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Périnatalité

Un nouveau regard sur la naissance

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Un nouveau regard sur la naissance

Un nouveau regard sur la naissance

Par Michel Odent

En réunissant les plus volumineux fragments du miroir brisé, nous avons acquis la conviction que la capacité d’aimer est dans une grande mesure déterminée par des expériences précoces, et que la période qui entoure la naissance est particulièrement importante. Nous avons accumulé les raisons de mettre au clair notre compréhension de l’accouchement et de la naissance. C’est pourquoi, avant d’examiner des fragments plus petits et plus difficiles à inclure dans l’ensemble du tableau, je propose une vue d’ensemble des processus physiologiques.

Ce que physiologique veut dire

Il ne faut pas confondre «physiologique» et «normal». Une attitude ou un comportement peuvent être considérés comme normaux dans un pays mais pas dans un autre. Le terme physiologique n’implique pas non plus que «cela doit se passer exactement de cette facon». Le terme physiologique qualifie une référence dont il convient de ne pas trop s’éloigner. En s’éloignant au delà de certaines limites de cette référence on s’expose à des effets secondaires pathologiques; et lorsqu’on doit s’éloigner de cette référence, encore faut-il avoir constamment conscience de l’amplitude de cette déviation. Les physiologistes explorent ce qu’il y a d’universel, de transculturel dans les fonctions corporelles. Apres des millénaires d’interférences culturelles il est plus nécessaire que jamais de faire appel à cette perspective.

J’ai commencé à comprendre la physiologie de l’accouchement au début des années 1960. A l’époque il nous est arrivé plusieurs fois d’utiliser un médicament appelé «gamma OH» dans le cas d’accouchements longs et difficiles. On sait aujourd’hui que la molécule de gamma OH est presque semblable à la molécule de GABA, une substance impliquée dans la physiologie du cerveau et qui a pour effet de bloquer les transmissions d’une cellule cérébrale à une autre. Quand les femmes en travail étaient sous l’effet du gamma OH, l’activité de ce que l’on peut appeler leur cerveau rationnel était réduite. Souvent les femmes criaient, s’agitaient, se comportant comme dans un rêve‚ et l’accouchement était incroyablement rapide et facile. Dans sa notice, la firme pharmaceutique signalait que le gamma OH a un effet ocytocique. Ceci suggère qu’il renforce les contractions utérines pendant l’accouchement. Je compris alors qu’il ne s’agissait pas d’un véritable effet ocytocique: en fait, c’est comme si un frein avait été relâché, et qu’un flot d’hormones avait été soudain libéré. Bien entendu, le comportement de femmes qui hurlaient et s’agitaient était inacceptable dans un service hospitalier. De plus, nous avions un manque d’information sur les possibles effets secondaires de cette substance. Pour toutes ces raisons l’usage du gamma OH pendant l’accouchement est resté anecdotique. Il n’en reste pas moins que cela m’a permis de faire un pas en avant dans ma compréhension de la physiologie de l’accouchement.

Aujourd’hui, le langage des physiologistes peut clairement expliquer ce qui se passe lorsqu’une femme met au monde un bébé.

Avec le langage des physiologistes

Pour mettre au monde un bébé, une femme doit libérer un cocktail d’hormones. Oublions, pour l’instant, le nom de ces différentes hormones (ocytocine, endorphines, prolactine, ACTH, catécholamines, etc.). L’important est de réaliser qu’elles ont toutes pour origine la même glande—le cerveau. Aujourd’hui, la traditionnelle séparation entre le système nerveux et le système endocrinien est périmée. Il n’y a qu’un seul réseau et le cerveau est aussi une glande endocrine. Mais ce n’est pas l’ensemble du cerveau qui fonctionne comme une glande: c’est seulement sa partie profonde. On peut simplifier en disant que la partie la plus active du corps d’une femme qui accouche est la partie primitive de son cerveau—ces structures cérébrales anciennes (hypothalamus, hypophyse, etc.) que nous partageons avec tous les mammiferes. Le langage scientifique moderne peut de plus expliquer que, lorsqu’il y a des inhibitions pendant un accouchement (ou toute autre expérience sexuelle), celles-ci ont pour origine l’autre cerveau, la partie nouvelle du cerveau qui est si développée chez les humains—le «néocortex».

