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Maternage

Cododo – 7 raisons de dormir avec votre enfant

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Le cododo, une pratique dotée de nombreux avantages

1- Donner à l’enfant un sentiment de sécurité

Selon David Servan-Schreiber, « le nouveau-né est un être complètement désemparé, mais dont les besoins biologiques s’expriment haut et fort : notamment celui d’être en sécurité par la présence d’un adulte protecteur. » Plus tard, à l’age des premières terreurs nocturnes (entre 2 et 3 ans), le petit enfant ne s’endormira pas seul dans une cambre peuplée d’ombres inquiétantes et habitée de grincements étranges. Le corps de ses parents constitue une muraille de sécurité infranchissable pour les monstres et autres loups-garous qui hantent tant de jeunes sommeils solitaires.

2- Un meilleur repos pour tous

Depuis des années, Edwige Antier encourage les parents à « se laisser aller à dormir avec bébé au sein : ainsi les nuits seront plus reposantes ! David Servan-Schreiber a quant à lui souligné – études scientifiques à l’appui – que « les parents qui gardent leur nouveau-né à proximité – dans leur lit ou dans un lit de bébé près du leur – sont plus satisfaits de leur sommeil que ceux qui ont choisi de le faire dormir dans une chambre séparée. De leur coté, les enfants pleurent moins et s’endorment plus facilement. »

La professeure Hélène Stork, psychologue et anthropologue française, a observé les habitudes de sommeil à Taiwan, au Japon (pays où le lit partagé est la norme) et en France. Elle a démontré que dans les deux premiers, les problèmes de sommeil étaient moins fréquents que chez nous (respectivement de 57 et 27% contre 72%). Conséquence directe de cette sensation de sécurité éprouvée par l’enfant : des nuits plus calmes, sans réveils et sans pleurs.

Ces observations sont confirmés par les pratiquants du co-dodo. Nathalie Roques (maman de sept enfants) témoignage ainsi, sur son site, des nuits épuisantes qu’elle passait avant de e résoudre à dormir avec eux : « Je me souviens des premières années, quand mes deux enfants Thomas et Clément avaient moins de 3 ans. Ils avaient évidemment leur propre lit, dans lequel je pensais qu’ils devaient dormir paisiblement toute la nuit. Mais bien sur, il n’en était rien.  Souvent je me levais la nuit et restais un moment à leurs cotés pour les rendormir. Les endormissements étaient également très longs, je passais mes soirées assise à la porte de leur chambre en attendant qu’ils s’endorment. J’étais souvent épuisée le jour suivant ces nuits hachées. Mais je ne pouvais pas non plus les laisser pleurer: d’abord parce que mon coeur de mère s’y opposait farouchement; ensuite parce que réveiller tout l’immeuble par des cris me semblait impossible. Il m’arrivait détendre un petit matelas, bien incofortable, que je complétais de quelques coussins, pour finir ma nuit, la main sur le berceau, en essayant de maintenir un léger balancement le plus longtemps possible. Je crois meme qu’il m’est arrivé de dormir directement sur la moquette de leur chambre! »

3- Une proximité intense parent-enfant

« Je me souviens encore du plaisir que j’avais à sentir le corps chaud de mon bébé, à entendre sa respiration tranquille et ses légers soupirs; également ses bras qui soudain m’enlacent, sa bouche qui, alors qu’il n’est pas tout à fait réveillé, attrape mon sein pour téter, et son odeur, cette odeur si particulière du bébé allaité qui transpire un peu, cette odeur enivrante qui m’appelle, mon nez enfoui dans ses cheveux, sa tête entre mes seins. Je me souviens du grand plaisir que j’éprouvais quand je rejoignais Camille ou Marin pour m’allonger auprès d’eux; plaisir si grand que je m’endormais en deux minutes, parfois même malgré moi.  C’est également un plaisir sans pareil que de se réveiller avec son bébé. Sortir du sommeil pour voir sa joie s’illuminer quand son premier regard se pose sir vous est une véritable récompense. » Témoignage Nathalie Roques.

Cette proximité corporelle ne profite pas seulement  à la maman. Elle peut aussi, selon ses partisans, aider à l’établissement des liens entre le père et son enfant. Nombre de papas disent apprécier au plus haut point ce contact, qui compense pour eux l’absence de la journée, ainsi que, pour certains, leur frustration à ne pas connaitre l’intimité induite de l’allaitement.

