Arrêtons de nous comparer !

Arrêtons de nous comparer !

Arrêtons de nous comparer !

La culpabilité des parents, je crois que c’est un mal qui nous ronge tous… Sans cesse en train de se comparer les uns aux autres à se dire que nous ne sommes pas à la hauteur.

Combien de fois j’ai culpabilisé de ne pas avoir pu gérer mes fils avec bienveillance et calme? Combien de fois j’ai eu envie de partir loin de tout ça? De ne plus être là pour personne d’autre que moi-même?

Et pourtant on est là, droit dans nos bottes, les yeux cernés mais debout pour eux. Chacun de nous faisant de son mieux pour les éduquer et leur donner des valeurs et un chemin de vie sans (trop d’) embûches.

Et pourtant on ne se voit pas si fort que ça, on liste nos points négatifs et on zappe le positif. On se compare, tiens une telle a l’air de ne pas du tout crier sur ses petits quel calme je l’envie! oh et puis une autre qui arrive toujours à leur concocter des petits plats maison alors qu’elle bosse et pas moi! La culpabilité qui ronge les esprits et les cœurs et qui s’alimente des bribes de vie aperçues chez d’autres.

Cessons de nous comparer, de vouloir atteindre un idéal qui ne nous correspond pas. Les échecs ça arrive, les journées pourries où l’on trouve qu’on n’a pas assuré aussi, et pourtant cela n’arrive pas si souvent que ça, et pourtant rien que de se remettre en question prouve notre envie d’avancer vers le bon chemin.

Je fais partie de celles qui se sentent jugées par les autres, qui envient les mamans qui semblent si zen quand moi je craque. Celles qui gèrent plusieurs enfants alors que moi je galère avec mes deux garçons. Je me sens montrée du doigt quand mes fils n’écoutent pas, je sens qu’on juge et qu’on remet en cause mon éducation bienveillante, qu’on pense que je ne mets pas assez de limites ou que je devrais sévir…

Et pourtant peut-être qu’un jour vous m’envierez, peut-être qu’on se croisera et que j’aurai à vos yeux l’air d’être cette maman qui assure et qui tient le coup devant les colères et les cris de frustration. Peut-être que ce jour-là j’aurai, contrairement à vous, assez dormi pour pouvoir gérer la crise que vous n’avez pas supportée, peut-être que vous m’auriez croisée deux jours plus tard gérant tout cela beaucoup moins sereinement.

On est tous à un moment ou un autre le parent qu’on ne veut pas être…

Il suffit d’une nuit trop courte, d’une mauvaise nouvelle, d’un rien pour que tout dérape. Il suffit de se rappeler que nous sommes humains avant tout pour ne pas trop culpabiliser, une explication et des excuses pour montrer notre culpabilité et tout notre amour pour se faire pardonner.

Arrêtons de nous comparer, chacun son vécu et ses limites. Entraidons-nous pour avancer sur le chemin de la bienveillance et respectons-nous avec nos failles et nos réussites.

Personne n’est parfait, les enfants ont la capacité de pardonner quand on leur présente des excuses.

L’amour ne se mesure pas à une journée ratée, à un petit pot industriel ou à une purée maison.

Nos enfants nous aiment avec nos qualités et nos failles tout comme nous les aimons d’une façon inconditionnelle avec toute la richesse de leur caractère. 

Nous sommes tous différents, imparfaits très souvent mais parfaits pour les yeux de nos enfants…

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