Le langage des physiologistes peut aussi aider à interpréter un phénomène qui est bien connu des sages-femmes et de certaines meres—tout au moins de celles qui ont l’expérience d’accouchements sans interventions médicamenteuses ou autres. A un certain stade de l’accouchement, elles donnent l’impression de se couper du monde, d’ignorer ce qui se passe alentour, d’oublier ce qu’elles ont appris ou lu, comme si elles étaient «sur une autre planète». Ce changement d’état de conscience peut être interprété comme une réduction de l’activité du néocortex. Cette réduction de l’activité du cerveau de l’intellect, du «néocortex», représente l’aspect le plus important de la physiologie de l’accouchement sur le plan pratique. Cela permet de faire la synthèse des besoins essentiels de la femme qui accouche: la femme qui accouche a besoin d’être à l’abri de toutes stimulations de son néocortex.

Mettre l’intellect au repos

D’un point de vue pratique, il ne nous reste plus qu’a passer en revue les facteurs qui peuvent stimuler le néocortex humain:

  • Le langage, et plus particulièrement le langage rationnel, est l’un de ces facteurs. Imaginons une femme en plein travail, qui est dejà «sur une autre planète». Elle ose crier; elle se comporte d’une façon qui serait inacceptable dans la vie de tous les jours; elle a oublié ce qu’elle a lu dans les livres. Soudain quelqu’un entre et lui demande quel est son code postal!
  • La lumière est un autre facteur qui peut stimuler le néocortex humain. Ce fait est bien connu des professionnels de santé qui utilisent l’électroencéphalographie. Cela signifie en pratique qu’il y a probablement une différence entre une lumière tamisée et une lumière violente.
  • Le fait de se sentir observé est une situation qui tend à stimuler le néocortex. La réponse physiologique à la présence d’un observateur a été étudiée scientifiquement. En fait, cela fait partie du sens commun que de savoir que l’on est dans un état physiologique particulier lorsqu’on se sent observé. Cela signifie que l’intimité (dans le sens de ne pas se sentir observée) est un besoin fondamental de la femme qui accouche. Il y a une certaine ironie à rappeler que tous les mammifères non-humains, dont le néocortex n’est pas aussi développé que le nôtre, ont une stratégie pour ne pas se sentir observés en accouchant. Par exemple, ceux qui sont actifs la nuit—comme les rats—ont tendance à accoucher pendant le jour, tandis que ceux qui sont actifs le jour—comme les chevaux—ont tendance à accoucher la nuit. Les chèvres se séparent du troupeau, et les chèvres sauvages s’isolent dans les parties les plus inaccessibles de la montagne. Nos cousins les chimpanzés se séparent aussi du groupe.
  • Toute situation impliquant des sécrétions d’hormones de la famille de l’adrénaline représente aussi une stimulation du néocortex et tend à inhiber l’accouchement. Cela signifie que la femme qui accouche doit se sentir en sécurité. Cette impression de sécurité est la condition préalable pour le changement d’état de conscience qui caracterise l’accouchement. Il semble que partout dans le monde et à travers les âges les femmes ont adopté des stratégies similaires pour se sentir en sécurité en accouchant. Elles ont toujours eu tendance à accoucher près de leur mère, ou près de quelqu’un qui jouait le rôle de substitut de la mère dans la famille étendue (par example une tante ou une grand-mère), ou près de quelqu’un qui faisait figure de mère dans la communauté, c’est à dire une mère ou une grand-mère expérimentée avec qui on se sent en sécurité. Ainsi peut-on interpréter l’origine du rôle de la sage-femme. La sage-femme authentique est une figure maternelle. La mère est le prototype de la personne avec qui on se sent en sécurité sans se sentir observé (et juge). Si nous pensons aux mammifères en général, cela nous aide à comprendre qu’il est avantageux pour la survie de l’espèce que le travail ne s’établisse pas tant que la mère se sent menacée. Il est aussi avantageux que la mère qui se sent menacée ait l’énergie nécessaire pour éventuellement combattre un prédateur ou se sauver. Alors qu’un taux bas d’adrénaline est la condition préalable pour que le véritable travail s’établisse, il convient de souligner que le rôle de l’adrénaline pendant l’accouchement est en fait très complexe et qu’une intense décharge d’adrénaline fait partie des libérations hormonales spectaculaires dans les minutes précédant la naissance.