4- Un allaitement facilité

Pouvoir nourrir son bébé la nuit autant qu’il le demande, sans se lever, voire dans un demi-sommeil: toutes les mamans du monde ont en rêvé, le co-sleeping l’a fait, au dire de ses promoteurs! De fait, les études montrent que les mères qui dorment avec leur bébé allaitent plus souvent et plus longtemps la nuit que celles qui font dormir leur bébé à l’écart. Le sommeil partagé est également lié à un allaitement plus long.

5- Une adaptation rapide aux changements du quotidien

En cas de changement de lieu de vie (vacances, visites chez la famille ou des amis, voyages, déménagements), inutile de s’embarrasser d’un lit parapluie pour bébé, ou de passer des heures à tenter de l’endormir dans un environnement qui lui est inconnu. Rassuré par la présence familière de ses parents, le petit s’endort aussi facilement qu’à l’ordinaire.

6- Un gage de sécurité accrue pour le bébé

Alors que la polémique n’est pas éteinte sur les dangers effectifs d’un partage du lit familial en matière du mort subite de nourrisson (MSN), les chercheurs s’accordent généralement pour reconnaître au partage de la chambre un effet préventif à ce danger. Dès 1996, une étude néo-zélandaise portant sur 2 000 enfants a montré un risque réduit de mort subite pour ceux dormant dans la même chambre que des adultes. Les auteurs recommandaient que les bébés dorment au moins jusqu’à l’age de 6 mois dans la même chambre que leurs parents, en affirmant qu’un quart de ces décès pourraient ainsi être évités.

En 1998, lors des 5° Assises internationales sur la MSN, à Rouen, le chercheur britannique Tony Nelson a présenté une étude menée à Hong Kong, qui met en évidence une diminution importante des décès chez les bébés de moins de 6 mois partageant la chambre de leurs parents, par rapport à ceux qui dorment seuls. L’anthropologue américain James J.McKenna, référence mondiale en matière de sommeil partagé, pense quant à lui que ce dernier sauve régulièrement des vies, en rendant les parents attentifs aux signaux de détresse de leur enfant. En France, le pédiatre Jean Messer et l’ethonopsychologue Hélène Stork préconisent de faire dormir le bébé dans la chambre des parents. Sans compter que l’allaitement maternel semble être un facteur protecteur vis-à-vis de la MSN.

De manière plus générale, dormir tout contre son bébé permettrait d’être très vite averti de tout problème le concernant. « Il m’est arrivé plusieurs fois de sentir mon bébé anormalement chaud, et de détecter ainsi très rapidement une montée de fièvre, raconte Nathalie Roques sur son site. Je me souviens encore quand Marin qui s’est mis à tousser et à avoir des difficultés à respirer à cause d’une laryngite. J’étais bien heureuse de pouvoir agir rapidement, dès les premières respirations rauques qui effraient tant les mamans, avant même que le bébé se réveille complètement et prévenant ainsi autant que possible ses pleurs et sa peur. »

7- Et aussi ….

A long terme, les enfants du co-sleeping sont mieux dans leur peau que la moyenne. Cette affirmation prend l’exact contre-pied de toutes celles qui prétendent que le partage de la chambre ou du lit parental produira des enfants tyrans ou psychotiques.  David Servan-Schreiber l’a confirmé dans Psychologies : « Dix ou vingt ans plus tard, les enfants du family bed se décrivent comme plus indépendants que leurs pairs, plus chaleureux et plus proches de leurs parents. Leur sexualité serait aussi plus épanouie. Une étude sur internet portant sur quelque 250 parents ayant pratiqué le lit familial a révélé que 99% des interrogés referaient le même choix sans hériter; que 100% des enfants ayant grandi dans ces conditions élèveraient certainement leurs propres enfants de la même manière. Ces chiffres sont à manier avec précaution, car les personnes interrogées l’ont été par l’intermédiaire d’organisations favorables au lit familial, comme La Leche League. Ils restent toutefois impressionnants. »

