

On peut trouver des modèles souples un peu partout : La Halle, Gemo, Chaussea, Besson…. N’ayez pas peur de les manipuler, les plier en longueur et largeur.

Sources :

Presque pieds nus : Chaussures Et Chaussons Souples : énormément d’informations et de ressources

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Les terreurs nocturnes : que faire ?

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Il est 22h15, votre petit amour dort depuis deux bonnes heures quand soudain il se réveille en hurlant. Vous vous précipitez à son chevet, croyant à une douleur quelconque, ou une grosse frayeur (peut-être un cauchemar ?) Mais vous avez beau lui parler, tenter de le rassurer, rien n’y fait. Il continue de pleurer à grands cris, il vous rejette. Vous n’y comprenez rien, tentez de le prendre dans vos bras, mais là il vous tape carrément. Vous lui chuchotez à l’oreille, posez la main sur son dos, il pleure, il crie, il semble complètement insensible à votre présence, comme s’il ne vous reconnaissait pas… Puis là d’un coup, il s’allonge et se rendort paisiblement – au contraire de ses parents qui vont restés bloqués sur « Qu’a-t-il bien pu se passer ? » Le lendemain, comme si de rien n’était, il ne se rappelle de rien. Ça a pourtant bien duré 20 minutes !

Félicitations ! Vous venez d’expérimenter votre première « TERREUR NOCTURNE »

(Je ne saurais dire si le mot « terreur » fait référence à celle de l’enfant ou du parent…)

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Le Docteur Rosa Jové, pédopsychiatre espagnole, spécialiste du sommeil chez l’enfant, dans son livre « Dormir sans larmes » nous explique que :

Les terreurs nocturnes se manifestent pendant la première partie de la nuit, car il s’agit d’une perturbation de la phase de sommeil profond qui se déroule surtout pendant les premières heures de la nuit.

Il faut avant tout comprendre l’organisation du sommeil. Chez l’enfant et l’adulte, la nuit consiste en un enchaînement de cycles (d’une durée variable pour chacun de nous), eux-mêmes constitués de plusieurs phases de sommeil, allant de l’état de veille au moment de l’endormissement, jusqu’au sommeil profond, puis au sommeil paradoxal. Les durées d’un cycle ne changent pas pour un même individu, mais la durée des phases qui le constitue peuvent varier. La première partie de la nuit sera plutôt consacrée aux phases de sommeil profond, alors que durant la seconde partie de la nuit ce sont les phases de sommeil paradoxal qui seront plus importantes.

Chez le jeune enfant, de 6-7 mois jusque 5 ou 6 ans, durant la première partie de la nuit, la dernière phase de sommeil profond sera plus importante (le sommeil plus profond) que celle d’un adulte.

À la suite de cette phase de sommeil très profond commence une phase de sommeil plus léger.

  • Les terreurs nocturnes se déclenchent lorsque la phase précédente est si profonde que le sommeil a du mal à s’alléger suffisamment le moment venu.

On parle en fait d’un mécanisme d’agitation motrice qui aidera à sortir d’un sommeil trop profond quand la procédure « normale » ne suffit pas.

Le Dr Jové précise que ces « troubles » sont probablement dus à un manque de sommeil de l’enfant (s’il ne s’est pas assez reposé dans la journée entre autres). Il aura alors un sommeil particulièrement profond.

Du coup, que fait-on ?

Si effectivement vous vous rendez compte que ces phases d’agitation sont dues à un manque de sommeil de l’enfant (et donc au besoin de prolonger ses phases de sommeil profond), le plus simple est de prévenir. On s’assure que notre enfant a le nombre d’heures de sommeil diurne suffisant et on favorise un endormissement dans un environnement calme afin que l’enfant soit détendu.

