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Encore dans le berceau, et déjà sous antipsychotique

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Encore dans le berceau, et déjà sous antipsychotique

Aujourd’hui, je suis tombée sur un article qui m’a fait bondir hors de ma chaise. C’est le site pourquoidocteur.fr qui relate une enquête du New York Times titrée « Encore dans le berceau, et déjà sous antipsychotique ». Je vais vous en faire un résumé.

Le quotidien américain rapporte des chiffres alarmants, ce sont près de 20 000 prescriptions d’antipsychotiques et 83 000 de fluoxétine (prozac) qui ont été faites en 2014 à des enfants âgés de moins de deux ans. Une hausse de 50% (antipsychotiques) et 23% (prozac) par rapport à l’année précédente.

L’origine de ces prescriptions ? Des crises de colère, de violence, un comportement inhibé, léthargique, des états dépressifs. Les experts interrogés par le New York Times s’étonnent aussi face à l’explosion de la consommation parmi ces tout-petits, mais expliquent simplement que les médecins et les parents se retrouvent dépourvus, voire désespérés.

Rappelons tout de même que les médicaments prescrits n’ont jamais été étudiés sur des sujets aussi jeunes ; d’ailleurs, le prozac n’est pas prescrit avant 8 ans, par exemple. Par conséquent, on ignore totalement les effets de cette consommation sur le cerveau des enfants en pleine formation.

Je pense qu’il est inutile de vous dire à quel point la colère m’a envahie. J’ai été et je suis en colère, mais pas contre les parents de ces enfants, non, contre ces professionnels de santé-là, qui prescrivent ce genre de médicaments à des bébés. Sincèrement, je m’interroge : n’avaient-ils réellement aucune connaissance des nouvelles découvertes en neurosciences expliquant le fonctionnement du cerveau de l’enfant ou est-ce qu’on prescrit ce genre de médicaments par facilité ? Et puis, pourquoi n’explique-t-on pas tout simplement aux parents qu’un enfant de deux ans peut se mettre dans des états de rage comprenant hurlements, cris et même violence – contre lui ou contre les autres – mais que tout ceci est NORMAL et même naturel chez un enfant de cet âge. Il n’a aucun problème, c’est juste un enfant de deux ans ayant un cerveau immature – n’ayant pas atteint son plein développement. Il ne sait pas gérer ses émotions, la colère arrive et il doit y faire face, mais il ne sait pas la gérer : il doit alors subir cette tempête émotionnelle. Ce dont il a besoin, ce n’est pas de médicaments mais bien de ses parents qui l’aident à gérer ses émotions.

Et en même temps, ces mêmes professionnels de santé encouragent les parents au dressage du sommeil, à laisser pleurer leurs enfants, à ne pas céder aux « caprices ». Les parents souffrant déjà de cette désinformation, souffrent en plus et bien souvent de remarques culpabilisantes et effrayantes : « Si tu l’habitues aux bras, tu ne t’en sortiras jamais ! », « tu vas en faire un assisté », « ma pauvre, si tu cèdes maintenant tu n’as pas fini. » … et l’on s’étonne que ces mêmes parents débarquent chez le médecin et demandent pourquoi l’enfant est devenu léthargique et/ou dépressif !

Le docteur Catherine Gueguen, qui a écrit une série de livres sur le thème des neurosciences, a expliqué qu’un enfant devient léthargique quand les parents ont pris l’habitude de ne jamais répondre à ses pleurs. L’enfant va finir par se déconnecter de tout sentiment qu’il pourrait avoir et n’exprimer aucune émotion. Il ne pleurera seulement s’il a mal quelque part, sinon il n’exprimera plus rien.

C’est tellement terrible d’entendre qu’un enfant de cet âge peut être dépressif, mais à quoi cela est dû ? Sûrement à plusieurs facteurs ; mais si le parent écoutait tout simplement son enfant, ses émotions, et y répondait tout naturellement, s’il envoyait balader ces fameux « conseils » et remarques et s’écoutait sans culpabiliser, il y a de fortes chances pour que les raisons de cet état – s’il n’était pas dû à des manques alors remplis – soient décelées de façon efficace. L’enfant a un réservoir affectif à remplir, et c’est aux parents de faire le plein, chaque jour, pour que l’enfant puisse grandir sainement et s’épanouir.

Si l’enfant pleure, il faudrait pouvoir le chercher et le consoler ; s’il a besoin du contact de sa maman pour être rassuré ou simplement avoir un câlin, il faudrait le prendre et le porter, à bras ou en écharpe ; dormir avec son bébé en cododo pour lui procurer la présence rassurante de ses parents, pouvoir prendre le sein tout en se reposant, voilà le médicament qui devrait être prescrit !

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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