Une étude trouve des indices dans le mystère de la naissance prématurée

Le monde scientifique a cherché les causes de la naissance prématurée pendant des décennies. Pourtant, cela est resté l’un des grands mystères de la biologie humaine.

Nous savons que la naissance prématurée est une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, et aujourd’hui, le New England Journal of Medicine a publié des recherches qui fournissent des informations importantes sur ces facteurs génétiques.

L’étude, qui a été coordonnée par le Dr Lou Muglia, Institut périnatal, a analysé l’information génétique et les données sur la grossesse de plus de 50 000 femmes, cherchant des variations génétiques et des similitudes chez les femmes dont les bébés sont nés avant les 37 semaines de grossesse. L’équipe a trouvé six domaines génétiques associés à la durée de la grossesse et au risque de naissance prématurée, ce qui leur donne une feuille de route beaucoup plus axée sur les recherches futures.

Pourquoi les gènes sont-ils importants?

Les facteurs environnementaux du début du travail et de la naissance prématurée sont assez bien compris. Le tabagisme, la mauvaise alimentation, l’hypertension artérielle chronique, le diabète et les antécédents médicaux de fausses couches multiples ou de prématurés antérieurs augmentent la probabilité d’une mère d’accoucher prématurément.

Mais dans plus de la moitié des naissances prématurées, aucun de ces facteurs n’est présent et il n’existe aucune cause connue pour que la mère commence le travail. Les médecins appellent ces prématurés «spontanés» et ce sont ceux qui ont probablement une cause génétique.

Constatations inattendues

Trois résultats de l’étude se sont révélés inattendus et particulièrement importants:

  • Les six domaines génétiques identifiés dans cette étude ne concernent que le corps de la mère. Il ne semble pas que les gènes du bébé – qui sont à moitié du père – jouent un rôle dans le moment du travail.
  • L’un des six gènes détectés dans l’étude suggère fortement que la doublure de l’utérus joue un rôle de chef de file dans la naissance prématurée. Ceci est significatif car il suggère que certains des risques peuvent être en jeu très tôt dans la grossesse, au moment de l’implantation.
  • Une autre des six régions du gène indique le rôle possible d’un micronutriment appelé sélénium dans le régime alimentaire d’une femme. Le sélénium n’a pas été considéré comme important pour une grossesse saine.

Ces résultats peuvent-ils aider les femmes enceintes maintenant?

Non, l’importance de cette recherche est qu’il y a maintenant six domaines identifiés où les chercheurs peuvent concentrer leurs efforts. À l’heure actuelle, les médecins ne peuvent prédire quelles femmes sont en danger. Dans ces six domaines spécifiques, les scientifiques vont maintenant chercher des moyens d’identifier les femmes qui risquent d’accoucher prématurément et de commencer à développer des moyens d’intervenir si une femme est déterminée à avoir une de ces variations génétiques.

En outre, les médecins associés à ce travail ne sont pas prêts à suggérer des suppléments de sélénium pour les femmes enceintes. Il n’y a aucune preuve à ce moment-là. La plupart des gens qui mangent une alimentation saine obtiennent beaucoup de ce minéral.

Cliquez ici pour lire l’étude complète

What do you think?

0 points
Upvote Downvote

Total votes: 0

Upvotes: 0

Upvotes percentage: 0.000000%

Downvotes: 0

Downvotes percentage: 0.000000%

Written by Justine

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

Comments

comments

[Etude] La poudre de talc pourrait provoquer un cancer de l'ovaire

[Etude] La poudre de talc pourrait provoquer un cancer de l’ovaire

Accoucher chez soi ou à la maternité? Notre décision juste au milieu