Une autre étude a montré, chez les étudiants qui avaient partagé le sommeil de leurs parents entre leur naissance et l’age de  5 ans, une meilleure estime d’eux-mêmes, moins de culpabilité et d’anxiété et une vie sexuelle plus riche; pour les étudiants interrogés, le co-sleeping pendant la petite enfance était associé à une moindre gène face au contact physique et aux marques d’affection. Une enquête anglaise réalisée en 1994 a mis en lumière qu les enfants qui n’avaient jamais dormi dans le lit parental avaient tendance à être plus durs, moins heureux, plus coléreux, plus craintifs, plus stressés et plus dépendants des parents que ceux qui partageaient le lit  ceux-ci toute la nuit. Ces résultats ont été renforcés en 1998 par une thèse américaine de doctorat avançant que les adultes qui avaient partagé le sommeil de leurs parents se sentaient plus satisfaits de leur vie que les autres, tous groupes ethniques confondus.

Extrait du livre Choisir le maternage par Catherine Piraud-Rouet

" L'espoir qui reste à l'humanité, c'est qu'un jour les parents puissent vraiment agir dans l'intérêt des enfants, qu'ils deviennent assez conscients pour être du côté de l'enfant et pour l'aider à se développer dans la liberté, l'intelligence et l'amour " A.S Neill

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Comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

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Le choix des chaussures est un vrai casse-tête pour tous les parents. Que choisir parmi tous ces rayons ?

La croyance populaire veut qu’on achète pour son enfant des chaussures tenant bien la cheville, avec une semelle bien épaisse et rigide. Peut-être même que l’un de vos enfants n’y a pas échappé? En tout cas, chez moi ça a été le cas. Mais en toute franchise, je voyais mon enfant déambuler comme un automate,ça semblait franchement inconfortable et lourd aux pieds. Il y a encre (très) peu, je pensais même que les chaussures souples étaient importantes pour les bébés débutants la marche et après cela ce n’était plus important.

Choisir la première paire de chaussures est le plus compliqué je pense, mais la galère ne s’arrête pas là puisque ces petits loups grandissent tellement vite… Quels sont les critères à connaître pour acheter de bonnes chaussures à ses enfants ? Je vous dis tout !

Privilégiez au maximum le pied nu

S’il y a bien une chose à savoir, c’est que le pied nu est le meilleur des chaussages. On ne commence à chausser les enfants qu’à partir du moment où ils marchent et seulement quand ils en ont besoin.

Il y a un peu plus de deux ans, j’écrivais un billet appelé « Laissez vos enfants évoluer et marcher pieds nus » dans lequel j’explique qu’il est important pour l’enfant d’être laissé évoluer au maximum pieds nus, et ce pour plusieurs raisons :

La première : plus les pieds sont libres, plus les muscles peuvent travailler, contrairement aux pieds tout étriqués dans des chaussures. De plus, cela leur permet aussi de développer les muscles et les ligaments du pied, tout en améliorant la posture de l’enfant.

La deuxième : quand les bébés commencent à ramper ou marcher, l’ensemble des muscles se constituent et la voûte plantaire se met en place. Les pieds peuvent recevoir beaucoup plus d’informations tactiles qu’avec des chaussures, comme : le paillasson qui picote, le carrelage dur et froid ou un parquet dur et lisse. Ces informations remontent au cerveau et aident bébé à adapter sa posture afin de trouver ses appuis et son équilibre.

Au besoin, il existe des chaussons en cuir ou tissus souples ou encore opter pour des chaussettes antidérapantes. → Une vente privée hyper intéressante par ici

Le moment étant là, comment bien choisir les chaussures de mon enfant ?

On oublie les chaussures de ski version enfant et on privilégie une semelle fine et ultra-souple (sur toute la longueur de la semelle) afin que, comme pieds nus, il puisse continuer de ressentir tous ses appuis sans aucune gêne.

Les critères à prendre en compte avant tout achat

Avant de vous précipiter au magasin le plus proche, je vous invite à prendre connaissance de plusieurs points très importants :

  • Armez-vous de votre mètre de couture et mesurez les deux pieds en appui (longueur ET largeur) de votre enfant afin de définir son type (fin, moyen, large) et la pointure qu’il conviendra de prendre.