Certaines femmes peuvent atteindre de tel pics de sécrétions hormonales et atteindre une telle réduction de leur activité néocorticale qu’elles comparent les dernières secondes de l’accouchement à un orgasme. Au début des années 1980, une présentatrice bien connue de la télévision britannique nous rendit visite à l’hôpital de Pithiviers. Pendant sa visite, une femme donna naissance à son premier bébé (une présentation du siège). Une heure après la naissance, la presentatrice a demandé à la jeune mère ce qu’elle avait ressenti au moment de l’arrivée du bébé. La jeune mère répondit immédiatement: «C’était comme un orgasme!». Des millions de téléspectateurs furent témoins.

Une incompréhension à l’échelle culturelle

Le langage des physiologistes nous aide à évaluer l’ampleur de l’incompréhension actuelle des besoins fondamentaux, universels, de la femme qui accouche. Cette incompréhension se traduit et se transmet par des messages non verbaux destinés aux femmes enceintes. Ainsi il n’est pas rare, sur la couverture de livres destinés au grand public, de voir une femme en train d’accoucher entourée de trois ou quatre personnes qui la regardent. Ces messages non verbaux sont renforcés par des messages verbaux(1). Dans les pays ou les sages femmes réapparaissent après avoir quasiment disparu, les mots utilisés pour mentionner la compagne de la femme qui accouche sont significatifs. Presque toujours ces mots impliquent que celle qui assiste doit jouer un role actif. Ils n’évoquent jamais le besoin qu’a la femme qui accouche de se sentir en sécurité sans se sentir observée. Le mot «coach», bien connu des sportifs, est à la mode aux Etats-Unis. Comment peut-on «coacher» un processus involontaire?

L’incompréhension à l’échelle culturelle de la physiologie de l’accouchement est perceptible dans les livres destinés aux professionnels de la santé, et en particulier aux étudiants médecins et sages-femmes. Jamais, par example, on ne trouve dans les traités pour étudiants un châpitre destiné à discuter des différences entre une lumière tamisée et une lumière violente pendant l’accouchement. On a l’impression que ce n’est pas un sujet assez sérieux pour mériter d’être abordé dans des documents académiques.

L’incompréhension de la physiologie de l’accouchement est perceptible chaque jour dans les maternités. Pour remplir ses dossiers, la sage-femme doit souvent poser des questions précises à la femme en travail. Il est de plus en plus habituel que le père du bébé soit présent dans la salle de naissance avec une caméra, c’est à dire un instrument qui peut être perçu comme un moyen d’observer.

La surprise qu’ont manifesté de nombreux médecins à la publication de certaines études statistiques est en elle même hautement significative d’une incompréhension largement répandue. Une douzaine d’études ont eu pour objectif d’évaluer le rapport entre bénéfices et risques de l’enregistrement continu par monitoring électronique du rythme du coeur du foetus pendant l’accouchement, par comparaison avec l’auscultation intermittente. Tous les statisticiens sont parvenus à la conclusion que le seul effet constant et significatif du monitoring électronique sur les statistiques était d’augmenter le nombre de césariennes. La première réaction de nombreux médecins a été qu’il fallait apprendre à mieux interpréter les graphiques et que la priorité etait de mieux éduquer ceux qui assistent les femmes en travail. La réaction complémentaire a été d’explorer des techniques plus sophistiquées de monitoring continu. Les professionnels qui partagent cette incompréhension de la physiologie ont des difficultés à remettre en cause le principe même du monitoring électronique. Ils ne peuvent pas imaginer que le simple fait qu’une femme en travail sache que ses fonctions corporelles sont monitorisées représente une stimulation de son néocortex, et que cela peut rendre l’accouchement plus difficile et donc plus dangereux. En d’autres termes, le monitoring électronique foetal est efficace pour déceler immédiatement certaines souffrances foetales, mais il est en lui même une cause de souffrance foetale, et finalement les risques l’emportent sur les bénéfices.