Quand ça arrive quand-même :

  • On reste discrètement à ses cotés. On s’assure avant tout qu’il ne se blesse pas. Ils n’acceptent la plupart du temps pas le contact physique, ne le prenez pas mal s’il vous rejette, voire s’il vous tape. Mais restez présent pour éviter une certaine confusion dans le cas où il se réveillerait.
  • On ne le réveille pas. Cela risquerait avant tout de l’effrayer et surtout on aura rompu son cycle de sommeil.
  • Il faudra également éviter de lui en reparler le lendemain. S’il n’a aucun souvenir cela risquerait de l’angoisser à l’idée qu’il agisse de façon « bizarre » la nuit.
  • Si les terreurs nocturnes sont vraiment très/trop fréquentes, on pourra tenter des réveils programmés (réveiller l’enfant 10-15 minutes avant la crise si l’on arrive à déterminer les moments correspondants – ici 2 heures après l’endormissement par exemple). À réserver cependant dans les cas exceptionnels où l’enfant aurait tendance à se blesser ou dans certains cas qui présentent du somnambulisme.

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Quelle différence avec les cauchemars ?

Les cauchemars ont lieu plutôt en phase paradoxale, soit la deuxième partie de la nuit. Lorsqu’il pleure, l’enfant se réveille et se souvient en général de ce qu’il s’est passé. Il reconnait ses parents et s’apaise à leur contact.

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Le portage, une aide contre la plagiocéphalie

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Il y a quelques mois déjà, je me suis plongée dans les photos de mon grand et en revoyant son crâne je me suis rappelée…

Mon grand est né avec une ventouse, un accouchement long… Son crâne a subi quelques déformations, une plagiocéphalie (syndrome de la tête plate chez le nourrisson). À l’époque je ne savais pas que le fait de le porter et le laisser en motricité libre auraient contribué grandement au rétablissement de son crâne.

Son crâne, dès la maternité, semblait déformé. Une ligne apparente sur le dessus du crâne, une sorte de bosse. Le personnel médical m’assurait que son crâne se remettrait seul, mais il était convenu dès le départ que je fasse un petit tour chez l’ostéopathe. Les jours passent et son crâne se déformait, une bosse à l’avant du crâne et l’arrière qui faisait une bosse d’un côté et un côté tout plat.

Première séance chez l’ostéopathe : son crâne commençait déjà bien à se déformer et un décalage au niveau de ses yeux était également présent. L’ostéopathe que je voyais ne connaissait pas spécialement le portage, mais m’encourageait à faire en sorte qu’il ne soit jamais que d’un seul côté, m’a conseillé la motricité libre, de ne pas le laisser à plat dos toute la journée et de faire bouger sa tête à l’opposé de là où c’était plat. En parallèle je le portais beaucoup en écharpe. Par chance il a su assez tôt bouger sa tête, se retourner également sur le ventre. Je ne sais plus combien de temps ça a pris pour que son crâne se reforme correctement, mais petit à petit on voyait des changements. Je me souviens cependant que du côté où son crâne était plat, les cheveux ne poussaient pas, c’est resté ainsi un certain temps, jusqu’à un an ils ne poussaient pas à cet endroit. Nous avons fait plusieurs séances d’ostéopathie.

Devenue monitrice, j’ai appris que le portage aidait énormément dans les cas de plagiocéphalie car bébé n’est pas couché sur le dos la majorité du temps, on peut même bouger sa tête de l’autre côté. Je portais par instinct, envie, naturellement et plus tard j’apprenais donc que le portage était bénéfique aussi pour ces cas-là. C’était un bébé beaucoup porté, car très en demande et quand il ne l’était pas, il était libre au sol.

Je ne comprends pas que le personnel soignant – de là où j’ai accouché – ait pu banaliser autant ce problème. Beaucoup de parents se retrouvent désemparés une fois que bébé grandit, en voyant le crâne de leur petit bout, car les professionnels ont assuré que ça se remettrait seul. Heureusement il y a également du personnel soignant vigilant, mais c’est encore bien trop banalisé.

Il arrive des situations où le bébé doit porter un casque pour que le crâne se remette correctement.

Je ne peux que vous conseiller de rendre visite à un ostéopathe spécialiste des bébés, du portage et de la motricité libre. Essayez aussi la journée, quand vous êtes à coté, de ne pas laisser bébé sur le dos tout le temps. Quand bébé est porté, tournez sa tête régulièrement afin qu’il ne soit pas appuyé que d’un côté s’il ne le fait pas de lui-même.

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