  • Les enfants poussant comme des champignons, il faut choisir une semelle avec une marge à peine plus grande. L’idéal est d’avoir une marge entre +0,8 à 1,2cm, afin que bébé puisse étaler son pied et dérouler ses orteils.
  • La cheville n’a pas besoin d’être maintenue, car elle est suffisamment solide. En la contraignant dans une chaussure rigide et serrée, vous allez lui faire perdre cette souplesse si importante dans l’équilibre.
  • Une chaussure souple doit pouvoir se plier en longueur ET en largeur facilement, sans voûte plantaire, sans talon rigide et sans tige haute.

Où acheter ?

On peut trouver des modèles souples un peu partout : La Halle, Gemo, Chaussea, Besson…. N’ayez pas peur de les manipuler, les plier en longueur et largeur.

Sources :

Presque pieds nus : Chaussures Et Chaussons Souples : énormément d’informations et de ressources

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Les terreurs nocturnes : que faire ?

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Il est 22h15, votre petit amour dort depuis deux bonnes heures quand soudain il se réveille en hurlant. Vous vous précipitez à son chevet, croyant à une douleur quelconque, ou une grosse frayeur (peut-être un cauchemar ?) Mais vous avez beau lui parler, tenter de le rassurer, rien n’y fait. Il continue de pleurer à grands cris, il vous rejette. Vous n’y comprenez rien, tentez de le prendre dans vos bras, mais là il vous tape carrément. Vous lui chuchotez à l’oreille, posez la main sur son dos, il pleure, il crie, il semble complètement insensible à votre présence, comme s’il ne vous reconnaissait pas… Puis là d’un coup, il s’allonge et se rendort paisiblement – au contraire de ses parents qui vont restés bloqués sur « Qu’a-t-il bien pu se passer ? » Le lendemain, comme si de rien n’était, il ne se rappelle de rien. Ça a pourtant bien duré 20 minutes !

Félicitations ! Vous venez d’expérimenter votre première « TERREUR NOCTURNE »

(Je ne saurais dire si le mot « terreur » fait référence à celle de l’enfant ou du parent…)

Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Le Docteur Rosa Jové, pédopsychiatre espagnole, spécialiste du sommeil chez l’enfant, dans son livre « Dormir sans larmes » nous explique que :

Les terreurs nocturnes se manifestent pendant la première partie de la nuit, car il s’agit d’une perturbation de la phase de sommeil profond qui se déroule surtout pendant les premières heures de la nuit.

Il faut avant tout comprendre l’organisation du sommeil. Chez l’enfant et l’adulte, la nuit consiste en un enchaînement de cycles (d’une durée variable pour chacun de nous), eux-mêmes constitués de plusieurs phases de sommeil, allant de l’état de veille au moment de l’endormissement, jusqu’au sommeil profond, puis au sommeil paradoxal. Les durées d’un cycle ne changent pas pour un même individu, mais la durée des phases qui le constitue peuvent varier. La première partie de la nuit sera plutôt consacrée aux phases de sommeil profond, alors que durant la seconde partie de la nuit ce sont les phases de sommeil paradoxal qui seront plus importantes.

Chez le jeune enfant, de 6-7 mois jusque 5 ou 6 ans, durant la première partie de la nuit, la dernière phase de sommeil profond sera plus importante (le sommeil plus profond) que celle d’un adulte.

À la suite de cette phase de sommeil très profond commence une phase de sommeil plus léger.

  • Les terreurs nocturnes se déclenchent lorsque la phase précédente est si profonde que le sommeil a du mal à s’alléger suffisamment le moment venu.

On parle en fait d’un mécanisme d’agitation motrice qui aidera à sortir d’un sommeil trop profond quand la procédure « normale » ne suffit pas.

Le Dr Jové précise que ces « troubles » sont probablement dus à un manque de sommeil de l’enfant (s’il ne s’est pas assez reposé dans la journée entre autres). Il aura alors un sommeil particulièrement profond.

Du coup, que fait-on ?

Si effectivement vous vous rendez compte que ces phases d’agitation sont dues à un manque de sommeil de l’enfant (et donc au besoin de prolonger ses phases de sommeil profond), le plus simple est de prévenir. On s’assure que notre enfant a le nombre d’heures de sommeil diurne suffisant et on favorise un endormissement dans un environnement calme afin que l’enfant soit détendu.