Notre vue d’ensemble de la physiologie de l’accouchement est inévitablement simpliste. Elle repose sur une combinaison de faits scientifiques bien établis et sur un certain nombre de connaissances empiriques. Par exemple, les effets inhibiteurs de l’adrénaline sont bien etablis(2), tandis que les effets d’une question relative au code postal sont du domaine de la connaissance empirique. L’opposition entre le nouveau cerveau et le cerveau ancien est une façon simplifiée et commode de se concentrer sur l’essentiel. S’il y avait une technique non invasive de visualisation de l’activité du cerveau pendant l’accouchement, cela pourrait nous réserver quelques surprises.

Résumé

La «scientification de l’amour» apporte de nouvelles raisons de mieux étudier les facteurs qui peuvent influencer le déroulement de l’accouchement. Il est facile aujourd’hui, avec le langage des physiologistes, d’expliquer ce qui se passe dans la période qui entoure la naissance. Pendant l’accouchement, la partie la plus active du corps maternel est la partie profonde du cerveau, c’est à dire un ensemble de vieilles structures (hypothalamus, hypophyse, etc.) qui fonctionnent comme des glandes secrétant des hormones. Lorsqu’il y a des inhibitions, celles-ci ont pour origine la partie du cerveau qui est hautement développée chez les humains (le nouveau cerveau ou «néocortex»). La réduction de l’activité néocorticale (la femme qui accouche tend a changer d’état de conscience et à se couper du monde) est l’aspect le plus important de la physiologie de l’accouchement sur le plan pratique. Toute stimulation du néocortex tend à inhiber le processus d’accouchement (langage, lumières, se sentir observée, ne pas se sentir en sécurité et sécréter de l’adrénaline, etc.).

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Infertilité, un sujet qui ne doit pas être tabou

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Enfant, tu idéalises ta vie de futur parent. En grandissant, tu découvres comment on fait les bébés et ça semble si simple. Mais dame nature dicte sa loi et faire un enfant parfois n’est pas si simple…

Ne pas se sentir seul, échanger, se soutenir permet d’affronter ce cataclysme qui te dévaste quand tu apprends qu’avoir un enfant ça ne sera pas aussi simple qu’un rapport sexuel.

Quand tu bascules dans la procréation médicalement assistée, tu découvres un vocabulaire médical que tu ne soupçonnais même pas. Tu découvres ton corps dans les moindres détails, mais tu souffres de ne pas enfanter comme 90% des autres couples.

Ce qui est le plus dur dans ce parcours quand on y réfléchit bien, ce n’est pas tant le côté ultra médicalisé pour la conception de ton ou tes chers enfants, mais les blessures morales et psychologiques que tu vas vivre pendant tous ces mois ou ces années de combat.

Les couples qui t’entourent qui arrivent à concevoir pour qui, évidemment, tu es heureux, mais qui remue un peu plus le couteau dans la plaie. Les conversations des autres parents qui se plaignent des dernières « bêtises » de leurs enfants, mais qui te laissent pensif en imaginant que toi aussi tu aimerais vivre ça. Chaque ventre rond, poussette te renvoie à cette souffrance que tu vis.

La nature n’est pas toujours juste, surtout quand elle s’attaque à ce désir de parentalité, c’est un tsunami dans ta vie qui s’installe.

Sache que tu n’es pas seul, environ 10% des couples souffrent d’infertilité

Et aujourd’hui de nombreux blogs, sites, forums.. te permettront de trouver des réponses à tes questions, d’y lire des témoignages et d’y trouver du soutien.

Si tu as envie de laisser un message d’espoir, raconter ton parcours, nous serons ravis de diffuser ton message pour soutenir ce couple sur 10 que la nature a laissé tomber.

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Manger des dattes facilite-t-il le travail ?

