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Parentalité positive

La parentalité positive n’est pas …

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Le parentalité positive n’est pas une parentalité laxiste. Les parents ne  »gâchent » pas leurs enfants. Le gâchis intervient lorsqu’un enfant obtient tout ce qu’il veut, peu importe ce dont il a besoin ou ce qui est pratique. Les parents permissifs donnent des jouets face aux crises de colère, de la glace pour le petit-déjeuner.

Ce que la parentalité positive aussi appelée éducation bienveillante n’est pas !

Les parents adeptes de cette approche alternative ne donnent pas à leurs enfants tout ce qu’ils veulent mais tout ce dont ils ont besoin. Ils pensent que l’amour et le confort sont gratuits et nécessaires. Pas les sucreries ou les jouets.

La parentalité positive ne craint pas les larmes parentales. La différence est que nous comprenons que les crises et les larmes proviennent des émotions et non de la manipulation. Et nos enfants le comprennent aussi. Ils pleurent et ont des crises de colère parfois, bien sûr. Mais ils le font parce que leurs émotions sont trop envahissantes et ils ont besoin d’expulser.

Ils ne s’attendent pas à être  »récompensés » pour leurs fortes émotions négatives mais à ce que nous les écoutions. Je ne me souviens pas de la dernière fois où mon compagnon se sentait si frustré par quelque chose ayant besoin de se défouler et où je lui ai conseillé d’aller s’asseoir seul dans un coin et de revenir me parler lorsque tout allait bien. Nous prenons nos bébés avec nous lorsqu’ils pleurent et nous répondons aux larmes de nos enfants plus âgés car nous sommes persuadés que le réconfort et l’amour sont gratuits, et que lorsqu’un enfant a besoin de réconfort et d’amour, nous nous devons de les lui apporter.

Nous ne sommes pas effrayés par les larmes. Nous ne les évitons pas. Nous tenons nos enfants et nous leur apprenons que lorsqu’ils sont blessés ou frustrés, nous sommes là pour les réconforter et les aider à travailler sur leurs émotions.

Le parent pratiquant une éducation positive n’est pas un parent dépendant

Je ne m’accroche pas à mes enfants. En fait, je suis assez libre. Dès qu’ils peuvent bouger, ils s’éloignent sans problème de moi en se poursuivant, rampant, courant, sautant, avec leur joyeuse façon de découvrir le monde. Bien sûr que je les porte, les étreint, les embrasse,les berce et dors avec eux. Mais ce n’est pas moi qui les suit partout et les ramène constamment à moi. C’est pour moi une base à la maison.

 »L’attachement » provient de comment nous leur permettons de s’attacher à nous, pas de nous attacher à eux comme de véritables sangsues parentales.

La parentalité positive n’est pas une parentalité égoïste. Ce n’est pas non plus une parentalité désintéressée. Nous ne le faisons pas pour nous ni pour nous tourmenter.

La parentalité positive n’est pas une parentalité hyper-protectrice où le parent vole au secours de l’enfant dès qu’un problème se présente. Je ne dirige pas. Je supervise. Je suis, j’enseigne. Je démontre. J’explique. Je ne balaye pas les mains curieuses au loin. Je montre comment faire les choses en toute sécurité. Je laisse mon enfant faire ce qu’il souhaite faire, d’abord avec de l’aide, puis de façon supervisée et enfin avec confiance. Je n’insiste pas pour que mon enfant de 23 mois me tiennent la main lorsque nous marchons sur le trottoir car je sais que ma voix suffira pour le rappeler auprès de moi car il me fait confiance pour lui permettre d’explorer ainsi que pour lui expliquer lorsque quelque chose est dangereux et l’aider à rassasier sa curiosité en toute sécurité.

La plupart des choses que j’entends à propos des parents adeptes de la parentalité positive sont complètement hors sujet et décrivent quelque chose de totalement différent.

La parentalité positive est centré sur l’enfant et ses besoins. Les enfants ont besoin de cadre, de règles et de limites. L’attachement parental pense simplement que les enfants et les parents sont alliés et pas des adversaires. Et que les enfants doivent être éduqués et non dressés.

Sarah Sprague

Article original : « Attachment Parenting is Not… »

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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1 Comment

1 Comment

  1. Mhe

    18 mars 2018 at 13 h 05 min

    Quel beau résumé ! C’est quand je lis des articles comme ça que je me « ressource » et que je me sens bien dans mes convictions.

    C’est un peu hors sujet, mais encore hier nous avons commencé à expliquer aux grands-parents que nous ne ferions pas Pâques (et par ricochet, eux non plus) avec notre fils de 2 ans qui n’a aucunement besoin d’accumuler 2 kg de chocolat dans un panier pour pouvoir « s’amuser ».
    La même grand-mère qui s’étonnait qu’il passe dans le rayon Confiseries de Leclerc sans broncher.
    Y a pas de secret, il faut être droit dans ses bottes et plein de bon sens 😉

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