Quand ça arrive quand-même :

  • On reste discrètement à ses cotés. On s’assure avant tout qu’il ne se blesse pas. Ils n’acceptent la plupart du temps pas le contact physique, ne le prenez pas mal s’il vous rejette, voire s’il vous tape. Mais restez présent pour éviter une certaine confusion dans le cas où il se réveillerait.
  • On ne le réveille pas. Cela risquerait avant tout de l’effrayer et surtout on aura rompu son cycle de sommeil.
  • Il faudra également éviter de lui en reparler le lendemain. S’il n’a aucun souvenir cela risquerait de l’angoisser à l’idée qu’il agisse de façon « bizarre » la nuit.
  • Si les terreurs nocturnes sont vraiment très/trop fréquentes, on pourra tenter des réveils programmés (réveiller l’enfant 10-15 minutes avant la crise si l’on arrive à déterminer les moments correspondants – ici 2 heures après l’endormissement par exemple). À réserver cependant dans les cas exceptionnels où l’enfant aurait tendance à se blesser ou dans certains cas qui présentent du somnambulisme.

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Quelle différence avec les cauchemars ?

Les cauchemars ont lieu plutôt en phase paradoxale, soit la deuxième partie de la nuit. Lorsqu’il pleure, l’enfant se réveille et se souvient en général de ce qu’il s’est passé. Il reconnait ses parents et s’apaise à leur contact.

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Le portage, une aide contre la plagiocéphalie

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Il y a quelques mois déjà, je me suis plongée dans les photos de mon grand et en revoyant son crâne je me suis rappelée…

Mon grand est né avec une ventouse, un accouchement long… Son crâne a subi quelques déformations, une plagiocéphalie (syndrome de la tête plate chez le nourrisson). À l’époque je ne savais pas que le fait de le porter et le laisser en motricité libre auraient contribué grandement au rétablissement de son crâne.

Son crâne, dès la maternité, semblait déformé. Une ligne apparente sur le dessus du crâne, une sorte de bosse. Le personnel médical m’assurait que son crâne se remettrait seul, mais il était convenu dès le départ que je fasse un petit tour chez l’ostéopathe. Les jours passent et son crâne se déformait, une bosse à l’avant du crâne et l’arrière qui faisait une bosse d’un côté et un côté tout plat.

Première séance chez l’ostéopathe : son crâne commençait déjà bien à se déformer et un décalage au niveau de ses yeux était également présent. L’ostéopathe que je voyais ne connaissait pas spécialement le portage, mais m’encourageait à faire en sorte qu’il ne soit jamais que d’un seul côté, m’a conseillé la motricité libre, de ne pas le laisser à plat dos toute la journée et de faire bouger sa tête à l’opposé de là où c’était plat. En parallèle je le portais beaucoup en écharpe. Par chance il a su assez tôt bouger sa tête, se retourner également sur le ventre. Je ne sais plus combien de temps ça a pris pour que son crâne se reforme correctement, mais petit à petit on voyait des changements. Je me souviens cependant que du côté où son crâne était plat, les cheveux ne poussaient pas, c’est resté ainsi un certain temps, jusqu’à un an ils ne poussaient pas à cet endroit. Nous avons fait plusieurs séances d’ostéopathie.

Devenue monitrice, j’ai appris que le portage aidait énormément dans les cas de plagiocéphalie car bébé n’est pas couché sur le dos la majorité du temps, on peut même bouger sa tête de l’autre côté. Je portais par instinct, envie, naturellement et plus tard j’apprenais donc que le portage était bénéfique aussi pour ces cas-là. C’était un bébé beaucoup porté, car très en demande et quand il ne l’était pas, il était libre au sol.

Je ne comprends pas que le personnel soignant – de là où j’ai accouché – ait pu banaliser autant ce problème. Beaucoup de parents se retrouvent désemparés une fois que bébé grandit, en voyant le crâne de leur petit bout, car les professionnels ont assuré que ça se remettrait seul. Heureusement il y a également du personnel soignant vigilant, mais c’est encore bien trop banalisé.

Il arrive des situations où le bébé doit porter un casque pour que le crâne se remette correctement.

Je ne peux que vous conseiller de rendre visite à un ostéopathe spécialiste des bébés, du portage et de la motricité libre. Essayez aussi la journée, quand vous êtes à coté, de ne pas laisser bébé sur le dos tout le temps. Quand bébé est porté, tournez sa tête régulièrement afin qu’il ne soit pas appuyé que d’un côté s’il ne le fait pas de lui-même.

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