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Quand il s’agit de l’accouchement, nous voulons toutes avoir un travail naturel, court et facile. Heureusement, nous pouvons faire un certain nombre de choses pour nous aider à atteindre cet objectif, par exemple:

  • Choisir une maternité respectueuse, une sage-femme avec qui on se sente épaulée, soutenue dans ses projets.
  • Préparer un projet de naissance
  • Se faire accompagner par une doula (accompagnante à la naissance)
  • Une bonne préparation à la naissance : yoga, sophrologie, haptonomie, auto-hypnose, chant prénatal, travaux de visualisation positive…
  • Se renseigner sur la physiologie de l’accouchement
  • Prendre conscience de ses facultés à enfanter, croire en soi, en son corps. Se faire confiance.
  • Accompagner la douleur par tout ce qui pourra la soulager : positions, faire des vocalises dans les sons graves sans retenue, lâcher prise, bien respirer, prendre un bain chaud, visualisation positive, bouger…
  • Se préparer pendant la grossesse grâce à certaines lectures, comme : « J’accouche bientôt, que faire de la douleur? » – « Accoucher par soi-même » – « Une naissance « 

Lire: 15 conseils de mamans ayant accouché sans péridurale

Et maintenant, vous pouvez ajouter une chose à votre liste: consommer des dattes!

Mangez des dattes pendant la grossesse pour faciliter l’accouchement

L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude sur 69 femmes consommant 6 dattes par jour pendant 4 semaines avant leur date estimée d’accouchement, contre 45 femmes qui n’en consommaient aucune. Il n’y avait pas de différence significative dans l’âge gestationnel, l’âge et la parité entre les deux groupes.

Les femmes qui ont consommé des dattes avaient une dilatation cervicale moyenne significativement plus élevée à l’admission que l’autre groupe, et une proportion significativement plus élevée de membranes intactes (83% vs 60%). Le travail spontané s’est produit chez 96% de celles qui ont consommé des dattes, comparativement à 79% des femmes du second groupe. L’utilisation de prostin / ocytocine était significativement plus faible chez les femmes qui consommaient des dattes (28%), comparativement aux femmes n’ayant consommé aucune datte (47%). La phase latente moyenne du premier stade du travail était plus courte chez les femmes qui consommaient des fruits de dattes que chez le second groupe (510 min contre 906 min).

Les chercheurs ont conclu que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine, et a produit un résultat au niveau de l’accouchement plus favorable, mais non significatif.

Une étude réalisée en mars 2017 a confirmé toutes les conclusions initiales. Les auteurs de cette étude ont conclu :

Il a été démontré que la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant.

Alors, pourquoi manger des dattes pendant la grossesse aide-t-il les mamans?

Les chercheurs ont découvert que les dattes ont un effet semblable à l’ocytocine produit naturellement par le corps, ce qui entraîne une sensibilité accrue de l’utérus. Il aide également à stimuler les contractions utérines et réduit l’hémorragie post-partum comme le fait l’ocytocine. Ils ont également constaté qu’elles contiennent de nombreux avantages nutritionnels pour les mamans enceintes.

Les dattes contiennent des acides gras saturés et insaturés tels que les acides oléique, linoléique et linolénique, qui sont impliqués dans l’économie et la fourniture d’énergie et la construction des prostaglandines. De plus, la sérotonine, le tanin et le calcium des fruits de datte contribuent à la contraction des muscles lisses de l’utérus. La datte a aussi un effet laxatif qui stimule les contractions utérines.

Les dattes contiennent également:

  • Des sucres naturels (fructose) qui se décomposent facilement dans le corps et n’élèveront pas le taux de sucre dans le sang, mais offriront une énergie élevée, ce qui rend les dattes pendant la grossesse ou le travail un excellent choix.
  • Fibres – Vous aident à rester rassasié, soulagent la constipation et diminuent le risque de diabète gestationnel et de pré-éclampsie.
  • Potassium  – Un des meilleurs électrolytes. Il aide à maintenir l’équilibre eau / sel qui aide à réguler la tension artérielle.
  • Magnésium  – Maintient la santé musculaire et aide à soulager les spasmes musculaires et les crampes pendant la grossesse.
  • Folate  – Avoir assez de folate assurera que la moelle épinière de votre bébé mûrit correctement, en évitant les défauts du tube neural.
  • Vitamine K – maintient la coagulation du sang et la santé des os.

Quand dois-je commencer à manger des dattes pendant la grossesse?

Dans l’étude mentionnée ci-dessus, les femmes enceintes ont commencé à manger des dattes quatre semaines avant leur date d’échéance prévue. En d’autres termes, à 36 semaines de grossesse,  elles ont commencé à manger six fruits par jour.

Bien sûr, vous pouvez commencer à manger des dattes plus tôt dans votre grossesse si vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que les dattes sont riches en sucre, donc si vous avez des problèmes de glycémie ou si vous vous inquiétez de streptocoque du groupe B, allez-y doucement sur eux au début de la grossesse. Mais, par tous les moyens, commencez à manger 6 dattes par jour à partir de 36 semaines!

Comment manger des dattes pendant la grossesse

Les dattes sont une collation saine et délicieuse, alors comment pouvez-vous les ajouter à votre régime alimentaire? En fait, c’est assez facile car elles sont douces comme des bonbons.

  • Au petit-déjeuner, optez pour un bol de flocons d’avoine accompagné de dattes ou même du porridge aux dattes.
  • Ajoutez des dattes dans vos recettes pour remplacer le sucre.
  • Vous pouvez remplacer la pâte à tartiner industrielle par une pâte à tartiner fait maison à base de dattes et cacao : recette
  • Dans la vinaigrette maison pour la sucrer
  • Vous pouvez vous faire des petites douceurs en fourrant les dattes : amandes, noix, chocolat noir…
  • Pour une petite collation, vous faire des barres de céréales dattes et noix : recette
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8 méthodes étranges et historiques de détection de la grossesse

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Depuis l’aube des temps, les gens ont essayé de trouver des moyens de détecter une grossesse précoce avant que les signes physiques commencent à se manifester. Bien que vous puissiez être familier avec le test de grossesse sous forme de bandelette hCG qui est couramment utilisé aujourd’hui, l’histoire du test de grossesse est plutôt fascinante. Au cours des âges, différentes cultures ont développé leurs propres méthodes pour déterminer si une femme était enceinte, dont certaines peuvent sembler assez étranges pour les personnes vivants dans ce monde moderne.

Le test du blé et de l’orge

L’un des premiers, sinon le plus ancien, tests de grossesse à domicile est venu de l’Egypte ancienne. En 1350 avant notre ère, on conseillait aux femmes d’uriner sur des graines de blé et d’orge pendant plusieurs jours; si le blé germait, elle attendait une fille et si l’orge poussait, ça serait un garçon. Si aucun des deux ne germait, elle n’était pas enceinte.

La chose la plus intéressante à propos de ce test est qu’il a effectivement fonctionné: En 1963, un laboratoire a expérimenté le test de blé et d’orge et a constaté que dans 70% du temps, l’urine des femmes enceintes faisait germer les graines, tandis que l’urine des femmes non-enceintes et celles des hommes ne faisaient pas germer les graines.

Le test de l’oignon

Alors que les anciens Égyptiens utilisaient une méthode à base de blé et d’orge, les Grecs anciens semblaient avoir une compréhension assez floue de l’anatomie. Les deux papyrus médicaux égyptiens et Hippocrat – reconnu comme le père de la médecine – ont suggéré qu’une femme qui soupçonnait être enceinte devait s’insérer un oignon ou un autre légume bulbeux à forte odeur dans son vagin pendant toute une nuit. Si son haleine sentait l’oignon le lendemain matin, elle n’était pas enceinte.

Cette méthode était basée sur l’idée qu’une femme qui n’est pas enceinte avait un utérus ouvert, et le parfum de l’oignon flottait jusqu’à sa bouche. Si elle était enceinte, son utérus était fermé, donc pas d’odeur buccale.

Le test du verrou

À mesure que nous avançons dans les années 1400, les tests de grossesse ont commencé à devenir de plus en plus superstitieux. Un excellent exemple est le test du verrou, qui a été écrit dans « The Distaff Gospels », une collection de médecine traditionnelle féminine. Si une femme croyait être enceinte, on lui demandait de prendre un verrou, ou une clé métallique et de le placer dans un bassin. Puis elle devait uriner suffisamment pour immerger complètement le verrou et le laisser là pendant trois à quatre heures. Si, une fois enlevé, le contour du verrou était encore visible, elle était enceinte.

Cela a probablement quelque chose à voir avec l’acidité altérée dans l’urine d’une femme enceinte, mais ce n’est pas quelque chose de véritablement fiable.

Les « Prophètes » du pipi

Dans les années 1600, l’examen urinaire pour déterminer la grossesse d’une femme était limité aux experts. Une vague de « prophètes du pipi » autoproclamés ont affirmé qu’ils pouvaient déterminer si une femme était enceinte ou non avec la couleur et les caractéristiques de son urine. Certains ont également mélangé de l’urine avec du vin et ont observé les résultats. Un test qui aurait pu connaître un certain succès, étant donné que l’alcool peut réagir aux protéines présentes dans l’urine d’une femme enceinte.

Bien sûr, ces soi-disant experts ne limitaient pas leur divination aux femmes enceintes; ils pouvaient aussi, en examinant l’urine, déterminer si le propriétaire de l’urine souffrait d’une maladie.

Regarder dans les yeux

Au fur et à mesure que la science médicale progressait, de plus en plus de médecins essayaient de consolider leurs théories sur ce qui arrivait exactement au corps d’une femme lorsqu’elle était enceinte. L’une des tentatives les plus étranges en matière de prédiction de la grossesse est venue de l’ophtalmologiste français Jacques Guillemeau au XVIè siècle. Le médecin prétendait que les yeux étaient la fenêtre du corps et de l’âme, disant que vous pouviez diagnostiquer toutes sortes de choses simplement en les regardant. Selon Guillemeau, dès le deuxième mois de grossesse, les yeux de la femme semblent profonds, ses pupilles rétrécissent et des veines enflées apparaissent dans le coin de l’œil.

Bien qu’il y ait des changements oculaires au cours des neuf mois de la grossesse, ils ne peuvent pas être observés si facilement à l’œil nu.

Le test du ruban

Un autre test du 17ème siècle douteux, impliquant beaucoup d’urine, cette méthode était étrange et compliqué. Une femme qui pensait être enceinte allait voir un médecin et faisait pipi dans un bassin. Le médecin faisait tremper un ruban dans l’urine jusqu’à ce qu’il soit saturé, puis il le retirait et le faisait sécher. Une fois sec, il le plaçait devant le visage de la femme et le faisait prendre feu. Si l’odeur du tissu brûlé par l’urine la rendait nauséeuse, elle était considérée comme enceinte.

Inutile de dire qu’il n’y a aucune validité scientifique à celui-ci, du tout.

Le test du lapin

Dans les années 1920, deux scientifiques allemands, Selmar Aschheim et Bernhard Zondek, ont déterminé qu’il y avait une hormone spécifique présente dans l’urine des femmes enceintes qui semblait être liée à la croissance des ovaires; nous la connaissons maintenant en tant qu’hormone chorionique gonadotropeou hCG. Ils ont compris cela en injectant l’urine de femmes enceintes dans un premier temps, à des souris sexuellement immatures, ce qui induirait le développement ovarien. La plupart du temps, l’urine des femmes enceintes faisait grossir leurs ovaires, une indication certaine de la présence d’hCG. Quand la procédure a commencé à voir un usage public étendu au milieu des années 1940, les médecins ont commencé à utiliser des lapins.

Bien que le test était assez précis, il avait ses inconvénients: pour examiner les ovaires du lapin, il fallait tuer le lapin.

Le test de la grenouille

Même si cela fonctionnait sur le même principe que le test du lapin, celui-ci était en fait un peu « meilleur »  dans le sens où au moins l’animal restait vivant à la fin de celui-ci.

À la fin des années 1940, les scientifiques ont utilisé des grenouilles à griffes sud-africaines, un petit amphibien souple qui réagissait fortement à l’hormone chorionique gonadotrope présente dans l’urine d’une femme enceinte. Après une injection dans leur sac lymphatique dorsal, une grenouille femelle pondra des œufs en réponse dans les 12 heures.

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